Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Devenir mère ? bien sûr que oui / que non / que … euh …


Publié le 25 septembre 2017 par Kitsuné

Quand on parle de devenir mère, autour de moi, je vois toujours deux camps. Le camp de « celles qui ont toujours su qu’elles voulaient fonder une famille » (pas forcément tout de suite-maintenant, mais un jour, c’est sûr). Et l’autre camp, minoritaire mais bien réel, de « celles qui ont toujours su qu’elles ne voulaient pas d’enfants » (et qui, accessoirement, en ont marre qu’on leur demande pourquoi et qu’on essaie de les faire changer d’avis – mais c’est un autre sujet).

Et moi ? Mais enfin, c’est évident ! Des enfants, c’est clair que … j’en ai toujours voulu  –  toujours su que je n’en voulais pas  –  c’est pas possible voyons  –  je serais trop malheureuse sans  –  nan désolée c’est pas pour moi  –  c’est le grand projet de ma vie.

Bon, bref, je suis une girouette. Sur ce grand sujet, j’ai dû changer d’avis au moins 17 fois au cours de ma courte vie (cela dit, j’ai 30 ans, ça ne fait qu’un revirement tous les un an 1/2, ça va encore, non ?).

Morceaux choisis …

Crédit photo (creative commons) : Xuan Zheng

Cas concret n°1

J’ai 8 ans. Ma grande cousine est en visite à la maison avec son nouveau-né. Il est adorable, il fait des petits bruits très mignons, et en plus il sent le bébé propre (soyons honnête, c’est une odeur absolument craquante). On me laisse le tenir dans mes bras ! ô joie ! Je sens le poids et la chaleur de son petit corps au creux de mes bras, je caresse ses cheveux tout doux, et là, bien calée dans le canapé, je fonds. Plus tard, c’est évident, moi aussi je serai maman.

Cas concret n°2

J’ai 16 ans. Nous passons un week-end familial en montagne.Une autre grande cousine (j’en ai beaucoup) me colle son bébé dans les pattes pour pouvoir se balader avec tout le monde. Elle me dit qu’à mon âge, toutes les jeunes filles adorent s’occuper des bébés, et « merci, à tout à l’heure ». Sèchement, je refuse (je te passe les détails de la scène). Parce que bon, c’est pas à moi de gérer ses rejetons, moi j’ai l’âge d’aller rigoler avec mes cousins, qu’elle se débrouille avec son mioche, nan mais oh, t’avais qu’à y penser avant. C’est clair, c’est évident, je ne ferai pas la même erreur, moi je n’aurai jamais d’enfants.

Cas concret n°3

J’ai 18 ans. Je suis étudiante. Tous les soirs, après une longue journée, je rentre dans ma petite piaule, sachant qu’elle sera noire et froide et que j’y serai seule. Sur mon trajet, je passe devant des immeubles dont les appartements sont tout éclairés dans la nuit qui tombe. Je vois des familles qui préparent le dîner, qui donnent le bain. Des pièces qui ont l’air chaleureuses, pleines de vie, animées par des enfants et des couples heureux. Des fois, je m’arrête pour les regarder. Moi aussi, après mes études, je fonderai une famille. J’aurai un appartement qui sera allumé le soir, avec des enfants à m’occuper, et ce sera bien.

Cas concret n°4

J’ai 19 ans. Je viens de m’engager dans l’armée. Ma vie, c’est le terrain, les marches, le tir, mes camarades, et je kiffe. On nous parle de missions, d’opérations extérieures, de mois entiers passés en Afrique ou au Liban. Cette vie-là me fait rêver. Une vie d’aventures ! Où il n’y a évidemment pas de place pour des enfants. Bah, tant pis ! Il y a des choses tellement plus intéressantes à faire !

Cas concret n°5

J’ai 20 ans. J’ai un premier « vrai » petit copain. Un gars plein d’énergie, avec qui je pars en vacances, et qui me parle d’avenir. Il me dit que plus tard, on pourra faire ceci ou cela, et qu’il voudrait deux enfants. Un mari, deux enfants … toute une vie de bonheur familial se dessine devant moi. Mais oui, pourquoi pas ? Pas tout de suite-maintenant, mais un jour… un jour, oui, ce serait bien.

