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Mon entrée en catéchuménat : les réactions de l’entourage


Publié le 13 février 2019 par Urbanie

Alors que revoilà la sous-préfète la suite de mes aventures catéchuménesques (ça se dit?) (on va dire que oui), j’ai choisi aujourd’hui d’aborder la délicate question des réactions de l’entourage.

Comment mes proches ont-ils réagi? Quelle position j’adopte aujourd’hui avec eux quand je parle de religion? Tout, tout, tout, tu sauras tout sur la question.

Crédit photo (creative commons): rawpixel

Comment la démarche est-elle perçue par ta famille ?

Avec beaucoup de bienveillance – en même temps, ce n’est pas très compliqué, puisqu’au moment où j’écris ces lignes seul Jean-Mi est au courant dans ma famille. Mais il m’accompagne avec une ouverture curieuse, même si la démarche ne l’intéresse pas lui personnellement. Le reste de la famille… ça risque d’être un peu compliqué, donc pour le moment, je préfère ne pas les impliquer.

Est-ce que ça veut dire que Jean-Mi et Kate vont se convertir et être baptisés ? Si non, ça n’est pas trop dur à porter seule ?

Alors pour Jean-Mi, la réponse est non. Je lui raconte mes interrogations, mes apprentissages, mais à aucun moment je ne lui demande (ni ne lui ai demandé jusqu’ici) de venir avec moi à la messe par exemple – encore moins de se convertir. Le jour de la célébration de mon entrée en catéchuménat, libre à lui de venir – ou pas (et non, s’il ne vient pas, je ne me vexerai pas).

En revanche, c’est lui qui a souhaité spontanément m’accompagner au dernier déjeuner organisé par la paroisse, ou m’offrir une crèche de Noël. Et je lui en suis extrêmement reconnaissante !

Du coup, je ne me sens pas seule puisque je ne le suis pas : je suis accompagnée à la paroisse par l’équipe de catéchuménat, et je sais que je peux en parler librement à la maison. Pour le reste, je suis une grande fille, et je n’ai pas besoin d’être accompagnée par mon mari partout où je vais (chacun son jardin secret, et c’est très bien comme ça !).

Pour ma fille en revanche c’est une autre histoire : elle est petite, et je me rends compte du long chemin pour se faire baptiser à l’âge adulte. J’ai donc demandé à la faire baptiser à 3 ans : pour moi, il s’agit de la suite logique de la démarche.  Cela ne l’engage à rien, et plus tard, elle croira en ce qu’elle veut – après tout, sa maman a bien été athée pendant 34 ans ! En revanche, je souhaite qu’elle possède les bases religieuses et culturelles qui m’ont cruellement fait défaut plus jeune. Même si elle choisit de ne pas poursuivre, elle aura un bagage qui lui sera toujours utile.

Est-ce que ton mari est catholique ? Est-ce que tu as été élevée dans un environnement culturellement catholique ?

Mon mari n’est pas baptisé, en revanche il a suivi toute sa scolarité dans une institution catholique, donc tout ceci ne lui est pas étranger, loin de là. En ce qui me concerne, je n’ai jamais approché de près ou de loin la religion étant enfant. Du coup, aujourd’hui, je rame pas mal !

Et tes amies ?

Je suis « coachée » par un petit groupe de copines catholiques et pratiquantes, qui m’aident énormément quand je me prends la tête sur les questions relatives au dogme – je reste féministe, conversion ou pas, et leur approche m’aide beaucoup à décomplexer sur certaines choses. Le reste de l’entourage amical l’a également prix avec bienveillance, et pas mal de curiosité, aussi. Il faut dire que je n’essaie d’évangéliser personne, que je reste bienveillante face aux questions qui me sont posées, et je pense que c’est ça, la clef de relations harmonieuses suite à une conversion.

Et voila, la prochaine fois, nous aborderons la très délicate question de l’idéologie!

Et toi, tu aurais peur de te convertir à cause de ton entourage? Comment aborderais-tu la délicate question de l’annonce? Dis-moi tout!

Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Colombe

Bonjour,
Je voulais déjà réagir à votre précédent article, mais voici qu’une autre occasion s’offre à moi.
Sachez que je suis très admirative de votre parcours.
Je suis moi-même baptisée, mes parents sont croyants mais pas pratiquants, et malheureusement, sur moi, la greffe de la religion n’a pas pris.
Du coup, je trouve votre démarche à la fois émouvante et courageuse, car avec un enfant en bas âge, le temps est une denrée précieuse!!
Et je trouve judicieux d’avoir fait baptiser votre fille. C’est intéressant d’avoir un « bagage religieux minimum », même si on ne s’en sert pas, ou peu à l’âge adulte.
Bonne continuation dans votre parcours. J’ai hâte de lire la suite de vos aventures.

le 13/02/2019 à 12h17 | Répondre

Urbanie

Merci beaucoup Madame Colombe! 🙂

le 13/02/2019 à 17h02 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

De mon côté, mon parcours et ma réflexion de ce côté là sont pour l’instant secrets pour ma famille, à peine évoqué à l’extérieur. En grande partie par peur des jugements à l’emporte pièce, et aussi parce que j’ai besoin de garder cette partie de moi privée…

le 13/02/2019 à 15h52 | Répondre

Urbanie

Je comprends, le regard de l’autre n’est pas toujours simple à gérer, surtout sur quelque chose d’aussi intime.

le 13/02/2019 à 17h03 | Répondre

Madame Colombe

Je pense que c’est justement parce que c’est un cheminement avant tout personnel, que cela doit rester intime. Et j’ai du mal à imaginer les jugements de valeur face à cette démarche. Le fait de croire rend certainement plus fort et incite à essayer d’être meilleur.
Et l’entourage bénéficiera de ces bienfaits à plus ou moins long terme.

le 13/02/2019 à 20h10 | Répondre

Margot

pour les féministes catholiques a été publiée récemment « la Bible des Femmes », rédigée par une vingtaine de théologiennes qui analysent tous les passages que l’on pourrait à première vue penser « macho » de la Bible. Et vive l’esprit critique! 🙂

le 14/02/2019 à 08h14 | Répondre

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