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J’ai porté plainte pour viol. Que s’est-il passé ensuite ?


Publié le 5 septembre 2016 par Ivy Billy-Rose

Ça pourrait presque être le début d’une mauvaise histoire. Il y a longtemps, presque dans une autre vie, je suis passée de jeune femme sans histoire à jeune femme violée.

Un jour d’été, lumineux et chaud comme on en connaît à l’heure où j’écris ce billet, j’ai poussé la porte du commissariat de mon quartier.

Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? C’est la question que tout le monde se pose. Il y a beaucoup d’idées reçues et de légendes urbaines autour de ce sujet. Laisse-moi te raconter ce qui s’est passé pour moi.

Le jour de la plainte

C’était l’été. Il faisait un temps radieux. Je mangeais une glace avec des copines quand j’ai décidé que je ne pouvais plus me taire. J’ai fini ma glace, fini de regarder le clip qui passait à la télé dans ce fast-food au nom bien connu, j’ai dit au revoir à mes copines, et j’ai appelé le commissariat.

Je leur demande si je peux venir porter plainte pour viol, et si je peux voir quelqu’un sans avoir à déballer tout ça à l’accueil. On me dit de venir le plus vite possible, et de simplement dire que j’ai appelé juste avant.

Porter plainte pour viol

Crédits photo (creative commons) : Utility_Inc

Je passe quatre heures à raconter par le menu ce qui m’est arrivé. Ma relation avec celui que j’accuse, ses relations avec les autres, ce qui est arrivé, tout ce qui est arrivé, ce que j’ai dit, ce que je n’ai pas dit, ce qu’il a dit, ce qu’il n’a pas dit, nos relations passées, nos relations après le(s) viol(s), ce que je ressens, les conséquences sur mon quotidien, ce que j’envisage par la suite.

La personne me pose beaucoup de questions : où il m’a touchée, quand, ce que j’ai dit, est-ce qu’il y a eu pénétration ou pas, est-ce que j’étais habillée, ou partiellement, ou pas, est-ce que je connais l’état de ses relations avec sa femme… Elle me pose des questions très intimes, j’y réponds du mieux possible.

Quatre heures, neuf pages de déposition. Je signe, et je pars sans savoir réellement ce qui m’attend ensuite. Mais je suis soulagée : à aucun moment, je ne me suis sentie mise en cause, remise en question, à aucun moment la personne en face de moi ne m’a donné à penser que je ne disais pas la vérité, ou qu’il fallait que j’apporte la preuve de ce que je disais.

Très rapidement, le jour même, des choses se mettent en place : des personnes qui peuvent appuyer mon propos sont appelées, l’agresseur est mis en garde à vue. Il avoue tout de suite, ce qui facilite la suite des démarches…

La suite

La suite est, je dois l’avouer, un peu floue. J’étais jeune, et c’était il y a plus de dix ans. Je vais faire de mon mieux pour être cohérente.

Je suis rapidement mise en contact avec une avocate. Elle me fait remplir tout de suite une demande d’aide juridictionnelle, pour couvrir ses frais. Pour être tout à fait honnête, à l’époque, je n’avais aucune idée de ce que pouvaient représenter les frais d’une avocate, et je ne savais pas non plus que l’aide juridictionnelle n’était pas forcément sur critères sociaux : vu les revenus de mes parents (dont je dépendais entièrement à l’époque), j’étais persuadée de ne pas avoir droit à cette aide. En réalité, en tant que victime de crime, j’y avais droit de façon automatique.

Les choses s’enchaînent assez rapidement.

Dix jours après ma plainte, on me demande une liste de personnes pouvant témoigner dans le cadre d’une enquête de personnalité, le but n’étant pas de savoir si je dis la vérité ou non, mais d’estimer l’impact que ce que j’ai vécu a eu sur moi.