Cas concret n°6

J’ai 22 ans. M. « premier vrai petit copain » m’a larguée depuis longtemps, et je viens de rencontrer M. « grand amour » (dit Chéri). Lui, les enfants, ce n’est pas son truc. Il aime les voyages, les restos chics, il se verrait bien bouger souvent, et il se demande bien ce que des enfants viendraient faire là-dedans. Franchement, il n’a pas tort. On est pas bien, là, tous les deux ? Pourquoi vouloir faire comme tout le monde si, au fond, les enfants, c’est pas notre truc ?

Cas concret n°7

J’ai 25 ans. Je suis toujours militaire, et toujours avec Chéri. Les missions, le terrain, les absences, je connais. Et j’ai du mal à faire des projets avec mon homme. La vie d’aventures, c’est chouette, mais je me sens souvent seule le soir. Et je me rends compte que j’aimerais vraiment fonder une famille. Tu es sûr Chéri que tu n’en veux pas ? Pas tout de suite-maintenant, OK, mais un jour ? Allez, s’il te plaît ?

Cas concret n°8

J’ai 27 ans. On m’annonce que je vais partir 6 mois en opération extérieure. Je suis très contente, très impatiente, c’est une super mission. Je me sens libre, je suis heureuse. Heureusement que je n’ai pas d’enfants, cela me permet d’être disponible rapidement et de ne pas manquer cette opportunité. D’ailleurs, est-ce que j’ai vraiment envie d’avoir des enfants un jour ? Quitte à devoir abandonner cette vie d’aventures ? Franchement, non.

Cas concret n°9

J’ai 28 ans. Je viens de me marier. Chéri et moi, on a envie de devenir parents. Et on fait tout ce qu’il faut pour. Seulement voilà, pour la n-ième fois, le test de grossesse est négatif. Et vu mes projets professionnels, je vais devoir faire un choix. Je choisis de reprendre la pilule. Je suis sûre de cette décision, mais je pleure toute la nuit. Et celle d’après aussi. Et encore quelques unes après. Si on n’avait jamais d’enfant, est-ce que je pourrais quand même être heureuse ?

Cas concret n°10

J’ai 29 ans. Je rends visite à une amie qui vient d’avoir son premier enfant. Je la trouve … changée. Elle parle avec une petite voix ridicule. Elle trouve son bébé « trop beau » alors qu’en fait, il est gros et moche (non mais désolée, c’est vrai. Ce n’est pas de sa faute mais en toute franchise il n’est pas beau). Elle a aussi … hum … changé de forme. Elle a une silhouette de maman, avec du ventre, des cuisses, des fesses (mais où est passée ma copine qui avait la taille mannequin ??). Et aussi des cernes jusqu’aux genoux. A la réflexion … je crois que je suis une grosse égoïste narcissique qui aime dormir la nuit et garder la ligne. C’est clair, je ne suis pas faite pour être mère.

Cas concret n°11

J’ai 30 ans. QUOI, TRENTE ANS ? Je flippe. J’ai toujours pensé que j’aurais mon premier enfant avant trente ans. Je commence à être vieille. Ma fertilité a déjà commencé à chuter. Bientôt ce sera trop tard (oui, j’ai tendance à dramatiser, je sais). Et si j’ai des enfants, je serai déjà une vieille mère, dépassée, sans énergie, je mourrai quand mes enfants seront encore jeunes, du coup ils seront très tristes et ce sera de ma faute (je t’avais prévenue que j’avais tendance à dramatiser). Chéri ? On recommence quand les essais ? A Noël ? Et pourquoi pas dès cet été ?

Cas concret n°12

Je vais avoir 31 ans. J’ai recommencé à compter les jours de mon cycle. Et à pleurer quand le J1 revient. Il se peut que je change encore 15 fois d’avis sur la grrrrrande question de la maternité avant que je tombe enceinte (et même après, qui sait). En attendant, je suis bien contente de dormir la nuit !

Et toi, penses-tu être faite, ou non, pour la maternité ? Es-tu aussi une girouette ? Es-ce que tu paries que je vais encore changer d’avis ?

