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Halloween me met mal à l’aise


Publié le 30 octobre 2017 par Madame Givrée

Halloween me met mal à l’aise. C’est paradoxal, me diras-tu, parce que je baigne dans la culture anglo-saxonne depuis de nombreuses années et c’est bien plus populaire dans les pays anglophones que chez nous. Et tu auras peut-être raison, même si je pourrais objecter que baigner dans une culture, avoir passé des années dans un pays autre que le mien ne veut pas dire que je souscris à toutes les coutumes et traditions de ce pays.

Les quantités de bonbons vendues en magasin, tout ce sucre, le faux sang, les déguisements plus ou moins douteux, les emprunts à d’autres cultures de plus en plus décriés sur la toile, les costumes hyper sexy, même pour les toutes petites filles, en vente dans tous les magasins, la surabondance d’orange et de noir, la célébration de ce qui est moche et de ce qui fait peur… c’est tout ce que je déteste. Je comprends bien que pour la plupart des gens, c’est juste une occasion de s’amuser, de permettre aux enfants de jouer aux méchants, d’exagérer certains traits, peut-être d’exorciser un certain nombre de peurs, faire un pied de nez à ce qui les angoisse, ou juste une excuse pour organiser une soirée entre amis et se goinfrer de sucreries. Une fois, quelqu’un m’a dit que c’était la parfaite occasion de s’habiller comme elle voulait sans que personne ne la regarde de travers. Mais l’emphase apportée à ce qui serait maléfique, violent, ou gore me met mal à l’aise.

Crédits photos (creative commons): Cocoparisienne

Ce n’est pas une question d’origine ou de culture. J’entends beaucoup de gens dire que « Halloween n’est pas dans notre culture, il faut arrêter de perdre notre identité et de tout emprunter au monde anglophone », mais ces personnes, je pense, oublient que la plupart des fêtes et célébrations ont été étrangères, avant d’être nôtres. Elles ne pensent pas que ce qui constitue « notre » culture s’est construit sur des siècles d’emprunts et d’assimilations d’autres coutumes, d’autres cultures. Et pour moi, ce n’est pas la question, peu importe les origines de Halloween. Je n’aime pas la façon dont c’est célébré, les concours de gâteaux plus horribles les uns que les autres, les fausses toiles d’araignées dans tous les coins, les araignées et autres bestioles en plastique que les enfants s’amusent à cacher pour surprendre les adultes ou leurs camarades, les films d’horreurs sur toutes les chaînes anglophones, le maquillage noir…  Je n’ai tout simplement aucune envie de m’associer à tout ça. Bon, il faut dire que, pour le dernier point, si je devais me retrouver le visage entièrement maquillé pour l’occasion, tu peux être sûre que j’en aurais pour trois semaines pour récupérer une apparence normale. Être allergique à presque tout ce qui se fait en matière de cosmétique, c’est une plaie.

Je ne comprends pas trop comment on peut passer toute l’année à rassurer ses enfants sur l’inexistence de monstres sous leur lit, et d’un coup d’un seul, accepter de voir des costumes plus horribles les uns que les autres partout dans la rue, laisser une sorcière, un meurtrier à la tronçonneuse, un fantôme, un masque de Scream et une incarnation de la Mort frapper à la porte, et leur distribuer des bonbons en échange de notre prétendue sécurité physique ou spirituelle (« un bonbon ou un sort »), et refermer la porte pour expliquer aux tous petits que ce n’est que pour du faux. Pourquoi on les protège des médias, des informations, des films d’horreur, pourquoi on a mis des limites d’âges pour certaines catégories de films, dans ce cas?

Crédits photos (creative commons): thisguyhere

Ce qui est compliqué quand j’en parle autour de moi, c’est que les gens ont très facilement deux réactions: il y en a qui croient que je les juge, alors que, fondamentalement, je pense que chacun est libre de faire ce qu’il veut, j’essaie juste d’expliquer pourquoi Halloween n’est pas pour moi. Et puis il y a les gens qui pensent que je n’ai aucun second degré, que je prends tout au pied de la lettre. Mon sens de l’humour et du second degré va bien, merci, et c’est sûrement l’ancienne enfant très angoissée qui parle, mais si j’avais des enfants en bas âge, ma porte resterait fermée à Halloween.

Je crois qu’il y a bien d’autres façons de célébrer l’automne, qui est une saison que j’aime énormément, que cette fête que je trouve moche et inconsistante. Pourquoi avoir besoin d’une fête aussi affreuse pour partager des recettes à base de citrouille, de pommes, de cannelle ou de noisette ? Suis-je la seule à ne pas avoir la moindre envie de confectionner ou de manger des faux doigts momifiées, des araignées en réglisse, ou des serpents en gélatine ?

