Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

L’argent et moi, et moi, et moi


Publié le 12 avril 2017 par Lalie

Ça fait un petit moment que l’idée de cette chronique me trotte dans la tête mais j’ai longtemps hésité avant de sauter le pas et de la publier sur le blog, probablement car dans la société actuelle parler d’argent est plutôt tabou et que je n’ai pas envie que l’on puisse penser que je vienne me la « péter ».

Car oui, d’après les statistiques et les sondages sur le sujet il semblerait que je fasse partie des 0,8% de la population ayant un revenu mensuel supérieur à 8000€, et par conséquent qui soit qualifié de « riche ». Je mets ce terme entre parenthèse car, comme je vais te l’expliquer, je n’ai pas du tout la sensation de faire partie de ce groupe élitiste.

Le but de cet article est donc de briser un peu les tabous qui règnent autour de l’argent et j’espère, qui te donnera une autre vision des gens qui comme moi gagnent bien leur vie.

Crédit photo: freestocks.org

(voilà le genre de photo qui ressort quand on tape ‘argent + femme’ dans les moteurs de recherche)

A la lecture de ces quelques lignes tu te dis peut être déjà : « et ben on ne vit pas dans le même monde », « ça doit être bien d’être née avec une cuillère en argent dans la bouche », « encore une qui est passée sous le bureau… » , « vive les pistons »… (du cliché en veux tu, en voilà !)

Et bien non. Non à tout ça.

A vrai dire, je suis une jeune femme tout à fait lambda, originaire d’un milieu modeste avec des parents ouvriers. Je n’ai pas fait de grandes écoles, j’ai un master universitaire. Et je n’ai pas non plus un métier foufou : je suis cadre dans une grande boite.

Par contre, ce qui fait la différence c’est que je travaille à l’étranger. En comparaison, en France pour le même poste je toucherais environ 3000€, déjà un très bon salaire.

Donc, oui, avec de la chance et des opportunités, je le reconnais, mais quand même avec du travail (je n’ai pas eu mes diplômes en claquant des doigts) on peut décrocher un travail qui nous plait ET qui paie bien, voire très bien.

Alors forcément, se retrouver un peu du jour au lendemain de l’étudiante sans le sous à cadre dans une grosse boite et un compte en banque bien rempli, ça amène pas mal de questions. Un peu comme quelqu’un qui gagne au loto. Passé la surprise et l’excitation de la perspective d’une vie différente, de nature très (trop?) terre à terre je me suis plutôt rapidement inquiétée de savoir comment j’allais pouvoir bien gérer mes finances sans aucune expérience quelconque avec un précédent salaire et surtout quand, venant d’un milieu modeste personne ne pouvait vraiment me conseiller.

Pour la petite anecdote, lorsque j’ai signé mon premier contrat après mes études, j’ai relu plusieurs fois mon salaire histoire d’être sûre que je ne voyais pas un zéro en trop. J’ai mis longtemps à réaliser ce que ça signifiait. Plusieurs mois même. Pendant tout ce temps, telle une fourmi, je conservais méticuleusement mes salaires sur mon livret A sans rien dépenser de peur que mon entreprise se rende compte tout d’un coup de son erreur et me demande de la rembourser. Au bout de 4 mois, ma période de préavis passé, je me suis détendue et j’ai finalement fait mon premier achat : du mobilier pour mon salon.

Du coup concrètement, qu’est ce qui a changé dans ma vie ?

Heu, bah… j’aurais envie de te répondre pas grand chose, mais pas sûr que tu me crois.

Pourtant je pense que de prime abord en me croisant dans la rue tu n’aurais pas la moindre idée de mon petit « secret ». Et oui, je sens que je vais te décevoir mais non désolé je n’ai pas la garde robe de Carry Bradshaw. J’ai bien acheté quelques belles pièces mais n’étant pas une serial modeuse je ne vide pas l’intégralité de mon salaire en souliers à semelle rouge.

Non, en fait ce qui a changé ne se voit pas forcément, c’est en partie caché dans les meubles. Au sens propre et figuré. En effet, nous avons pu acheter une maison assez rapidement et nous avons à cœur de la décorer avec des meubles de qualité, réalisés en France de façon artisanale. Et puis second point, maintenant que je peux acheter sans trop regarder les prix, j’essaye dans la mesure du possible d’acheter bio et local. Mon mari, lui, a un faible pour le bon vin et comme nous aimons bien recevoir, notre cave est bien garnie.

Pour résumer je dirais que notre vie de tous les jours n’a pas fondamentalement changé. Mais c’est vrai que maintenant on se fait plus souvent plaisir sans regarder à la dépense, notamment tout ce qui concerne nos loisirs et principalement pour les voyages, notre petit péché mignon, pour lequel nous consacrons environ 20 000€ par an pour te donner un ordre d’idée.

Et puis comme je le mentionnais, j’essaie vraiment de contribuer à l’économie française car si nous, qui avons les moyens nous ne faisons rien, qui le fera ? C’est peut être prétentieux de dire ça, mais je sais d’où je viens et je réalise tout à fait la chance que j’ai. Je reconnais faire partie des privilégiés et par conséquent je me sens investie d’une mission : celle de ne pas gaspiller à tord et à travers mon argent. D’autant plus que je suis tout à fait consciente que si demain je perds mon boulot tout peut très vite s’effondrer. En effet, mon mari n’a pas du tout le même salaire que moi, ce qui fait que je participe aux frais du ménage à hauteur de 75-80%.