Commentaires

37   Commentaires Laisser un commentaire ?

audrey

Jusqu’à mes 27 ans environ, c’était non, je n’en veux pas , merci! Puis je suis passée à un jour peut être, puis oui, mais un seul et pas encore tout de suite. J’ai 31 ans, et je ne me sens pas encore prete à franchir le pas. Peur de trop de choses (notamment de ressembler physiquement à la fille dont tu parles dans l’article, je ne le supporterais pas!)
Mais voila comme tu le dis justement, le temps passe et je me dis que je n’ai pas non plus des années devant moi pour me decider enfin! Je me sens prise entre deux feus et c’est assez inconfortable, parfois culpabilisant, et épuisant.

le 25/09/2017 à 08h38 | Répondre

Kitsuné

Je te comprends, c’est inconfortable. En même temps, je repense à nos grand-mères qu n’avaient pas le choix, et je me dis que je préfère avoir un choix difficile à faire plutôt que pas de choix du tout !

le 27/09/2017 à 12h51 | Répondre

Inno

Pour la crainte du corps qui change, sachez que ce n’est pas obligatoire. Alors, certes, juste après l’accouchement et même les mois qui suivent notre corps est différent mais il peut tout à fait redevenir comme avant. C’est ce qui est arrivé à ma mère, une tante qui a eu 7 enfants, à des amies, à mes soeurs et à moi même.
Cela dit, je pense que si notre corps ne revient pas comme avant, car ça arrive aussi, c’est pour une très bonne raison. Un corps qui a porté un enfant n’est il pas le + beau corps au monde ?

le 28/09/2017 à 10h43 | Répondre

Muscadine (voir son site)

Mais on a le droit de faire la girouette comme ça! La vie et les gens sont si complexes qu’on serait limite inconscients de ne jamais nuancer nos décisions, voire de changer d’avis. Si cela peut te « rassurer » , je me retrouve beaucoup dans ton témoignage: j’ai eu mon bb à 36 ans.
À 25 ans, j’étais la première à penser que les nouveaux parents sont des monstres égoïstes parce qu’ils vont léguer un monde tout pourri à leurs enfants (réchauffement climatique, pollution, etc.).
À 28, je me disais qu’être mère avant 30 serait vraiment préférable – ma maman m’a eu tard…
Et puis je n’étais pas en couple avec la bonne personne – il ne tenait pas à moi alors comment aurait-il pu prendre sous son aile un tout petit?
Finalement, comme maman, je veux toujours le meilleur pour mon bébé, malgré tout il y a encore des jours où je galère et où je me dis que devenir mère n’a pas été la décision la plus glorieuse de ma vie. Or j’adore mon enfant. Et je sais qu’il n’y a pas de parent parfait. Plein de contradictions, c’est ça la vie! Bon courage, quelles que soit tes décisions!

le 25/09/2017 à 09h42 | Répondre

Kitsuné

Merci Muscadine ! tu me donnes du courage 🙂

le 27/09/2017 à 12h51 | Répondre

sarah (voir son site)

La grande histoire de ma vie ! Au fond de moi je me suis toujours dis, on verra quand j’aurais 30 ans. Je pensais être prête d’ici là, avoir changé d’avis. sauf que j’ai 30 ans dans quelques mois et pour le moment les enfants non merci. J’ai bien plus intéressant à faire, ma vie est bien remplie, je ne sais pas ou je trouverais le temps de m’occuper d’un enfant à moins de faire des sacrifices dont je ne suis pas vraiment certaine de vouloir faire… bref, on verra a 31 ans.

le 25/09/2017 à 09h54 | Répondre

Kitsuné

Comment Sarah, tu n’es pas prête à faire des sacrifices pour ton enfant !! 😉 je plaisante bien sûr. Je n’aime pas non plus la notion de « sacrifice ». « Faire des efforts », « faire des choix », je veux bien. Mais « faire des sacrifices », ça me semble trop extrême … je ne veux pas non plus.

