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Comment choisir son psy ?


Publié le 4 juin 2015 par Urbanie

Il y’a des moments dans la vie où, pour une raison X ou Y, tu peux ressentir le besoin d’aller « voir quelqu’un ». Et c’est là que réside la première difficulté de la démarche : comment choisir, puis trouver, le professionnel qui va t’accompagner sans cette démarche si intime ?

Commençons déjà par faire un petit topo des différents professionnels qui existent (et des thérapies qui vont avec).

Qui fait quoi ?

Psychothérapeute, psychiatre, psychanalyste, psychologue… rien que de lire la liste, tu as envie de partir en courant au fin fond des îles Galapagos ? C’est normal, il y’a de quoi en perdre son latin !

Pour résumer, voici ce qui se cache sous ces noms barbares :

Le psychiatre : c’est un médecin ! Il a donc suivi des études de médecine, et est habilité à prescrire médicaments et arrêts de travail. C’est le seul de la liste, d’ailleurs ! Tu iras donc plutôt le voir lorsque tu auras besoin d’un traitement, ou en cas de dépression sévère ou de pathologie. Cela dit, rien ne t’empêche d’aller le voir en-dehors de ces situations : un psychiatre peut très bien te suivre dans le cadre d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse « simple ». Avantage ? La séance sera en partie remboursée par la sécurité sociale !

Le psychologue : il est diplômé également, en psychologie. En revanche, contrairement au psychiatre, il n’est pas médecin, et ne peut prescrire médicaments ou arrêts de travail. S’il consulte dans une structure publique (hôpital, centre médico-psychologique), les séances peuvent être remboursées.

Le psychothérapeute : son statut est encadré par la loi depuis 2010. Il doit au minimum avoir suivi une formation universitaire (5 ans) en médecine, psychologie, ou psychanalyse, complété par un stage professionnel. Il est inscrit au registre national des psychothérapeutes par les agences de santé régionales.

Le psychanalyste :  son statut est un peu plus flou, puisqu’il n’a d’autre obligation que d’avoir suivi une analyse, de suivre une formation théorique et d’être supervisé par un analyste.

À noter qu’un psychologue ou un psychiatre peut également être psychothérapeute ou psychanalyste.

« Ok Urbanie, c’est bien gentil, mais moi ça ne m’aide pas à trouver mon psy ». C’est là que je t’invite à te poser quelques petites questions.

Choisir sa thérapie

Pour choisir sa thérapie, il faut d’abord savoir ce que tu recherches. Si tu fais une dépression, que tu souffres (ou pense souffrir) d’une pathologie, bien entendu, il vaut mieux aller frapper directement à la porte d’un psychiatre.

Si tu ressens le besoin d’apprendre à mieux te connaitre, que tu souhaites explorer ton inconscient, et que tu ne crains pas de suivre une thérapie de longue durée, alors la psychanalyse sera tout indiquée (tu sais, c’est le fameux divan !).

Si au contraire, tu ressens le besoin de voir quelqu’un de façon plus ponctuelle, pour traiter un mal-être en analysant les origines de ton trouble, en discutant en face à face avec le professionnel, alors une psychothérapie sera sans doute une solution idéale.

Tu peux également suivre une thérapie comportementale (pour te débarrasser d’un TOC, ou d’une phobie par exemple) : plus courte sur la durée, elle traite le problème par des exercices pratiques.

J’ai par exemple suivi une thérapie avec une psychologue qui a la double casquette de diététicienne afin de revoir mon rapport avec la nourriture, en alternant entretiens et exercices pratiques : il existe des thérapies pour chaque cas de figure !

comment choisir son psy

Crédits photo (creative commons) : Simon & His Camera

Comment trouver son psy ?

Une fois ton besoin identifié, encore faut-il trouver la bonne personne… et c’est souvent à ce moment-là que les choses se corsent.

Tu peux tout d’abord demander à ton médecin traitant de te recommander quelqu’un. Grâce à son carnet d’adresses, tu auras ainsi accès à une première liste de praticiens recommandés par une personne de confiance.

Tu peux t’adresser à l’hôpital ou au centre médico-psychologique le plus proche de chez toi, afin de demander un rendez-vous avec un professionnel exerçant dans leurs locaux (avantage: tu seras normalement prise en charge par la sécurité sociale). Attention, les délais peuvent cependant être longs avant d’obtenir une place.

