Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Donner des ovocytes : le premier rendez-vous


Publié le 31 mai 2017 par Kitsuné

Me voilà donc avec un premier rendez-vous dans le centre PMA que j’ai choisi. J’aimerais bien te dire son nom, car j’ai trouvé les équipes extra, super gentilles et souriantes, et je leur ferais de la pub avec plaisir, mais par souci de confidentialité, je vais résister. Sache simplement que ce centre se trouve à 50 minutes en transports en commun de chez moi, ou 30 minutes en voiture.

J’ai posé une journée de congés pour être tranquille et pouvoir flâner un peu. En arrivant, je suis toute excitée et stressée. La première chose qui m’impressionne, c’est la salle d’attente : il y a du monde, et ce sont beaucoup de femmes jeunes. Je ne pensais pas que tant de femmes de mon âge, voire moins, étaient dans ce parcours.

Entretien initial avec le médecin

Le docteur qui me reçoit m’accorde une heure, c’est beaucoup. Elle m’explique tout le processus, les contraintes que cela entraîne, puis elle me pose quelques questions pour s’assurer que je n’ai pas de contre-indications majeures (par exemple : est-ce que j’ai mes règles à peu près régulièrement ?). Je la trouve bonne pédagogue, son discours est très clair et très sain. Elle n’essaye pas de « faire de la retape » mais m’explique sans tabou tout le programme.

Crédit : Ilmicrofono Oggiono – Flickr

 

Elle me demande aussi si je veux conserver une partie de mes ovocytes pour moi : oui. Elle me détaille alors le « tarif » :

  • Si, après la ponction, il y a 5 ovocytes exploitables ou moins, tous seront pour les receveurs.
  • S’il y en a entre 6 et 10, 5 seront pour les receveurs et les autres pour moi.
  • S’il y en a plus de 10, on fera moit-moit.

Le marché me semble tout-à-fait honnête. A sa dernière question : « Êtes-vous d’accord pour vous lancer ? »,  je réponds donc sans hésitation « oui ».

Commence alors toute la paperasse. Oui, parce que, dans une démarche comme celle-là, de la paperasse, il y en a. Plein, plein, plein, plein, faut pas s’y perdre ! Je dirais même que c’est ce qui m’a le plus déplu, loin devant les piqûres par exemple. Il y a notamment une demande de prise en charge à 100% à envoyer à ma sécu, qui m’a causé pas mal de sueurs froides plus tard car je ne savais pas où avait été reçu l’accord et que sans ça, j’avais peur de devoir avancer les frais. Je ne sais pas combien ça coûte, tout cela, mais à vue de nez, je dirais entre 3000 et 5000€. Donc, clairement, faut pas se louper sur la paperasse !

Concrètement, donc, quelles sont les différentes étapes ?

Le consentement du conjoint

Pour commencer, une chose m’a d’emblée fait monter la moutarde au nez : le consentement du conjoint. Hé oui, en France, pour donner ses ovocytes quand on vit en couple, il faut que le conjoint donne son accord. Ça me choque énormément et je le dis au médecin. Limite, j’ai envie de fronder et de signer le papier à sa place, nan mais oh ! En France, une femme peut avorter sans le consentement de son mari – heureusement, hein, je  ne dis pas le contraire – mais ne peut pas donner ses cellules sans son accord. Y a pas un truc qui choque là ??!!

Calmement, le médecin m’explique pourquoi. Ce type de don est chargé de plein de symboliques très fortes et ce n’est pas anodin dans un couple. L’immense majorité des hommes (dont le mien, Dieu merci) pensent que cela relève en effet du strict droit de la femme à disposer de son corps et, quoi qu’ils pensent, donnent leur accord sans difficulté. Mais une minorité est perturbée par cette démarche et va bloquer. Ou alors, la femme, pour plein de raisons (psychologiques, sociales, personnelles), ne va pas dire la vérité à son conjoint. Cela peut entraîner des tensions parfois très fortes et mêmes insurmontables, au risque que la femme abandonne le processus.