le 27/09/2017 à 12h53 | Répondre

Xyn

Sauf qu’ une fois maman on ne voit pas les choses comme ça, on ne fait pas de « sacrifices » mais on s adapté et peu nous importe parce que de toute façon la situation ne peux plus être différente 😉

le 30/09/2017 à 22h33 | Répondre

gaelle mogabure

Kitsune, merci pour cet article. Je me retrouve beaucoup dans tous ces changements.
J’ai eu 38 ans cette annee, et j’ai pris la decision que les enfants ce ne sera pas pour nous.
Au fond de moi, il reste cette toute petite voix qui me dit attention l’horloge tourne et je pense qu’elle sera toujours la.
Depuis que nous avons pris cette decision, cela a redonne un elan a notre couple, nos envies.
Pas d’enfant ne veut pas dire pleurer dans un coin pour le reste de ses jours. Au contraire cela ouvre un nombre incalculable d’opportunites de voyage, de vivre autrement, d’insouscience et de longues grasses mats 🙂
Bon courage pour tes essais!!

le 25/09/2017 à 10h21 | Répondre

Kitsuné

Aaaaah les grasses mat’ ! je crois que c’est ce qui rebute le plus mon mari : être obligé de se lever le matin même le dimanche ! Donc forcément je te compredns 🙂

le 27/09/2017 à 12h54 | Répondre

virginie

Girouette un jour, girouette toujours ! Nous avons fait notre premier, et seul enfant, à 36 ans. Ma fille est un rayon de soleil qui sourit tout le temps, elle a 5 mois. Je ne regrette pas un instant d’avoir choisi finalement la parentalité mais je suis parfaitement consciente des inconvénients, et il y en a, faut arrêter. C’est une petite boule d’amour mais ça reste un « boulet ». Tout le monde nous demande le deuxième, franchement je n’arrive pas à comprendre comment on peut remettre ça en étant parfaitement conscient de ce que c’est, pour des raisons obscures du genre « enfant unique, enfant malheureux » « il lui faut un petit frère/soeur ». C’est n’importe quoi.
Après, je trouve que tes doutes sont au contraire très sains. Ça montre simplement que tu es parfaitement consciente de la responsabilité à venir. C’est juste super rassurant de lire ce genre d’article ^^

le 25/09/2017 à 10h44 | Répondre

Gwen

Ton enfant est un « boulet »? A 5 mois seulement ! Drôle de mot pour parler de son bébé.. mon fils a 9 mois et perso je ne vois pas d’inconvénients ou alors il est facile à vivre!

le 25/09/2017 à 13h00 | Répondre

emma_chan

Bien sur un petit enfant est un boulet ET un petit torrent d amour en même temps. L un ne fait rien pour l autre a l affaire

le 25/09/2017 à 15h04 | Répondre

Gwen

Je ne suis pas d’accord, c’est un mot trop péjoratif pour désigner son enfant, non mon fils n’est pas mon boulet, fort heureusement !

le 25/09/2017 à 17h55 | Répondre

Miss Chat

En même temps, chacune vit les choses différemment donc si tu ne le vis pas comme ça, tant pis tant mieux, j’ai envie de dire 🙂

le 25/09/2017 à 20h36 |

virginie

emma_chan 😉 tu as tout compris

le 25/09/2017 à 17h58 | Répondre

Kitsuné

Bon courage avec ton petit boulet d’amour.

le 27/09/2017 à 12h55 | Répondre

MlleMora

Chacun et chacune vit l’envie ou la non envie de parentalité à son gré, c’est vrai. Et je pense qu’on est toute traversée par le doute à un moment entre oui ou non…
Moi-même j’ai jamais vraiment « su » si j’en voulais ou pas…
Et au final…mes deux filles sont loin d’être des « boulets » pour moi, heureusement ! 😉
Loin de moi l’idée de vouloir faire débat, mais j’ai l’impression que plus on avance en âge et moins on se sent prêt à « renoncer » à notre vie solo (ou en couple), comme si avoir un enfant allait soudainement nous empêcher de faire tout ce qu’on voulait. Sans doute parce qu’on voit peut-être les autres avoir des enfants et ne plus faire les mêmes choses qu’avant, et ça effraie. C’est une hypothèse.
Parce qu’en vrai, un bébé, oui, ça change la vie, et oui au début, il faut « renoncer » à certaines choses pour s’en occuper, mais un bébé ça reste bébé quelques mois… ensuite ce sont des enfants qui grandissent et quelques années plus tard, on est de nouveau « solo » pour faire toutes ces choses qu’on pensait indispensables avant d’avoir des enfants…
Et même avec des enfants, on peut faire tout un tas de choses qu’on faisait avant, c’est une question d’adaptation de la famille !