Le bouche-à-oreille reste également une solution idéale : n’hésite pas à demander à ton entourage le nom d’un praticien. Avantage : tu seras plus en confiance lors du premier entretien. Inconvénient : attention à ne pas aller voir le « quelqu’un » d’une personne de ton entourage proche (ta meilleure amie depuis 15 ans, ton conjoint, ta mère). Normalement, le praticien peut refuser de te recevoir, et à raison… pas évident de traiter deux personnes liées intimement en gardant sa neutralité !

Enfin, tu peux consulter les registres des agences régionales de santé ou des écoles analytiques reconnues.

La première séance : comment ça se passe?

Crois-en la « vieille routarde » que je suis : cette première séance est cruciale. Vous allez chacun vous présenter : toi, pour raconter ce qui t’amène dans son cabinet ; lui (ou elle), pour t’expliquer sa démarche.

N’hésite pas à lui poser toutes les questions qui te passent par la tête (en lien avec la thérapie, bien entendu…). Quels sont ses tarifs, la durée et le déroulement d’une séance « type », et, si tu en ressens le besoin, sa formation.

Demande également quelle est la périodicité recommandée par le praticien ? L’analyse nécessite un travail régulier et sur le long-terme : ne t’étonne donc pas si le praticien te recommande de venir une à plusieurs fois par semaine. En revanche, hors troubles médicaux bien identifiés, rien ne t’oblige à consulter de façon hebdomadaire : tu peux très bien, avec l’accord de ton thérapeute, demander un suivi plus espacé dans le temps (une fois toutes les deux ou trois semaines, par exemple). Il est très important de ne pas sentir « prisonnier » de sa thérapie ou de son analyse !

Pour le reste, tout dépend de toi : est-ce que tu recherches une personne plutôt silencieuse, ou qui va intervenir régulièrement ? Est-ce que tu as besoin de ressentir de la bienveillance, ou est-ce qu’un thérapeute plus « détaché » te conviendra ? Le « bon » psy de quelqu’un peut ne pas être la bonne personne pour toi.

Mon petit conseil : écoute ton instinct ! Ne te sens surtout pas obligée de retourner voir un praticien par une quelconque obligation morale. Si ton instinct te souffle que le praticien ne te convient pas, mieux vaut ne pas insister.

Suite à la perte de mon bébé, j’ai été voir plusieurs psy avant de trouver le bon (3 au total – tu comprends pourquoi je me qualifie de « vieille routarde » ?). À chaque fois, lors du premier entretien, quelque chose « clochait », je sentais que le spécialiste ne me convenait pas, compte tenu de ma personnalité et de mes besoins.

  • Le premier n’était pas assez à l’écoute à mon goût, et m’assénait plein de certitudes sur ce que je devais ressentir, ainsi que mon mari. (« De toutes façons, en cas de deuil périnatal, c’est la femme qui souffre, pas l’homme. »)
  • La seconde n’avait pas l’air de vraiment comprendre en quoi consiste un deuil périnatal. (« Oui, bon, vous n’avez pas vraiment accouché, mais si vous vous sentez mal, on peut en parler. »)

Ces deux psys n’étaient pas pour autant « mauvais », et je suis certaine qu’ils auraient mieux convenu à d’autres… Mais j’ai simplement senti que je n’arriverais pas à établir avec eux la relation de confiance dont j’avais besoin pour parler de mon deuil librement.

Et la suite ?

La suite, eh bien… c’est entre toi et ton « quelqu’un » ! Sache déjà que le simple fait de franchir le pas en allant consulter est une première étape dans le travail de guérison : ça demande une bonne dose de lucidité sur sa souffrance (il en faut pour reconnaitre qu’on a besoin d’aide !), et une envie sincère d’aller mieux.

Attention cependant : n’entame pas une thérapie pour faire plaisir à un proche, ou parce qu’on te l’a recommandé comme ça, en passant, sous prétexte que tu es un peu déprimée. Il existe des tas de façons de se recentrer sur soi lorsqu’on ne va pas bien (sport, relaxation, écriture…), une thérapie n’est pas forcément toujours nécessaire. Et aller voir un psy reste une démarche avant tout extrêmement personnelle !

N’écoute pas non plus les gens qui te disent que « les psys, c’est pour les fous ou les faibles ». Bien au contraire : leur aide t’est précieuse lorsque tes proches ne peuvent plus – ou ne savent plus comment- t’aider. C’est justement leur recul, leur position extérieure, leur neutralité, et leur expérience qui vont te permettre d’aller mieux. Là où un ami ou un parent peut ne pas oser te dire certaines vérités, par peur de te blesser…

J’espère que ces quelques petits conseils pourront t’aider, n’hésite surtout pas à les compléter dans les commentaires ! Je te souhaite aussi, quelle que soit la méthode choisie, de trouver la paix et la sérénité dont tu as besoin pour aller mieux.

