Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

La procrastination, ce fléau


Publié le 7 mai 2020 par Joy

Début mars, sur la page des chroniqueuses SNT : « Qui se lance pour une chronique sur la journée mondiale de la procrastination ? »

Moi : (c’est le 25 mars, ça va j’ai le temps) « Ok, moi ! Je suis un génie de la procrastination ! »

17 mars : la France est confinée.

25 mars : rien.

1er avril : poisson d’avril ! Rien.

13 avril : Pâques. Miam. Rien.

16 avril : je me remets à écrire cet article.

Alors ?? C’est qui la boss ??

Crédit photo (creative commons) : tookapic

La procrastination : pourquoi ?

La procrastination consiste à remettre au lendemain ce qui peut être fait le jour même. Entre nous, remettre seulement au lendemain me semble déjà un bon résultat. Bref.

Pourquoi une journée spéciale pour ce vilain défaut ? Peut-être parce que nous sommes nombreux à en être atteint ? Parce que c’est un handicap dans une société qui va si vite ? L’origine de ce comportement est difficile à expliquer. Je crois qu’il doit y avoir autant de formes de procrastination que de procrastinateurs, mais y a t’il une cause commune ?

Mon mode de procrastination, c’est laisser traîner les choses pénibles en espérant secrètement qu’elles se fassent toutes seules. Je mets en place des stratégies contreproductives consistant à remplacer ce que je n’ai pas envie de faire par quelque chose d’autre, pas forcément plus intéressant.

Exemple : se mettre à faire un grand ménage (que je procrastine en temps normal) pour ne pas réviser mes examens.

De plus, je suis incapable de m’organiser longtemps à l’avance pour respecter une date butoir. Je finis soit par déployer une énergie folle au pied du mur… soit par laisser tomber. Je ne sais pas si c’est une forme de flemmardise, ou de manque d’organisation, ou s’il y a une autre raison. Dans tous les cas, je ne le fais pas pour t’embêter.

Je suis toujours frappée par l’incompréhension dans les yeux de mes congénères qui n’ont pas ce défaut. Par exemple, mon mari qui m’a longtemps pris pour une paresseuse finie. *** non en fait, il le pense encore***

Toujours est-il que je suis une procrastinatrice naturellement douée, mais qui se soigne. Car ce penchant m’est de plus en plus pénible.

Points positifs

La procrastination, c’est marrant. Ça fait cool et détendu du slip.

Points négatifs

  • Les gros coups de stress pour rattraper son retard (moins détendu du coup)
  • La culpabilité d’être encore à la ramasse
  • L’impression de perdre son temps
  • Le manque de respect envers les autres, lorsqu’on travaille sur un projet commun ou qu’ils attendent un résultat pour une date donnée.

Dernier problème : je double ce défaut d’une grande ambition, j’ai mille envies et je n’y arrive pas à en faire le dixième.

Voici la liste (non exhaustive bien sûr) de mes projets en attente :

  • Lire les dizaines de livres téléchargés dans ma liseuse. Raison du retard : j’ai plein de livres « sérieux » en attente et je télécharge régulièrement un nouveau livre super facile à lire que je dévore.
  • Me mettre à la couture, puis coudre des serviettes, des lingettes, mes rideaux, des housses de coussin et des vêtements, sans oublier des charlottes à plat. J’aurais pu faire des masques si j’avais commencé en décembre comme prévu. Pourquoi ? Je bloque sur le tutoriel d’installation de la machine, je n’aurais jamais imaginé que c’était aussi galère.
  • Trier mes 20 000 photos et apprendre à utiliser Lightroom pour faire du post-traitement. Ben, ça prend du temps pour apprendre… J’ai la flemme de m’y mettre.
  • Améliorer mon anglais, apprendre le russe et le japonais. Voir ci-dessus. Si seulement regarder des séries en VO suffisait…
  • Programmer les menus de la semaine et me mettre au batch-cooking. Faut réfléchir, s’organiser. J’ai encore la flemme.
  • Effacer mes mails non lus (depuis 2003) ça c’est fait, merci le confinement !
  • Trier et organiser mes tas de paperasse. Je me suis tellement reconnue dans le terme phobie administrative !

S’en sortir

D’abord, je constate une amélioration naturelle avec l’âge. Peut-être est-ce dû à l’expérience, à la quantité de choses à gérer qui a augmenté ? Je me fais toujours violence pour ne pas laisser traîner ce que je dois faire, mais l’effort est de courte durée. De plus, j’ai maintenant beaucoup plus de scrupules à abandonner. Ça s’applique notamment au travail, où je ne laisse plus mes dossiers en souffrance (ou si peu que ça ne compte pas).

Et ensuite, j’ai beau réfléchir, je n’ai pas de trucs à te proposer pour s’améliorer.

Le plus dur, c’est de se lancer. Dis toi que le premier pas est le plus difficile. Prévois aussi une récompense APRÈS (le secret est là) pour te motiver. Pas de miracle, je ne vois que la bonne vieille méthode du coup de pied au cul. J’ai longtemps cru que mettre en place une routine me permettrait de me discipliner, mais c’est vraiment au dessus de mes forces pour l’instant ! Je ne vois plus qu’une solution : attendre que le temps fasse son œuvre…

Et toi, est-tu concernée ? Comment perçois-tu la procrastination ?

Commentaires

7   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur

J’avoue, il s’agit d’un défaut que j’ai assez peu, même si je procrastine souvent au travail pour les taches inintéressantes. Moi ma technique pour pas culpabiliser c’est de me dire que c’est des taches que je ferais quand je n’aurais rien d’autre à faire 😅
Et sinon pour ta machine à coudre, je veux bien t’aider à te dépatouiller si tu le souhaites. Comme ça ce sera une procrastination de moins 😚

le 07/05/2020 à 09h01 | Répondre

Joy

Ta proposition me fait vraiment super plaisir 🙂

le 10/05/2020 à 15h24 | Répondre

Rosa Evril

Je me reconnais bien dans ta description et ça rejoint l’article que j’ai écrit il y a quelques jours 🙂 je n’ai pas de solution non plus pour s’en sortir malheureusement… Bon courage, on se serre les coudes 😁

le 07/05/2020 à 09h12 | Répondre

Cricri2j

Merci pour cet article je me sens moins seule.
Quand je vois le 10eme de ce que les gens ont l air d avoir accompli pendant le confinement (ménage, rangement…), je regarde ma maison en soupirant 🙂

le 08/05/2020 à 22h52 | Répondre

Joy

On est nombreux dans ce cas, enfin je crois ?? En tout cas, rassure toi, je fais le même constat (presque) post-confinement…

le 10/05/2020 à 15h25 | Répondre

Marianne

Tout le secret réside dans ce petit « l’air d’avoir » ! Pour me remotiver quand j’ai l’impression d’être une sous-nullité bonne à rien, c’est de faire une liste de trucs que je fais dans la vie et dont je peux être fière, par exemple une liste de tous les comportements écolo que j’ai adoptés, ou une liste de livres que j’ai lus, ou je mets mon CV à jour avec des nouvelles compétences acquises!
Parce que OUI je traine sur internet, mais en attendant, j’apprends aussi des choses!!
Et puis sinon être cool et se dire « c’est ok », ça peut marcher aussi 🙂

le 11/05/2020 à 23h36 | Répondre

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