Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Donner ou vendre ses cadeaux de Noël ?


Publié le 8 janvier 2018 par Nya

Le pavé est lancé : que faire quand on a reçu un cadeau qui ne nous plaît pas, ne nous va pas, ou tout simplement n’a pas sa place chez nous ?

Tu sais que je suis une adepte inconditionnelle des cadeaux de Noël immatériels. Cela ne signifie pas pour autant qu’aucun cadeau matériel ne transite jamais entre mes mains. Comme tout le monde, j’offre et je reçois des cadeaux qui font mouche, et d’autres… un peu moins. J’avais envie de te parler de la façon dont j’envisage les cadeaux pour peut-être t’aider à faire le tri.

Je garde

  • les cadeaux qui me mettent en joie. Évidemment ! Appelle-moi Madame la Capitaine des Évidences. Si tu as lu La magie du rangement de Marie Kondo, ce principe te rappellera sûrement quelque chose. Sans préconiser un style de vie minimaliste, elle encourage cependant à ne garder chez soi que ce qui nous met en joie, ce qui nous fait sourire et nous met de bonne humeur. Ici, peu de questions à se poser !
  • les cadeaux qui me rappellent quelqu’un de cher. Par exemple, ma grand-mère a le chic pour m’offrir des objets un peu kitsch avec des petits chats. Mais puisque je sais que ses cadeaux viennent du cœur, je les aime et ils me font sourire, même si les petits chats sont parfois atrocement kitschounets.
  • les cadeaux qui vont m’être utiles. Je ne rêvais peut-être pas d’une machine à pain ni d’une machine à croque-monsieur, mais si j’aime ce qu’ils permettent de faire, je garde, bien évidemment (une machine à hacher la viande, par exemple, serait totalement inutile chez moi !), à condition d’avoir la place.
  • ce qui ne me plaît pas forcément sur le moment, mais qui peut gagner mon cœur à l’usage. Les vêtements pas dans les couleurs que je choisis d’ordinaire, mais dont j’aime la coupe ou la matière méritent une période d’essai. La machine à pain, il faut voir à l’usage aussi.

Je ne me lasserai jamais de ces chaussettes de lutin offertes par ma chère Mme Stilettos !

Je donne

  • les cadeaux utiles, mais pas pour moi. Voir le point ci-dessus : si une amie m’a dit qu’elle rêvait d’une machine à pain, et qu’on m’a offert une machine à pain que je n’ai pas demandée, c’est facile.
  • les cadeaux alimentaires auxquels je suis allergique, que je refuse de manger pour des raisons éthiques ou tout bêtement, que je n’aime pas (QUI a inventé le mélange chocolat-orange ?! Qu’il se dénonce !). Je suis d’ailleurs persuadée que les boîtes de chocolats et confiseries de Noël passent par au moins sept destinataires avant d’être ouvertes.
  • les cadeaux en double, triple, quadruple… : les bonnets, les écharpes, les chaussettes pas rigolotes… Bon. Ai-je vraiment besoin de garder une cinquantième paire de chaussettes noires ?
  • les objets pas à ma taille ou impossibles à échanger : j’organise un troc ou je donne à une friperie.
  • les décorations qui ne sont pas à mon goût, comme les tableaux, les bibelots…
  • les livres : une fois lus, je les garde assez rarement, donc je les donne aux copains, à la bibliothèque, à des oeuvres de charité…

Je revends

… Ouh le vilain mot. Une vraie question éthique, et j’aime vraiment mieux redonner que revendre, mais des fois, mieux vaut revendre :

  • les cadeaux utiles, mais pas pour moi, et pas pour mes amies. Si la machine à pain n’a pas trouvé preneuse parmi mes amis, elle ira sur Le Bon Coin.
  • les vêtements vraiment hideux. Non, en toute objectivité, ça existe. Ceux-là, ils sont vraiment difficiles à redonner aux ami.e.s, surtout quand on connaît leurs goûts, et ce n’est pas parce que les clients des friperies sont désargentés qu’il faut leur infliger des horreurs. Dans ce cas, je les mets sur un vide-dressing en ligne, en espérant qu’un fin connaisseur de la marque en question se manifeste.

« Merci, il ne fallait pas ! …vraiment pas. »

On peut se demander pourquoi revendre au lieu de donner ? C’est assez simple. En refourguant un truc moche et/ou inutile à quelqu’un de mon entourage, il y a des risques qu’il se retrouve inutilement à la poubelle. Tandis qu’en le vendant, je sais qu’il ira à quelqu’un qui en a assez envie pour l’acheter, et qu’il sera donc bien traité. Et pourquoi pas utiliser l’argent pour faire un cadeau à quelqu’un ?

Je sais bien que la question de revendre fait polémique. La problématique n’est pas de savoir comment réagir : tout cadeau vient du cœur, et même si je sais pertinemment que la tante Gertrude me refile des cadeaux qu’elle a eu gratuitement chez Yves Rocher, elle le fait sans doute parce qu’elle pense qu’ils peuvent me plaire. J’essaie de toujours partir du principe que la personne pensait à me faire plaisir.