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

 

Commentaires

20   Commentaires Laisser un commentaire ?

virginie

Merci de tes précisions concernant les spécialités de chacun, je ne connaissais réellement que l’analyste par mes cours de philo en terminale !
En revanche, une question me turlupine : si tu es bien entourée pour parler (mari, famille, amis), comment sais-tu que ça ne suffit plus et qu’il te faut l’aide d’un pro ? Comment on fait pour identifier un problème suffisamment profond pour ne pas pouvoir être  » réglé » par une discussion ouverte et l’aide de ses proches ? Est-ce parce que justement ça ne se règle pas ?

le 04/06/2015 à 09h09 | Répondre

Urbanie

Alors je parle pour mon cas, hein, mais je sais que je vais voir quelqu’un quand je sens que mes proches ne peuvent pas m’aider:

Soit parce que j’ai déjà parlé avec eux, et que je sens que ça ne va pas mieux, que je refais les mêmes erreurs, ou que ma déprime s’installe; c’est qu’il est temps de creuser un peu plus l’origine du mal-être;

Soit parce que je sais que je ne peux pas non plus tout leur dire sans que cela ne les choque ou ne les impacte (par exemple, le deuil périnatal est quelque chose de très tabou, tout le monde n’est pas prêt à en parler ouvertement, et même moi il y’a des choses que je n’ai pas forcément de dire aux gens qui m’entourent, même avec toute la bienveillance du monde);

Et enfin parce qu’il y’a des choses pour lesquelles ils ne peuvent pas m’aider (la thérapie alimentaire par exemple!).

le 04/06/2015 à 09h39 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Quand je lis ton article, je me dis que l’on m’a bien conseillé en amont.
Aujourd’hui ça va mieux et je pense à espacer les séances.
J’ai eu de la chance de trouver quelqu’un qui me convienne dés le départ.

le 04/06/2015 à 09h40 | Répondre

Urbanie

Oui c’est chouette si tu as tout de suite trouvé la bonne personne!

le 04/06/2015 à 19h03 | Répondre

Sarah

Merci Urbanie pour cette explication 🙂 de mon côté ca faisait longtemps que je voulais voir un psy car je n’aime pas me plaindre aux gens que je connais, je suis assez fière et j’ai peur d’être jugée et mise dans une case « echec ». Sauf que je n’avais pas vraiment de ‘raison’ ou de problème. c’est comme le médecin tu y vas que si tu es malade et le psy j’ai l’impression que c’est un peu pareil du coup je n’ai jamais pris de rendez vous car je n’avais pas vraiment de motif à donner. Puis des évènements récents m’y ont conduit. Et je ne regrette pas du tout. J’aime ces entretiens toutes les 3 semaines, c’est un peu comme mon exutoire, mon jardin secret que même mon mari ne connait pas, alors que paradoxalement souvent je suis au plus bas en ressortant car on parle de choses qui ne font pas forcément plaisir… du coup quand ma thérapie sera terminée je vais enchainer sur une autre, cette fois pour vaincre ma phobie. Car oui, j’ai découvert que les psy servent aussi à ca 🙂

le 04/06/2015 à 09h42 | Répondre

Urbanie

C’est vrai qu’on a tendance à penser qu’il faut un « traumatisme » pour aller voir un psy… et en fait pas forcément. Ca fait aussi du bien parfois de faire le point, c’est même plutôt sain! 🙂

le 04/06/2015 à 19h05 | Répondre

Inno

En tant que psy(chologue et thérapeute), je me devais de réagir à cet article, avec un grand bravo, car il n’est effectivement pas facile de s’y retrouver au milieu de tous ces psys.
Je rajouterai que les TCC (thérapies comportementales et cognitives) sont aussi indiquées pour les dépressions, les troubles alimentaires et les addictions (si vous voulez arrêter de fumer, ça peut être une bonne solution).
Et il y a également des thérapies de couples, et des thérapies familiales.
Enfin, la liste des différentes courants de psychothérapies est aussi à rallonge, moi même je ne les connais pas toutes.
Pour finir, je plussoie le conseil d’Urbanie, qui est d’ « essayer », différents psys jusqu’à ce qu’on tombe sur le bon, car il y a autant de psys que d’êtres humains, certains nous conviennent, d’autres non.