Donc oui, pour le moment tout va bien, on en profite. Mais c’est aussi une grosse responsabilité, et comme je te le disais au début je ne suis pas née dans ce milieu, je n’ai pas de « réseau » ni « d’amis de la famille » pour me conseiller sur mes finances. Je dois me débrouiller seule si je veux trouver un bon placement ou trouver une solution de défiscalisation. Parce que oui, forcément, qui dit gros salaire dit gros impôts.

C’est pour ces raisons que je te disais que je ne sens pas « riche », car pour moi ce nom renvoie à une classe sociale constituée d’élites qui en plus de se distinguer par leur compte en banque, sont nés dans ce milieu et en connaissent les codes intrinsèques. J’ai plutôt l’impression d’être un électron libre naviguant à vue en essayant tant bien que mal de déchiffrer ces fameux codes au fur et à mesure pour réussir à bien gérer mes finances sans me faire avoir par des professionnels peu scrupuleux.

En conclusion, avoir de l’argent c’est bien, je ne te dirais pas le contraire. Ça allège clairement les soucis du quotidien. Mais, ce que j’avais aussi envie de te dire c’est que quand on n’est pas né dans ce milieu cela entraîne aussi d’autres responsabilités et le stress qui va avec. En effet, on a tous entendu des histoires sur des gagnants du Loto qui ont tout flambé rapidement sans se protéger et qui se retrouvent aujourd’hui parfois dans la misère avec des crédits à rembourser. Et c’est peut être très con, mais c’est ma plus grosse peur. Donc pour moi, la contrepartie à cette situation hors-norme, c’est que j’ai en permanence l’impression de vivre avec une épée de Damoclès sur la tête, me rappelant que tout ça peut s’arrêter du jour au lendemain et qu’il faut donc je sois en mesure de faire face à une telle situation le cas échéant.

C’est pour cela que très récemment nous avons fait appel à un gestionnaire de patrimoine afin de nous conseiller sur la gestion de notre argent. Mais ça, je te l’expliquerai dans un autre article.

Et toi, tu ferais quoi si tu avais de l’argent ?

Commentaires

40   Commentaires Laisser un commentaire ?

Banane

J’ai un peu de mal à suivre : tu travailles à l’étranger mais acheté local/bio en France. Donc tu es frontalière, c’est ça?
Je voulais aussi rebondir sur la partie « conseils pour placer son argent » : mes parents font partie des 0,8% (en fin de carrière) et nous n’en sommes pas loin, pour autant ce n’est pas une caste avec ses petits secrets, etc… Chacun fait comme il le sent, je crois et les solutions changent avec les nouvelles lois. L’image que tu évoques est plutôt liée aux très très riches, ceux qui ont hérité des immeubles dans le 16eme (j’en connais) et qui se marient entre eux (j’en connais aussi) grâce aux rallyes et autres écoles privées. Bref, effectivement on peut être bien à l’aise sans être dans une bulle et tant mieux.

le 12/04/2017 à 08h59 | Répondre

Lalie

Oui je suis frontalière 🙂 et oui tout à fait tous les riches ne font pas partis d’une caste, mais si j’ai écrit cet article c’est parce que moi même, justement, quand j’étais plus jeune je m’imaginais que ce n’était pas possible de gagner autant d’argent si jeune sans être fils ou fille de. Et comme je pense que je ne suis pas la seule à imaginer cela j’avais juste envie d’expliquer que non, parfois on peut aussi gagner sa vie juste avec son salaire et rien d’autre 😉

le 12/04/2017 à 19h39 | Répondre

Marina

Je ne crois pas que le rapport à l’argent soit en lien avec ce que l’on gagne. Pour ma part je ne suis pas dans ces 0,8 % mais j’ai un salaire très confortable (la moitié du tien…) que je n’ai pas volé tant par la durée des études pour y arriver que par les responsabilités et les contraintes de mon travail.
Je m’habille dans les magasins de chaînes genre Promod parce que je ne suis pas fashionista, mais quand je vois quelque chose qui me plaît vraiment dans des boutiques plus chères (Comptoir ou Maje) je me fais plaisir, mais c’est rare. Je préfère dépenser mon argent utilement : ma maison n’a aucun signe ostentatoire mais elle m’a coûté cher en forage de géothermie, isolation naturelle et récup des eaux de pluie. Du coup 1/3 des revenus du foyer partent dans le prêt immobilier. Ce qui m’a empêché de prendre un congé parental puisqu’étant celle qui rapporte le plus de revenus à la maison, si je faisais une pause, on ne pouvait plus payer le prêt. Les allocs du congé parental sont les mêmes pour tout le monde, comparativement çà avantage largement les petits salaires.
Je suis plutôt fourmi et je ne dépense pas si je n’en ai pas l’utilité. Je ne me prive de rien quand j’ai besoin de quelque chose, mais je compare toujours les prix pour ne pas me faire avoir.
A côté de çà des gens qui gagnent moitié moins que moi brûleront jusqu’au dernier centime (et au delà…) pour acheter des bêtises, des gadgets (la philosophie « t’achètes tu jettes »). des fringues jamais portées, la grosse voiture qui brille et qui pollue…
Je donne plusieurs milliers d’euros par an aux impôts avec le sourire sans pouvoir bénéficier d’aucune niche fiscale ni défiscalisation (crispé, le sourire… je suis dans la tranche qui donne comparativement beaucoup sans pouvoir alléger la charge fiscale), j’ai applaudi des deux mains quand les allocs familiales ont été plafonnées…
Je rejoins ta conclusion : l’argent ne fait pas le bonheur… et la misère non plus.