Et toi, qu’en penses-tu ? Halloween te met mal à l’aise ? Ou, au contraire, tu attends Halloween avec impatience ? Viens nous en parler dans les commentaire.

Commentaires

28   Commentaires Laisser un commentaire ?

Gwen

Je pense comme toi, je déteste cette fête.. pourtant j’adore les films d’horreur! Mais les déguisements, les bonbons, le porte à porte avec les enfants, je ne suis pas fan.. j’ai aussi du mal avec le fait que ce ne soit pas une fête de chez nous, par contre j’adore les magnifiques maisons décorées aux USA. Bref, vivement les fêtes de Noël 😊

le 30/10/2017 à 09h34 | Répondre

Madame Givrée

Ah, mais oui, vivement les fêtes de Noël ! Même si je déplore le fait que les décorations soient déjà exposées partout dans les magasins.

le 02/11/2017 à 19h00 | Répondre

Nya (voir son site)

Mais ce n’est pas une célébration de l’automne du tout ! C’est une célébration de la mort 😉
L’automne, en tout cas ici, on le célèbre pour l’action de grâce (Thanksgiving), avec des décos à base de feuilles d’automne et bottes de foin.
Halloween, c’est la catharsis d’une année à ignorer la mort, c’est le jour où on peut canaliser toutes les peurs et surtout se rappeler que la vie est aussi fugace qu’une soirée à prétendre que les esprits sont parmi nous. Je n’ai pas besoin d’en remettre une couche sur le fait que moi j’adore cette fête, parce que c’est le seul moment de l’année où on parle de la mort de façon « joyeuse », en tout cas positive, même en termes déguisés. Nous sommes tous tellement déconnectés de la mort que c’est peut-être le seul moyen d’aborder naturellement les choses, avec les adultes comme les enfants. Je suis consciente que la mort n’est pas glamour, que vieillir en souffrant ou mourir à petit feu d’un cancer n’a rien de divertissant, mais pour une fois qu’on peut y penser sans trop angoisser, c’et une bonne chose à mes yeux.
Halloween est effectivement désormais un grand Mardi-gras avec des costumes qui prêtent à polémique ou sans plus grand rapport avec Hallow’s Eve, et je suis tenante d’un Halloween classique, fait de sorcières et de monstres, de vampires et de revenants. Voici un article que j’aime beaucoup sur un appel à revenir à l’essence de cette fête :
https://beta.theglobeandmail.com/opinion/weve-forgotten-about-halloweens-roots-threats-and-thrills/article36749302
Après, l’avantage de vivre en France, c’est que tu peux absolument échapper à cette fête si tu ne cherches pas activement à y participer 🙂

le 30/10/2017 à 13h23 | Répondre

Madame Givrée

Haha oui c’est vrai que j’ai raté ma transition… il y avait quelques phrases avant ça, mais je les ai effacées et du coup, comme ça, sans transition, c’était maladroit.
J’ai beaucoup pensé à toi en écrivant cet article. Je sais que nos avis divergent sur la question :).
Bon, en même temps, j’ai un vrai problème avec la question de notre mortalité, et je ne vois pas du tout comment canaliser toutes ces questions sur une journée. Ceci explique peut-être cela :p.

le 02/11/2017 à 19h02 | Répondre

Nya (voir son site)

On peut ne pas toujours être d’accord ! De mon côté, c’est Noël qui m’écœure avec son côté trop commercial, trop omniprésent trop tôt, trop d’obligations – grosse grosse overdose pendant ma vingtaine, je me réapproprie cette fête depuis peu, en ayant fait la part des choses entre les festivités religieuses et culturelles puisque je suis athée.

Pour la question de la mort, c’est évident qu’on ne règle rien ce soir-là lol Mais si ça peut ouvrir le dialogue avant et après la fête… Quelqu’un dit plus bas que tous ces monstres sont propices aux terreurs nocturnes, mais je n’y crois pas vraiment – plus on parle de quelque chose, moins ça devient effrayant, non ? Il faudrait savoir si les gamins d’ici ont moins peur des monstres, ce serait intéressant !