Deux semaines après la plainte, je reçois la notification du juge d’instruction confirmant l’ouverture d’une information judiciaire. Le même jour, mon avocate se constitue partie civile en mon nom. Ça me permet d’avoir accès à tous les éléments du dossier, me dit-elle. Je reçois dans la foulée une convocation chez le juge d’instruction pour trois mois plus tard. Trois mois pendant lesquels je me demande pourquoi je suis convoquée.

Le jour même, je répète essentiellement ce que j’ai dit au moment du dépôt de plainte, et on me pose des questions sur des points de détail.

Trois semaines après, je suis convoquée chez un psychologue expert, afin de procéder à une expertise psychologique. Celle-ci cherche à déterminer 1) si ce que je dis est vraisemblable, 2) quel impact ce que j’ai vécu a eu sur ma vie, mon quotidien, mon psychisme, etc.

Et puis, silence radio. De tout le monde. Je sais par certains amis qu’ils ont été convoqués par la police. Mais le temps passe et je n’ai pas de nouvelles.

Neuf mois après, j’apprends que ma demande d’aide juridictionnelle est accordée.

Dix mois après mon dépôt de plainte, je suis convoquée chez le juge d’instruction pour la seconde fois. Comme la première fois, je ne sais pas pourquoi je suis convoquée. J’apprends le jour même, cinq minutes avant le rendez-vous, que je vais être confrontée à l’homme qui m’a violée. En effet, il nie certains détails, et le juge d’instruction a besoin d’éclaircir les contradictions.

Ensuite ? Un long, très long silence de la part de toutes les personnes qui me suivent.

Vingt mois après mon dépôt de plainte, je reçois l’ordonnance de mise en accusation devant la Cour d’Assises. Je la lis en entier, elle rappelle toutes les déclarations, c’est une longue démonstration qui mène à la conclusion : les faits nécessitent un procès en Cour d’Assises. Je ne sais pas quand, mais il y aura un procès.

Fin janvier, plus de deux ans et demi après ma plainte, avec une carte me souhaitant une bonne année, je reçois un avis. Je dois aller chercher ma convocation chez un huissier. Je suis convoquée à la Cour d’Assises quatre mois plus tard. Une semaine avant le procès, on m’informe que celui-ci durera plus longtemps que les deux jours prévus, et on me demande de prendre mes dispositions pour être présente aux jours indiqués.

La prochaine fois, je te raconterai comment s’est passé le procès.

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

20   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Autant de temps ! Je n’imaginais pas cela.
Tu n’en parles pas, peut être est-ce trop personnel, mais qu’as tu ressenti durant cette attente ? Cette absence de nouvelles pendant de longues périodes ?

le 05/09/2016 à 08h07 | Répondre

Virginie

+1 c’est long et silencieux !
cet article doit être dur à écrire, je te remercie de le faire, malheureusement, cette information est hyper intéressante pour celles/ceux qui hésitent à porter plainte. Au moins, quelqu’un le dit à quoi s’attendre.
Merci.

le 05/09/2016 à 08h26 | Répondre

Clette

Wow !!!
Merci pour ton témoignage ! Tu as eu beaucoup de courage (et de patience).
J’ai peut être mal lu ou pas vu, mais combien de temps tu as mis entre le ou les viols et la plainte ?
Sinon ces informations sont très pratique, même si je souhaite ne pas en avoir besoin il faut toujours savoir. Merci à toi et j’attends la suite.

le 05/09/2016 à 08h33 | Répondre

Flora (voir son site)

Bonjour Ivy,
Je suis vraiment désolée d »apprendre ce qui t’est arrivé. C’est super que tu te sois relevée de tout ça et que tu viennes partager ton expérience ici. Merci d’avoir accepté de remuer ces douloureux souvenirs pour nous informer.
J’espére qu’extérioriser tout ça t’aura fait du bien et j’attends la suite avec impatience ☺

le 05/09/2016 à 08h48 | Répondre

Charlotte (voir son site)

Merci à toi de nous raconter cette histoire sur laquelle il est sans doute difficile de mettre des mots.
Merci pour toutes les jeunes et moins jeunes femmes qui pourraient te lire et trouver le courage de porter plainte ou de demander de l’aide.
Merci et surtout, courage. Car même si cela fait plus de 10 ans que cela s’est passé, j’imagine que cela reste quelque chose de marquant.

