Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

L’hystérie de Noël, ma mère et moi


Publié le 19 décembre 2018 par Kitsuné

Cette année, pour Noël, je vais aller avec mon mari chez ma mère. Enfin techniquement, c’est « chez mes parents », mais vu que mon père a constamment l’air d’être arrivé depuis moins de trois jours à la maison, rapport au fait qu’il me demande (à moi, pas à mère sinon il se fait engueuler) où sont rangés les moules à gâteaux, on est d’accord que c’est plutôt « chez ma mère ». Mes sœurs et leurs chéris seront là aussi. Et d’autres invités aussi, dont la liste, changeante mais toujours trop longue à mon goût, est encore un mystère savamment entretenu (tu comprends, ça dépend des horaires de train de tante Eulalie et si son cousin Jean-Denis va dans sa belle-famille ou pas. OK, OK, soit).

Un chouette Noël en famille, tu vas me dire ? Bah … moi, ça me donne plutôt des palpitations.

Crédit photo : hj_west via Flick

Chapitre 1 – Le brain-storming

Il faut dire que la magie l’hystérie de Noël commence dès le 15 octobre, quand ma mère me demande si je peux lui donner au plus vite les dates où on compte venir, pour qu’elle puisse établir un menu et un plan d’occupation des chambres (OK, j’exagère un peu, mais le fait est que ma chambre sert aussi à d’autres invités quand je suis absente).

Ça continue aux alentours de la Toussaint, quand notre chère maman nous assaille de SMS pour qu’on lui suggère des menus de Noël (ça me permet de planifier mes courses en avance, tu comprends mon nouveau frigo est trop petit donc il faut bien que je calcule pour que tout rentre) :

  • Moi : un très bon poulet cuit au cidre avec des pommes et des châtaignes ? Réponse : non, c’est trop rustique, un poulet ça fait pas Noël.
  • Sœur n° 1 : un chapon au vin jaune alors ? Réponse : non, on en a fait l’année dernière et puis c’est trop gras, l’année dernière j’avais mal digéré.
  • Sœur n°2 : pourquoi pas de la dinde ? Réponse : non, c’est trop sec.
  • Moi : on pourrait innover et faire du très bon saumon. Réponse : non, ça ne me plaît pas.
  • Sœur n°1 (oui, tu as remarqué, on se relaie de façon méthodique) : j’aimerais bien un plateau de fruits de mer et puis comme ça il n’y a rien à cuisiner. Réponse : non, certains invités n’aiment pas les fruits de mer.
  • Sœur n°2 : ha bon mais alors il y aura qui ? Réponse : non mais attends c’est pas le sujet, tu m’aides pas là !
  • Moi (#sauveuse) : et si on faisait un très bon filet mignon rôti au miel et aux fruits secs ? Réponse : ha oui, super idée, je note !

Moralité : ma mère a finalement décidé qu’on mangerait du chapon au vin jaune, car certains invités n’aiment pas le sucré-salé (mais non, je ne sais toujours pas qui sera là).

Chapitre 2 : l’approche finale

Le 24 matin, mes sœurs et moi sommes levées tôt. Nous avons pris deux cafés et stocké nos chéris devant la télé à l’étage, pour éviter qu’ils en s’enfuient en courant devant la folie ambiante qu’ils ne s’ennuient. Mon père est convoqué, lui aussi, dans la cuisine. Ma mère, ayant respecté à la lettre son planning de courses, nous distribue nos tâches respectives et nous précise où est rangé chaque ingrédient parce qu’elle ne veut pas qu’on lui demande toutes les cinq minutes où est la poudre d’amande (moi, je le sais parfaitement, même si ça fait 10 ans que je suis partie de la maison, mais je vois du coin de l’œil que mon père prend un air coupable, donc je ne ramène pas ma fraise).

