Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Je me lance dans le jardinage


Publié le 10 juillet 2017 par Nya

Le jardinage est l’un des passe-temps préférés des Français. Pour ma part, j’ai grandi à la campagne, et j’aidais souvent au jardin… pas forcément par choix. Parce qu’à sept ans, ou treize ans, je pouvais trouver une infinité d’activités qui m’intéressaient plus qu’arroser les fleurs ou enlever des pucerons des rosiers un par un. Disons, me couper une jambe ou m’arracher les ongles à a petite cuillère, ça m’aurait plus intéressé.

Quand j’ai emménagé en ville, avoir ou ne pas avoir un jardin était le cadet de mes soucis. J’avais une plante verte, une seule, un ficus Ikea qui a vaillamment survécu à mon indifférence la plus totale. Je l’avais acheté plus pour purifier l’air que par envie de gratter de la terre.

Et puis les années passant, la verdure a fini par me manquer. Dans mon dernier appartement, on avait heureusement une cour intérieure bien verdoyante, mais je n’osais pas y encore planter un jardin. Chez nous, j’avais non plus une plante verte (le vaillant ficus), mais deux ! Une vraie jungle.

Et depuis un an et demi, j’habite enfin dans une maison, avec une micro-pelouse rien qu’à moi, et je peux enfin laisser libre cours à mes envies de jardin. Je te raconte.

Été 2016

Je suis excitée comme une puce et j’essaie de rassembler tous mes souvenirs sur ma longue expérience de jardinage, qui remonte à une vingtaine d’années. Il faut arroser les plantes le soir, ça je m’en souviens bien. Enlever les pétales fanés des géraniums, c’est plus joli. Et les pucerons dans les rosiers, c’est tenace. On n’aura donc pas de rosiers.

Armée de ce savoir incommensurable et sans avoir jeté un œil à un seul livre ou site de jardinage, j’achète plein de graines. Je leur construis une jardinière, j’entasse du terreau et je plante tout ça. Début avril, c’est pas mal, il faut beau, je suis impatiente, j’ai envie de mettre les mains dans la terre ! Quitte à jardiner, je ne veux pas des fleurs, ornements certes appréciable mais à mes yeux inutiles, et j’achète du comestible. Mes efforts doivent servir mon estomac et non mes yeux. Et puis les fleurs de courgette, c’est plus joli de des cosmos, non ?

Je me renseigne quand même un peu sur les plantes les plus à même de prospérer sous un climat pas très chaud et qui n’auront pas besoin de deux heures de soin par jour. Idéalement, ce serait possible de simplement les planter, les arroser une fois par semaine et avoir de beaux légumes ?

J’achète donc des graines de chou, c’est résistant : chou pommé, chou frisé, chou-fleur. Des courges. Des courgettes aussi, pour voir, je les mettrai en plein soleil. De la coriandre car j’adore ça, un peu d’aneth, et des salades.

Début avril, ce n’est pas vraiment le printemps au Canada. Voire, vraiment pas du tout le printemps. J’apprends cet état de fait à la dure : notre dernière chute de neige, en 2016, date du 28 avril. Bien bien bien. La sélection naturelle s’opère donc, et seules les graines ayant résisté au froid finiront par germer.

Malgré tout, j’ai une petite récolte de coriandre, et le chou frisée se porte bien. Dommage que les feuilles soient dévorées par les limaces..

En juillet, je m’absente quelques jours en solo pour aller aux Îles de la Madeleine. À mon retour, c’est le drame. Indiana le chien a trouvé un nouveau jeu : transvaser la terre de la jardinière à la terrasse. Il est super efficace ; en cinq minutes, la moitié de la jardinière y passe. Et les pousses avec. Je suis ravie. Tu seras laboureur, mon fils.

Je replante quelques graines sans plus y croire, c’est bien trop tard pour obtenir quoi que ce soit. La récolte 2016 est donc un quasi-fiasco : de la coriandre et le mini chou vert qui a poussé avant juillet. Et la rhubarbe des voisins qui borde mon jardin (chut).