PS : si jamais tu viens en Amérique du Nord, évite vraiment la deuxième quinzaine d’octobre pour ne pas faire de syncope à chaque maison décorée pour l’occasion 😉

le 03/11/2017 à 01h57 | Répondre

Claire (voir son site)

Comme toi, je ne suis pas fan. Je trouve que c’est surtout très commercial.
Enfin bon, on a quand même acheté des bonbons pour les enfants du quartier. Mais aucune décoration chez nous.

le 30/10/2017 à 15h27 | Répondre

Madame Givrée

Ah ça c’est sûr les décorations, c’est hors de question ici aussi. J’ai acheté des bonbons mais ils étaient autant pour les enfants qui sont venus chez nous ce weekend que pour autre chose. Au final, trois enfants sont passés, et c’est tout.
Pour le côté commercial, c’est un peu comme tout en fait. Le problème, c’est que, ça, c’est arrivé comme un cheveu sur la soupe il y a une petite vingtaine d’années, on a été beaucoup à ne pas comprendre le concept.

le 02/11/2017 à 19h04 | Répondre

Melgane (voir son site)

Halloween ne me met pas mal à l’aise mais je ne l’attends pas avec impatience non plus : je m’en fiche. Après, je pense que cette fête a quand même une fonction au-delà de juste être une fête… se déguiser c’est aussi se réapproprier ses peurs et les affronter, manger des bonbons en forme d’araignée c’est se moquer de notre peur des araignées… tu parles de protection des enfants mais tu sais, dans les contes, (et je parle des vrais contes, pas des Disney) il y a du sang et des décapitations… et les pédopsychiatres disent que ça aide les enfants, que ça répond à un certain nombre de peurs. Après j’entends aussi le fait que ça soit paradoxal de dire « il n’y a pas de monstre sous ton lit » mais de l’autre côté de mettre les monstres en avant. Ceci dit le monstre sous le lit (je n’ai pas creusé le sujet donc ce que je vais dire est très flou et relève un peu de l’instinct) je pense est une vraie peur profonde qui doit renvoyer à pas mal de trucs pas nets, alors que, comme je disais, Halloween c’est aussi se réapproprier ses peurs et en rire. Mais j’entends aussi qu’on puisse détester cette fête.

le 30/10/2017 à 18h23 | Répondre

Madame Givrée

C’est un argument que je peux tout à fait entendre. Mais je parle aussi de l’ancienne enfant très angoissée que je suis, et j’ai été clairement assez traumatisée par nombre d’histoires qui me sont tombées sous la main, petite, et je n’ai pas résolu toutes ces questions avec moi-même non plus ;).

le 02/11/2017 à 19h06 | Répondre

Melgane (voir son site)

J’ai pas vu de message de validation, mon commentaire est bien passé ?

le 30/10/2017 à 18h23 | Répondre

Florence

Je n’aime pas non plus cette fête. Mais contrairement à Gwen je ne peux pas regarder des films d’horreur. Je n’ai jamais vraiment fêté Halloween avec les enfants quand ils étaient petits et ne suis toujours pas prête à le faire avec ma petite-fille maintenant. Nous en parlons mais sans plus, juste pour lui expliquer ce que représente cette fête.

le 30/10/2017 à 21h56 | Répondre

Madame Givrée

Pareil, je ne regarde pas de films d’horreur. Je n’en comprends pas l’intérêt. En fait, d’une façon générale, je n’aime pas jouer à me faire peur.

le 02/11/2017 à 19h07 | Répondre

Ornella

Je n’aime pas Halloween non plus. Bon déja je fais partie de la catégorie, je ne regarde pas de films d’horreurs et je n’aime pas me faire peur (comprends pas le concept!!). D’autant plus ici à l’étranger ou dans des pays où c’est la tradition, c’est une immersion culturelle auquel je me suis prêtée, mais n’étant pas ma tasse de thé, de retour chez moi je ne le fête pas, Si mon enfant est invité et souhaite y aller why not, Mais globalement, non moi la mort je la vois tous les jours à l’hosto et ça me suffit, je n’ai envie de la fêter plus que cela. Cependant beau ou pas, je reconnais le talent de ce qui crée même des choses que je trouve moches, il y a quand même des créations bluffantes.

le 31/10/2017 à 10h17 | Répondre

Madame Givrée

C’est vrai que c’est aussi l’occasion pour les gens qui font des travaux manuels de mettre en avant leur savoir-faire. Généralement d’ailleurs, et sans que ça ait aucun lien, c’est la période de l’année où je me remets au tricot :D.

le 02/11/2017 à 19h09 | Répondre

Mademoiselle Bulle

C’est drôle, toutes les choses que tu décris sont exactement ce que je déteste dans la fête d’Halloween…
– je n’aime pas les films d’horreur (comme Ornella, je ne comprends pas le concept…)
– je déteste tout ce qui est gore, sang, choses dégoûtantes, araignées et monstres atroces