Le consentement du conjoint a donc deux buts : d’abord, s’assurer que la donneuse ne va pas se mettre dans une situation inextricable et douloureuse, car on est là pour résoudre un problème, pas en créer un nouveau. Et, surtout, cela évite de s’engager dans un processus très coûteux, en temps et en argent, si on sent qu’il y a de fortes chances pour que la donneuse n’aille pas au bout de sa démarche.

J’avoue que, même si mon côté féministe continue à se sentir offensé, mon côté rationnel est convaincu. OK, alors c’est quoi la prochaine étape ?

L’enquête génétique

Il s’agit d’étudier ton arbre généalogique, de tes grands-parents jusqu’à tes cousins et leurs enfants, et notamment d’étudier s’il y a des maladies particulières et de quoi ils sont morts (et à quel âge). Pas hyper joyeux, c’est vrai, et en plus il faut connaître l’âge actuel (ou l’âge du décès) de tous ces gens-là, à deux ou trois ans près.

J’ai eu de la chance, la médecin qui m’a reçue pour le premier entretien venait d’être formée pour cette enquête génétique et elle avait de la place juste après suite à un rendez-vous annulé. Sinon, j’aurais dû attendre 3 mois de plus ! Et surtout, je connais bien l’histoire de ma famille et je pouvais répondre aux questions du médecin.

Nous voilà donc en train de tracer l’arbre généalogique de ma famille, mon père et ses 7 frères et sœurs, ma mère et ses 9 frères et sœurs. La médecin a rigolé, a pris une deuxième feuille tellement c’était large, et m’a demandé innocemment d’où était originaire ma famille. Réponse : de Franche-Comté. Elle m’a dit : « Je m’en doutais, car il n’y a qu’en Bretagne et dans les régions de montagne qu’on trouve encore des familles comme ça ».

Au détour d’une branche, celle d’un de mes oncles maternels, je dois préciser que presque toute sa famille est décédée dans un accident il y a des années. Y compris et surtout 5 petits garçons. Je n’avais pas prévu qu’on parlerait de ça. D’un coup, je pleure, je me sens bête. C’est un événement déjà ancien et qui fait tellement partie de ma vie que je me laisse rarement déborder par mes émotions à ce sujet. Et soudainement, je prends conscience d’une chose : faire ce don d’ovocytes va être une sacrée revanche sur la malchance. Une belle, belle, belle revanche. Cette salope de vie nous enlève des enfants trop tôt ? Hé bien, nous, avec notre science, nos médecins, notre persévérance, notre astuce, on va réussir à faire naître un enfant (peut-être même deux ? ou trois, soyons fous !), alors que cela semblait impossible. ET TOC ! Cette pensée me regonfle à bloc.

L’enquête génétique n’a pas pur but de sélectionner des donneuses au génome parfait (d’ailleurs ça n’existe pas), mais d’éviter les très gros problèmes de santé du type mucoviscidose ou hémophilie. Si un risque particulier est détecté (par exemple : risque plus élevé que la moyenne de maladies cardio-vasculaires), les généticiens essaieront simplement de ne pas faire matcher tes ovocytes avec le sperme d’un géniteur ayant les mêmes risques.

Le caryotype

L’enquête, qui n’est qu’un entretien en fait, est complétée après une prise de sang par un caryotype (examen de tes chromosomes, comme expliqué ici). Au cas où je serais trisomique sans le savoir, peut-être ? (je plaisante, je sais que ce n’est pas possible).

Crédit : Wikimedia – National Human Genome Research Institute

Je n’ai eu les résultats de toutes ces analyses que plus tard, et seulement pour me dire qu’il n’y avait pas de contre-indication au don. Je n’ai donc pas le détail de mon profil génétique (tant mieux, sans doute). A noter : le couple receveur ne sait rien de tout cela, si ce n’est qu’il n’y a pas de gros problème connu. Le risque de maladie cardio-vasculaire ou de cancer, par exemple, ils n’en sauront rien. Cela dit, je trouve ça plutôt bien, car :

  • mon patrimoine génétique ne va être représenté qu’à moitié chez leur futur enfant, l’autre moitié venant du géniteur. Avec un peu de chance, ils n’auront que la « bonne » moitié ! Inutile de se créer des soucis pour rien.
  • cet enfant doit hériter de leur histoire familiale à eux, pas de la mienne. Le cancer de ma mère ou les allergies de mon père, ils s’en fichent et c’est normal.