le 25/09/2017 à 13h23 | Répondre

MlleMora

Et bien sûr, choisir de ne pas avoir d’enfant, c’est une bonne décision aussi je trouve !
Je ne voulais pas du tout faire l’apologie d’avoir des enfants !

le 25/09/2017 à 13h24 | Répondre

Kitsuné

Je suis d’accord Mlle Mora. Je pense qu’en effet plus,on vieillit moins on est disposé à bouleverser son quotidien. Ou plutôt, plus ça nous semble insurmontable. C’est ce qu’on s’est dit aussi avec mon mari : n’attendons pas de devenir trop « encroûtés » …

le 27/09/2017 à 12h56 | Répondre

Tif9483

Merci beaucoup pour cet article! Je me retrouve tellement dans tout ce que tu dis…
J’ai 28 ans et pour le moment pas du tout envie d’avoir un enfant… Mon futur mari qui à 34 ans, lui, ça lui plairait bien… Je suis tiraillée entre le désir d’en avoir …ou pas… et ne pas le priver de la paternité… Dur dur… Wait and see 🙂

le 25/09/2017 à 15h19 | Répondre

Kitsuné

Haha. Un jour oui et un jour non. Au moins le débat est ouvert entre vous !

le 27/09/2017 à 12h57 | Répondre

issabill

Des enfants ? J’en ai toujours voulu. Et plutôt 3 fois qu’un !
Et puis, avec mon mari, on en a fait un. Et entre les difficultés à concevoir dures à vivre, puis 2 ans de dépression de post-partum, se pose la question du 2ème. Un jour j’en ai envie, un jour j’en ai très très très envie, un jour il en est hors de question… Pas facile à suivre!

le 25/09/2017 à 16h47 | Répondre

Kitsuné

C’est vrai que je n’avais pas envisagé qu’on puisse encore changer d’avis entre le 1er et le 2e ! Ça promet encore de belles hésitations en perspective ! 🙂 courage à toi dans ton parcours.

le 27/09/2017 à 15h51 | Répondre

Madame Colombe

Merci pour ce témoignage sans concession et parfois très drôle( j’ai pleuré de rire quand j’ai lu le passage sur le bébé de votre amie)..

Pour ma part, même si j’ai eu d’excellents parents et une bonne enfance, je pense qu’au fond de moi je n’ai jamais voulu d’enfant(s).

Mon mari est sur la même longueur d’onde.Nous avons aussi la chance d’avoir des enfants dans notre cercle familial et amical.

Je comprends les hésitations et questionnements que peut susciter la parentalité.

Bonne chance à vous Kitsuné pour votre parcours.

le 25/09/2017 à 21h03 | Répondre

Kitsuné

Etre d’accord avec son mari me semble la chose la plus difficile et en même temps la plus cruciale quand on s’interroge sur le fait de devenir parents. C’est vraiment super d’être sur la même longueur d’ondes …

le 27/09/2017 à 15h49 | Répondre

Emilie

Oui/Non/Oui/Non/Un jour peut-être/Jamais de la vie…
La valse à 1000 temps. Le désir n’y était pas. Je tenais plus que tout à ma liberté. Nous étions très heureux ainsi.
Mais pour ne rien regretter j’ai choisi d’explorer les raisons enfouies, tapies au fond de moi.
Samedi 27 novembre 2010 la psy me pose une question banale, tout s’éclaire, je n’ai plus peur.
Je rentre, je dis à mon mari je suis prête.
Dimanche 28 novembre 2010 notre enfant est conçu !
Presque 7 ans plus tard cela me semble toujours aussi fou. Ce fût comme une pulsion et surtout la plus grande surprise de ma vie.
Je ne m’étais jamais imaginée mère et pourtant c’est la chose la plus incroyable qu’il me soit donnée de vivre.