Mais ! J’aime bien Halloween quand même ^^ En fait, j’occulte tout ce que je n’aime pas dans cette fête, et je me concentre sur ce que j’aime bien : les citrouilles, le détournement de la mort, tournée en dérision (ben oui, un fantôme ça ne me fait peur que quand je ne sais pas que c’est quelqu’un en-dessous)…

Je ne vais pas jusqu’à la fêter en revanche. En effet, je n’ai pas du tout été habituée, et cela ne me viendrait pas à l’esprit de fêter cet événement issu de la culture anglo-saxone alors que je n’ai aucun lien avec elle… Cela ne m’empêche pas d’avoir envie de décorer et creuser des citrouilles quand approche le 31 octobre 😉

le 31/10/2017 à 15h06 | Répondre

Madame Givrée

Haha j’admire la façon dont tu exposes les paradoxes :D. Personnellement, je n’ai jamais eu la moindre compulsion de creusement de citrouilles :D.

le 02/11/2017 à 19h11 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Côme le commentaire précédent, au final ce que je préfère dans Halloween c’est creuser une citrouille ! Et à Paris ce n’est pas vraiment possible du coup ben pour moi le soir d’halloween il est identique aux autres soirs 🙂

le 31/10/2017 à 17h25 | Répondre

Madame Givrée

Pourquoi ce n’est pas possible à Paris ? Question d’approvisionnement en citrouilles, ou de place pour la mettre ?

le 02/11/2017 à 19h12 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Les deux 😁
Je ne me vois pas acheter une citrouille juste pour la creuser (quand j’etais Chez mes parents, ma grand mère m’en donnait une de son jardin à cet usage, et ma mère utilisait la chair pour une soupe). Et surtout une fois creusée, je ne saurais pas où la mettre (pas de balcon) 😊

le 03/11/2017 à 09h26 | Répondre

Kirsti Xetxu

Pareil je déteste cette « fête « , je suis peut être trop vieille pour m’adapter

le 01/11/2017 à 03h26 | Répondre

Madame Givrée

Je pense que ce n’est pas forcément une question d’âge :).

le 02/11/2017 à 19h13 | Répondre

Gits

Pour ma part, il s’agit de l’investissement capitaliste et médiatique d’une culture (j’en pense de même pour Noël avec la fameux papa Coca-Cola par exemple). Emergeante à partir des années 2000 environ ( il N’Y avait pas cette pratique dans les années 90 dans les quartiers populaires de ville moyenne ) elle n’est que commerce, penserions nous à Halloween s’il n’était pas commercialisé et en publicité massive un mois auparavant ? De plus, peu de personnes se prêtent au jeu. Peu de maisons parées, 1 à 3 groupes d’enfants dans le quartier, etc. Je pense même qu’ils ne cernent pas l’objectif moral de cette fête, c le moment de vandalisme autorisé (ex: soir d’Halloween, je répond ,voit des enfants a 19h30 , la nuit tout seul d’environ 6a 10 ans, surprise je répond par la négative, ils reviennent et me jettent des oeufs sur ma fenêtre) Une atmosphère où je ne serai pas du tout rassurée de laisser aller mon enfant. Une fête incomprise, capitaliste qui cantonne l’enfant à la consommation du sucre (transformé ou fait de quelques abats de pauvre créature n’ayant pas couru rappelons le) et au non respect de l’autre.

le 01/11/2017 à 23h54 | Répondre

Madame Givrée

Je suis assez d’accord avec toi. J’ai toujours du mal à voir le traitement capitaliste de toute chose, parce que je suis très indifférente aux questions d’argent (et j’ai bien conscience qu’il faut être au moins relativement à l’aise sur la question pour dire une chose pareille, je suis consciente de ma chance et je n’en fais pas un sacerdoce, mais je te suis totalement sur ce que tu dis à propos du « vandalisme autorisé ». Cela dit, que ce soit côté moral, capitaliste, consommation du sucre, culte de la mocheté ou célébration de la mort… je ne laisserais pas mon enfant y prendre part.

le 02/11/2017 à 19h16 | Répondre

Madame Givrée

J’ai oublié de fermer ma parenthèse après sacerdoce !

le 02/11/2017 à 19h17 | Répondre

Madame choupette

Merci pour cet article! Pas toujours facile de dire qu’on adhère pas trop à ces têtes de morts, déguisements douteux, …
A l’école de mon petit de 3ans une des institutrices les a accueilli avec un maquillage faisant penser à du sang au coin des lèvres :-/
Ca peut expliquer certains réveils nocturnes B-(
Si on a vraiment envie de faire une fête durant l’automne, pourquoi ne pas faire la fête de la citrouille? On fait un bon potage de potiron, on ramasse des feuilles d’arbre et on s’amuse au lieu de faire peur!
Pas évident de préserver nos petits de tous ces monstres malheureusement.

