Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Le défi : 30 jours sans Internet le soir


Publié le 26 janvier 2015 par Nya

Pas facile de déconnecter ! Suite à un pari avec une amie, j’ai essayé de me passer d’Internet tous les soirs après le dîner. Alors, pari tenu ?

Mon amie me parlait d’une connaissance, qui avait pour habitude de se lancer des défis sur 30 jours. Pourquoi 30 jours ? C’est assez long pour demander un effort, et assez court pour ne pas être démotivant. Cela donne un cadre réaliste facilement reconductible si besoin. L’idée nous plaisait, et nous avons chacune choisi notre défi du mois. Pour moi, la cyberdépendance est un vrai problème : en semaine, mes journées ressemblent à ça :

  • Lever vers 8 h, je consulte mon smartphone pour voir si j’ai des mails professionnels urgents.
  • Si mail urgent il y a, j’allume mon PC illico, et je petit-déjeune en ligne.
  • Si mail urgent il n’y a pas, j’allume mon PC vers 9 h, je vais voir les actualités, facebook, un ou deux blogs, pendant une demi-heure au moins.
  • Je travaille en ligne toute la journée.
  • Je déjeune hors ligne, et je prends mon dessert en lisant d’autres blogs.
  • Je fais une pause entre 18 h et 20 h, où je sors, vais à la couture, vais me promener…
  • Je dîne avec mon homme, et si nous ne regardons pas de film ensemble, il file jouer (c’est un gros gros gamer), et je me retrouve avec une soirée de libre, que je passe très facilement à ne rien faire en ligne, à tenir mon blog ou à écrire des chroniques pour Sous Notre Toit.

Pour essayer de me sevrer un peu, j’ai donc essayé de me passer d’Internet le soir, à partir de 20 h 30-21 h.

se déconnecter tous les soirs

Crédits photo (creative commons) : Merrick Daligdig

Première semaine

Je tiens bien, évidemment, c’est la motivation du début, je n’ai aucun mal à trouver une activité. Je cuisine, je couds, je prends un bain et je vois des amies, tout va bien. Je triche vaguement en allant voir mes mails et facebook sur mon téléphone avant d’aller me coucher. J’ai l’impression de maîtriser ma vie, en mode « pff, trop facile de plier ma cyberdépendance à ma volonté ! ».

Jour 7 : premier craquage « indépendant » de ma volonté : je dois imprimer un document en urgence et rallume mon PC à 21 h30. Tu t’en doutes, je ne suis pas restée connectée uniquement les 5 minutes nécessaires pour imprimer mon fichier… Vive la déprime post-craquage, encore pire qu’après une plaque de chocolat ! Le sentiment de culpabilité me fait donc prendre conscience que je suis droguée, aussi dépendante à Internet qu’au chocolat. Et ça, c’est vraiment grave.

Deuxième semaine

Consciente du fait que ma volonté peut facilement être brisée, je m’efforce de prendre un rythme : je passe plus de temps à cuisiner, je joue davantage avec mon chat, je vais me coucher plus tôt, surtout quand la tentation se fait plus forte. Je me sens petit à petit moins prisonnière d’Internet et de ses flux d’actualités constants, de son caractère immédiat.

Jour 14 : deuxième craquage, encore un dimanche soir. Celui-ci est délibéré, j’ai ENVIE d’aller glandouiller en ligne. Je cède sans problème, car mieux vaut un petit craquage de temps en temps qu’un gros craquage… Non non, je ne parle pas de chocolat.

Troisième et quatrième semaines

Rien à signaler. Passer dans la deuxième moitié de cet essai semble plus simple. Pas de crise de manque, d’écume aux lèvres en pensant à mes cybersoirées perdues. Je suis presque déçue, je pensais que ce serait plus dur. En même temps, je passe peut-être encore plus de temps en ligne la journée (si c’est possible !) pour compenser tous les articles Wikipédia que je ne pourrai pas lire le soir (tu as déjà essayé le portail scientifique sur Wikipédia ? Un vrai vortex qui aspire les heures…).

Je sors aussi peut-être davantage qu’avant, mais ce mois de défi se tient en été, propice aux sorties, aux pique-niques en soirée le long du Rhône, aux ciné en plein air, à des divertissements propres aux beaux jours. Je me dis que le vrai défi serait peut-être d’essayer de se passer d’Internet en hiver.

Jour 32

Je passe une longue soirée en ligne à ne rien faire. Lolcats, Facebook. Rhââ lovely. Comment ai-je pu rester si longtemps éloignée de toi, ô mon aimé ? (oui, je parle comme ça à mon PC, ne me juge pas).

Conclusion de ce défi : je suis arrivée à me passer d’Internet en semaine presque les doigts dans le nez, mais c’était plus difficile le week-end. Sans doute car je peux obtenir ma dose quotidienne d’Internet via mon travail, tandis que le week-end, je n’ai pas de prétexte pour me connecter. Mais comme toutes les drogues, Internet reste délicieux à mes yeux, et je ne suis pas prête d’arrêter définitivement.

Et toi, tu es cyberdépendante ? Tu aimes te lancer des défis ? Comment te sens-tu lorsque tu es coupée d’internet ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

7   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mme Alenvers

oulala, je ne sais même pas comment tu as fait pour accepter un tel challenge! rassures moi c’était un coup de folie ^^ autant dire que je suis complètement accro à internet… je ‘pense’ (et encore sans réelle certitude) que je pourrais me passer de facebook , de ma boite email et des infos sans trop de réticence (en me mettant une muselière avant) par contre ce qui m’embete plus c’est la peur en cas de pépin de ne pouvoir contacter personne, le fait d’être connecté ‘au cas ou’. Mais sinon je me soigne 🙂

le 26/01/2015 à 10h28 | Répondre

Marie Obrigada

Je crois bien que je cyberdépendante aussi. Je « compte » un peu sur l’arrivée de bébé dans quelques jours pour m’obliger à faire une pause.

le 26/01/2015 à 12h13 | Répondre

mlle madame

ça fonctionneraaaaa paaaaaaas 😉
(déjà testé…)
bon courage !

le 26/01/2015 à 12h36 | Répondre

Madame Violine

Soyons optimiste : ça marchera…un peu ! Certains soirs quand tu seras trèèèèèès fatiguée 😉
Et encore….;-)

le 26/01/2015 à 12h51 | Répondre

Mademoiselle Mo

Je suis surtout accro à mon IPhone. L’ordi encore ça va. Mais en soit je ne peux pas me passer de Facebook, de mes multiples jeux, des « infos », des blogs, des mails de ma famille… Bref tu l’auras compris mon téléphone c’est ma vie… Il faut vraiment que je me soigne.

le 26/01/2015 à 13h26 | Répondre

aurélia (voir son site)

autant je ne suis pas accro à mon portable, autant internet c’est addictif, j’arriverai jamais à un tel sevrage…sauf si je me retrouve coupée du monde dans une cabane sans réseau!

le 26/01/2015 à 14h29 | Répondre

MlleMora

respect pour ton défi ! J’avoue que 30 jours sans internet le soir… impossible pour moi je pense ! Autant, je n’ai pas la télé et je m’en passe très bien, je pourrai aussi me passer du téléphone, mais internet… oh non comme tu dis glandouiller devant internet, c’est un tel plaisir ! Quand tu as commencé à lire un truc qui t’intéresse et que tu cliques, cliques… ouais, accroc…

le 26/01/2015 à 20h19 | Répondre

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