Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

J’ai construit mon propre PC


Publié le 19 octobre 2019 par Bibi

Je suis une grande fan de jeux vidéos (mes préférés sont et ). Et depuis que mon PC est tombé en désuétude, incapable de faire tourner même les jeux les plus basiques, je me suis tournée vers ma console. Mais dernièrement (surtout depuis que je me suis remise à écrire régulièrement) cela ne me suffisait plus. Il me fallait retrouver un PC de bureau performant. Et c’est là que Mister Man me dit une des phrases les plus geeks du monde (à égalité avec « ne touche pas à mon Bobba Fett dédicacé »): « on peut construire notre propre PC! »

Pourquoi ?

Avoue, toi aussi tu te demandes pourquoi préférer un PC à une console, mais surtout pourquoi s’embêter à monter de toutes pièces un ordinateur alors que ceux sur le marché sont parfaitement valables. L’argumentaire de mon mari était concis et tenait en deux points:

Pour la performance

Sur les derniers jeux, avoir des composants ultra performants sont très importants pour profiter au maximum de ce que le jeu peut offrir: des graphiques fluides, magnifiques, une réactivité des contrôles optimale… Et un PC performant offre dix millions de choses de plus qu’une console : outre l’efficacité des contrôles et des graphiques, un ordinateur me permettrait d’accélérer ma recherche d’emploi, d’écouter de la musique, de regarder mes séries… Bref, avoir un PC performant est plus que nécessaire si tu veux vraiment être un geek accompli.

Et choisir notre propre configuration permet d’être certains que je pourrais jouer comme je le veux, aussi bien que je le veux. Grâce à ça, on pourra choisir avec parcimonie nos programmes, et savoir exactement ce qui se trouve sur notre PC et ne pas l’encombrer avec les saletés programmes pré-installés qui viennent forcément avec un ordinateur pré-construit.

Pour le coût

Dans le commerce, un PC ultra performant coûte très, très cher. Genre « je revends mes deux reins et un bras » cher. Alors que si l’on achète ces composants séparément, et que l’on construit tout soit même, cela réduit de près de 20% le prix. Pas négligeable ! En plus, cela permet de pouvoir dans le futur garder un ordinateur performant plus facilement. Si un de nos composants devient obsolète, il nous suffira de racheter la gamme du dessus, de le brancher et hop! on a à nouveau un ordinateur au top de la forme.

Crédit photo (creative commons): marijana1

Comme on se dit tout, je vais te dévoiler combien on a déboursé pour notre nouvel ordinateur: 960 euros. C’est énorme, tu es d’accord. Mais après un petit benchmark, un ordinateur avec une performance équivalente, tout monté (donc avec des programmes préinstallés pas forcément désirables) vaut … 1 400 euros. Au final, on s’en tire beaucoup mieux en faisant le travail nous-mêmes.

Ces deux arguments étaient plus que valables (et sans être radine, me dire que je vais dépenser moins a touché la bonne corde chez moi… ). Rajoute à ça la tête ravie de Mister Man, excité comme une puce à l’idée de jouer avec un nouveau jouet, et j’étais conquise: nous allions monter notre propre ordinateur!

Première étape : le choix

Une fois décidés, il a fallu que l’on se renseigne sur comment faire, et surtout sur quels modèles de composants il nous fallait selon notre budget.

S’est donc ensuivi deux mois de creusage de ménages (et d’Internet). Et pour moi, c’est ça qui a été la partie la plus compliquée. Non seulement le choix qu’on finit par faire est en partie du hasard, en partie de la recherche, et en partie une obligation que toutes les parties soient compatibles, mais EN PLUS tous ces composants ont des noms impossibles à retenir.

Il faut je t’avoue quelque chose: je suis (pour le dire charitablement) numériquement déficiente. Impossible de retenir mon numéro de téléphone, mon code postal ou quoi que ce soit qui contienne un chiffre. Dès qu’on utilise un nombre, mon cerveau bouche mes oreilles et mes neurones arrêtent clairement de fonctionner (ce qui m’a encouragé, bizarrement, à suivre une filiale littéraire). Eh bien je te le donne en mille, mais apparemment les fabricants de composants électroniques sont incapables de donner un nom NORMAL à leurs pièces. Je m’attendais à des « Scorpio Black Graphics Card » ou des « Extreme Gaming Peak Performance MotherBoard »… Non, il faut tous qu’ils aient un acronyme bien compliqué, du genre 1660 Ti GTRX. (à ne pas confondre avec le 1860 Xi GRT, sinon tout ton PC tombe à l’eau (et pas seulement parce que, de désespoir, je l’y ai jeté).)

Crédit photo (creative commons): Gerd Altmann

Cette phase de recherche a donc été particulièrement frustrante pour moi. C’est comme si je passais mon temps à suivre une recette dont les noms d’ingrédients sont impossibles à retenir: je comprenais l’idée générale, je savais ce qui était une épice ou un légume, mais à chaque moment d’inattention (ou loin de la feuille Excel qui nous servait de base de travail), je risquais de confondre poisson et viande et rendre tout le plat immangeable. Je comptais donc sur mon mari pour bien m’expliquer (et ré-expliquer) la différence entre le 2070 et le 1870, et prendre la décision.

