Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Le bord du précipice


Publié le 15 janvier 2018 par Madame Givrée

Avant-propos: Tu connais le concept de blue Monday , le jour « le plus déprimant de l’année » ? C’est aujourd’hui. C’est un terme qui est apparu à l’occasion d’une campagne publicitaire britannique, alors forcément au début j’avais un peu envie de me méfier. Si c’est pour une chaîne de télévision… Cela dit, tout tend à confirmer, en tout cas dans mon entourage personnel et professionnel, cette théorie selon laquelle il y a un jour dans l’année qui serait le point de convergence d’un certain nombre de paramètres négatifs, et qui serait donc le jour le plus déprimant dans l’année. Mythe ou pas, je pense qu’il est bon qu’on ait une date dans l’année pour parler de la dépression, de la solitude, des maladies mentales d’une façon générale, et du suicide. Cet article a été rédigé l’été dernier, mais cela me semblait le bon moment pour te le proposer.

À l’heure où j’écris ces mots, ça fait à peine 48 heures que le monde a appris le décès de Chester Bennington, le chanteur du groupe Linkin Park, qui s’est donné la mort. « Il laisse derrière lui une femme et six enfants », comme le dit la presse.

Évidemment, à l’ère du tout numérique, la tristesse se fait visuelle sur Instagram, le choc s’exprime et se partage en direct sur Facebook, l’incompréhension pépie sur Twitter. Au milieu des messages exprimant la peine ou l’incrédulité, tu trouveras les critiques, qui ne sont jamais loin, prêts à commenter. Dans de tels moments, ils évoquent avec virulence le caractère foncièrement égoïste et lâche du suicide.

Crédits photos (creative commons): HypnoArt

Parfois, ils ajoutent que le suicidé aurait dû penser à sa femme, ses enfants, ou ses parents; en tout cas aux personnes qu’il aimait et qui l’aimaient. Ils semblent vouloir faire honte à une personne qui n’est plus là pour éprouver ce sentiment, ajoutant une forme de déshonneur à la douleur qui était déjà trop lourde à porter pour la personne.

Ces gens là, dont tu fais peut-être partie et, ma foi, chacun a droit à une opinion, et j’aimerais bien en parler avec toi dans les commentaires, commentent donc l’acte désespéré d’une personne morte qu’ils ne connaissaient pas.

De mon point de vue, et note bien qu’il n’engage que moi, j’ai bien conscience d’être en terrain sensible ici, il n’y a qu’une catégorie de personnes qui fait de telles remarques sur le suicide : les gens qui n’ont jamais vécu ce que Chester Bennington a vécu dans ses derniers instants, ou ce que vivent 29 personnes en France chaque jour, ce que vit quelqu’un là, tout de suite, au moment où tu lis ces lignes. Les gens qui écrivent ces lignes me paraissent être ceux qui n’ont jamais été poussés au bord du précipice, avec déjà un pied dans le vide, ceux dont on n’a jamais testé la volonté de survivre. Il y a tant de gens, Dieu merci, qui ignorent tout du précipice, qui n’ont jamais eu à traverser leur Enfer personnel avec cette seule et unique envie: (s’)en sortir.

Crédits photos (creative commons): Heliofil

Quand tu es dans une telle détresse, la capacité à raisonner est la première faculté que tu perds. Il est impossible d’intégrer des vérités qui semblent évidentes aux gens qui t’entourent, impossible d’analyser les choses comme tu peux le faire derrière ton ordinateur, assise au calme, prête à ajouter un commentaire sous un article. Ce genre de raisonnement qu’on peut avoir quand on a l’esprit lucide, clair, sain, n’existe tout simplement plus.

Le vrai fardeau de la dépression ou de la maladie mentale quelle que soit sa forme, c’est que ça te persuade que rien n’a d’importance, que cette souffrance ne passera jamais, que rien n’ira jamais mieux, que tu es totalement, irrévocablement fichue en l’air. C’est un sentiment terrible qui ne répond à aucun raisonnement, qui résiste aux meilleures tentatives de démontrer le contraire, et les choix que tu peux faire dans de tels moments sont au delà de la logique, et bien au delà de tout commentaire sur l’acte en lui même.

Contrairement à Chester Bennington, je n’ai jamais eu à me battre contre des addictions, mais j’ai combattu la dépression pendant des années et j’ai porté un poids pendant très longtemps, et, parfois, il m’a semblé impossible de continuer à porter ce poids. Et j’ai connu, malgré la thérapie, l’amour de mes proches, les distractions ou le sport, des moments de désespoir si profonds que rien n’y faisait. Ce n’est pas tant que je voulais mourir, c’est que je ne voulais plus vivre, plus souffrir, je ne voulais plus vivre comme ça.