le 12/04/2017 à 09h22 | Répondre

Marie Obrigada

Je bondis quand tu dis que l’allocation congé parental favorise les petits salaires. Bien sûr qu’on a moins à y perdre, sauf qu’on a aussi pu mettre bien moins d’argent de côté en prévision d’un congé parental (ou de tout autre accident de parcours) donc le manque à gagner manque aussi.
J’avoue que j’ai du mal à savoir ce que je pense / ressens en vous lisant. J’ai l’impression de vivre comme vous (les gros impôts en moins) alors qu’avec mon mari nous gagnons moins d’un smic chacun (et c’est moi qui est le plus gros salaire aussi… du coup pas de congé parental non plus ^^) mais j’imagine qu’en fait nos vies sont très différentes. L’important est d’être bien avec ce qu’on a.

le 12/04/2017 à 13h31 | Répondre

Lalie

Marie, de mon point de vue, je ne crois pas que nos vies sont fondamentalement différentes. Je ne vais pas au resto tous les jours, je ne bois pas du champagne à tous les repas, je passe la plupart de mes weekends chez moi à tricoter devant une série et non dans un yatch à St Tropez 😉 Alors oui je dépense plus par mois car mon emprunt immobilier est plus important et je ne regarde plus trop à chaque centime que je dépense, mais dans le fond ma vie est toujours la même. Métro-boulot-dodo, à la différence que j’économise beaucoup et que je peux me payer de jolies vacances (et là encore on n’est pas vraiment adepte des hotels 5*, nous c’est plutôt style camping/sac à dos, ce que mes proches ont du mal à comprendre car pour eux ce n’était pas un choix … )

le 13/04/2017 à 09h07 | Répondre

Lalie

Je pense qu’on a une vision très proche de l’argent, et en effet on peut en gagner moins mais se la jouer bling bling. Pour le congé parental je te rejoins, si nous devenions parents ce serait mon mari qui le prendrait…Mais pour autant je préfère ne pas être éligible aux aides et toucher mon salaire. sur le long terme c’est plus intéressant. Et je pense que dans notre cas on peut quand même anticiper à l’avance pour épargner le complément qu’il manquerait si je décidais de poser quelques mois. Par contre niveau fiscalité, j’ai eu un électrochoc l’année dernière. C’est pour cela qu’on voit un gestionnaire de patrimoine pour défiscaliser. Et il existe pleiiiiiin de solutions, à l’année où sur le long terme, et pas besoin de gagner 5000€. L’important c’est de bien gérer son argent 😉 Peut être que vous devriez vous tournez de ce côté pour voir si des solutions existent pour vous?

le 12/04/2017 à 19h47 | Répondre

Dawn

Alors…le nom de ta boîte stp? ^_^

Je ne gagne pas grand chose comparé à vous mais l’avantage que j’ai c’est que je n’ai pas de maison ni d’enfants. Du coup, on arrive plutôt facilement à économiser pour nos voyages et je vais même essayer de faire des petits dons à des associations. On achète aussi local mais pas encore bio, c’est cher ça xD

Avec un salaire comme le vôtre, je pense que j’aurais investi dans de l’immobilier et j’aurais fait des dons généreux à pleins d’associations! 🙂

le 12/04/2017 à 13h07 | Répondre

Lalie

J’ai envie de dire qu’au final l’important ce n’est pas la quantité, mais la qualité… un peu facile de dire ca mais pourtant je considère qu’il vaut mieux être heureux avec ce que l’on a plutôt que d’en avoir des blindes et de ne jamais se satisfaire. Moi qui avait de l’ambition dans mon travail j’avoue qu’aujourd’hui je suis bien comme ça, j’ai trouvé mon équilibre et gagner plus pour plus d’emm***es? non merci 🙂
Pour les associations c’est vrai que je ne le mentionne pas mais oui, bien sûr que je fais des dons. Je pense d’ailleurs qu’au delà d’un certain salaire on devrait tous cotiser … je devrais soumettre cette idée !
Et pour l’immobilier c’est l’objet de mon prochain article 😉

le 12/04/2017 à 19h54 | Répondre

Nya (voir son site)

J’adore les chroniques qui brisent les tabous ! Je comprends aussi, toutes proportions gardées, ta relation avec le « monde des riches » qui n’est pas le tien à la base. Personnellement, je gagne environ 2 000 € mensuels, mais la famille de mon homme déborde de gros salaires comme les tiens et j’ai un petit aperçu de leur monde. Un monde pas si différent de celui des gens comme moi, avec leurs revenus plus hauts que la moyenne mais pas époustouflants non plus. Les codes intrinsèques, comme tu dis, c’est surtout de BIEN dépenser son argent. Ne pas être regardant à la dépense c’est une chose, mais utiliser son argent à bon escient, c’en est une autre. Pas de gagdets, pas une télé par personne, pas de malbouffe. Et c’est une leçon que j’ai (je pense) bien retenue. Mon homme a reçu en héritage une énorme somme et fait lui aussi appel à un conseiller financier, et je pense que c’est une excellente démarche dès qu’on a de l’épargne.
Pour revenir à mon cas, malgré mon salaire relativement confortable (surtout au Canada, avec le taux de change), je dépense peu. J’ai choisi de faire quelques grosses dépenses récemment, je n’en revenais pas de dépenser autant d’un coup. Je suis dans une logique d’épargne agressive autant dans une démarche de décroissance (moins dépenser en biens matériels, c’est moins polluer) et d’investissement : pour payer mes voyages (première source de dépense annuelle), préparer un deuxième achat immobilier et tenter de m’assurer une retraite anticipée.
Si tu parviens à mettre énormément de côté, as-tu pensé à des investissements locatifs ?