le 25/09/2017 à 23h32 | Répondre

Kitsuné

C’est drôle ce que tu racontes Emilie. Comme quoi certains blocages inconscients sont vraiment très forts …

le 27/09/2017 à 15h48 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Je fais partie de celle qui ont toujours su/voulu être maman (même si le pas maintenant, un jour a été présent pendant longtemps). J’ai du mal à comprendre les personnes catégoriques qui disent de ne pas vouloir d’enfants mais toi, je te comprends plutôt bien. La vie change tellement avec des enfants que c’est normal de se demander si on est prêt à renoncer ou à s’adapter pour telle ou telle chose. Tu changeras peut-être encore d’avis mais vu comment tu en parles, je suis presque certaine que tu deviendras maman un jour ou l’autre. Et ça sera sûrement la plus belle de tes aventures.

le 27/09/2017 à 12h23 | Répondre

Kitsuné

Merci Madame Bobette ! j’espère en effet devenir maman dans pas trop longtemps 😉

le 27/09/2017 à 15h47 | Répondre

Nad

Je me retrouve tellement dans ton article! Comme des montagnes russes, une fois c’est : « Oui, j’en veux au moins un. » Et la fois suivante c’est: « Non, je suis bien comme ça. »
Je suis enfant unique, sans cousin ou cousines. Je n’ai jamais été confrontée à des enfants en bas âge et mes parents m’incitaient à jouer aux petites voitures plutôt qu’aux poupées (et j’adorais ça).
À vrai dire, imaginant que quelqu’un me tende un chaton et un bébé, je n’hésite pas une seule seconde. Le chaton sera couvert de mes bisous, le bébé irait dans les bras d’une autre.
Le souci c’est que je viens d’avoir 29 ans et que depuis cette date, j’ai tendance à tout dramatiser: « Je vieilli et quand j’estimerai que ce sera le bon moment pour avoir des enfants, je parie que je n’en serai plus capable, et blablabla. » Mon mari lui a toujours voulu des enfants mais nous pensons tous les deux que ce n’est pas le bon timing (pas de maison à nous, jobs passionnants mais pas stables, etc.).
À côté de ça, il y a ceux qui en font et ceux qui n’en veulent pas. Je respecte totalement ces choix mais je me sens parfois comme une extraterrestre qui ne sait pas ce qu’elle veut (sauf depuis que mère nature me rappelle que je vieilli).
Dilemme, dilemme, …

le 29/09/2017 à 19h56 | Répondre

Nathalie

Moi j’ai toujours su que je voulais des enfants. Alors une fois mariée j’ai directement mis un bébé en route – une fille – et un an plus tard nous remettions le couvert pour avoir un garçon. Alors oui, c’est épuisant, fatigant, parfois on passe notre temps à crier, nos soirées ne commencent qu’à 22h après avoir englouti plusieurs journées en une et les sorties ciné-resto sont devenues très rares. Mais aussi incroyable que cela paraisse, quand tu as des enfants, tu fais preuve d’une certaine abnégation, tu reçois tellement d’amour de leur part et en retour tu leur donnes énormément aussi. Car oui c’est bien beau d’avoir une belle carrière, de sortir, de voyager etc. Mais ça ne procure rien d’autre finalement que de bons souvenirs, alors qu’en ayant des enfants on transmet la vie, puis un savoir, une éducation et finalement une trace de nous sur cette Terre. Donc si je n’avais qu’un conseil à te donner, c’est de foncer tout de suite sans te poser trop de questions.

le 13/10/2017 à 14h48 | Répondre

sarah (voir son site)

je pense que tout dépend de notre vision de notre vie sur terre. Perso j’en ai rien a carrer de laisser une « trace de moi », je trouve ca même assez égoiste et narcissique de penser qu’on va laisser une trace de nous, comme si la terre avait besoin de cela …
au contraire, a l’heure actuelle, vu comment la terre va mal, est ce que c’est responsable de faire des enfants?
Foncer sans se poser de questions franchement je trouve ca hyper inconscient comme approche, surtout quand on sait tout ce que ca implique de faire des enfants, pour nous et pour le monde en général.