le 02/11/2017 à 22h07 | Répondre

Miss Chat

Je DÉTESTE Halloween. Je trouve cette fête ridicule. Je n’aime pas me déguiser, j’ai horreur… de l’horreur, du gore, des zombies, je trouve les déguisement et les décors laids, je ne vois aucun intérêt aux citrouilles creusées et les enfants qui viennent sonner à 21h (!) pour obtenir des bonbons que je n’ai pas m’énervent.
Les fêtes viennent peut-être toutes de l’étranger mais celle-ci n’est pour l’instant pas encore dans notre culture et je ne vois pas à ce titre pourquoi je la célébrerais

le 04/11/2017 à 18h33 | Répondre

Emmanuelle Merteuil

J’aime bien Halloween et je ne me sens pas jugée par cet article 😉 Au contraire, je suis d’accord avec pas mal de points, et en particulier, je déteste l’utilisation qui en est faite… L’horreur (dont les films, que je déteste. Non, je n’aime PAS avoir peur, même « pour de faux » et je déteste le gore et cette propension à chercher toujours plus loin là-dedans…), une ambiance pas forcément saine dehors (cf. les actes de vandalisme), du commercial à gogo…
Chez nous, Halloween se résume à deux choses :
– Eventuellement (ça dépend de notre motivation) une soirée déguisée chez nous ou chez des amis, avec de la nourriture et des jeux de société. En gros une soirée à thème comme on aime en faire souvent, entre nous, tranquille. Pas de costumes hyper sexys pour moi parce que je ne trouve pas normal qu’on doive attendre Halloween pour s’habiller comme on veut afin d’éviter d’être qualifiée de salope…
– la célébration du Samhain (le nouvel an celte, je suis très attachée à cette culture) que je fais seule, c’est un moment pour me poser, réfléchir à l’année écoulée et à venir, à mes proches et à ceux qui ne sont plus là (je déteste la Toussaint, je ne vais pas au cimetière).
Après, ça ne me met pas mal à l’aise, mais je suis contente que cet article me rappelle que c’est le cas pour d’autres personnes, c’est important d’en avoir conscience.
PS : moi aussi, quand je dis poliment et sans jugement qu’une activité n’est « pas pour moi » les gens m’agressent (sans mentir) à coups de « t’es pas drôle, t’as pas d’humour, je fais rien de mal » etc. Je commence tout juste à me dire que je me fous de leur réaction, mais c’est pas facile.

le 08/11/2017 à 11h02 | Répondre

Madame Rêveuse

Je pense tout pareil que Melgane et Nya ^_^
J’allais dire tout d’abord qu’effectivement, Halloween n’est pas la fête de l’automne (qui est plutôt Thanksgiving pour moi), mais celle des défunts – qui rappelons-le est seulement 2 jours plus tard dans notre calendrier -.
Personnellement, je n’aime pas du tout les films d’horreur et j’ai peur du noir.
Mais comme dit plus haut, cette fête est justement l’occasion d’affronter nos peurs et nos angoisses – notamment de la mort -, de pouvoir en parler et dédramatiser, et d’en rire avec les enfants.
Avant que cette fête ne débarque en France, je ne voyais pas les choses comme ça : la fête des défunts était pour moi la visite traditionnelle au cimetière avec ma mère, pour aller fleurir les tombes de nos ancêtres. C’était un jour que je n’avais pas envie de vivre, morne et triste, où la famille pleurait. Mais en grandissant et en m’intéressant à d’autres cultures et traditions, je suis tombée une fois sur la fête des morts au Mexique. Là-bas, les morts sont fêtés pendant plusieurs jours, et ça ne prend pas un caractère dramatique comme ici en France, dans la tradition judéo-chrétienne, mais au contraire c’est très festif. Et j’aime beaucoup cette idée !
Du coup, la fête d’Halloween est pour moi une manière de se souvenir, sans drames ni pleurs, de nos proches partis au ciel. Du coup je fais comme Mlle Bulle, j’oublie tout ce que je n’aime pas dans Halloween, et je ne garde que ce qui me parle (on est très soirées à thème et soirées jeux ici aussi) ! 😉
Ceci dit, je crois que malheureusement c’est aussi très commercial et je le déplore. Et puis je ne crois pas que « le vandalisme autorisé » fasse partie de la fête. Ce sont juste des gamins mal élevés, qui se croient tout permis ce soir-là comme c’est le cas aussi pour certains le 31 décembre…

le 09/11/2017 à 17h12 | Répondre

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