Que penses-tu de tout ça ? La féministe qui sommeille en toi a-t-elle bondi en entendant « consentement du conjoint » ? As-tu déjà fait une enquête génétique ?

Commentaires

36   Commentaires Laisser un commentaire ?

MadameLa

Merci pour le détail du parcours ! La démarche m’intéresse vivement (j’ignorais pas contre qu il fallait des menstruations régulières ? ). J’ai effectué une demande de contact au centre agréé pour le faire à côté de chez moi, voici quelques mois mais ils ne m’ont pas rappellée. Merci pour tout le détail du processus qui me paraît plus contraignant que je ne l’avais imaginé. Mais c’est pour la bonne cause 🙂

le 31/05/2017 à 07h24 | Répondre

Kitsuné

En fait je ne sais pas des menstruations régulières sont une condition obligatoire, je sais juste que c’est une question parmi d’autres que l’on m’a posée, qui permet d’évaluer à peu près si tout va bien …. (et quand je dis « régulières », c’est à 3-4 jours près).

le 01/06/2017 à 09h43 | Répondre

Chaperon Rouge

Je me permet de répondre car étant en FIV y a pas mal de choses en commun : A mon sens la question des règles régulières se pose plus pour une question de planification que d élimination: Si tes règles sont aléatoires onte demandera de commencer par prendre la pilule pendant un cycle pour avoir la date exacte du début du suivant

le 10/06/2017 à 13h25 | Répondre

Madame Nounours

Merci pour cet article très intéressant. C’est amusant car mon mari m’en parlait justement il y a quelques jours de ça sur un futur don d’ovocytes et notamment des démarches pour la prise en charge. J’ai déjà lu sur des blogs de pma que c’était assez long comme démarche mais il y a des points que ton article aborde que j’ignorais. Merci

le 31/05/2017 à 08h02 | Répondre

Chacha d'avril

Merci pour cette série d’articles, je trouve ça passionnant et je pense de plus en plus à faire un don moi même dans quelques années.
Pour ce qui est du consentement du conjoint je comprends que cela t’ai choqué mais même si je suis aussi féministe je suis d’accord avec le fait de demander l’avis du conjoint. En effet, c’est une décision importante qui peut être perçue comme concernant toute la cellule familiale.

le 31/05/2017 à 08h15 | Répondre

Kitsuné

Je ne suis pas tout à fait d’accord Chacha… aujourd’hui avec (un peu) de recul je me rends compte que le don n’a pas eu d’impact sur notre vie de couple (peut-être juste donner l’envie de faire un bébé nous mêmes un peu plus tôt). Mon mari ne se sent pas vraiment concerné et je ne vois pas pourquoi il devrait … enfin tout cela est éminemment subjectif c’est vrai 😉

le 01/06/2017 à 09h45 | Répondre

Claire Gezillig

Avec ta prise de conscience de la revanche sur la vie, j’ai failli pleurer… (Je suis une chose sensible bourrée d’hormones de grossesse lol)… 😉
Mais en tout cas, merci du partage, c’est vraiment intéressant de savoir exactement comme ça se passe 🙂

le 31/05/2017 à 08h20 | Répondre

Miss Chat

Décidément ce n’est pas ta journée 😊

le 31/05/2017 à 14h48 | Répondre

Claire Gezillig

Mais grave, j’ai lu les articles DMT / SNT coup sur coup, et j’étais en train de renifler sur mon petit déjeuner… tsss

le 31/05/2017 à 20h46 | Répondre

Banane

Wouah, super nouvelle!
Félicitations!