Le point important c’est qu’il faut que tout soit terminé à 17h (comme ça j’aurai le temps de nettoyer la cuisine à fond avant le dîner, je déteste servir à dîner avec une cuisine sale, ça colle par terre ça fait floc floc quand on marche alors il faut absolument que je puisse passer un coup de serpillère).

Mon père est finalement préposé au ménage car ma mère a dû se dire que c’était pas gagné qu’il se souvienne de l’emplacement du hachoir à herbes fraîches. Du coup, il lui demande où sont stockées les lingettes et est-ce qu’il faut faire la poussière seulement sur les rayonnages qui se voient ou aussi sur ceux tout en haut ? Ma mère râle et finit par le faire elle-même. Elle dit à mon père d’aller plutôt chercher le vin à la cave.

Elle me demande mon avis sur la déco, mais ma proposition de petits Pères Noël en ribambelle sur le buffet de la salle à manger est refusée, soit-disant ça fait cake. Du coup, c’est bizarre, j’ai les yeux qui picotent, faut dire que ça fait des jours que je fantasme sur la ribambelle de petits Père Noël sur le buffet, et puis à quoi ça sert de faire une déco de Noël si on n’a pas le droit de mettre des petits Père Noël, et puis ceux-là c’est moi qui les ai achetés avec ma première paie quand j’étais fauchée et ça me rappelle mon premier Noël loin de ma famille, et là ma mère me dit que c’est bête de pleurer pour ça à 30 ans et elle met les petits Pères Noël sur le buffet.

Pendant ce temps-là, mon père est puni  doit aussi repasser la nappe et ranger tout ce qui traîne (comment ça y’a rien qui traîne ? mais enfin tu vois pas les piles de papiers là ?) et mettre la table. Ma mère lui demande s’il est allé chercher le vin à la cave, il répond que non parce qu’il ne sait pas ce qu’on va manger, alors ma mère s’énerve, et du coup avec mes sœurs on s’enferme dans la cuisine pour faire le chapon, les amuse-bouche, le potage, et la bûche (c’est un invité qui apporte le fromage (mais je sais toujours pas qui)).

Intermède – petit moment de grâce

Mes deux sœurs et moi, dans les 10 mètres carrés de cuisine, on assure grave. Non seulement on trouve le hachoir à fines herbes sans demander à Maman, mais aussi, on se rejoue Harry Potter parce qu’on s’est dit qu’on se sentait une ressemblance avec Dobby l’elfe de maison. Du coup, on joue à imiter la voix de Dobby en léchant le saladier de crème au chocolat, on fait des grimaces et on rigole comme des folles, et ça, c’est cool, parce que c’est comme si on avait toutes 12 ans en même temps et qu’on n’était jamais parties de la maison. Ha la la, j’ai les yeux qui piquent (les oignons sans doute).

A 17h, miracle, nous avons terminé nos tâches, et nous montons nous pomponner avec nos hommes. Quand on redescend une heure plus tard, ma mère a elle aussi les yeux tout humides (les oignons sans doute), elle nous dit qu’on est belles et qu’on est ses filles chéries, et elle veut nous prendre en photo devant le sapin, et elle râle parce que ma sœur n°2 ne sourit pas d’un air naturel, et puis tiens mais tu as grossi toi ça se voit dans ce pantalon (merci maman), mais voilà, une belle photo de nous trois, c’est chouette, elle nous embrasse, et elle embrasse ses gendres aussi, et on se fait tous des bisous.

Chapitre 3 – le feu de l’action

Là, c’est le moment où il ne faut pas se laisser attendrir par l’instant photo-bisous. Parce que juste après, ma mère se souvient que :

  1. elle-même ne s’est pas encore fait belle,
  2. elle n’a pas encore passé la serpillère dans la cuisine,
  3. les invités arrivent dans 30 minutes,
  4. mon père a mal repassé la nappe et il n’est toujours pas allé chercher le vin à la cave.