Été 2017

Cette année, forte des leçons apprises l’an dernier, je m’y mets sérieusement. Début avril, je plante mes petites graines (oui, je tiens aux graines, acheter des plants, c’est tricher) dans des pots en intérieur que j’arrose avec amour toutes les semaines régulièrement. J’ai récupéré des graines de lupin l’an dernier, je les plante directement en pleine terre début avril pour qu’elles bénéficient du dernier gel (sans surprise, vers le 25 avril). On voit que les grands principes commencent à céder, et que le tout-comestible laisse la place à l’ornemental. Histoire de ne pas être déçue si ma récolte foire à nouveau.

Début mai, j’ai un taux de réussite de 50 % sur les graines, je ne suis pas mécontente. J’ai acheté des pots compostables pour mettre toutes les chances de mon côté : il suffit de planter le pot en terre une fois la plante assez grande et hop ! Pas de risque d’abîmer les racines au repiquage.

Je garde aussi le marc de café (un bon engrais et répulsif à limaces) et les coquilles d’œufs (idem, c’est aussi un engrais) pour améliorer mon terreau en plus du compost. Je me refuse aux engrais chimiques. J’ai même acheté un filet à corbeau pour tenter de décourager mon laboureur de chien.

Les lupins poussent relativement bien. La coriandre aussi. J’ai tout planté en pleine terre. Tout pousse bien.

Deux semaines plus tard : tout est toujours vert, mais les plantes semblent avoir arrêté leur croissance. Je n’ai pas sorti un mètre mesureur, mais à l’œil, elles ont dû grandir d’un millimètre à peu près.

Quatre semaines plus tard : c’est officiel : mes plantes n’ont pas bougé d’un poil. Je suis devant la grève silencieuse de mon potager, aux revendications inconnues. Plus d’eau ? Moins d’eau ? Plus d’engrais ? Plus d’amour ? J’attends avec appréhension le moment où mes plantes se mettront à faire des barrages routiers et à bloquer mon bureau pour obtenir ce qu’elles veulent. Mais qu’est-ce qu’elles veulent, bon sang ?

Il semblerait que je n’ai pas la main verte… Tu m’aides ? Tu as des conseils pour les jardiniers en herbe (huhu) ?

Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Claire (voir son site)

Hello ! Je me reconnais bien dans ton article,  » j’aidais  » mes parents à jardiner quand j’étais petite. Je me souviendrais toujours de la fois où j’ai planté les haricots, guidé par mon papa, mais qu’ils n’ont jamais poussé ! Et aujourd’hui la campagne me manque et je me lance dans les herbes aromatiques 🙂
Bon courage !
Claire

le 10/07/2017 à 08h38 | Répondre

Nya (voir son site)

On met tant d’espoir dans ces petites pousses… quelle déception quand elles ne donnent rien ! J’espère que tes herbes aromatiques pousseront bien 🙂

le 10/07/2017 à 12h39 | Répondre

sarah (voir son site)

haha j’adore ! pas plus tard que le weekend dernier un pot de menthe me faisait de l’oeil au supermarché… acheté sur le champ. J’ai oublié de l’arroser 3 jours. RIP menthe que je n’aurais jamais eu l’occasion de gouter. Bref le jardinage c’est surement très bien mais c’est pas pour moi 😀

le 10/07/2017 à 10h00 | Répondre

Nya (voir son site)

Paix à son âme ! Je me dis aussi que le jardinage n’est pas pour tout le monde, et que je devrais m’en tenir au bricolage !