le 05/09/2016 à 09h25 | Répondre

Madame D

ça doit vraiment être dur cette attente. La cas de mon amie a été beaucoup plus rapide … Il s’est passé moins d’un an entre le dépot de plainte et la fin du procès. Mais bon vu les resultats, peut etre que attendre plus longtemps aurait été mieux. J’espere que le denoument est en ta faveur et que tu as reussi a te reconstruire après cette terrible epreuve !

le 05/09/2016 à 09h51 | Répondre

Claire (voir son site)

Merci pour ton article. Il n’a pas dû être facile à écrire mais il me semble important d’en parler car le viol reste tabou. J’espère que tu as pu te reconstruire mais il me semble que c’est le cas.
J’ai hâte de lire la suite et j’espère que ton statut de victime a été bien reconnu.

le 05/09/2016 à 13h21 | Répondre

Tamia (voir son site)

Cet article n’a pas dû être facile à écrire. Il est très touchant. Par contre, l’attente et les silences de l’administration me paraissent fous ! Comment l’as-tu vécu ?

le 05/09/2016 à 14h09 | Répondre

Louna (voir son site)

Bonjour Ivy, et merci pour cet article. C’est vrai que c’est un sujet tabou dont on n’entend jamais parler. J’avoue que si je suis un jour concernée, directement ou indirectement, je serais un peu perdue et je ne saurais pas par où commencer. Merci à toi pour toutes ces explications précieuses.
Comme les filles, je les rejoins pour le questionnement sur ton état d’esprit pendant tous ces longs mois d’attente.
Je me demande aussi comment a réagi ton entourage : était-il au courant depuis le début ou le fait de porter plainte a fait changé ta situation, en te forçant à partager cette douloureuse expérience avec plus de personnes qu’initialement ?
Toutes ces questions sont très intimes, alors je comprendrais que tu ne souhaites pas le partager avec nous, bien sûr.
J’espère que tu as su surmonter cela et que tu es sortie la tête haute et soulagée après le procès.

le 05/09/2016 à 14h27 | Répondre

Bonjour

J’ai lu / entendu beaucoup de récits de viols, bien plus courants qu’on ne l’imagine. Je n’ai jamais lu / entendu de récit de plaintes ou de poursuites. Merci à toi,

le 06/09/2016 à 06h42 | Répondre

Ivy Billy-Rose

De rien ! J’espère que ce récit sera utile un jour à quelqu’un…

le 12/09/2016 à 21h19 | Répondre

Miss Chat

Je rejoins les autres commentaires… Tout d’abord, je trouve ça courageux et vraiment génial de ta part de venir parler de ça. C’est vrai qu’on peut lire beaucoup de témoignages sur les viols mais au fond, assez peu portent sur l’après, sur ce à quoi les victimes peuvent s’attendre. Je pense que tes deux textes pourront aider et/ou rassurer les victimes qui les liront et c’est une initiative cruciale et essentielle que tu as prise ici.
Je me demande également comment tu as vécu cette période ? On sait tous que l’appareil judiciaire est lent mais c’est d’autant plus choquant quand on constate à quel point avec ton cas…
A côté de ça, j’ai le sentiment qu’outre la lenteur, ils ont fait les choses « bien » : ils n’ont rien écarté, ils ont pris le temps de prendre des témoignages, ils n’ont pas eu l’air de réellement te remettre en question, etc. C’est assez rassurant selon moi, même s’il y a toujours le risque que ça ne soit pas partout pareil…?

le 06/09/2016 à 09h33 | Répondre

Ivy Billy-Rose

A vrai dire, comme le disait Miss Themis juste après, les choses sont allées relativement vite dans mon cas. J’imagine que la procédure a été facilitée par le fait que mon agresseur a avoué tout de suite les faits dans leur intégralité… Mais effectivement, rien n’a été écarté.

