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Un été au Japon – Partie 1


Publié le 19 avril 2020 par Azu

Comme tu l’auras remarqué, avec déjà deux articles sur le thème japonais à mon actif, j’adore le Japon ! À l’heure où j’écris ces lignes, je devrais d’ailleurs être à l’aéroport pour embarquer dans un avion direction Tokyo sans escale. Mais nous sommes en plein confinement, et donc dans l’impossibilité de nous y rendre pour la troisième fois (quatrième fois pour mon mari, que nous appellerons M. Riwen).

À défaut d’y aller, je me lance donc dans une série de chroniques pour te faire découvrir mon premier voyage au Japon, en plein été. J’espère que cela te permettra de t’évader un peu de ton propre confinement !

Crédit photo : photo personnelle
Le Japon en une photo : Salaryman/Kimono/Minions.

Un Japon chaud et humide

On m’avait prévenue mais je ne voulais pas y croire : il fait extrêmement chaud et humide pendant la saison estivale nippone. Pourtant habituée aux pays humides (coucou la Polynésie, l’Indonésie et la Malaisie : promis je te raconterai aussi ces voyages là si ça t’intéresse !), j’ai été extrêmement surprise du taux d’humidité du Japon en plein été. Je ne regrette pas, mais personnellement je n’y remettrai plus les pieds à cette saison. C’était extrêmement fatigant et il y a plein de sorties que j’ai fait abréger car je n’en pouvais plus de cette chaleur humide.

Je me suis clairement un peu déçue à ce voyage et je regrette de ne pas avoir pu profiter pleinement de cette première virée au pays du soleil levant. D’autant plus que j’étais un peu dans l’attente d’une demande en mariage officielle. Chaque jour, je me réveillais avec cette idée en tête avant de complètement l’oublier jusqu’au soir une fois la tête posée sur l’oreiller et réalisant qu’heureusement ça n’avait pas été ce jour-là car j’avais été odieuse à cause de la chaleur (M. Riwen me dit dans l’oreillette que je ne l’ai pas été tant que ça, ouf).

Un itinéraire conventionnel et original

M. Riwen était déjà allé une fois au Japon avec ses amis, et même si ça ne le dérangeait pas de refaire les mêmes choses, j’avais envie de sortir un peu des sentiers battus, et lui aussi. Avec un mois a passer au Japon nous avions largement le temps de faire les spots classiques mais aussi de s’aventurer un peu plus en avant en terre nippone.

Après moultes réflexions, nous avons décidé de faire l’itinéraire suivant : Tokyo, Fukuoka, Kagoshima Yakushima, Kumamoto, Takachiho, Beppu, Miyajima, Kyoto, Nara, Kōya-san, Osaka, et retour à Tokyo. Nous avons donc exploré Kyūshū en poussant jusqu’à l’île de Yakushima, qui a inspiré les paysages du créateur de Princesse Mononoké, je parle bien sûr de Hayao Miyazaki.

Crédit photo : photo personnelle
Fukuoka en soirée
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Cap au sud

Nous passons seulement une nuit à Tokyo, avant de prendre le shinkansen pour 5 h de train, à destination de Fukuoka. Armés de nos bentos achetés dans l’immense gare de Shinjuku, je dévore des yeux les paysages si différents de chez nous sans voir le temps passé. Quand nous arrivons à Fukuoka, il est bientôt l’heure de dîner. Nous nous dirigeons donc vers les berges d’une rivière où sont installés tous les soirs des yatai (stands de street-food). On se régale de yakitoris (petites brochettes japonaises) et surtout celles de peau de poulet grillé bien croustillantes. L’atmosphère est agréable : le soleil se couche, il fait bon, les bâtiments se reflètent dans la rivière (ça ressemble un peu à Dotonbori à Osaka, en moins animé), nous sommes en vacances et on profite. On fait un passage éclair par les marchés couverts, qu’on trouve à peu dans n’importe quelle ville au Japon, pour s’acheter une glace avant de rentrer tranquillement à pied à notre hôtel. Nous ne seront pas restés longtemps à Fukuoka, mais cette première incursion dans l’univers nippon reste gravé dans ma mémoire.

Crédit photo : photo personnelle
Les fameux yatais.

Crédit photo : photo personnelle
Les brochettes délicieuses, miam miam miam.

Kagoshima et sa presqu’île Sakurajima

Le jour suivant, nous reprenons le shinkansen pour moins de 2 h et atteignons Kagoshima, tôt le matin. Cette ville n’est elle aussi qu’une étape avant d’atteindre Yakushima. Nous décidons de passer la journée sur la presqu’île qui fait face à la ville : Sakurajima. On embarque en ferry avant d’être lâchés sur la presqu’île sans qu’on ne sache vraiment comment s’y déplacer. Il est midi et on décide avant de visiter de chercher un endroit où manger. Il fait extrêmement chaud et humide, une des journée les plus chaude de notre voyage, mais également de l’été japonais : il fait 38° C à l’ombre, 45 au moins en plein soleil, avec un taux d’humidité dépassant les 90 % . On marche 10 min sous un soleil implacable. On passe devant un konbini Family Mart (supérette japonaise) mais espérant trouver mieux plus loin, on continue de marcher sur le trottoir qui borde la route principale de la presqu’île. C’est insupportable, je n’en peux plus et m’énerve très vite, d’autant plus qu’on ne trouve pas grand chose et que ce qu’on trouve est fermé.

