Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Je fais partie de la génération Y, et je ne suis pas une feignasse hypernarcissique, merci.


Publié le 15 mai 2017 par Urbanie

J’ai décidé de verser dans le titre provocateur pour mon grand retour sur SNT (cet article va d’ailleurs marquer le début d’une longue série sur le monde du travail).

Je ne sais pas pour toi, mais chaque fois que je lis un article sur la soi disant « génération Y », je me sens au mieux incomprise, au pire méprisée.

La génération Y comprend grosso modo tous les individus nés en occident entre 1980 et 2000 (je dis grosso modo, parce que cela varie selon les sources). Passons sur le fait que 20 ans d’écart représente un gap d’âge significatif – je n’ai pas grand chose à voir avec un jeune de 17 ans, très honnêtement.

Concentrons-nous plutôt sur les « caractéristiques » propre à notre « génération ».

Nous serions inconstants, égocentriques, fondamentalement immatures, jamais satisfaits, hyper ambitieux mais feignants, impatients, et un peu trop surs de nos capacités.

Ouch. Ca fait mal, hein?

Photo (creative commons) : picjumbo_com

A lire ce genre de portrait, mon premier réflexe est de croiser les doigts et de toucher du bois pour ne JAMAIS devoir cotoyer ce genre d’individus au travail.

Hélas: à en croire ma date de naissance, je serais moi-même une de ces « jeunes-narcissiques-indisciplinés ».

Cela tombe bien, je suis, depuis le début de ma carrière, dans une entreprise où les générations X, Y, (S,T ou Q) se côtoient quotidiennement. Sans rire: rien que dans l’équipe dont je fais partie, deux personnes sont déjà en train de préparer leur retraite, deux personnes ont moins de 25 ans, les cinq autres salariés naviguent entre la trentaine bien portante et la bonne quarantaine.

On va commencer par une bonne nouvelle: mon entreprise tient toujours debout, la génération Y n’a pas encore totalement coulé le navire. Encore heureux: il parait que d’ici 2025, nous représenteront 75% de la masse salariale active.

Plutôt que de vous faire un roman sur les imbécilités ou les raccourcis faciles que je lis à longueur d’article sur la génération Y, je vais vous parler de mon point de vue à moi: celui d’une jeune femme surdiplômée, embauchée pour un salaire plutôt correct dans un grand groupe, qui y a occupé plusieurs postes et qui, en effet, a souvent eu envie de claquer la porte voir si l’herbe n’était pas plus verte ailleurs.

« Nous sommes impatients »

On raconte que nous ne savons plus attendre, à force de tout obtenir dans la minute: notre connexion internet est fibrée, nos repas sont livrés à domicile depuis n’importe quel restaurant en 30mn, plus besoin non plus de chercher 45 mn un taxi à pieds pour trouver son bonheur grâce aux VTC. On quitte donc son job comme on quitte ses relations: en coup de vent.

Oui, le monde change, tout devient plus rapide, là dessus nous sommes d’accords. Sommes-nous pour autant devenus plus impatients au point de rompre au bout de 5 jours si une relation ne nous convient pas, ou de démissionner en pleine période d’essai parce que c’est notre vilain collègue (15 ans d’ancienneté!) qui a été promu?

Je suis en couple depuis 14 ans, l’immense majorité de mes amis sont aussi en couple de longue durée. Alors, certes, on s’entoure souvent de gens qui nous ressemble, mais pour moi l’inconstance amoureuse n’a rien à voir avec un phénomène générationnel. Je peux même vous donner quelques noms de la génération de mes parents qui sont experts en la matière…. c’est bien le problème: on ne peut réduire le caractère -nécessairement hétéroclite – d’une génération entière d’individus à un seul trait commun.

Sur le boulot, maintenant: eh bien oui, je connais des gens qui sont partis en pleine période d’essai, ou qui ont été tentés de le faire. Ca tombe bien: c’est justement à ça que sert la période d’essai. Et non, il n’y a pas que l’employeur qui a son mot à dire: la période d’essai est aussi un temps d’adaptation, pendant lequel le salarié a le droit de dire si le job pour lequel il a été recruté lui « convient » ou non.