le 13/10/2017 à 16h33 | Répondre

Nathalie

Eh bien je ne partage absolument pas ton avis et je m’en explique. Premièrement, je ne cesse d’entendre de la bouche des gens qui ne souhaitent pas d’enfant que « ce n’est pas responsable parce que la Terre va mal » etc. Alors certes, je peux l’entendre, mais cet argument a tellement été utilisé qu’il en est devenu d’une banalité confondante. Et en plus ça ne se tient pas: si il est irresponsable de faire des enfants en 2017, alors que devrait-on dire pour le 19ème siècle et ceux qui ont précédé, quand les vaccins n’existaient pas, que la peste faisait rage, quand ce n’était pas la famine, et que l’espérance de vie dépassait rarement 25 ans…? Et puis, cet argument, ça revient un peu à dire « foutu pour foutu, autant ne pas avoir d’enfants parce que tout part à vau l’eau »…Pardon de le dire, mais je ne partage pas cette vision pessimiste et défaitiste de la vie. Je pense qu’on peut avoir des enfants et leur inculquer une différente vision de la gestion de nos ressources naturelles, pour en faire une génération éveillée et sensible aux problématiques écologiques. Deuxièmement, il est tout sauf égoiste d’avoir des enfants, bien au contraire. Avoir des enfants, c’est se consacrer (pour ne pas dire se dévouer) à une tierce personne qui passera toujours avant ta propre personne. Bref, je veux bien concevoir qu’une personne n’aie pas la fibre maternelle ou paternelle, qu’elle veuille davantage se consacrer à elle-même qu’à ses enfants, mais de grâce, arrêtez de nous pondre l’argument écolo.

le 16/10/2017 à 22h26 | Répondre

Sarah (voir son site)

Je ne dis absolument pas qu’il ne faut pas faire d’enfants, c’est juste la facon dont le précédent commentaire a été écrit qui m’a fait bondir. La différence avec autrefois c’est que les femmes ont maintenant le choix. Et faire un enfant c’est pas un choix a la légère comme acheter une baguette de pain. Donc oui je confirme, le « fonce sans te poser de questions » ne passe pas très bien … Vouloir des enfants oui, mais se poser les bonnes questions quand a leur éducation et leur place dans le monde actuel aussi. Et penser que je suis hyper négativiste… Hum je crois qu’il y a assez de rapports allant dans ce sens…

le 17/10/2017 à 07h38 | Répondre

Virginie

+1 pour Sarah, faire un enfant sans réfléchir à la responsabilité que ça représentent, juste en se disant « j’ai envie de me consacrer à quelqu’un d’autre » me semble par ailleurs le comble de l’égoïsme, il suffit de regarder les pronoms personnels utilisés dans cette phrases pour le prouver. A quel moment prend-on en compte le quelqu’un d’autre en question ?

le 17/10/2017 à 09h05 | Répondre

Nathalie

Tout d’abord, je ne dis pas que ta vision de la Terre est négative puisque dans les faits c’est indéniable, la Terre va mal. Ce que je dis, c’est que tu es pessimiste quant à la réponse à y apporter qui consiste à ne pas faire d’enfant pour cette raison-là. Je ne partage pas cette approche Malthusienne… Si je disais à l’auteur de l’article de foncer sans se poser trop de questions, c’est parce qu’apparemment elle s’en est déjà beaucoup posé et qu’elle a autour de la trentaine. Et que ça nous plaise ou non, notre temps est décompté pour avoir des enfants. Je connais une femme qui vient d’avoir son premier enfant à 39 ans et qui se demande si elle ne va pas renoncer au deuxième parce que de son propre aveu, elle a du mal à se remettre de l’accouchement du fait de son âge. Et pour répondre à Virginie, tu t’es relue ? Écrire « j’ai envie de me consacrer à quelqu’un d’autre me semble le comble de l’égoïsme », c’est juste énorme. Donc se consacrer à soi même uniquement, ça c’est altruiste et généreux ? Il faudra que je pense à avertir les parents et les humanitaires qui se dévouent aux autres qu’ils ne sont rien d’autres que des égoïstes dotés d’une personnalité narcissique…

le 17/10/2017 à 09h59 | Répondre

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