le 10/07/2017 à 12h41 | Répondre

Kitsuné

Nya je me reconnais bien dans tes descriptions ! Je me suis lancée moi aussi, la fleur au fusil, pleine d’enthousiasme, et je déchante un peu:
– Certaines plantes tiennent bien et ne sont pas chiantes (merci les euchères, les sedum et les bambous),
– Mais d’autres commencent par faire les mortes, puis sortent d’un coup et envahissent tout (coucou les haricots d’ornement et les tomates),
– D’autres sont de vraies divas capricieuses (salut le mimosa),
– D’autres pètent la forme le lundi et crèvent le jeudi (hello les hellébores).
Tout ce temps, toute cette énergie (et tout cet argent !) pour rien !
Sans parler des plantes inconnues qui viennent squatter, je ne sais pas d’où elles sortent (je n’ai qu’un balcon au 4e étage … il semble que les graines portées par le vent, ce ne soit pas un mythe !!).
Je me console en me disant que si elles ont crevé c’est qu’elles n’étaient pas au bon endroit, ce n’est pas de ma faute. Et puis les conditions météo jouent beaucoup ! Pluie, soleil, gel, ça change tout !
Et avec le temps, tu verras quelles sont les plantes qui résistent, et tu ne garderas que celles-là.

le 10/07/2017 à 13h35 | Répondre

Nya (voir son site)

Les plantes qui s’invitent, je connais aussi ! J’ai eu la surprise de voir de la rhubarbe pousser dans un pot de fleur cette année, alors que je n’avais rien demandé. Chaque année j’essaie la sélection naturelle, et donc pour l’instant, il semblerait que les pissenlits soient les grands vainqueurs. Mais quels pissenlits ! Des feuilles de cinquante centimètres, de vrais petits tournesols 😉 Les pois aussi étaient florissants, jusqu’à l’arrivée du laboureur canin…
Je note pour les plantes pas pénibles.

le 10/07/2017 à 21h34 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

J’ai adoré cet article 🙂 . Comme toi j’ai grandi dans le jardin avec un papi qui fournissait toute la famille en légumes délicieux tout l’été (on habitait sur la Côte d’Azur, ça aide 😉 ). En revanche de mon côté je n’étais pas obligée d’aider : je passais juste mon temps à jouer avec les insectes !
Depuis je n’ai pas développé l’amour du vert au contraire je déteste toucher la terre et ne vois pas trop l’intérêt décoratif (mon mari si, alors il s’en occupe exclusivement, c’est son passe temps et je dois dire qu’il est doué).
Cela dit mon rêve serait le jour où nous aurons une maison d’avoir un potager car je me souviens de ce plaisir familial de manger ce qu’on fait soi-même pousser. Maintenant à la lecture de ton témoignage je me rends compte que ce ne sera pas forcément si facile 🙂 !

le 11/07/2017 à 09h28 | Répondre

Nya (voir son site)

Si ton mari est doué, c’est un bon point car comme tu l’aras compris, se contenter de semer en attendant que ça pousse… ça ne marche pas ! Mes pauvres petites plantes ont dû ressentir mon manque de conviction… Manger ce qu’on a fait pousser, c’est un vrai plaisir… qui aura aussi un goût de victoire le jour où ça arrivera chez nous ! 😀

le 15/07/2017 à 00h24 | Répondre

Lily

Haha, le jardinage c’est une vraie école de la vie 🙂

Nous ça fait plusieurs années qu’on plante des tomates (ma belle-mère nous en donne chaque année), et pour la première fois cet été on va peut-être avoir une vraie récolte. Pour diverses raisons (mildiou, intempéries…) on a toujours été maudits !

Sinon, parole d’une personne ayant peu de temps à accorder à son jardin, le meilleur rapport énergie/résultat (hors plantes aromatiques), c’est le potimarron : tu en sèmes ou en plante un dans un coin, tu l’oublies et paf, cinq potimarrons l’automne suivant. j’en ai mis partout cette année 😉 Le seul inconvénient c’est que ça s’étale.

Moi je me suis lancée cette année dans les fleurs, résultats médiocres pour le moment 🙁

Bonne chance 🙂

le 11/07/2017 à 16h37 | Répondre

Nya (voir son site)

Miam j’adore le potimarron ! J’en planterai une fois la saison venue, merci du conseil !
Sinon je me rends compte que les trognons de maïs, ça repousse très bien dans le compost ! Quelle ironie du sort…

le 15/07/2017 à 15h12 | Répondre

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