C’est peut-être ça, la grande nouveauté des gens de notre génération: malgré la crise, on ose peut-être plus qu’avant quitter un job qui nous rendrait malheureux.

Quid de ceux qui quittent un job en CDI, bien rémunéré, parce qu’ils s’y ennuient?

Si nous avons bien un point en commun, je crois, c’est d’avoir vu nos parents trimer au travail pour ne pas nécessairement récolter les lauriers tant attendus à la fin. Nous avons été les témoins de la fatigue, de la lassitude, de l’anxiété de nos ainés face à un monde du travail toujours plus difficile à conquérir. Nos parents sont aujourd’hui proches de la retraite, et le constat est simple: non, trimer des heures dans son carré d’open space au détriment de sa vie personnelle ne nous rendra pas plus heureux. Non, se faire mépriser par son boss ne nous fera pas progresser. Bien au contraire…

J’ai moi-même occupé un poste dénué de sens pendant 2 ans et demi. Un CDI, très bien payé. Un joli placard.

Ma seule motivation pour me lever le matin? Mon salaire, certes, mais surtout l’envie de croire que mon manager ferait l’effort de me donner, enfin, des missions intéressantes. Peine perdue… mon chef, tétanisé à l’idée que je fasse une « erreur », ne me confiais strictement rien. Je me suis accrochée, j’ai enquillé mes 2 heures de trajet quotidien sans broncher malgré la perspective peu réjouissante de fixer une boite mail résolument vide pendant 8 heures dans un open space froid et impersonnel. J’avais 28 ans, j’étais mieux rémunérée que la majorité de mes collègues grâce à mes diplômes, et je venais de découvrir l’absurdité du monde de l’entreprise.

Résultat? Quand j’y repense, j’ai encore l’impression d’avoir perdu 2 ans et demi de ma vie.

 

« Nous sommes infidèles dans nos carrière »

C’est la crise, je viens de le dire. Donc les grandes carrières à l’ancienne, où on passait sa vie de salarié dans la même entreprise, entouré des mêmes collègues, est désormais révolue. La moindre restructuration du marché, les révisions du code du travail qui se succèdent au fil des élections, le CDI qui devient une licorne à 5 pattes… on le sait: notre statut est devenu précaire comparé à celui de nos parents. Plus aucune entreprise n’est à l’abri d’un plan de licenciement, plus aucun diplôme ne nous garantit un job en or et bien rémunéré à la sortie. On nous demande d’être encore et toujours plus flexibles, de nous préparer à nous reconvertir au moindre coup du sort pour ne pas subir de longues périodes de chômage, le tout sur un temps de travail qui n’en finit plus de s’allonger.

En parallèle, on a souvent galéré des années, de stages mal payés en contrats d’intérim, à s’investir dans des équipes parfois peu reconnaissantes, pour des entreprises qui, à la fin, ne peuvent pas nous embaucher. Soyons honnêtes: la grande majorité d’entre nous a été malmenée, peu valorisée, pendant cette période formidable de stages et d’accès à l’emploi. J’ai l’air cynique? Je le suis sans doute, pour avoir effectué mes premiers stages à une époque où il était encore légal de ne pas du tout rémunérer ses stagiaires… pas même pour les transports ou les frais de repas.

Une fois en CDI (si on y arrive), les choses ne s’améliorent pas pour autant. Nombre de personnes autour de moi ont été maltraitées par leur entreprise, sous prétexte que « c’est la crise, c’est comme ça que ça marche, et de toutes façons ils ne pourront pas aller voir ailleurs vu que ça ne recrute nulle part ». Je prépare d’ailleurs une série d’articles sur le sujet, nous aurons l’occasion d’en reparler.

Alors, certes, il existe un clash des générations en entreprise: c’est sur qu’entre le sénior de 50 ans qui envisage l’autorité et la hiérarchie comme le socle fondateur de son service, le trentenaire qui cherche un sens à ce qu’il fait, et le jeune stagiaire très connecté qui ne comprend pas la logique de présentéisme qui persiste encore dans de trop nombreuses entreprises, il y’a un univers tout entier qui ne facilite pas le dialogue.

