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Mes conseils mangas : jusqu’au bout de ses rêves !


Publié le 12 mars 2020 par Colombine

Je continue dans ma lancée pour te faire découvrir des mangas. J’essaie toujours d’avoir un thème (ce qui n’est pas évident) et cette fois-ci j’ai envie d’évoquer des séries dont la caractéristique est une passion dévorante des personnages (bon ok, c’est un peu facile comme thème, c’est assez récurrent dans les mangas !)

Crédits photo (creative commons) : Lisa Fotios

Kids on the slope de Yuka Kodama (9 tomes)

Kids on the slope

Kaoru est un jeune garçon très solitaire. De par le métier de son père, il change souvent d’établissement. A son arrivée dans sa nouvelle ville, il se lie aussitôt d’amitié pour Sentaro, un peu voyou sur les bords. Et il va découvrir grâce à lui le jazz qui va devenir une véritable passion.

Ce qui est le plus surprenant avec ce shōjo pur jus, c’est que je l’ai découvert par le biais de Mon Chéri ! C’est en effet lui qui a eu l’œil attiré en premier suite à une interview de l’auteur qu’il a lue. Surprenant car habituellement les shōjos ne sont pas sa tasse de thé.

Mais celui-ci est un peu particulier. Certes l’amour est très présent, mais il n’y a rien de niais. C’est tout autant une série sur l’amitié entre 2 garçons et leur passion commune et dévorante pour le jazz dans les années 60. Les dessins sont simples, clairs et jolis. L’histoire est vraiment très prenante. Quant à la fin, elle est plutôt surprenante d’un côté, et relativement convenue d’un autre.

Mon seul regret est que ce manga est en partie épuisé. A trouver d’occasion donc…

Nana de Aï Yazawa (21 tomes)

Nana

Nana Osaki et Nana Komatsu se rencontrent par hasard dans le train qui les emmène vers Tokyo. La première s’y rend pour devenir chanteuse, la seconde pour retrouver son petit ami. Tout les oppose : Nana Osaki est indépendante, forte, avec un look punk tandis que Nana Komatsu est très dépendante des autres, a un univers très « kawaii » (=mignon) et est assez immature. Et pourtant, elles vont lier une amitié presque fusionnelle.

Nana est l’un des mangas que j’ai lus lors de ma période étudiante et auxquels je suis restée fidèle. Et pourtant, j’ai mis assez longtemps à m’y plonger car rien dans l’histoire ne m’inspirait et les dessins étaient très caractéristiques et assez éloignés de ce que j’avais l’habitude de voir (et d’apprécier).

C’est bien la passion qui anime chacune des Nana, notamment Nana Osaki qui rêve de faire une carrière de chanteuse. Très charismatique et pleine de talent, elle se fait vite remarquer. Les amis de ces deux jeunes femmes vont se croiser, se mêler…

C’est l’un de mes mangas préférés. J’aime tout : les personnages avec une psychologie fouillées, les histoires de cœur loin des stéréotypes, les dessins de Aï Yazawa très fouillés et qui montrent son amour de la mode… Et l’histoire qui avance petit à petit, donnant l’envie d’en savoir toujours plus.

L’énorme problème avec cette série c’est qu’elle est « en pause » depuis… 10 ans. Peu de chance d’avoir la fin un jour donc, à mon grand désespoir.

Le Sommet des Dieux de Jirô Taniguchi (5 tomes)

Le Sommet des Dieux

Fukamachi, un photographe, découvre dans un magasin de Katmandou au Népal un appareil photo dont il est sûr qu’il appartient à Mallory, célèbre alpiniste qui tenta en 1924 l’ascension de l’Everest avec Irvine. Tous deux ont disparus dans cette expédition. Ont-ils réussi à aller au sommet ? En cherchant la réponse à cette question, Fukamachi va croiser la route de Habu Joji, grand alpiniste.

Après 2 shōjos, place à un seinen. Écrit par l’un des managakas les plus connus et reconnus en France : Jiro Taniguchi. Et quel manga ! 5 tomes qui nous emportent à travers le monde, sur les plus hautes montagnes. Si tu rêves d’action, de courses poursuites, d’explosions tonitruantes… passes ton chemin ! C’est lent, il y a parfois de pleines pages de montagnes sans un mot. Et pourtant on se laisse très facilement emporter dans cette aventure.

On est avec Habu Joji quand il escalade certaines montagnes. On vit avec lui les efforts les plus durs qu’il doit faire. On ressent sa passion dévorante pour l’altitude et le dépassement de soi. En finissant ma lecture, j’avais une envie folle de partir en randonnée en montagne, moi qui n’aime pas la marche !

Bakuman de Tsugumi Obha et Takeshi Obata (20 tomes)

Bakuman

Moritaka Mashiro et Akito Takagi sont 2 lycéens dans la même classe. Le premier est doué en dessin, le second écrit des scénarios. Ils décident ensemble de s’associer pour se faire une place dans le milieu du manga. Enjeu d’autant plus important pour Moritaka Mashiro car il est amoureux de Miho Azuki et ils se sont promis de ne se voir et de ne sortir ensemble que lorsque Mashiro aurait écrit un manga qui une fois adapté en dessin animé serait doublé par Miho.