le 12/04/2017 à 13h27 | Répondre

Lalie

Oui, tu mets le doigt sur un point important. Bien dépenser. C’est ce que j’essaie de faire, mais ce n’est pas toujours facile. Par exemple mon dilemme actuel c’est l’achat d’une voiture. Idéalement j’en aimerais une respectueuse de l’environnement, produite en France, dont l’entreprise respecte une charte ethique… bref, ça existe à peu près, mais ça coûte un bras, même pour moi. Et ca m’embête vraiment car d’un côté je me dis que j’ai les moyens mais de l’autre je trouve que c’est vraiment trop cher et j’aurais quand même un peu l’impression de jeter mon argent pour une grosse multinationale qui, on découvrira dans 5ans, m’aura vendu une voiture pas du tout éthique 😀
Donc j’essaie de faire de mon mieux et ça choque mon entourage qui du coup me perçoit comme radine vue que je dépense peu en matériel … parce que justement on pensait depuis une petit moment à l’investissement immobilier et que je préférais épargner.
J’en parlerai dans un prochain article 😉

le 12/04/2017 à 20h03 | Répondre

Madame Zou (voir son site)

Ton point de vue est très intéressant, et bravo pour prendre le risque de parler d’une sujet aussi tabou ! L’argent peut susciter beaucoup de jalousie malheureusement et de comparaisons… Même si je ne fais pas partie des 0,8%, j’ai un salaire aussi très confortable pour la France Métropolitaine. Par contre, je suis née dans une famille qui est devenue « riche » avec le temps (petit clin d’œil au cliché de la cuillère ;-)), mon père ayant sa propre entreprise. Il est issu néanmoins d’une famille d’ouvriers. Et bien, mes parents ne m’ont jamais donné de l’argent ou offert de choses coûteuses. Ils ont toujours gardé en tête leurs origines modestes & m’ont appris la valeur de l’argent. J’ai fait mes preuves seule & sans aide, et j’ai appris à gérer un budget lorsque j’étais étudiante. Mon papa me versait un petit salaire me permettant de tout payer chaque mois sans possibilité de rallonge & vraiment le minimum. Ce que j’ai aujourd’hui, ne provient que du fruit de mon travail. Je gère aussi en diversifiant ce que j’achète, mes placements… Je ne veux pas mettre « tout dans le même panier ». En bonne sociologue, on pourra toujours dire que mes parents m’ont conditionné à réussir (cf. Bourdieu). Après je reconnais aussi que j’ai un capital dormant, mais si mes parents peuvent vivre très très longtemps, je préfère cela à mon héritage 🙂 🙂

le 12/04/2017 à 13h39 | Répondre

Lalie

Merci 🙂 Je pense vraiment que la plupart des gens constituants ces 0.8% sont comme moi, c’est a dire issue de milieu modeste et gagnant leur vie grâce à leur métier ou aux risques qu’il ont pris. Malheureusement j’ai un peu trop l’impression que la société oublie / ne veut pas voir cette possibilité et qu’au final on se retrouve tous catalogués « méchants super riches qui trompent le fisc en cachant leur argent sur des comptes offshores ».

le 12/04/2017 à 20h10 | Répondre

Frechin

Ton article est très intéressant, surtout dans notre société très française, oû il n’est pas toujours bien vu de gagner de l’argent … par contre ce qui me pousse à réagir, c’est le commentaire sur les gens pourvus de « petits salaires » qui ne sauraient pas le gérer et ne penseraient qu’à le dépenser de manière « m’as tu vu », je le trouve plutôt désobligeant ! Je connais des ouvriers au patrimoine immobilier assez impressionnant (et acquis par le travail) compte tenu de leur salaire et je connais, des personnes plus aisées qui n’ont aucune economie ! Ils ne faut pas généraliser : petits salaires ne signifie pas forcément personne inconséquente et irresponsable !

le 12/04/2017 à 20h02 | Répondre

Lalie

Merci ! C’est justement parce qu’en France c’est mal vu contrairement à là où je travaille que j’avais envie de parler du sujet.
Pour ta remarque, je pense qu’il s’agissait plutôt d’un exemple pour montrer que notre relation à l’argent ne dépend pas de la somme, car il y a autant de personnes responsables dans ceux qui touchent peu et ceux qui touchent plus, et vice versa. D’ailleurs, comme je le disais dans un commentaire précédents, on dira que les personnes avec un salaire petit ou moyen qui économisent, qu’elles sont responsables et que c’est bien. Par contre ceux qui ont plus d’argent mais qui ne le jettent pas par les fenêtres sont des pingres … comme quoi tout est une question de point de vue 😉

le 12/04/2017 à 20h22 | Répondre

sapparot

Ca change en effet d’avoir un article qui parle de ceux qui gagnent tres bien leur vie. Je fais partie de cette categorie et c’est vrai que c’est difficile d’en parler autour de soi car l’on passe pour quelqu’un qui veut se vanter ou cela peut creer des jalousies ou des commentaires mal venus.
Je vis a l’etranger et je gagne tres tres bien ma vie depuis 6 ou 7ans maintenant. Et pourtant, je continue de m’habiller a la Redoute et de faire les soldes lors de mes passages en France. Le pays dans lequel nous vivons ne nous permet pas de depenser notre argent sur place et donc nous nous rattrapons en destinations de vacances.