Crédits photos (creative commons): PublicCo

Pour être tout à fait honnête avec toi, je ne comprends pas trop comment moi j’ai pu survivre, pourquoi j’ai trouvé les ressources et les personnes pour m’aider, et pas lui. Je suppose que ça restera un des grands mystères de la vie. Certaines personnes s’en sortent et d’autres non, et je ne suis pas forcément plus forte ou sage ou meilleure qu’une autre, mais j’ai survécu.

Se suicider n’est pas lâche. Ce n’est pas non plus être faible. Ce n’est pas égoïste. C’est le geste désespéré de quelqu’un qui ne voit pas d’issue à son problème. C’est un brouillard épais et sombre, créé par tes démons personnels, qui t’empêche de voir cette fameuse lumière au bout du tunnel dont tout le monde te parle.

J’ai souvent entendu dans mon entourage proche que le suicide est une solution définitive à un problème temporaire, et avec le recul je pense que c’est vrai, mais ceux qui sont au plus bas ne le voient pas.

Quand quelqu’un met fin à ses jours, certains y voient un drame sans nom pour la famille, d’autres déplorent l’absence de la personne disparue. Une autre catégorie de personnes, dont j’ai tendance à faire partie, se prend à imaginer ce que la personne aurait pu faire ou devenir dans un futur plus ou moins lointain si elle ne s’était pas suicidée. D’autres encore sont en colère, parce que la perte d’un être vivant, de sa propre main, n’a pas de sens. Comment peut-on renoncer à la Vie?

Je pense qu’on ne devrait jamais utiliser ces premiers moments de réaction pour critiquer ou insulter la personne qui vient de mourir, ou pour jeter l’opprobre sur ce qu’elle a fait. Parce qu’au fond, cette personne ne voulait pas mourir. Elle voulait ne plus souffrir. Elle voulait exister d’une meilleure façon, en fait.

Cette personne a sûrement fait de son mieux pendant très longtemps, et quand ça n’a plus suffi, elle a géré la crise de la seule façon qui lui paraissait possible.

Chester Bennington a été aussi courageux, fort, et altruiste qu’il a pu l’être dans ce terrible moment.

Je te souhaite vraiment de ne jamais connaître un tel moment de désespoir.

Ce sujet te touche, de près ou de loin ? Tu as envie de donner ton avis? Tu n’es pas d’accord avec moi? N’hésite pas à commenter.

Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Gwen

Lorsque que j’ai appris le suicide de ce chanteur dont je n’étais pas spécialement fan je me suis effectivement dit : « il brise sa famille en les laissant seuls, surtout ses enfants, il n’a pensé qu’a lui ». Et surtout je n’ai pas du tout pensé au pourquoi de son geste désespéré. Alors ton article me fait réfléchir car c’est vrai que je n’ai jamais connu un mal-être qui me pousserait à un tel acte. Mais je me pose la question aussi, pourquoi certains ont la volonté de s’en sortir et d’autres non? C’est tellement dur pour ceux qui restent, surtout s’ils sont enfants, comment leur expliquer? Mais en même temps je me dis que chacun a le droit de faire ce qu’il veut de sa propre vie. Bref, sur ce sujet je ne sais pas comment me positionner..

le 15/01/2018 à 09h41 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Je pense que c’est humain d’avoir ce genre de réaction, comme le dit Madame Fleur plus bas, on a toujours plus tendance à avoir de l’empathie pour ceux qui restent. Je me demande parfois si c’est une espèce de résidu d’un réflexe de survie ou quelque chose comme ça: on a de l’empathie pour les vivants, parce qu’on ne peut plus rien faire pour la personne qui est morte ? Je ne sais pas.
Je me suis très souvent demandé « pourquoi » je m’en étais sortie. Je suis persuadée que ce n’est pas une question de volonté. Quelque part, dire que c’est une question de volonté, ça voudrait dire que j’ai plus de mérite que ceux qui ne s’en sortent pas, ce que je ne crois pas, et, d’autre part, à quel moment on peut estimer qu’on s’en « est sorti » ? Je suis persuadée qu’au delà de la question de la volonté, il y a la question des circonstances : est-ce que la personne est entourée, par qui, a-t-elle eu l’occasion de dire que ça n’allait pas, comment, est-ce qu’elle a les moyens physiques de mettre fin à ses jours et, au contraire, les gens autour d’elle ont-elles les moyens physiques de l’en empêcher ? A mon sens, la question est bien plus complexe qu’une question de volonté de s’en sortir.
Cela dit, je comprends ta difficulté quant à ton positionnement et je pense que tu n’es pas obligée d’avoir un avis tranché sur la question.