le 12/09/2016 à 21h18 | Répondre

Madame Bisounours

Et bien, Ivy, tu as fait ce que de nombreuses femmes ( et jeunes femmes) n’osent pas faire ! Je me demandais si je pouvais partager ton article sur des pages féministes sur Facebook, afin d’aider celles qui n’osent pas à sauter le pas ?
Pour de nombreuses personnes c’est trop tard, mais je pense que cela pourrait aider celles qui vivent cela.
Merci encore pour ton courage, ça ne doit pas être facile de revivre cela.

le 06/09/2016 à 11h01 | Répondre

Anne Delacour

J’imagine que si Ivy a souhaité publier son expérience ici, c’est qu’elle est ok pour la partager avec le plus grand nombre. Tu peux donc bien sûr partager cet article si tu penses que ça peut intéresser / aider d’autres femmes. (Et merci !)

le 06/09/2016 à 14h00 | Répondre

Ivy Billy-Rose

Oui, bien sûr, vas-y, partage autant que tu veux… Si j’ai écrit cet article, c’est justement pour que le plus grand nombre sache ce qui se passe après. Merci pour l’attention que tu y portes ! (un autre est en préparation d’ailleurs… je m’attarde sur quelques points non développés ici)

le 06/09/2016 à 18h02 | Répondre

Miss Themis

Je lisais ce blog depuis longtemps et ton article m’a décidé à créer un profil pour participer…
ce que tu décris, je l’ai vécu moi aussi. Mais moi j’étais le juge d’instruction 😉
S’il s’agissait de faits criminels, je trouve que le début de l’enquête et de la phase d’instruction est allé relativement vite dans ton cas. Malheureusement çà peut être beaucoup plus long…
Je voulais réagir sur le fait que tu dises que tu ne savais jamais pourquoi tu étais convoquée. Ton avocate ne t’expliquait pas ? La convocation explique quand il s’agit d’une audition, d’une confrontation… le contenu précis n’est pas indiqué, mais c’est le rôle d’accompagnement de l’avocat d’aller, avant l’audition, voir où en est le dossier, de demander éventuellement au juge quel est le but de l’audition, et d’expliquer à son client (en l’occurrence, toi, même si dans ce cas le mot « client » n’est pas très opportun…) ce qu’il va se passer.
J’ai hâte de lire la suite !
J’ai quitté ce service là, mais c’est toujours utile pour nous de lire comment les personnes que nous rencontrons ont perçu leur découverte du monde judiciaire…

le 09/09/2016 à 15h05 | Répondre

Chaperon Rouge

Miss Thémis, ce serait très interessant d’en savoir plus sur ton travail, dans la mesure de ce que la loi t’autorise à divulguer bien sur 🙂

le 10/09/2016 à 13h41 | Répondre

Ivy Billy-Rose

Eh bien, je suis flattée que tu aies décidé de nous rejoindre pour me répondre, merci ^^.
Effectivement, mon avocate ne m’expliquait pas. Pour des raisons que je ne développerai pas ici, je n’étais pas à proximité de mon avocate, et notre seul moyen de communication était le courrier. Quand je recevais un courrier, il n’y avait jamais le motif, non… Ce que j’ai très mal vécu du reste. Aucun moyen de l’appeler (de mon côté) donc je savais toujours tout quand j’étais au pied du mur. Ta question m’a permis de me rendre compte que ce n’était pas une pratique courante, je te remercie de l’avoir posée parce que j’ai (peut être bêtement) supposé que les choses se passaient toujours comme ça.