Nous avons aussi investi dans l’immobilier (en France cette fois) car nous sommes conscients, mon mari et moi, que je ne gagnerais pas forcement ma vie de cette maniere toute ma vie professionelle (je parle a la 1ere personne du singulier car en effet, je gagne environ 8 fois plus que mon mari). Ca me stresse aussi que tout s’arrete subitement et que nous ne nous soyons pas prepares. Je suis sortie du systeme francais (mon mari n’est pas francais) et lorsque je suis sans emploi, je ne touche pas le chomage ni indemnites quelconques. Donc nous n’aurons pas de retraites (les pays dans lesquels nous payons des impots ne nous reverserons pas un sou et nos impots se ‘perdent’ pour nous). Je suis tres fourmi dans ce sens et je nous prepare notre retraite en placant notre argent dans l’immobilier.

A cote de cela, nous n’oublions pas de profiter de la vie: Ces 2 dernieres annees, nous avons eu 2 enfants et a chaque fois, nous avons decide de prendre un conges (non paye) de 3 mois pour pouvoir rentrer en France et profiter tous les 2 de l’arrivee de nos enfants. Pour moi, cette facilite que nous avons eu de pouvoir faire ca a 18 mois d’interval a ete source d’un bonheur immense et a justifie ces dernieres annees de labeur et de stress qui vont avec le salaire que je touche. Et la, avec l’arrivee du numero 2 il y a 5 mois, j’ai meme decide de ne pas reprendre le boulot tout de suite mais de profiter des enfants. Nous avons donc reduit nos revenus par 8. Cela a demande des ajustements mais ca nous fait tous du bien de passer du temps ensemble avant que je ne recommence le travail.

Bien gagner sa vie c’est super mais il ne faut pas oublier de profiter de la vie et de se recentrer sur l’essentiel.

le 13/04/2017 à 02h25 | Répondre

Lalie

J’ai rien à ajouter, tu as bien résumer ma pensée 🙂 Ca fait du bien de lire que je ne suis pas seule dans ce cas !

le 13/04/2017 à 09h08 | Répondre

Marina

Est-ce qu’en tant que Française mais vivant à l’étranger et soumise à la législation sociale de ce pays (et donc n’ayant plus aucune attache « légale » en France hormis ta nationalité et des comptes en banque si j’ai bien compris) tu payes quand même des impôts français ou pas du tout ? Je n’ai pas bien compris dans ton commentaire si tu payes des impôts français ou pas… si tu en payes c’est la même taxation que pour un résident français ou pas ? Merci !

le 13/04/2017 à 09h16 | Répondre

Lalie

Alors comme je le disais dans un commentaire, je suis frontalière. c’est à dire que je travaille dans un pays, mais « vis » en France car ma résidence principal est en France (même si au final je passe plus de temps à l’étranger, toutes heures cumulées …) donc mis à part la reglémentation du travail qui respecte celle du pays ou je travaille, pour tout le reste je dépend de la France, Impôts compris 🙂

le 13/04/2017 à 09h25 | Répondre

Marina

Merci Lalie… mais en fait ma question s’adressait plutôt à Sapparot qui a commenté ton article, parce que de fait elle n’a plus de rattachement avec la France, étant domiciliée à l’étranger et soumise à la législation sociale de ce pays. Mais tu as peut-être la réponse ??

le 13/04/2017 à 12h34 | Répondre

sapparot

Je ne paie pas d’impot en France sur les revenus que je touche a l’etranger. Par contre, nous possedons 2 maisons que nous louons et je suis taxee a 20% sur les revenus locatifs de ces maisons. Et bien sur, je paie la taxe fonciere, etc… Je paierai aussi un impot sur la plus value si j’en venais a revendre ces maisons ou si je vendais des actions.
Ces contributions a l’impot ne me donne cependant pas droit aux allocations ou primes de naissance. Pendant notre dernier sejour en France, nous avons fait appel a une assistante maternelle pour garder notre aine quelques jours par semaines pendant que nous nous consacrions a la decouverte de Numerobis. Et j’aid eclare celle-ci a pajemploi et j’ai paye les charges sociales. Je n’ai pas eu le droit a l’aide de la CAF (je ne me plains pas, je constate seulement).
Par contre, j’ai garde une affiliation a la securite sociale via la Caisse des Francais de l’etranger (ca me coute 710 euros par trimestre pour mes enfants et moi). Grace a cela, j’ai pu rentrer en France et accoucher dans une clinique. L’accouchement et les frais medicaux ont ete pris en charge au tarif de la Secu (tout depassement d’honoraire restant a mes frais)

le 13/04/2017 à 15h16 |

Cricri2j

Ton article est tres interressant!
Quel est le métier que tu exerces? Tu encadres une équipe importante? Quelles études as-tu faites? Raconte nous ton parcours et tiens-nous au courant de ton choix d épargne et de voiture.

le 13/04/2017 à 06h57 | Répondre

Lalie

Merci 🙂 alors pour des questions d’anonymat (oui je n’assume pas totalement …) je ne vais pas rentrer dans les détails mais voila en gros mon parcours:
– licence de biologie
– master pro très spécialisé (le seul master délivrant ce diplome en europe il me semble). honnêtement je n’avais AUCUNE idée de ce métier et de ce diplome avant de commencer mon master, je n’avais pas vraiment d’idée du métier que je voulais faire, juste que je souhaitais travailler dans un secteur bien particulier.
– et maintenant je travaille dans le domaine de la recherche scientifique dans une grosse multinationale, classée au premier rang mondial dans son secteur. A titre de comparaison c’est comme si je travaillais chez Google ou Apple. Déjà, du fait de mon diplome c’est difficile de recruter des profils comme le mien donc j’ai la chance d’avoir des propositions de boulot à foison. Et puis j’ai postulé au bon moment. Comme je le disais, je n’ai rien de très « excitant » à raconter, j’ai suivi le processus traditionnel, avec candidature en ligne, entretien téléphonique puis entretien sur place avec une présentation à faire. On était 2 à postuler. Une opportunité ou de la chance, on appelle ca comme on veut 🙂
Et du coup mon salaire découle du bon positionnement de cette entreprise. Au même poste dans une autre boite je toucherais quelques milliers de moins …