le 04/06/2015 à 10h44 | Répondre

Urbanie

Merci! 🙂

Oui, je me suis concentrée sur les 4 principales spécialités (j’avoue que je me perds dans les autres!), mais merci de préciser qu’il existe en effet quantité d’autres formes de thérapie! 🙂

le 04/06/2015 à 19h06 | Répondre

Mlle Moizelle

Ce que tu dis au sujet de l’obligation morale que l’on ressent d’aller au 2è rdv même quand le premier s’est mal passé, je l’ai connue… C’est vraiment pas évident! Surtout quand autour de toi tu as une pression du genre « tu peux pas savoir en une séance, il faut que tu y retournes au moins 3 ou 4 fois, tu vas jamais guérir si tu ne persistes pas »… Mais il faut tenir bon, parce que tu as raison, le feeling est super important. J’ai vu plusieurs psy aussi, selon leur spécialité, et j’en ai trouvé une seule absolument géniale (rien que d’arriver dans la salle d’attente me faisait me sentir un peu mieux tellement je savais que sa douceur et sa bienveillance étaient un peu magiques) et « croisé » de nombreux autres avec qui je n’étais pas du tout à l’aise. Même s’ils avaient certainement raison sur ce qu’ils me disaient, j’avais l’impression de me faire gronder (ils me criaient dessus ou envoyaient valser mais craintes d’un « vous avez peur de ça, et alors? vous savez bien que c’est ridicule!!! » et infantiliser… Je n’avais pas besoin de me faire remonter les bretelles mais de panser mes blessures, merci, au revoir! En revanche, une fois qu’on a trouvé la « bonne personne », alors ça vaut vraiment le coup. 🙂

le 04/06/2015 à 11h35 | Répondre

Fleur-Joséphine

Waouh, on t’a vraiment dit ça? ça ne me semble pas très professionnel, ni très constructif parce qu’effectivement la personne a plutôt besoin de soutien. On ne vient pas pour être juger mais pour aller mieux!
Contente de savoir que tu as trouvé « la bonne personne ». 🙂

le 04/06/2015 à 13h56 | Répondre

Mlle Moizelle

Oui, « on » m’a dit qu’il faillait que je me « secoue », que ma relation avec ma mère était du n’importe quoi, qu’il fallait que je grandisse… Bref, ils avaient peut-être raison, mais s’il vous plait, pas avec ces mots et pas sur ce ton. Peut-être qu’il y a des gens qui ont besoin d’un « coup de pied au cul » et de vérité directe, moi j’ai besoin de temps, de sourires pour assimiler tout ça et décider, par moi-même d’éventuellement me secouer ou ME donner un coup de pied au cul moi-même…
Bref, merci, oui, ma psy est tellement géniale que je lui envoie régulièrement, même quand ça fait un moment que je ne l’ai pas consultée, mes voeux de bonne année par exemple… Elle me répond toujours… Je lui ai envoyé aussi un faire-part de mariage… Et dernièrement, j’ai appris par des amis qui « les » connaissent plus personnellement, qu’elle s’était mise en couple avec mon médecin traitant (qui me l’avait conseillée) et qui me connait depuis mes 2 ans! ^^ Bref, je vous raconte ma vie, mais je trouve ça trop mignon que des personnes qui m’ont aidée depuis des années, qui sont importantes et bienveillantes pour moi finissent par s’aimer.. 🙂

le 04/06/2015 à 14h12 | Répondre

Urbanie

Ca par exemple, je ne trouve pas ça tout à fait normal… après c’est vrai que trouver le bon psy, c’est aussi trouver la personnalité qui va nous aider à avancer, et sans doute certains ont-ils besoin de se faire un peu sermonner pour avancer? Mais je trouve que tu as eu complètement raison de ne pas insister!

Il m’est arrivé aussi de commencer une thérapie avec une psy que je ne « sentais » pas, mais je me suis un peu forcée… et la thérapie n’a pas marché, pas vraiment quoi. J’ai arrêté au bout de plusieurs mois (j’ai persévéré ^^), mais depuis je sais que ça ne sert à rien de se forcer ou de se convaincre qu’il faut impérativement poursuivre avec la même personne si on ne le « sent » pas!

le 04/06/2015 à 19h09 | Répondre

Fleur-Joséphine

Il est très bien fait ton article! C’est bien que tout le monde sache qu’il faut se sentir en confiance avec la personne pour espérer arriver à un résultat. C’est vraiment essentiel.
J’aime bien ton expression « vieille routarde »! J’ai tenté différentes approches auss : la psychanalyse qui ne m’a pas vraiment réussi car je me sentais incomprise, je trouvais qu’elle interprétait ce que je disais.
Quelques années plus tard, j’ai vu une psy qui m’a été conseillée… elle me regardait avec des yeux tout ronds et ne disait presque rien, elle était glaciale! Et enfin j’ai trouvé la bonne. Dès le 1er coup de fil je lui ai dit que j’avais besoin qu’on me parle. Elle est sensass, elle m’aide énormément.
Bon courage à ceux et celles d’entre vous qui entament ou qui poursuivent un travail ! 🙂

le 04/06/2015 à 14h05 | Répondre

Urbanie

Merci! 🙂

Oui, la confiance est absolument essentielle!

le 04/06/2015 à 19h10 | Répondre

Nya (voir son site)

Merci pour les conseils, tout est très important.