Ce manga est écrit par les 2 auteurs de Death Note. C’était suffisamment prometteur pour que je m’y penche ! Avec beaucoup de plaisir je dois dire et j’ai dévoré les premiers tomes sans aucune difficulté. Les dessins sont excellents. Comme souvent dans les séries longues, il y a quelques ralentissements à certains moments mais l’intrigue repart toujours de plus belle et garde un bon niveau d’intérêt tout le long.

Les deux héros sont véritablement investis dans leur métier et vivent leur passion pour le manga à fond. L’histoire nous fait découvrir le métier de mangaka de l’intérieur et j’ai appris énormément de choses vraiment très intéressantes.

Hikaru no go de Yumi Otta et Takeshi Obata (23 tomes)

Hikaru no go

Hikaru trouve un jour un goban (plateau de jeu de go) dans le grenier de son grand-père. Or ce plateau est hanté par l’esprit de Saï, ancien professeur de go sous l’ère Heian. Hikaru, qui ne s’intéresse absolument pas au go va battre Akira, un jeune passionné par ce jeu, progresser petit à petit et l’apprécier à son tour.

Ce manga est assez didactique au début : normal, il faut apprendre à Hikaru (et par là même au lecteur) les bases du jeu de go (jeu de plateau où chaque joueur place des pierre noires et blanches afin de gagner des territoires). Mais comme souvent dans les mangas, c’est fait de manière à captiver le lecteur et sans être rébarbatif. Et dans le cas de Hikaru no go, ça marche très bien !

Le dessinateur est le même que sur Bakuman (et donc Death Note si tu suis bien). Aucun souci à ce niveau-là, il sont toujours soignés et très bons. L’histoire s’étirant sur plus de 20 tomes, on a parfois des baisses d’intérêt. J’avais d’ailleurs pour ma part senti que les derniers tomes « meublaient » un peu. Néanmoins, la tension tout le long de la série reste assez forte et il n’y a rien de surprenant que ce manga ait relancé l’intérêt des jeunes japonais pour ce jeu considéré comme vieillot. La passion du jeune Hikaru est communicative !

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Et toi, quels mangas avec des passionnés conseilles-tu ?


Commentaires

7   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Nounours (voir son site)

Bonne sélection de mangas. Je connais la version animé de Kids on the slop et Bakuman mais je sais que les mangas sont très bien également. Pour Nana, l’auteure est en « pause » pour des raisons de santé mais on a espoir qu’elle reprenne sa série vu qu’il lui arrive de publier quelques dessins ou micro histoires dans les magazines de pré-publication de son éditeur au Japon.

le 12/03/2020 à 09h28 |

Colombine

Je ne savais pas que Bakuman avait été adapté. Par contre lire le manga m’a donné très envie de voir la version animée car la musique doit vraiment apporter un plus.

le 13/03/2020 à 12h11 |

Madame Fleur

J’ai adoré Hikaru no go et j’ai beaucoup aimé voir grandir les personnages principaux !
Je ne connaissais pas Bakuman mais tu m’as donné envie.
Quant à Nana, je ne me rappelle même plus où je me suis arrêtée tellement cela remonte à loin.

le 12/03/2020 à 13h18 |

Colombine

Pour Nana j’ai lu tous les tomes parus. J’avais hésité à arrêter à un moment car ça trainait un peu à un moment mais je suis allée jusqu’au bout et j’ai tellement envie de savoir la fin un jour car il y a un retournement de situation dans l’un des tous derniers tomes parus…

le 13/03/2020 à 12h13 |

Azu

Ha Nana. Je me rappelle encore du jour où je l’ai acheté. A l’époque je commençais à peine les mangas et j’avais fini Love Hina (choisi au hasard à la Fnac car j’aimais la couverture, j’ai quand même réussi a tomber sur un des mangas les plus connus haha). J’étais en vacances dans la maison secondaire de mon grand-père et je flânais à la Maison de la presse du bourg quand je suis tombée sur Nana. Le dessin me plaisait et il y avait plusieurs tomes déjà. Depuis je ne me lasse pas de les relire en attendant avec espoir une suite. L’auteur va peut-être guérir un jour et s’y remettre !

le 12/03/2020 à 13h34 |

Colombine

Je croise aussi les doigts pour Nana. Je ne sais pas si tu as lu d’autres séries de cette auteure mais je les conseilles vivement car elles sont très sympathiques. Et j’adore Love Hina également, je relis régulièrement pour prendre une petite bouffée de bonne humeur.

le 13/03/2020 à 12h17 |

Azu

Ouiiii j’ai également lu ses autres mangas. Tous assez chouettes, mais rien n’égale Nana je trouve ^^

le 13/03/2020 à 13h29 |

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