le 13/04/2017 à 09h20 | Répondre

CupCake

Donc tu travailles en suisse et tu vis en France !
J’ai travaillé à Zürich penant quelques temps mais finalement maintenant je suis frontalière france/luxembourg.
Les salaires sont plus elevés qu’en France, mais pas aussi hauts que la Suisse, mais on a beaucoup, beaucoup plus d’avantages familiaux qu’en Suisse (ou qu’en France, mais la Suisse est vraiment pas top pour les congés maternité t parentaux ) et c’est ce qui a porté mon choix 🙂 (et puis on y parle aussi allemand, moi qui ne me vois pas être ingénieure sans parler allemand c’est le top !) donc oui l’argent c’est important, mais j’ai fait primer ma petite famille à un énorme salaire 🙂

le 13/04/2017 à 10h11 | Répondre

Lalie

Haha c’est marrant de constater que dès qu’on mentionne de gros salaire on pense à la Suise 🙂 je pourrais tout aussi bien travailler à Londres et prendre l’eurostar tous les jours … ou bien travailler au Lichtenstein et rentrer en France le weekend… voire faire du télétravail depuis la France pour une boite américaine ! Bref, en tout cas, dans mon boulot aucun problème niveau avantages familiaux, le congé maternité est de 22 semaines si je me rappelle ceux de mes collègues.
Après c’est sûr que chacun met ses priorités ou bon lui semble, l’important est d’être en accord avec ses choix 🙂

le 13/04/2017 à 11h27 | Répondre

Marina

Je ne crois pas que ce soit le gros salaire qui fait penser à la Suisse… c’est plutôt l’indication d’une grosse multinationale, classée au premier rang mondial dans son secteur 😀
Moi aussi j’ai tout de suite pensé à la Suisse 😉

le 13/04/2017 à 12h38 | Répondre

CupCake

c’est surtout que je sais plutôt bien combien paient les pays européens pour un travail de cadre 🙂 (pour avoir bien roulé ma bosse comme on dit) et que seule la Suisse permet ce salaire avec l’expérience et le diplôme décrit dans l’article et les commentaires 🙂 ! Impossible de penser à Londres ou aux pays Baltes !!!
Après ce n’est pas le but de deviner où ^^, mais en tout cas quand j’ai travaillé à Zürich j’y vivais et pas de tabous sur l’argent sur place je crois (mais j’ai jamais fait gaffe à ce tabou, mon père gagne vraiment beaucoup, beaucoup et de toute façon je ne peux pas le cacher ça se voit assez vite donc j’en parle assez ouvertement).

le 13/04/2017 à 16h44 | Répondre

CupCake

ah et aussi je voulais dire que 22 semaines de congé mat’ c’était vraiment pas assez pour moi, mais sur le coup c’est moi qui suis exigente ^^, c’éait vraiment mon critère n°1 pour me poser, la politique familiale !

le 13/04/2017 à 16h47 |

Inno

Bon ben je peux dire que je suis jalouse, graaave même 🙂 J’ai fais des études pour pouvoir avoir un bon salaire, venant d’un milieu modeste qui ne m’a pas permis de faire certaines choses (vacances, certains loisirs notamment). J’avais comme but de pouvoir être propriétaire et partir en vacances tous les ans, et surtout ne pas être rik-rak à la fin du mois.
J’ai un BAC+5, je travaille dans une grosse boite (lol, c’est la fonction publique) et je gagne une misère par rapport à toi, et même une misère tout court. Donc je l’affirme je suis jalouse.

Tu as bien de la chance d’avoir ce salaire, et tu as bien raison aussi de ne pas en avoir honte. D’autant qu’on voit que tu sais apparemment qu’être propriétaire, pouvoir acheter de la qualité, dépenser autant en vacances, ce sont des privilèges. Tu n’as pas l’air d’avoir oublié la valeur de l’argent ce qui est tout à ton honneur.

le 13/04/2017 à 16h05 | Répondre

Lalie

oh bah je suis désolée, je me sens toujours mal à l’aise quand les gens me disent (ou quand je le vois) qu’ils m’envient parce qu’au final je n’ai rien fait d’exceptionnel pour en arriver là et j’ai un peu (beaucoup?) un sentiment d’imposteur…
Je te souhaite de trouver un métier qui te permette d’accomplir tes rêves ou du moins tes projets de maison et de voyage !

le 13/04/2017 à 20h21 | Répondre

Mademoiselle Suisse

Bonjour!
En soit, je trouve très bien d’avoir un tel salaire, et tu as raison d’en profiter (pour épargner ou dépenser).
J’avoue aussi que ma vie n’a pas vraiment changée pour autant.
Je travaille également en Suisse, avec un salaire similaire, et mon mari aussi, mais nous ne sommes pas frontaliers. Je ne connais pas vraiment ce statut mais il est clair que le pouvoir d’achat est très important. C’est ce qui me fait un peu tiquer quand tu dis que tu privilégies tes achats locaux… en France.
J’avoue que je privilégie les achats locaux… en Suisse, afin de soutenir l’économie du pays qui me permet de gagner aussi bien ma vie. Tout n’est pas forcément beaucoup plus cher (je ne parle pas de la santé. On est bien d’accord, c’est beaucoup plus cher ici) si on cherche bien. Et ca permet de faire vivre tout le monde et d’avoir des commerces de proximité.
Bon, ce n’était pas vraiment le sujet mais j’avoue que c’est quelque chose qui me choque toujours un peu.