Du coup, ça part un peu dans tous les sens, je me fais engueuler parce que j’ai laissé la cocotte de potage sur la cuisinière et elle avait dit rien qui traîne (comment je fais pour passer la serpillère avec une cocotte qui traîne ?) et espérons que les invités arriveront en retard, on a mis trop de temps à nous pomponner et ya intérêt à ce qu’il y ait encore de l’eau chaude.

Mon chéri passe la serpillère dans ses beaux habits (il dit que c’est pas grave, je l’aime), Maman se prépare, et les invités arrivent en retard (ce qui finalement a fait râler ma mère). On est beaucoup, genre trop. Du coup il faut que mon père aille chercher la rallonge à la cave (il en profite pour me demander discrètement ce qu’on mange pour qu’il puisse choisir le vin). Très vite, le séjour est archi-plein et bruyant. Tout le monde me pose 5 fois les mêmes questions : et alors tu es où en ce moment ? Tu fais quoi ? Ça te plaît ? Tu habites où déjà ? Et le bébé c’est pour quand ? *soupir*. Mon père enchaîne 6 ou 7 verres dans la soirée et insiste pour finir toutes les bouteilles. Ça parle encore politique avant le fromage. Enfin, ça « crie politique » plutôt. Autour de la table, on a un militant socialiste, une mélanchoniste, un écolo, une admiratrice du président Macron, et tous nos chéris sont de droite et ils finissent toujours par parler d’Hitler (moi, pendant ce temps-là, je ramène les assiettes et je sers le fromage, ça me fait des vacances).

A minuit environ, les invités disent qu’ils vont partir. Mes parents vont chercher les manteaux, les sacs, ça s’engueule encore un petit peu à propos des prix du gasoil, la porte reste grande ouverte et laisse entrer l’air super froid que personne ne sent parce que tout le monde est bourré et parle fort avec les joues rouges. Du coup, mes sœurs et moi retournons à la cuisine faire la vaisselle et ranger le frigo avec tous les restes, sans oublier de mettre les serviettes en papier au recyclage sinon il faudra les ressortir du sac poubelle pour les trier.

Deuxième intermède – deuxième instant de grâce

A une heure du matin, victoire ! tout est rangé et on n’est plus « que nous ». On traîne encore un peu en picorant des petits sablés. Il n’y a plus de bruit, sauf le feu dans la cheminée. Le niveau d’alcoolémie l’ambiance est parfaite pour ressentir la magie de Noël. On est bien. Mes parents nous regardent, nous et nos chéris, et se regardent entre eux d’un air amoureux. On s’embrasse, on se dit qu’on s’aime, on se souhaite un Joyeux Noël, et on va se coucher comme des bienheureux.

Le lendemain, on se lève vers 8 ou 9h, on se refait des bisous, et on ouvre les cadeaux en écoutant Georges Brassens. Cette fois encore, on s’est tous pourris gâtés les uns les autres. Il y a des papillotes et du papier cadeau partout, tout le monde essaie ses cadeaux, on a des écharpes sur nos pyjamas et ça sent le parfum. On se refait des bisous, on se dit qu’on s’aime, on se serre dans les bras.

Et c’est reparti

Mais vite, il est temps de prendre le petit déjeuner ! Allez, on ne traîne pas parce qu’il est déjà 9h30, il est tard, les invités arrivent à midi, la cuisine n’est pas propre et on n’a encore rien fait.

………….. Heureusement que Noël, ce n’est qu’une seule fois par an.

Cet article est sponsorisé par l’association de libération des elfes de maison.

L’auteure tient à dire à sa maman qu’elle l’aime très très fort, même à Noël.

Et au fait, Papa, la poudre d’amandes est dans le placard de gauche au-dessus du micro-ondes.