Mais soyons pragmatiques: plutôt que d’accuser les « jeunes » de la génération Y d’être de fieffés ingrats, il serait plus productif de réfléchir à ce qui les pousse à partir sitôt la première occasion venue. Oui, le salaire et le CDI comptent… mais ne suffisent plus.

 

« Nous ne respectons pas l’autorité »

Nous avons appris à respecter l’autorité lorsqu’elle nous semblait légitime, et à la remettre en question le cas contraire (personnellement, je trouve cette démarche plutôt saine, mais passons). Ne nous blâmez pas: nous avons été élevés comme ça. Blâmez donc plutôt nos parents si le résultat ne vous convient pas!

Cependant, vu le nombre de jeunes de mon entourage qui ont choisi de faire carrière dans la police ou dans l’armée, j’ai envie de dire qu’on est loin d’être la horde de délinquants juvéniles que beaucoup de portraits peu flatteurs brossent de nous… Tu ne me crois pas? Va donc jeter un œil aux portraits des chroniqueuses de Mademoiselle Dentelle! Tu seras surpris…

 

« Nous sommes narcissiques et trop surs de nous »

Ah ça, oui, et ça ne va pas s’arranger. Nous sommes la génération des réseaux sociaux en pagaille, des selfies aux toilettes et des articles de blogs pour un oui ou pour un non (coucou!). Je n’applaudis pas forcément des deux mains lorsque je constate à quel point les adolescents (la génération Z!) se mettent en scène, je suis moi-même maman, donc inquiète. Mais chaque époque a ses travers, il ne m’appartient pas de juger, simplement de rester vigilante pour ma fille.

Quant au reste… être narcissique reste un trait de caractère (un défaut à la rigueur), pas un problème en soi, et là encore il serait bien trop réducteur de nous réduire à ça. Et devinez qui on appelle quand il s’agit de twitter pour le boulot?

 

« Nous faisons des études qui ne servent à rien ».

Là encore, nous avons en quelques sortes été éduqués comme ça. On m’a toujours appris, quand j’étais petite fille, qu’il était hyper important que je fasse plein d’études longues. Pas pour la gloire de décrocher des diplômes. Mais pour, ensuite, pouvoir faire ce que je veux. En tout cas, c’est comme ça qu’on m’a vendu le truc.

Donc quand j’entends ensuite qu’on reproche aux étudiants de s’engager dans des filières dites « sans avenir », je ricane doucement: ce que nous faisons, nous le faisons parce que les générations précédentes nous y ont largement poussés.

Voilà… je crois que je pourrais continuer encore longtemps comme ça, mais je pense que je t’ai déjà bien résumé le fond de ma pensée. Surtout, je continue de penser qu’il est impossible de réduire une génération sous le seul prisme du « bien » ou du « mal ». Non, notre génération n’est pas bourrée de défauts. Elle est en revanche différente dans ses raisonnements, et dans sa quête de sens, de celles qui l’ont précédée. Et, pour conclure, je dirais que c’est ça qui m’attriste le plus: que notre génération porte autant de stéréotypes parce que, dans le fond, le changement effraie ceux qui y assistent.

A noter qu’il n’est pas impossible que je peste un jour, quand je serai vieille, sur « ces petits jeunes qui ne respectent plus rien »…

Commentaires

14   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mrs Smith

J’adhère à 100% à cet article – je suis également sensée être dans la ‘la génération Y/millennials’ car trentaine passée et je ne m’y retrouve pas du tout, ni aucune de mes connaissances. La majorité essaie de trouver un emploi stable mais avec un minimum de sens, parce que comme tu le dis, on sait très bien que les 40 ans de carrière dans une seule boite sont révolus et que ces parcours linéaires n’ont pas fait que du bien aux employés…

Toutes les générations sont nécessaires au bon fonctionnement d’une entreprise, la société évolue constamment et on apprend tous les uns des autres. C’est un peu comme la critique que l’on fait aux enfants d’aujourd’hui qui ne grimperaient plus aux arbres mais seraient constamment sur leurs tablettes/portables – ça peut faire peur parce que ce ne sont pas nos repères de jeunesse, mais il y a aussi des côtés bénéfiques à cette nouvelle façon d’apprendre (ils seront par example beaucoup plus avancés que nous tous au niveau technologique!)

