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5 livres qui ont marqué ma vie de jeune adulte


Publié le 9 février 2020 par Bagsie

Quand je ne couds pas je lis. Beaucoup. Ma bibliothèque déborde et a toujours débordé, et j’ai mes habitudes à la bibliothèque de ma ville. Etudiante, je rêvais même d’ouvrir un salon de thé librairie dans lequel les clients pourraient rester une après-midi à lire et tricoter en buvant des thés somptueux. La non-viabilité de mon modèle économique m’a vite rattrapée, mais je n’en suis pas restée moins passionnée de lecture.

Je te propose de faire le tour des 5 livres, récents ou non, qui ont marqué ma vie de jeune adulte.

Novecento, d’Alessandro Baricco

Danny Boodman TD Lemon Novecento est né et abandonné sur un paquebot qui relie l’Europe à l’Amérique en 1900. Recueilli et élevé par l’équipage, il observe et écoute la musique du quotidien et apprend un jour à jouer du piano. Le temps passant, sa réputation grandit autour du paquebot, alors même qu’il n’en est jamais descendu, et certains le considèrent comme le plus grand pianiste de tous les temps. Un jour, un autre pianiste embarque et le défie pour savoir qui d’eux deux est réellement le plus grand pianiste.

Je ne saurais te dire exactement ce qu’a évoqué ce livre en moi, c’est très complexe. En revanche, j’ai adoré l’ambiance, la musique qui s’en dégage, l’impression que le livre m’a fait et qui m’a mise de bonne humeur tout le long de la lecture. J’ai aimé entendre la musique des mots et voir comment l’écrit pouvait chanter lui aussi.

Si tu as l’occasion de le voir, il a été adapté en film. C’est d’ailleurs par le film que je suis arrivée au roman.

Max, de Sarah Cohen-Scali

De 1936 à 1944, le régime nazi a mis en place l’expérimentation Lebensborn. L’objectif était de pérenniser la race aryenne en mettant à disposition d’hommes aryens, notamment des SS, des femmes sélectionnées sur des critères physiques et la « pureté » de leur race. Les enfants nés de ces unions étaient ensuite considérés comme les enfants du Führer, élevés dans des centres spécialisés ou dans des familles allemandes sélectionnées, pour devenir de parfaits membres du régime.

Dans Max, on suit le parcours de Konrad von Kebnersol, né le jour de l’anniversaire d’Hitler dans un centre de Lebensborn. On découvre l’horreur du programme à travers les yeux d’un enfant qui ne connaît que le régime nazi et s’en abreuve, la façon dont il est instrumentalisé et son amitié improbable et dangereuse avec l’un des enfants du programme.

J’ai relu ce livre récemment, et s’il m’a marquée, il m’a laissé également un fort sentiment de malaise. Lebensborn est l’une de ces expérimentations longtemps restées cachées, dont je ne savais rien avant d’emprunter ce livre à la bibliothèque et qui m’a glacé le sang. Pourtant, le roman es si bien mené que je n’ai pas réussi à la poser avant la fin !

Crédit photo (creative commons) : Nietjuh

La Tresse, de Laetitia Colombani

Plus léger cette fois-ci, La Tresse raconte en parallèle l’histoire de trois femmes aux vies très différentes et aux destins pourtant liés.

Ce qui était un roman de vacances destiné à être lu dans un train et posé dans une boite à livres à côté de la gare, est en fait un livre que j’ai plaisir à relire et qui a contribué à ma réflexion sur la femme, le courage, la ténacité face à l’adversité.

Le dernier empereur, de Jean Sévillia

Changement de style une fois de plus, Le dernier empereur est une biographie de Charles Ier d’Autriche, empereur d’Autriche et roi de Hongrie au moment de la première guerre mondiale.

D’une manière générale, je ne suis ni très biographies, ni très livres historiques, ils ont tendance à me tomber des mains et à me noyer dans des chronologies, et de ce point de vue là ce livre partait avec un sérieux handicap : la période était compliquée diplomatiquement parlant, le conflit mondial prenait sa source dans des conflits locaux dont on nous parle peu… Et pourtant j’y ai découvert l’histoire d’un homme qui n’a pas souhaité le conflit, qui est resté debout et qui a tenu ses convictions fermes. Cela m’a donné également un autre éclairage sur ce conflit.

Gabin, d’Hélène Larger

A vingt-sept ans, Hélène Larger a appris que le petit garçon qu’elle portait était atteint d’une cardiopathie si grave qu’il ne vivrait pas. Elle a fait le choix de continuer sa grossesse malgré tout, Gabin est né et a vécu plusieurs mois avec sa famille, avant de mourir lors de l’opération qui devait traiter sa cardiopathie. Ce livre raconte son histoire.

Je te mentirais si j’omettais de te dire que j’ai beaucoup pleuré en le lisant. Cela dit, j’ai aussi beaucoup souri. J’avais peur de la curiosité morbide, j’y ai découvert l’histoire d’une femme qui s’est battue. Je craignais un peu un livre triste à mourir, qui m’entraînerait lentement mais surement dans une morosité à chaque page, j’y ai découvert mille raisons de vivre.

Et toi ? Y a-t-il des livres qui t’ont marquée ? Lesquels ?

Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

Rusalka

De ta liste, je n’ai lu que Novecento. Et j’y suis arrivée parce qu’une prof de littérature nous l’avait lu en prépa (un souvenir mémorable) : je l’ai ensuite relu avec plaisir.
Un livre marquant, que j’ai lu et relu (en VF et VO) : Quatuor (An Equal music en VO) de Vikram Seth. Des vies de musiciens anglais, qui se retrouvent, rejouent ensemble, le tout écrit avec beaucoup de finesse.

le 09/02/2020 à 09h47 | Répondre

Aurélie B

De ta sélection, je n’ai lu que La tresse et je dois dire que j’ai adoré. Une collègue me l’avait conseillé et j’ai vraiment été bouleversée par cette lecture et le destin de ces femmes…

le 12/02/2020 à 20h42 | Répondre

rose

Dans la lignée directe de « Max », tu as « Orphelins 88 » du même auteur, qui raconte le destin des enfants Lebensborn après la guerre. Très prenant également.

le 14/02/2020 à 12h33 | Répondre

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