le 01/06/2017 à 08h03 | Répondre

lulu

Merci pour cet article ! Je pense également faire un don après avoir eu un enfant et il est vraiment très intéressant d’avoir une explication autre que celle des CECOS !
Concernant le caryotype demandé, de ta phrase « Au cas où je serais trisomique sans le savoir, peut-être ? (je plaisante, je sais que ce n’est pas possible). » je souhaite apporter une précision : il est parfaitement possible d’avoir une erreur génétique. Mon conjoint par exemple possède 47 chromosomes en lieu et place de nos 46, mais physiquement et mentalement, rien n’est perceptible. (Il est atteint du syndrome de Klinfelter qui fait qu’il possède 3 chromosomes sexuel XXY. On parle ici aussi d’une trisomie :), ce qui est une grande source de blague entre nous)

le 31/05/2017 à 09h29 | Répondre

Kitsuné

Lulu tu m’apprends quelque chose ! Du coup je ne sais pas si j’ai 47 chromosomes, je n’ai eu aucun détail, juste la conclusion : « pas de contre-indication majeure ». Donc OK, je suis peut-être trisomique sans le savoir 😉

le 01/06/2017 à 09h47 | Répondre

Claire

Très intéressant cet article !
Je suis enceinte actuellement et je me rends compte de la chance que j’ai ! Je pense à donner mes ovocytes depuis un moment maintenant, mais les centres les plus proches sont à 2 heures de route de chez moi. J’avoue que ça me refroidit…
En tout cas je suis ton parcours avec attention, en espérant qu’un centre ouvre près de chez moi !

le 31/05/2017 à 09h31 | Répondre

Kitsuné

2h de route je comprends que ce soit dissuasif … c’est bête car à part la ponction elle-même, rien n’a besoin d’être fait dans un centre de PMA, ce ne sont que des examens classiques (échographie, prise de sang).

le 01/06/2017 à 09h49 | Répondre

Mademoiselle Suisse

Très intéressant tes articles!
Même si je comprend que la question consentement du conjoint t’ai choquée, je comprends aussi qu’ils le fassent: je serais par exemple complètement opposée au fait que mon mari donne son sperme. Donc je comprendrais qu’il ne veuille pas que je donne mes ovocytes. Et que tout cela pourrais conduire à d’énormes tensions (ce qui serait sûrement mon cas).

Je trouve bien qu’ils te proposent de garder une partie de tes ovocytes!

le 31/05/2017 à 09h40 | Répondre

Mademoiselle Bulle

Du coup, la question à laquelle on aimerait avoir la réponse est : lors d’un don de sperme, les donneurs reçoivent-ils un papier similaire à faire signer à leur conjoint(e) ?

Car je suis d’accord avec toi et Chacha d’avril : le conjoint peut effectivement être mal à l’aise avec cette idée de don d’une partie de son patrimoine génétique. Lui demander son avis, c’est aussi lui montrer qu’il est pris en compte.

le 31/05/2017 à 10h58 | Répondre

Kitsuné

Oui Mademoiselle Bulle, lors des dons de sperme le consentement de la conjoint.e est demandé aussi. C’est exactement la même chose.

le 01/06/2017 à 09h50 | Répondre

Marjorie

Alors moi ils peuvent dire ce qu’ils veulent, je trouve indamissible de demander l’accord du conjoint. Nan mais sérieusement ou on va là ? Peut importe qu’il soit d’accord ou non, ce sont mes ovocytes j’en fait ce que je veux ! Et puis faut vraiment être fermé pour refuser que quelqu’un autour de toi fasse un don… Si encore on demandais l’avis des conjoints pour le don de sperme, mais ah non les bonnes femmes n’ont pas à mettre leur nez dedans ! On croit rêver ! J’ai bien conscience que la procédure n’est pas la même, mais s’ils veulent éviter les tensions dans le couple il devrait faire pareil dans les deux sens. Parce que si ça peut être source de tensions dans un cas ça peut aussi l’être dans l’autre ! Raaaaah je suis énervée ça présuppose tellement de la situation du couple. Bref.

le 31/05/2017 à 10h38 | Répondre

Mademoiselle Suisse

Ben, je ne me sens pas fermée par ce que je ne veux pas que mon conjoint donne son sperme… Je te trouve très catégorique.
Je trouve magnifique les gens qu’ils le font, heureusement que tout le monde ne pense pas comme moi. Cela permet à beaucoup de gens d’avoir des enfants.
Mais je ne me sens pas capable de supporter l’idée qu’une autre personne que moi ait des enfants de mon mari, même s’il s’agit d’un don, et qu’il n’y a pas eu de contact entre mon mari et la receveuse. On peu juger cela égoïste, mais c’est mon ressenti.
Comme l’a expliqué Kitsuné, ils demandent le consentement du conjoint pour éviter d’arrêter une procédure très couteuse en plein milieu.
J’espère par contre que l’avis de la conjointe est demandé lors d’un don de sperme.