Commentaires

17   Commentaires Laisser un commentaire ?

Leaureine (voir son site)

Oh la la ! Comme j’ai l’impression d’être chez moi à Noël ! A la différence que je suis la seule fille – visiblement mes garçons n’ont pas de bras – et mes belles soeurs au bout de plus de 10 ans de présence ne doivent pas connaître la maison – bref -.
Chez nous en revanche on ne sait pas se dire qu’on s’aime donc il y a des petits intermèdes « bonne humeur » mais pas d’embrassades !!!

le 19/12/2018 à 07h29 | Répondre

Madame Colombe

Vous me faites rire de bon matin. A croire que nous avons les mêmes parents !!
Nous passons le 25 chez mes parents et c’est toujours plus ou moins le stress( enfin plus que moins). Et le réveillon du 24 est aussi haut en couleurs chez mes beaux parents.
Du coup, cette année, pour le 31 et le jour de l’an, c’est relâche. Petit dîner aux chandelles le 31 et raclette en duo le 01. Bonnes fêtes à vous !

le 19/12/2018 à 07h42 | Répondre

TiffMélité

Et bien, ça n’a vraiment pas l’air d’une partie de rigolade, sauf pour l’épisode Dolby dans la cuisine. En plus, je suis sûre que c’est à peine plus agréable pour ta maman, qui se met une pression de fou pour être une hôtesse parfaite. Et si, l’an prochain, les hommes étaient inclus dans la discussion du choix du menu (à reconfirmer par écrit via Whatsapp ou autre): ton papa serait à même de sortir les vins de la cave rapidement. Et si les hommes étaient aussi inclus dans le reste de la préparation, chargés du repassage de nappe, du rangement, de la décoration et du passage de serpillière ? Ils auront certainement de bonnes idées (et pourront se concerter si besoin, ce que ton papa ne peut pas vraiment faire tout seul).
Ou alors, l’an prochain, Noël est organisé par l’une des enfants prête à faire plus simple et à assumer des choix « qui ne font pas Noël ».
De mon côté, je suis bien contente que ma maman ne nous impose pas de participer à sa furie des fêtes (si elle tient à faire mille fois plus compliqué que ce que ses convives lui demandent, c’est son droit… Tant qu’elle n’exige pas ensuite le concours desdits convives dans ses extrêmes ! Nous participons de toute façon tous à mettre la table, servir, débarrasser et ranger car c’est la moindre des choses quand on est invités (en famille ou pas))… C’est peut-être un point de vue égoïste, mais pas moins que sa fierté de s’être échinée à faire une réception parfaite avec un repas trop lourd et une maison digne de photos de magasine. Et c’est aussi sûrement facilité par l’absence de la présence de la cousine Giselle et du grand oncle Eustache.
En tout cas, je te souhaite bien du courage pour cette période de fête et le marathon logistique associé ! Et si tu en as la possibilité, fais le plein de sommeil en avance pour pouvoir arriver sereine face à cette épreuve olympique ! Que cette période de fêtes reste dominée par la joie pour toi et ta famille !

le 19/12/2018 à 08h12 | Répondre

TiffMélité

Aaah ! Dobby, pas Dolby ! Comment ai-je pu me tromper ? La honte ! *Va se repasser l’oreille*

le 20/12/2018 à 07h15 | Répondre

Kitsuné

Tu as raison TiffMélité, les hommes participent peu. Mon père, parce que … hé bien c’est mon père 🙂
Les chéris, parce que comme ma mère est assez imbuvable dans ces moments-là, on veut éviter qu’ils se fassent crier dessus (c’est déjà arrivé). Comme on dit entre nous, chacun sa mèr(d)e donc je n’impose pas à mon homme le côté barge de ma propre mère (il a la sienne déjà, qui est pas mal non plus).
Quand à recevoir chez moi, j’en serais ravie, mais cela signifierait un Noël à moins de 8 convives et ma mère ne peut pas l’imaginer…

le 21/12/2018 à 16h38 | Répondre

Laurène

Ahah ! Ça fait très petit Nicolas histoire 😛
Merci pour cet article !

le 19/12/2018 à 09h28 | Répondre

Colombine

J’ai bien ri car il y a des similitudes avec chez moi. Bon, mon papa est l’opposé du tien: il fait cuisine et ménage sans souci ! Par contre mes parents s’engueulent pas mal et ma mère est aussi hystérique que la tienne. Genre à 9h du matin elle est déjà en retard (sachant que tout est déjà préparé !)