Deuxième étape : le montage

À première vue, monter son PC paraît extrêmement technique. Pour tout te dire, avant qu’on ne se lance dans cette aventure, j’étais persuadée que pour construire son PC il fallait souder des parties à la carte mère. Mais si, tu sais, comme dans nos lointains cours de technologie… Quelque chose comme ça :

Crédit photo (creative commons) : www-erzetich-com

Autant te dire qu’il était hors de question que je fasse un truc pareil. Parce qu’en plus d’être numériquement déficiente, j’ai 10 pouces à chaque main (je t’ai dit que j’avais du mal avec les chiffres?). Mais au final, de nos jours, construire un PC demande à peine de se salir les mains. Cela ressemble plus à des Legos. Chaque composant a sa place, il suffit généralement de tout cliquer au bon endroit, et de tout brancher. Beaucoup de tutoriels sur Internet nous ont aidés, et chaque composant avait un guide d’installation bien pratique. Voilà quelques étapes en photo:

Le chassis vide, avant le montage

Mister Man au travail, assemblant la carte mère

Notre PC, presque fini! On a donc rajouté carte graphique, bloc d’alimentation et carte mère

Au final, tout assembler nous a pris deux petites heures. Il a fallu être attentif et précautionneux, mais rien de bien compliqué.

Étape finale : la mise en route

Une fois tout bien cliqué, assemblé, et branché, il ne restait qu’une seule chose à faire: le mettre en route !

J’appuie pour la première fois sur le bouton d’alimentation, croisant très fort tous mes pouces… Et rien ne se passe. Évidemment, me dis-je, c’est la première fois qu’on fait quelque chose comme ça, et tout s’est bien passé pendant la phase de montage… Il y a forcement quelque chose qu’on a loupé. « Tu as mis le PC sous tension? » me demande, la bouche en cœur, Mister Man. Euh…. Bien sûr que non.

Je mets donc le PC sous tension, et je ré-appuie sur le bouton, mais sans grand espoir, défaitiste que je suis. Et là, à ma grande surprise…

Tout fonctionne ! La fierté et la joie que j’ai ressenti à ce moment-là étaient extraordinaires. Je n’en croyais pas mes yeux. Victoire !

Il a fallu ensuite charger Windows, s’assurer que le software de la carte mère était à jour… Mais nous avons pu utiliser notre nouveau joujou très rapidement. Nous l’avons monté jeudi et commencé à jouer vendredi.

Ce fut donc un grand succès. C’est d’ailleurs de cet ordinateur flambant neuf que j’écris cette chronique. J’ai hâte de découvrir toutes ses possibilités, mais la fierté d’avoir assemblé ce PC moi-même suffit à justifier les heures passées à se gratter la tête sur le choix des composants.

Et toi, tu as déjà tenté une aventure pareille, ou tu veux te lancer? N’hésite pas à me poser des questions en commentaire!

Commentaires

4   Commentaires Laisser un commentaire ?

Sarah

Wow intéressant ! mon mari aussi geek dans le genre n’a jamais osé se lancer à cause de la carte mère qu’il faut bien coller avec le processeur pour éviter la surchauffe. Du coup c’est compliqué à faire ?
De mon côté j’ai aussi besoin d’une très bonne config à cause des logiciels photos hyper lourds, la dernière fois je suis passé par le site materiel.net pour commander un PC pré configuré selon mes envies et même si je n’ai pas autant économisé que vous c’était quand même plus intéressant qu’un PC de supermarché, et au final un PC bien configuré est aussi bien mieux qu’un Mac 😉

le 19/10/2019 à 08h54 | Répondre

Bibi

On a hésité avec un PC pré configuré aussi, mais le challenge de tout faire soi même était trop tentant (et comme je l’ai déjà dit, plus économique aussi!). Si tu es contente de ce que tu as pour l’utilisation que tu en as c’est le principal !
Pour le processeur, c’était assez simple à faire, la partie la plus dure étant de bien mettre le ventilateur du processeur par-dessus, du premier coup. Le nôtre avait déjà la pâte thermocollante étalée dessus donc ca a été sans trop de problème, on a juste arrêté de respirer quand on l’a posé 😉

le 21/10/2019 à 09h26 | Répondre

Madame Colombe

Ce serait bien que votre chronique déclenche des vocations. Informaticien de formation, mon mari a monte son propre ordinateur.
Quant à mon portable, il provient de son travail et allait être  » réformé » car trop vieux. Pour l’usage que j’en fais, cela me suffit amplement, et en deux coups de cuillères à pot , un ordinateur opérationnel et gratuit !

le 19/10/2019 à 17h57 | Répondre

Miss Chat

Mon mari monte ses PC depuis qu’il a 15 ans, mon père est informaticien et a toujours monté ses PC… normal, quoi ! 😀
On a exactement les mêmes arguments que vous du coup : prix, performance, etc. J’ai personnellement besoin d’un portable pour mon boulot et ça m’horripile de voir à quel point il est lent à cause de tous ces programmes embarqués (Windows 10, si tu me lis …)
En ce qui me concerne, je ne l’ai jamais fait mais j’ai observé attentivement le processus lors du dernier montage de l’homme. Et il a récemment changé son bloc alim, toute une affaire de le voir faire !

le 21/10/2019 à 10h23 | Répondre

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