le 15/05/2017 à 09h16 | Répondre

Urbanie

Je te rejoins complètement sur la perception que nous avons de l’usage des tablettes. Sans prôner d’abrutir nos enfants sur des écrans, je pense que cela développe quantité d’autres choses qui leur seront fort utile par la suite…

le 15/05/2017 à 21h59 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Tout ceci me parle énormément ! Et je me rends compte aussi parfois des décalages qui existent dans la tête de certaine génération.
J’ai quitté un cdi où je dépérissais pour un CDD et si mes parents m’ont toujours soutenu, je ne peux pas en dire autant de tout le monde !
Pour moi on passe trop de temps au travail pour faire un boulot ennuyeux ou un travail dans lequel on ne s’épanouit pas du tout ! Je ne pense pas être quelqu’un de déraisonnable avec un poil dans la main, loin de là !!!

le 15/05/2017 à 11h49 | Répondre

Urbanie

Tu as bien de la chance d’avoir été soutenue par tes parents… j’entends encore mon père paniquer parce que je ne voulais pas travailler dans une grande entreprise publique(pour la sécurité de l’emploi). Je m’entends encore lui expliquer que ça ne me faisait pas rêver du tout, impossible de le convaincre!

le 15/05/2017 à 22h01 | Répondre

Mlle Nature

Je me reconnais tellement dans ce que tu as écrit! Surtout la partie sur les CDI placards et les études longues… Personnellement je n’ai toujours pas trouvé le courage de quitter mon CDI-placard(avec le même boss que toi d’ailleurs!) de peur de ne pas retrouver un travail derrière. Je suis dans une filière assez spécialisée avec peu de postes (et oui, on m’a dit exactement ça: fait de longues longues études pour faire ce que tu veux…)
J’étais même prête à me former pour améliorer mes chances de retrouver un travail, mais non je suis trop jeune ou alors pas assez!

A coté de ça, je me suis auto-financée une formation dans un domaine qui me plait vraiment avec pour but ultime de vivre de ma passion et d’arrêter d’avoir cette impression de perdre mon temps. Curieusement, quand j’en parle autour de moi, là tout de suite, ça devient quelque chose de déraisonnable car ce n’est pas un travail de « bureau », que c’est « risqué ».
En conclusion, je ne pense pas être « feignante » mais je ne peux pas travail si ça ne m’intéresse pas, si je ne me sens pas utile.

Peut-être que le problème vient seulement d’un décalage entre notre génération et la société dans laquelle on vit. J’ai parfois (souvent) l’impression que mes valeurs/objectifs sont oppositions avec celles que l’on essaye de me faire adopter, et pourtant je suis ouverte et souple.

le 15/05/2017 à 13h51 | Répondre

Urbanie

Ce n’est pas une impression: les mentalités en entreprise sont affreusement longues à changer. Je connais également beaucoup de trentenaires qui s’ennuient à mourir et qui n’osent pas changer de métier par peur du jugement (assez oppressant, il faut bien le dire) des autres.

le 15/05/2017 à 22h07 | Répondre

sarah (voir son site)

je pense qu’au contraire on n’est pas feignant, mais presque hyperactif, et surtout on sait ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas.. Et contrairement à nos parents qui s’enfermaient plus ou moins volontairement dans un boulot à vie, nous on a envie d’être acteurs de notre vie et de choisir. Désormais dans ce nouveau monde, ce n’est plus a nous de prouver ce qu’on peut apporter à une entreprise, c’est à l’entreprise de prouver qu’elle a besoin de nous et qu’elle est prête à s’adapter à notre rythme de vie, d’être plus flexible. Et forcément c’est les entreprises qui n’ont pas compris ca qui n’arrivent pas à recruter et à garder les bons profils. C’est un gros changement dans le monde de l’entreprise qui n’est pas facile à accepter par les ‘anciens’. Mais ca va venir… et bientôt on pourra se plaindre de la génération Z 😉

le 15/05/2017 à 14h18 | Répondre

Urbanie

Oui, certaines entreprises sentent le vent tourner et ont bien compris qu’il fallait « capter » les profils intéressants, sous peine de se retrouver désertées de leurs talents sous peu. Je travaille dans une de ces entreprises, où ils font de gros efforts pour devenir plus souples face aux jeunes arrivants. C’est loin d’être gagné, mais les choses mettent du temps à changer.