Maintenant, j’aimerais détacher deux notions : le plaisir de recevoir un cadeau, et le plaisir de s’en servir. Tu diras peut-être que je cherche à me dédouaner, mais j’essaie de recevoir tous les cadeaux selon l’idée que la personne voulait me faire plaisir en montrant qu’elle a pensé à moi. Mais qu’ensuite, ce que je fais du cadeau n’est plus de son ressort. Le fait que le cadeau ne soit plus chez moi n’enlève au rien au fait que j’ai apprécié l’intention.

On dit souvent que c’est l’intention qui compte, et j’ai mis longtemps avant de comprendre cette phrase. Oui, BIEN SÛR que c’est l’intention qui compte. Mais on se sert trop souvent de cette phrase pour nous faire culpabiliser à garder des choses qui serviraient à d’autres personnes. J’essaie de garder en tête l’intention et non le cadeau.

Et pour essayer d’éviter ce type de dilemme moral, je rappelle toujours à mes proches que je préfère les dons pour des associations ou les cadeaux matériels s’ils ont envie de me faire des cadeaux.

Et si quelqu’un me demande si j’ai utilisé sa machine à pain ? Je réponds qu’elle marchait à la perfection, mais que je n’avais pas le temps de lui faire honneur et que je l’ai donnée à un.e ami.e qui saurait l’utiliser comme il se doit. Jusqu’à présent, personne ne s’est vexé… je crois. Une amie m’a offert un cadeau un jour avec une note qui disait en substance « si ce cadeau ne te plaît pas, n’hésite pas à en faire profiter quelqu’un qui en aura davantage l’utilité » et j’ai adoré cette attention (même si j’ai aussi adoré le cadeau, pour le coup). Depuis, quand j’offre quelque chose, j’essaie toujours de dire aux destinataires qu’ils ne doivent pas se sentir coincés à vie avec cette ravissante théière jaune, et qu’ils n’hésitent pas à donner une deuxième vie aux objets. Je ne sais pas s’ils me prennent au mot, mais j’aurai horreur de découvrir que quelqu’un garde un objet par obligation et non par plaisir.

Et toi, comment tu gères les cadeaux ? Que fais-tu quand un cadeau ne te plaît pas ? Tu donnes, tu revends ou tu gardes ? Raconte-moi tout dans les commentaires.

Commentaires

11   Commentaires Laisser un commentaire ?

sweetday

AHAHA je suis 100% d’accord sur le mélange chocolat/orange ! (et d’ailleurs tout autre fruit, framboise, passion… erk)
J’aime bien ton article qui me conforte dans mon opinion qui ne fait que se renforcer depuis quelques années chez moi : essayer de désencombrer, ne pas accumuler, ne pas faire/recevoir de cadeaux inutiles, ne pas noyer les enfants sous les jouets… (Ce dernier point c’est peine perdue au vu du dernier Noël, pas du fait des parents mais de l’entourage… et ça m’énerve). Je trouve que la franchise est nécessaire mais c’est tellement dur de dire à quelqu’un « je n’ai pas apprécié ton cadeau mais le geste oui »… pour le moment je n’ai jamais osé le faire.

le 08/01/2018 à 11h38 | Répondre

MlleMora

Depuis que j’ai des enfants, je reçois beaucoup moins de cadeaux, et ça me va parfaitement ! Par contre, c’est le trop plein de cadeaux pour les enfants qu’il faut gérer !

le 08/01/2018 à 13h13 | Répondre

Madame Nounours

Perso je fais une wishlist des choses qui me ferait plaisir pour mon anniversaire et pour Noël et au moins pas de mauvaise surprise. Ok il y a moins de surprise mais au moins il n’y a pas de déceptions. Par contre il m’est arrivé d’avoir des doubles et là J’ai revendu sur des sites spécialisés mais depuis quelques années ça se raréfie grâce à la wishlist.

le 08/01/2018 à 13h18 | Répondre

Delphine

Article très intéressant !
J’essaye moi aussi de faire et de demander des cadeaux utiles ou qui font vraiment plaisir. Surtout pas des cadeaux qu’on se trimbale comme des boulets et qu’on n’ose pas refourguer. On s’empoisonne la vie !
J’ai horreur des objets purement décoratifs, posés sur une étagère, qu’il faudra dépoussiérer au plumeau…

le 08/01/2018 à 19h00 | Répondre

Melinda

Je suis arrivée aux mêmes conclusion que toi : je donne ou revends certains cadeaux faits à notre bébé. D’une, on n’utilise pas tout, et je suis gênée que certains objets neufs, de valeur, aient été achetés « pour rien ». D’autre part, on n’a pas la place de tout garder dans notre petit appartement…

le 09/01/2018 à 07h35 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Lorsque quelque chose ne me plaît pas ou plus ou ne sert pas ou plus, je n’ai vraiment aucun scrupule à donner ou à vendre !
Pour le moment, cela ne m’est jamais arrivé avec un cadeau de noël ou d’anniversaire.
La seule fois où le cadeau était sur de ne pas me plaire (mes bp voulaient m’offrir encore un parfum mais cela ne se périme pas, et avaient choisi quelque chose que je n’allais pas aimer, ma bm porte toujours des trucs qui sentent fort et pas moi), mon mari l´a echangé !
Je n’ai encore jamais franchit le pas pour les vêtements mais j’aimerai bien !