le 13/04/2017 à 16h24 | Répondre

CupCake

c’est vrai que quand je vivais à Zürich je souhaitais acheter le plus de « made in Switzerland » possible ^^ comme si l’esprit de protectionnisme suisse était contagieux 🙂
J’en garde un très bon souvenir, (même du suisse allemand que j’ai fini par bien comprendre Uu) mais effectivement les cotisations pour les mutuelles … ouch ouch 🙂 quand on vient de France ça pique un peu au début 🙂

le 13/04/2017 à 16h53 | Répondre

Lalie

Alors c’est une très bonne question à laquelle j’avoue, je n’ai jamais songé. Tout simplement pour des raisons pratiques en fait. Je termine le soir après que les magasins alimentaires aient fermés du coup j’ai pris l’habitude de faire les courses le weekend. Et donc je trouverais ça illogique de reprendre ma voiture pour faire 30km (ville étrangère la plus proche) alors qu’il y a un magasin juste à côté de chez moi.
Les seuls aliments que j’achète à l’occasion sont les produits très locaux que je ne retrouve pas en France.
Mais dans le fond je suis d’accord avec toi, si ce n’était pas si « compliqué » j’achèterais plus souvent là bas, surtout que je suis très gourmande et j’adore découvrir des nouveaux aliments 🙂

le 13/04/2017 à 20h18 | Répondre

emma_chan

c’est intéressant comme point de vue moi je trouve ça cool que tu ai des libertés de vivre ta vie comme tu l’entendes. La ou je bondis un peu c’est quand tu dis que tu vis une vie comme tout le monde. Nous sommes deux cadres avec 1 enfant vivant en proche banlieue parisienne, nos salaires sont confortables (voire signifiant au regard de la province ) et pourtant nous n avons pas les moyens d’avoir un second enfant, nous avons du réduire énormément nos vacances et nos sorties (alors que paradoxalement nous travaillons 50 heures par semaines) et si nos économies continuent a fondre, dans un an et demi on va encore devoir baisser de niveaux de vie. Donc non nous ne vivons surement pas les mêmes angoisses et les mêmes questions. De la même manière que je n ose imagine ce qu endure une femme seulle avec enfant dans les cités pas très loin de chez moi avec le smic ou les minima. Parceque ce qui me parait dur a avaler pour moi doit surement correspondre a un nirvana pour elle. Par contre clairement, ta situation ne me rend pas jalouse : elle ne m enlève rien! tant mieux que tu puisses profiter de ta vie plus simplement que nous c est cool ! pet qu on y arrivera aussi et en attendant ça fait pas tout le bonheur, (même si ça simplifie la vie)

le 13/04/2017 à 21h56 | Répondre

Lalie

Je comprends ton point de vue, quand je dis je vis comme tout le monde je me compare surtout au reste de ma famille, de classe moyenne habitant la campagne. Il faut dire que dans ma région d’origine la classe moyenne vit mieux que certains cadres à Paris. Mes amis au smig ont tous pu devenir propriétaire d’une petite maison avec jardin, ont des enfants… quand je les revois j’ai l’impression que la seule diffèrence entre nos vies c’est que eux ont des enfants et nous on voyage. Forcément que si je prends les extrêmes, c’est sur que non je ne vis pas comme eux. Par contre je suis d’accord qu’on a moins de soucis sur le plan financier, qu’on n’est pas obligé d’économiser 6mois pour se faire plaisir.

le 14/04/2017 à 08h42 | Répondre

virg

Ah ! Le rapport à l’argent ! Nous le vivons plein pot et ça m’agace profondément de voir mon mari minimiser systématiquement ce qu’il gagne alors qu’il le mérite amplement (horaires, coût des études, etc.). Nous pouvons tous les deux affirmer que nous en sommes là grâce à nos efforts, issus de familles classe moyenne basse, nous n’avons jamais eu le droit à aucune aide et nous sommes mis en ménage en location à 20 ans. Résultat des courses, c’est seulement à 35 ans que nous avons enfin !!! Clôturé le prêt de nos études, à 34 ans que nous avons eu les moyens d’acheter notre maison, de nous marier et de partir en voyage. Nous sommes pourtant sans cesse en position de « culpabilité » car nous gagnons très bien notre vie tous les deux. J’essaie pourtant d’expliquer autour de nous, à Untel qui a pu faire ses 2 enfants dans la vingtaine, à Unetelle qui a lancé son premier projet immo à 23 ans, etc. Que j’estime nos salaires mérités, on nous regarde toujours en disant « ils ne sont pas à plaindre ». Je ne comprends pas cette mentalité, même mon père nous envie « ils n’ont pas besoin qu’on les aide, ils gagnent bien leur vie maintenant » un soupçon de jalousie malvenu lorsqu’il s’agit d’un mariage ou d’une naissance… alors ajoutez à cela que je suis à mon compte, et personne ne semble comprendre que, non, je n’ai pas les moyens de prendre un an de congé sabbatique pour la naissance de ma fille, aussi étonnant que ça puisse paraître, ma société a besoin que je facture, donc que je travaille, pour continuer à faire face aux charges.
Je le vis assez mal car nous savons parfaitement ce que signifie travailler le weekend pour payer les études, le chômage désespérant dont on a l’impression de ne jamais réussir à sortir et ressortir de la banque en pleurant.
Alors, oui, nous gagnons bien notre vie mais, comme toi, nous considérons que tout cela ne durera qu’un temps. Nous avons vécu assez de galère pour savoir que tout cela peut se casser la g… du jour au lendemain. Du coup, nous avons opté pour la maison avec travaux empruntée sur 15 ans au lieu de parier sur un crédit de 20 ou 25 ans pour une magnifique maison neuve ou rénovée, nous économisons beaucoup et regardons chaque dépense. Les deux seules choses sur lesquelles nous nous privons peu sont la nourriture (locale et bio si possible) et les dons aux associations. Pour le reste, je ne vois pas l’intérêt de dépenser une fortune en vêtement par exemple.
Pour les travaux de la maison, nous optons systématiquement pour la qualité mais pas le luxe et surtout nous économisons au fur et à mesure pour les payer cash et ne pas nous rajouter de crédit sur le dos.