Ce qui me fait le plus rire c’est quand mon chéri nous aide à faire les toasts :
– Mon père : coupe le pain de mie en quatre carrés égaux, y dépose le saumon fumé ou les oeufs de lump. Ma mère crise car ça ne va pas.
– Mon Chéri : coupe le pain de mie en quatre carrés égaux, y dépose le saumon fumé ou les oeufs de lump. Ma mère lui dit qu’il assure grave.
Cherchez l’erreur !

La période de Noël est la seule où nous vivons ces instants un peu à part, où on a certes l’impression que les mamans deviennent dingues et schizophrènes mais c’est également des moments de joie, de partage et de bonne humeur que j’aime beaucoup !

PS : on ne dit pas association de libération des elfes de maison mais Société d’Aide à la Libération des Elfes de maison !

le 19/12/2018 à 11h12 | Répondre

Kitsuné

Aaaahahah j’ai tellement ri avec ton histoire de toasts au saumon fumé ! c’est tellement vrai 😀
Et bien sûr, tu as raison pour la S.A.L.E 😉

le 21/12/2018 à 16h39 | Répondre

Urbanie

Hahahaha, j’adore! Et c’est très bien écrit! Je pense que bon nombre de familles se reconnaitront hahaha.

le 19/12/2018 à 13h10 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

J’adore!! Une très belle rédaction, je m’y vois complètement ^^ Et j’avoue t’envier un peu car je n’ai plus ma maman pour exiger des fêtes parfaites… Certes, c’est une organisation militaire et fatigante mais ça fait tellement de beaux souvenirs après 🙂

le 19/12/2018 à 14h17 | Répondre

Kitsuné

Un gros bisous madame Bobette. Tu as raison, je mesure ma chance d’avoir encore ma maman et je l’aime fort malgré son côté cinglée de Noël … mais qui aime bien, châtie bien 🙂

le 21/12/2018 à 16h40 | Répondre

Folie douce

J’avoue j’ai bien rit à la lecture de ce article qui m’a fait découvrir un monde. Mais heureusement que ton homme passe la serpillière parce que la participation masculine semblait assez faible sinon (bon après c’est pas toujours évident quand on est la « pièce rapportée » c’est vrai).

le 19/12/2018 à 14h34 | Répondre

Tif Chouquette

Très bien écrit cet article, et on ressent bien l’ambiance, bon courage en tout cas !

le 20/12/2018 à 09h37 | Répondre

Pauline

Bonjour,
L’article est vraiment très bien écrit. Moi aussi j’ai retrouvé un coté Petit Nicolas surtout au moment des pères Noel sur le buffet. Par contre, belle démonstration de charge mentale sur ta mère… Je rejoins Tiffmélité : elle serait peut-être moins stressée si les hommes mettaient la main à la pâte… Joyeux Noël à tous!

le 21/12/2018 à 08h36 | Répondre

Kitsuné

Je suis d’accord Pauline. « Les hommes » devant être mon père d’abord (mais je laisse ma mère se débrouiller avec son mari).
Quand à nos chéris, comme je le disais à TiffMélité : on les préserve de la furie ambiante, sinon ils ne voudront plus revenir. Ce n’est pas très sympa de se faire crier dessus par sa belle-mère …

le 21/12/2018 à 16h42 | Répondre

LaMaîcresse

Mais…serions-nous sœurs ? 😂

le 22/12/2018 à 13h52 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

« Comment je fais pour passer la serpillière avec une cocotte qui traîne? », j’ai hurlé de rire, on dirait moi 😀

le 03/01/2019 à 11h46 | Répondre

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