le 09/01/2018 à 07h48 | Répondre

Mélimélanie

Bon tu sais ce que j’en pense on en a déjà parlé et tu sais ce que j’ai eu à Noël. Je vais effectivement essayer de répartir certaines choses que je ne veux pas voir périmer dans mon placard. Et pour la prochaine année ou je fais un Noël avec la famille « elargie » je fais une liste!

le 09/01/2018 à 08h29 | Répondre

Freesia

Bon, tu sais, moi, j’adore le chocolat à l’orange (ou à la menthe), donc si tu trouves pas preneur … 😉

le 09/01/2018 à 17h22 | Répondre

Freesia

A part ça, je suis plutôt d’accord … L’année dernière, j’ai reçu des boites à sucre (oui, trois, identiques, de la même personne… pourquoi ?). J’en ai gardé une pour y ranger les petites craies de mon fils mais les autres ? données à Emmaus. Idem pour la robe en taille 5 (sérieusement ? Je fais une taille 2 quoi… La robe me fait un parachute (et en plus, je la trouve vraiment pas belle) ou le haut à froufou transparent importable sauf quand tu décides de te déguiser en femme faisant le plus vieux métier du monde (ou presque quoi) ? vendues sur des groupe de vente.
Ma belle-mère m’offre toujours des tonnes (mais alors des tonnes, j’ai eu 5 paquets de bougies chauffe-plat et 5 bougies autre) de bougies. J’en utilise pas autant, alors je trouve des occasions ou je les ré-offre à quelqu’un qui s’en servira.

sinon, moi, cette année, j’ai pas grand chose à retourner. J’ai eu de l’immatériel avec de jolis moments, et ça me convient PARFAITEMENT. Bon, j’ai aussi eu une cocotte mais la mienne était cassée et je m’en sers tout le temps, donc je suis ravie.

Bref, j’aime ton article. Et je testerai le « merci pour le geste mais vraiment, ça ne me convient pas. »

le 09/01/2018 à 17h29 | Répondre

Croco

J’étais justement en train de me demander s’il valait mieux garder l’hippopotame à la musique trop moche que ma belle-mère à offert à mon fils (de 6 semaines) ou le garder et râler intérieurement à chaque fois que je le vois parce qu’elle à encore offert un truc à pile à un de mes enfants…
Pourtant, on a fait une liste de naissance, elle le sait, et il reste encore plein de choses qui n’ont pas étéoffertes !

le 11/01/2018 à 09h44 | Répondre

Nilith lutine

Merci pour cet article, et d’ainsi contribuer à la dédramatisation du débarrassage de cadeaux !

J’avais lu un résumé de la méthode Kondo, et je trouvais en effet très pertinents ces points :
– « garder ce qui peut m’apporter du bonheur » (ou ce qui peut me servir… Pas hypothétiquement une fois tous les 4 ans ! Dans ce cas on se débrouillera certainement sans !)
– « dissocier le geste d’offrir de l’objet » (pour accepter de se débarrasser d’un cadeau qui ne nous apporte pas de bonheur et qui nous est inutile)
– « se débarrasser VITE des choses, sans forcément chercher à les revendre » (voir si le bénéfice gain financier/temps passé pour la vente est vraiment positif)… Bon ça on a encore du mal, les choses trainent souvent trop longtemps dans le garage avant d’être effectivement mises en vente ou portées à la Ressourcerie.
– « ne pas déplacer le problème chez quelqu’un d’autre »… Là c’est un peu compliqué car il y a une tonne de trucs dont je veux me débarrasser que m’avaient prêté mes parents… Et dont, en vérité, ils ne se servaient pas. Mais je ne peux pas vraiment les jeter sans avoir leur aval… Du coup j’essaye de formuler que nous n’en voulons plus, et que s’ils en ont l’utilité, ils peuvent les récupérer… Sans quoi, on les donnera. (À la Ressourcerie… Où peut-être des gens les achèteront pour ne jamais s’en servir… Ahem.) Et ça marche, finalement il y a plein de trucs qu’ils n’ont pas récupéré ! (En ce moment, leur proche déménagement aide bien en ce sens !)

Ça s’applique aussi aux quelques jouets « hors sujet » offerts aux enfants… du moins pour l’instant, où Pimprenelle est trop petite pour demander expressément à garder telle ou telle chose. (Du coup ça me permet de virer discrètement la poupée super moche qui me file les jetons.)
Mais j’espère réussir à lui apprendre à se séparer de certains jouets avec lesquels elle ne joue pas et qui n’ont pas assez d’intérêt pour être conservés pour ses frères/sœurs.

Le tri est loin d’être fini car je n’ai pas encore trop appliqué ces principes aux choses récupérées avant. Mais au moins, avec les nouveaux cadeaux et dons, j’y arrive ! 😀 (Tadam, j’ai raccroché avec le sujet initial de l’article !)

le 15/01/2018 à 11h30 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?