le 14/04/2017 à 21h00 | Répondre

Lalie

Malheureusement des envieux il y en aura toujours… au début je ne disais rien fac e à ces remarques, un peu par honte. Mais honte de quoi? Du coup après je rentrais dans le lard. Et c’est là que tu vois les gens intelligents et les autres, il y a ceux qui comprennent ton ressenti quand tu leur expliques et ceux qui trouveront toujours un truc à redire. Pour les derniers j’ai coupé les ponts au maximum, car quoiqu’on dise ou qu’on fasse ils n’auront jamais l’esprit assez ouvert pour tenter de comprendre ou juste d’écouter. Quand c’est la famille c’est plus délicat … mais c’est clair que pour moi aussi un prêt à la consommation c’est impensable, que je touche 1000 ou 10000. Ca porte bien son nom c’est de la consommation et par conséquent ce n’est généralement pas très utile. Je préfère mettre moins cher dans une voiture et la payer cash.

le 18/04/2017 à 11h56 | Répondre

Elodie

Nous sommes aussi expatriés mais à 20 000km de la métropole et nous gagnons également bien voire très bien nos vies. Nous sommes indexés et nos salaires sont bien supérieurs à ceux qu’on toucherait en métropole. On a tous les deux fait des études que je considère plutôt longues (bac+6) et nous avons des conditions de travail qu’on ne verrait pas en métropole…par ex, je suis dans le médical, et je peux être de garde 21 jours de suite, jour et nuit idem pour mon mari, donc je trouve que nos salaires et nos primes sont justifiés mais comme beaucoup d’entre vous, nous subissons beaucoup de remarques de notre entourage resté en France. Cette vie on l’a choisie, nous venons également tous les 2 de milieux très modestes, mais même avec de bons salaires, on ne roule pas sur l’or et les gens ont du mal à l’intégrer. tout coûte très cher là où nous vivons: le logement, la bouffe et que dire des billets d’avion (10 000 euros de billet en classe écho avec 40h de voyage pour rentrer en France à Noël pour 2 adultes et 2 enfants, donc forcément on ne peut pas se le permettre chaque année) et du coup les gens nous font des remarques « quoi avec vos salaires vous ne pouvez pas vous permettre de payer 10 000 euros de billets d’avion tous les ans? » ben non…et pourtant au quotidien on fait attention, pas de grosses folies, pas de fringues excessivement chères non plus, pas de loisirs coûteux…
L’argent c’est tabou, et ça crée souvent des tensions, le plus important c’est de se sentir bien avec ce que l’on a et de ne pas en faire une priorité 😉

le 15/04/2017 à 02h36 | Répondre

Lalie

tout à fait d’accord ! Même si je pense que c’est quand même plus simple à dire et à appliquer dans notre situation que dans la situation inverse … et malheureusement tant que le message vehiculé par la société, les emissions TV sans neurones, et les politiciens ne changera pas et que l’argent sera mis au coeur de tout ce sera difficile de faire comprendre aux gens ‘vous n’aurez jamais les moyens de faire ca, mais contentez vous et soyez heureux … »

le 18/04/2017 à 12h00 | Répondre

Claire

Je pense que je lis ta chronique le mauvais soir! Celui où je désespère que mon four ne fonctionne plus, et de comment je vais bien pouvoir en payer un nouveau etc. Je fais le métier de mes rêves ; je suis musicienne. Mais avec un salaire de misère. 8 ans d’études, des heures toute seule dans une salle à bosser, tous les jours, la pression, tout le temps, et des sacrifices conséquents… pour tout juste 1000 balles par mois. Je consomme intelligemment, chaque achat est pensé, mais c’est parfois lourd et je crois que je préfèrerai parfois le stress de « comment placer tout cet argent intelligemment » 🙂
Ceci dit, je vis mon métier avec bonheur et il y a aussi des personnes plus à plaindre que moi, que j’essaie d’aider depuis mon petit niveau.
Bref, tout ça pour dire que parfois, on a un petit salaire, mais on a aussi bossé super dur, et fait de longues études, et on s’est décarcassé. Malheureusement en France les métiers culturels restent mal payés, voire parfois mal vus!
Je suis contente de lire que des gens « riches » investissent intelligemment et ne voyagent pas que dans des hôtels 5 étoiles 🙂 !

le 16/04/2017 à 22h53 | Répondre

Lalie

comme je le dis dans l’article, mon « stress » n’est en rien comparable avec celui dont ont souffre quand il s’agit de terminer ses fins de mois … et je suis aussi triste de constater une fois de plus que malgré de longues études certains seront payés une misère et d’autres non. cette incohérence du système. Sans ca je suis sûre que beaucoup plus de gens esaieraient de vivre de leur passion. en tout cas c’est très courageux de votre part d’avoir suivi cette voie, pas facile (et bon courage pour retrouver un four !)

le 18/04/2017 à 12h05 | Répondre

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