le 31/05/2017 à 12h41 | Répondre

Marjorie

Je suis désolée si je t’ai peiné. Je conçois tout à fait que l’idée que son conjoint donne soit gênante. Perso je ne le prends pas comme ça, j’estime qu’il faut bien plus qu’un spermatozoide pour être père. Mais je conçois parfaitement. Ce qui me gêne par contre et que je ne comprends pas (d’une incompréhension questionnante, pas de celle qui juge) c’est qu’on aille jusqu’à refuser à ce conjoint de donner. C’est tout de même ses spermatozoide, son corps. J’aurais dû être plus mesurée dans mes propos désolée.

Cela etant dit, au vu des commentaires si dessous j’accepte un peu plus le procédé puisqu’il est reciproque.

le 01/06/2017 à 10h34 | Répondre

Kitsuné

Marjorie je t’avoue que si mon mari m’avait dit « non », une dispute très houleuse aurait certainement suivi .. mais comme d’habitude je pense que la clé c’est d’en parler : pourquoi tu veux faire ça, pourquoi ça te bloque, etc. Le RDV chez le psy peut aussi être l’occasion d’en parler (je le raconte dans mon prochain article). Je dirais que ça « se négocie » ou que ça « s’explique »plus que cela ne « s’impose » au sein du couple.

le 01/06/2017 à 13h03 | Répondre

Mademoiselle Suisse

Je comprend qu’on n’ait pas le même point de vue 🙂 C’est juste la facon de le dire qui m’a un peu choquée.
Ce n’est pas que je veux lui refuser de faire un don, mais si on me demande mon consentement, je ne vais pas le donner alors que je pense le contraire.
Je suis d’accord avec Kitsuné, le dialogue est très important. Et s’il le faisait sans mon accord ou plutôt contre mon avis, cela engendrerait d’énormes tensions (comme pour vous s’il refusait).
Ce n’est pour moi pas juste son/mon corps. Ce sont des enfants de lui dont je ne serais pas la mère et ca, vraiment, j’ai beaucoup de mal.
C’est pour cela également que je ne veux pas faire don de mes ovocytes: ce sont des enfants dont je serais la mère biologique, et dont je ne pourrais pas m’occuper. Et ca, je ne peux pas.
Mais comme je le disais, heureusement que tout le monde ne partage pas ma facon de penser. C’est très bien que des femmes/hommes soient prêts à faire des dons!

le 01/06/2017 à 20h04 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je n’imaginais pas la complexité de la chose.
Mais, je crois que cela me donne encore plus envie d’y réfléchir dans le futur.
C’est un très beau geste que tu fais.

le 31/05/2017 à 11h17 | Répondre

Kitsuné

Mais oui Madame Fleur, ça mérite réflexion 🙂 je suis contente si j’ai réussi à faire germer un début d’idée en tout cas …

le 01/06/2017 à 09h52 | Répondre

Marjorie

Salut ! Très bon article c’est bien de faire connaître cette possibilité qu’on a d’aider des couples en difficulté 🙂 par contre, quand j’ai voulu donner mes ovocytes, j’ai été recalée pour surdité congénitale (mais j’entends quand même bien sans appareillages). Ce n’est pas un « gros problème » comme l’hémophilie ou la mucoviscidose et pourtant j’ai été bloquée par ça :/

le 31/05/2017 à 13h19 | Répondre

Madame vélo

Je pense comme Mademoiselle Suisse, et ça ne me choque pas qu’on demande l’avis du conjoint pour donner ses ovocytes. Là où ça me choquerait c’est si la réciprocité n’est pas vraie et qu’un homme pourrait donner son sperme sans l’avis de sa conjointe. Quelqu’un a t-il la réponse ?
Sinon c’est intéressant ce que tu expliques, j’espère juste que la lourdeur administrative n’en décourage pas certaines !