Finalement, on décide de faire demi-tour et on s’achète à manger au konbini avant de s’installer dans leur espace restauration. Il y a la climatisation et ça me fait un bien fou. Après ce repas, tout s’améliore (à mon avis, la faim et la chaleur ne font pas bon ménage chez moi), nous nous rendons au centre d’informations touristique de l’île et on book un tour en bus. D’habitude, ce n’est pas trop notre truc, mais il fait trop chaud pour se déplacer à pied.

Crédit photo : photo personnelle
Sakurajima, le volcan le plus actif du Japon.

Au final, on se retrouve avec plein d’autres japonais venus pour la journée. À chaque escale, on s’amuse à les regarder se prendre en photo un peu partout. On est encore plus amusés par un couple de Chinois ou Taïwanais qui fixent leur caméra sur un trépied et se filment gesticulant avec le paysage en arrière fond. Sans doute quelque youtubeur / instagrammer / influenceur.

On se prend nous-même au manège des autres japonais, et nous faisons prendre en photo devant les jolies vues que nous offre la presqu’île. Et notamment sa caldeira. Car l’île de Sakurajima est en fait un volcan en activité, certes réduite, mais parfois de la fumée s’en échappe. Au point d’observation le plus haut, on a une vue parfaite sur les anciennes coulées de lave.

Crédit photo : photo personnelle
Vue de la caldeira du point de vue le plus haut et safe, à 373 m d’altitude.

Crédit photo : photo personnelle
De l’autre côté, Kagoshima s’étend à l’horizon.
Et une libellule se prend pour un hélicoptère.

Le meilleur tonkatsu de ma vie

Le soir venu, nous décidons de faire confiance à l’application conseillée par un ami : Tabelog. C’est le tripadvisor japonais des restaurants. Alors certes, comme nous ne lisons pas les kanjis, impossible de comprendre les commentaires, mais il suffit de se fier au nombre d’étoiles sur cinq que possède les établissements. On se décide pour un petit restaurant spécialisé dans les tonkatsus (porc pané).

Cependant, le premier défi de la soirée ne sera pas la barrière de la langue, comme on se l’imaginait, mais tout simplement la localisation du fameux restaurant. Car au Japon, la restauration n’est pas seulement au niveau de la rue, il y a des immeubles complets de restaurants, du sous-sol au dernier étage ! Et généralement, pour ne pas faciliter les choses, ce n’est pas écrit dans notre alphabet bien sûr. Après avoir tourné autour du bâtiment trois fois, on réussit à trouver un escalier qui descend. On hésite un peu car on pensait plutôt que le restaurant serait dans les étages. Finalement, il se trouvait bien au sous-sol. Le personnel nous installe au comptoir face au chef qui est en train de cuisiner. Il n’y a pas de cartes, mais M. Riwen a appris quelques petites phrases en japonais pour se sortir de cas dans ce genre : osusume wa nandesuka ?, qu’est-ce que vous nous recommandez ? Le chef ravi nous explique en anglais, il ne parle pas beaucoup mais c’est largement suffisant pour se faire comprendre, ce qu’il veut nous proposer et on se laisse donc tenter par sa spécialité : le tonkatsu.

Crédit photo : photo personnelle
Meilleur tonkatsu de ma life !

Une fois servis, il nous montre comment on le mange à Kagoshima : d’abord de la moutarde américaine (sucrée donc) à étaler sur les tranches de porcs panés, puis de la sauce tonkatsu japonaise et un peu de citron pressé.

Le plat est énorme mais délicieux, ce sera un des meilleurs plats de mon séjour même si tout a toujours été excellentissime. La panure croustille sous la dent et le porc est extrêmement tendre. Le chef nous raconte que cela fait trente ans qu’il cuisine des tonkatsus et qu’il partira à la retraite dans deux ans. Quand nous ressortons de l’établissement, il y a la queue, on apprend donc que c’est un restaurant où il faut venir tôt pour avoir de la place…

Le lendemain, direction Yakushima, mais ça c’est une autre aventure et une autre chronique !

Et toi, as-tu des anecdotes à me raconter sur tes voyages ? N’hésite pas à me les partager en commentaires !

Commentaires

5   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mrs Smith

Merci pour cet article dépaysant, j’ai adoré mon voyage au Japon et ça fait du bien de ne pas lire sur le coronavirus ! 🙂

le 19/04/2020 à 09h41 | Répondre

Azu

Je me suis dit qu’avec tous les sujets Covid, tout le monde avait besoin d’un peu d’évasion, moi la première haha. Merci en tout cas ^^

le 19/04/2020 à 11h12 | Répondre

Max (voir son site)

Cool merci pour ce récit super intéressant, moi même étant très intéressé par ce pays j’apprends beaucoup merci 😁

le 19/04/2020 à 12h31 | Répondre

Cricri2j

Nous avons très envie de visiter ce pays également et je note qu il faut éviter la saison chaude alors.
Sinon, la demande en mariage a t elle eu lieu lors du séjour?? 😄

le 20/04/2020 à 20h11 | Répondre

Azu

Oui elle a eu lieu pendant le séjour mais plus tard et dans un lieu vraiment vraiment chouette ^^

le 26/04/2020 à 11h50 | Répondre

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