Je suis toujours triste de dire que j’ai mal vécu toute la procédure. J’ai bien conscience d’avoir été prise très au sérieux par la totalité des personnes que j’ai eues en face de moi, à toutes les étapes de la procédure (y compris le jour du procès, y compris par l’avocat de mon agresseur), mais j’ai très mal vécu tout ça: je regrette de ne pas avoir été préparée du tout au choc qu’allait être ce que j’ai vécu comme une intrusion totale dans ma vie privée. J’aurais aimé que quelqu’un, à un moment donné, me dise que j’allais être examinée de toutes les façons possibles et imaginables, qu’on allait me poser des questions sur tous les aspects de ma vie, sur mon corps, sur mon état d’esprit, qu’on allait analyser mon « moi profond », et que tout ça allait être répété au moment du procès. Ca peut paraître idiot parce que, vu objectivement, ça va de soi, mais je l’ai très mal vécu: j’étais jeune, presque seule, et pas préparée du tout. J’aurais aimé que quelqu’un me dise à quel point ça allait être dur, de voir son intimité dans son entièreté dévoilée devant de parfaits inconnus (désolée, je dérive) (j’imagine que c’était le rôle de mon avocate, de me préparer à ça, vu ce que tu dis? A vrai dire je n’ai pas vraiment cherché à comprendre: on m’a conseillé quelqu’un, j’y suis allée…)

le 12/09/2016 à 21h17 | Répondre

Miss Themis

Oui c’était le rôle de ton avocate de te préparer à tout çà. Et je sais combien la procédure et le procès sont effectivement une « mise à nu », presque au sens propre, on n’en est pas loin. Après malheureusement, il y a des avocats qui connaissent bien ces procédures, qui prennent le temps de l’expliquer parce qu’ils savent à quel point c’est brutal et violent pour la victime, et d’autres qui sont désignés d’office et ont plus l’habitude de contentieux civils ou purement technique, ou n’ont pas les qualités humaines pour ce soutien, tout simplement.
Mais je pense que c’est aussi aux enquêteurs, puis après au juge d’instruction dans son premier entretien avec la partie civile, d’expliquer tout çà. Mais tu sais sincèrement on a le nez dans le guidon, et on ne prend pas le temps de faire çà. Et puis quoiqu’on en dise dans les medias on a aussi depuis Outreau (en tout cas moi j’avais) la culture du doute : difficile, quand le mis en examen nie farouchement, d’expliquer à la partie civile tout ce qu’elle va vivre, cette « mise à nu », parce qu’en fait on ne sait pas si elle ment ou pas. J’imagine que pour toi çà peut être difficile à entendre, mais j’ai eu des dossiers où la procédure a montré que les faits n’étaient pas vrais et la « victime » s’est rétractée. Donc difficile d’expliquer tout çà dans l’entretien, parce que dire à la personne « vous allez vivre des moments difficiles, vous allez devoir raconter à plusieurs personnes ce que vous avez subi » c’est déjà reconnaître que les faits ont eu lieu, et çà le juge ne peut pas encore le savoir…
Et les juges ne sont pas non plus formés à cet accompagnement… On a une formation longue, complète, technique mais l’aspect humain çà s’apprend sur le tas… Très sincèrement si j’exerçais encore cette fonction, après avoir lu ton message, je me serais remise en question et j’aurais envisagé différemment la première audition avec la victime (dans les dossiers pour lesquels la véracité des faits ne faisait aucun doute).
C’est pour çà que je suis convaincue que les juges doivent s’ouvrir sur la société, communiquer, parce que nous avons encore beaucoup à apprendre sur la façon dont on nous perçoit, et de l’autre côté l’opinion publique a grand besoin d’être éclairée sur la façon dont on travaille, le doute qui nous habite en permanence, la peur de mal faire. Les polémiques régulières sur le dysfonctionnement de la justice me désolent profondément parce qu’à 80 % elles résultent d’une mauvaise connaissance du travail judiciaire, de l’envie des medias de faire du buzz et de la volonté des politiques de jeter l’opprobe sur nous pour détourner les citoyens des affaires judiciaires qui les concernent. Et après çà, il y a les vrais dysfonctionnements, les juges qui font leur travail n’importe comment, et ceux qui le font du mieux possible avec les maigres moyens qu’on nous donne (comme dans la santé, l’éducation… partout c’est la même misère…).
Vaste, vaste débat !

le 13/09/2016 à 11h22 | Répondre

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