le 31/05/2017 à 14h28 | Répondre

Miss Chat

Alors je ne sais pas comment ça se passe en France mais en Belgique, le donneur de sperme n’a évidemment pas de consentement du conjoint à donner, ce serait trop égalitaire !
Du coup ça me chatouille cette histoire… je n’aime pas spécialement ces arguments avancés pour justifier le consentement (je suis d’avis que fait ce qu’on veut avec son corps et ce qu’il contient) mais si c’était réciproque et que l’homme devait aussi en remplir un alors soit. Or ce n’est pas le cas et je trouve donc la situation scandaleuse !

le 31/05/2017 à 15h04 | Répondre

Claire (voir son site)

Ton article est vraiment très intéressant.
Concernant le consentement du conjoint, même si je peux comprendre les arguments avancés cela me surprends beaucoup. Dans ce cas pourquoi on ne demande pas l’accord du conjoint pour une IVG? Enfin, pour moi mon corps m’appartient et mon mari n’a pas a décider de quoi que ce soit. Maintenant je pense que dans un couple à peu prés équilibré c’est une décision qui est discutée.
Parce que je doute sincèrement que pour le don de sperme on demande l’autorisation de la conjointe.
Enfin, il y a encore du boulot!

le 31/05/2017 à 15h40 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Merci pour cet article qui arrive vite après le précédent. C’est vraiment intéressant d’avoir tous ces détails sur le processus de don.
J’ai été émue par ton histoire familiale. Je pense que si j’avais du raconter la mienne, ça aurait été difficile aussi.
J’ai hâte de savoir la suite! Reviens vite 😉

le 31/05/2017 à 15h59 | Répondre

Kitsuné

Hé oui l’émotion surgit souvent là où on ne l’attend pas 😉 la suite est « dans le tube », ça arrive vite !

le 01/06/2017 à 10h03 | Répondre

Chacha d'avril

Soyons toutes rassurées !!
Pour un don de sperme, il faut également le consentement du conjoint ! Enfin un domaine où l’égalité des sexes est respectée !
Source : https://www.dondespermatozoides.fr/comment-faire/comment-se-passe-le-don/

le 31/05/2017 à 16h19 | Répondre

Claire (voir son site)

Merci pour cette réactivité!
Alors si c’est valable dans les deux sens je dis d’accord 🙂

le 31/05/2017 à 20h01 | Répondre

Madame yoga

Article très intéressant. Je n’avais jamais envisagé de donner mes ovocytes mais en te lisant je me dis que ça mérite réflexion! Merci!

le 31/05/2017 à 21h35 | Répondre

Kitsuné

Bien sûr Madame Yoga ça mérite réflexion … je ne veux pas « faire de la retape », pas du tout car c’est une démarche très particulière et c’est évident que tout le monde n’a pas envie de faire cela, mais je pense que beaucoup de femmes ne seraient pas contre si on en parlait plus et si ce n’était pas vu comme qqch de très contraignant.

le 01/06/2017 à 10h01 | Répondre

Chaperon Rouge

Alors je confirme: L accord du conjoint doit être donné dans les deux cas. Parce qu’il est question de la reproduction d’une partie du couple et cest important. Pour moi l ivg cest different: Cest le corps de la femme qui sera investit durant la grossesse, donc si l’homme si oppose concrètement lui il sen fout. Pour le don, tout se passe « hors corps » il s’agit d’une démarche mentale… Qui demande une réflexion a deux, on est ex aequo dans cette histoire. Est ce qu’en Belgique les lois sont les mêmes qu’en France sur le don? Parce que pour moi c’est plus « libre » la bas vu que les couples homosexuels s’y rendent pour des fiv il me semble, non?

Ici on donnera carrément… Nos embryons! Et a savoir que durant le protocole fiv et transfert d embryon, le COUPLE doit venir signer un consentement qui dit que oui on veut tous els deux ce bébé.

Enfin, pour revenir au don: On peut aussi être donneur dans avoir de conjoints… Et la, pas besoin d autorisation de qui que ce soit 😉

le 10/06/2017 à 13h40 | Répondre

Julie

et bien moi ça me choque pas, que le consentement du conjoint soit demandé. C’est pareil pour les dons de sperme! Et je trouve ça très bien que la condition posée soit que ce genre de projet soit un projet de couple.

le 21/06/2017 à 19h42 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?