le 15/05/2017 à 22h09 | Répondre

Claire (voir son site)

Je ne me reconnais absolument pas dans la définition de la génération Y que t donne au début. D’ailleurs, je ne reconnais pas non plus mon entourage de mon âge dedans.
Par contre, je me retrouve beaucoup dans ton article. Je sui vraiment en quête et sens et le travail pour le travail, je n’en voit pas l’intérêt. J’ai vraiment besoin d’y trouver du sens.
Merci pour cet article 🙂

le 15/05/2017 à 15h44 | Répondre

Urbanie

La question du sens… je lisais un article dernièrement qui expliquait que les « jeunes » aujourd’hui étaient de plus en plus tentés par des métiers de type artisans, commerçants… même si très diplômés, justement pour ne pas travailler « pour rien », c’est à dire pour ne pas avoir l’impression de ne rien faire de concret de leurs journées, pour au final ne pas en récolter les lauriers. J’avoue être assez d’accord.

le 15/05/2017 à 22h11 | Répondre

Kitsuné

Je suis entièrement d’accord avec toi. Souvent dans mon boulot on nous fait des présentations sur « les jeunes aujourd’hui ». Elles sont affligeantes : ils seraient indécis, peu fiables, pas assez persévérants (« génération zapping »). Quand je vois ces présentations je me dis juste que les « anciens » sont définitivement à côté de la plaque et j’ai hâte que MA génération arrive aux postes les plus importants. Ma génération qui accessoirement est beaucoup plus ouverte, écolo, prompte à défendre les minorités, favorable à l’égalité femmes-hommes et à l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Ma génération qui ne diabolise pas Facebook mais qui en a marre qu’on lui demande de répondre aux e-mails après 19h. Bref moi je crois fermement que notre génération apportera plein de bonnes choses dans le monde du travail !

le 15/05/2017 à 20h34 | Répondre

Urbanie

Notre « génération » porte en effet de nouvelles valeurs… j’ai hâte de voir ce que cela va donner dans quelques années dans certaines entreprises!

le 15/05/2017 à 22h12 | Répondre

CupCake

A 26 ans je suis pile dedans … j’attends de mon travail ds avantages familiaux pour passer du temps en famille, de la souplesse dans les horaires (qui devrait m’être otroyée de droit vu que je suis cadre) et une certaine liberté d’action.
J’ai ça …mais je ne travaille pas en France !
La vielle hiérarchie paternaliste en France m’agace au plus haut point ….
Et chercher un sens à ce que l’on fait me semble bien plus équillibré que se contenter d’être un bon exécutant qui ne se pose pas de questions 🙂

le 16/05/2017 à 10h50 | Répondre

MlleMora

Le monde change et nous avec… Il y a eu un tel gap dans le monde du travail entre 1980 et aujourd’hui ! Nos parents ont dû passer de la machine à écrire aux ordinateurs, apprendre à utiliser Internet… et quand tu vois le niveau de certains, qui sont grands chefs et qui n’ont toujours pas compris que le monde avait changé… c’est facile de jeter la pierre à la génération Y !
Comme tu le dis très bien, on a bien trimé avec nos stages pas ou peu payés, devoir accepter n’importe quoi, à n’importe quel prix parce que c’est la crise (on en parle de 2008/2009 ?), je crois que notre génération a le mérite de tenter de changer les choses en douceur, en s’éloignant du modèle de nos parents, qui fonctionnait pour eux, à l’époque du plein emploi, mais qui n’est plus adapté à notre époque. Donc, oui, on change de boulot, mais on nous y force. Et à force de faire des boulots sans aucun sens, sans concret, on cherche du sens.
Bon je m’arrête là, sinon je commence à parler du présentéïsme, du contrôle obsessionnel des horaires par la hiérarchie, qui, apparemment n’a que ça à faire…
Hâte de lire la suite de ta série d’articles sur le travail ! J’adore !

le 19/05/2017 à 13h30 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?