J’ai consulté deux psychanalystes à 18 ans, et une psychothérapeute-sophrologue et une psychologue à 30 ans.
Je ne sais pas s’il s’agit d’une question de méthode ou de personne (sans doute les deux), mais la psychologue a fait plus en 5-6 séances que les trois autres réunis en plus de deux ans cumulés ! Peut-être parce qu’avec elle, je me sentais à l’aise.
Détail amusant : je l’ai trouvée… sur Internet, en faisant une recherche autour de chez moi. Pas mal de professionnels ont un site web, qui m’ont permis de faire un choix en me basant sur leur présentation. J’avais quelques critères (une femme, une psychologue, des critères de prix aussi) et je suis très bien tombée.

le 04/06/2015 à 15h14 | Répondre

Urbanie

Je suis d’accord, il y’a des psys avec lesquels tu sens que tu avances beaucoup plus vite! La psychologue que je vois dans le cadre de ma thérapie alimentaire (j’ai repris pendant la grossesse, je me suis un peu trop « épanouie » ^^) m’a fait avancer très rapidement sur quantité d’autres sujets que la nourriture (même si en fin de compte, tout est lié!).

Je crois que je n’aurais pas osé faire une recherche sur internet sans avoir au préalable un nom en tête, mais pour la psychologue dont je parle plus haut, je l’ai choisie justement grâce à ce biais: j’avais plusieurs noms, certains avaient un site, je les ai consultés et je me suis reconnue dans sa vision de l’alimentation. Comme quoi, c’est vraiment utile!

le 04/06/2015 à 19h13 | Répondre

Clairette

Merci pour cet article Urbanie, qui fait le point sur un sujet difficile à cerner … Moi je pense consulter un psy bientôt car nous essayons de faire un enfant ; vis-à-vis de ce futur enfant, j’aimerais avoir des conseils sur la façon de lui parler de certains drames familiaux, pour qu’il sache mais que ça ne lui pèse pas trop lourd sur les épaules …

le 07/06/2015 à 07h54 | Répondre

Inno

Tu peux demander s’il y a un(e) psychologue dans la maternité où tu penses accoucher. Même si tu n’es pas encore enceinte, le psy pourra peut être te recevoir quand même. Souvent les psys hospitalier ont aussi un cabinet libéral d’ailleurs.

le 07/06/2015 à 19h48 | Répondre

SwissGirl

Hello Urbanie.
Moi j’hallucine qu’un soignant soit capable de mots aussi terribles que « Oui, bon, vous n’avez pas vraiment accouché ». ça me rend juste folle. Comment as-tu pu rester stoïque face à cette personne ?
Courage, en tout cas ! Et ravie que tu aies trouvé ton quelqu’un qui te convient bien !

le 22/06/2015 à 16h09 | Répondre

Mathilde

Après avoir vu un psychiatre il y a trois ans qui m’a littéralement bourrée de médicaments au lieu de réellement dialoguer alors que j’étais mineure, j’entame ma seconde psychothérapie (j’ai 20 ans). J’ai bien compris comme tu le mentionnes que la conscience même de son problème, ses difficultés au quotidien est essentielle et le dialogue est très important lorsqu’on veut aller mieux. Je suis aussi d’accord sur le fait qu’un avis extérieur est (contrairement à ce qu’on peut penser au départ) bénéfique, d’autant plus lorsqu’une confiance mutuelle s’installe entre le professionnel et nous. Je suis actuellement sous traitement et, comme trois ans auparavant, mon corps semble dire « non non et non » haha ! Oui, lorsqu’on consulte un psychiatre, l’écoute de son corps est aussi importante. C’est pour cela que je conseille à celles ou ceux pour qui ça n’a pas marché (car il se peut que les médicaments conviennent à certains) de donner une importance au dialogue et aux médecines plus douces comme l’hypnose ou la phytothérapie par exemple. Les effets rebonds des médicaments peuvent persister pendant des mois voire des années pour d’autres. Tout ça pour partager mon expérience et approuver tes idées ! 🙂

le 24/04/2016 à 23h07 | Répondre

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