le 15/01/2018 à 18h17 | Répondre

Nilith lutine

Je n’ai jamais connu ce bord du précipice… Mais je n’en étais pas si loin. J’ai pu entrevoir, version atténuée, ce que les personnes qui y sont ressentent.
Je suis toujours triste d’apprendre un suicide, triste pour ceux qui restent. Mais pas en colère. On ne se suicide pas sur un coup de tête soudain. C’est un acte désespéré.
J’ai un jour entendu une phrase qui m’a marquée… Et peut-être aidée à ne pas trop m’approcher du précipice, je ne sais pas. Cela disait en substance « Le suicide n’est pas dire qu’on hait la Vie, c’est au contraire un appel d’amour à la Vie… » Cette vie que l’on voudrait vivre, qui est maintenant si éloignée de nous, ou que l’on ressent comme telle.

le 15/01/2018 à 10h54 | Répondre

Eldoé

« Quand tu es dans une telle détresse, la capacité à raisonner est la première faculté que tu perds. »
Je suis complètement d’accord. Et on a tellement honte dans ce cas, que demander de l’aide est souvent perçu comme trop difficile…

le 15/01/2018 à 12h10 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Je crois qu’on a même l’impression que l’aide est inutile, puisque ça n’ira jamais mieux. C’est fatiguer les autres pour rien…

le 15/01/2018 à 18h20 | Répondre

Nefret

Merci Madame Givrée.

le 15/01/2018 à 14h56 | Répondre

Maruschka

Pour m’être approchée du précipice et, surtout, avoir porté quelqu’un dans cette situation, je te remercie pour cet article et ces mots justes <3
Parfois, la détresse est telle que la personne pensera que les autres seront mieux sans elle, qu'elle est un fardeau trop lourd à porter… Ce n'est donc pas de l'égoïsme… C'est une vision erronée de la réalité.

le 15/01/2018 à 15h40 | Répondre

Vanouille

Merci pour cet excellent article.
Tes mots sont justes… Le précipice, je l’ai connu aussi et je ne sais toujours pas par quel miracle j’ai échappé à la fin que je désirais tellement… Toujours est-il que 15 ans plus tard, il n’y a pas un jour qui passe sans que je m’émerveille devant ce que la vie peut offrir… Comme quoi, en tous cas dans mon expérience, ça aurait été une solution définitive à un problème temporaire. Mais que ce soit le recul, la force, l’aide de proches ou autre chose, on n’a pas toujours les moyens de le voir, de s’en sortir…
Ce que tu décris est très juste : ce n’est pas qu’on veut mourir, c’est juste qu’on ne veut plus souffrir.
Merci. Je garderai ce texte.

le 15/01/2018 à 16h07 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

On fait souvent preuve dans ces cas là d’empathie pour ceux qui restent. On fait beaucoup moins preuve d’empathie pour celui qui a fait ce geste désespéré. T’es mots sont très justes. Merci de les avoir partagés !

le 15/01/2018 à 17h18 | Répondre

MlleMora

Merci pour ton article. Ma soeur traverse une dépression depuis plusieurs années maintenant, elle se bat en permanence contre son cerveau qui ne lui envoie que des signaux négatifs.
Pour moi, quand on arrive au suicide, c’est presque « malgré soi », le cerveau est une machine tellement complexe, qu’on ne maîtrise pas sur bien des aspects, notamment celui de la dépression.
il y a une journée des bipolaires, dont le suicide est la conséquence directe de leurs phases dépressives. Alors même qu’en phase maniaque, ils se sentent vivants et aiment la vie…

le 15/01/2018 à 17h28 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Je vous souhaite beaucoup de courage !

le 15/01/2018 à 18h21 | Répondre

Nya (voir son site)

Très intéressant alors que je viens de finir un roman sur le suicide, une comédie sans concession (A Long Way Down / Vous descendez ? de Jonathan Coe). Je n’ai pas choisi ce livre par hasard, la thématique me touche personnellement. Je lisais il y a peu quelque chose qui disait que quand on est dépressif, on a l’impression de voir enfin la vie telle qu’elle est, libérée des lunettes roses du bonheur. Alors qu’en fait, c’est la dépression qui met un voile gris devant nos yeux. Je pense que c’est très vrai.
J’ai été suicidaire : au début de l’âge adulte, je n’avais plus envie d’exister, et j’ai longé le précipice une nuit, que je ne risque pas d’oublier. Je suis à nouveau en dépression depuis près de deux ans, et je vois que les moments les plus sombres me redonnent des envies de suicide. Avec l’âge, on apprend à ne pas agir sans réfléchir (ce qui est encore pire… si on se suicide, c’est qu’on a vraiment tout envisagé avant) mais je suis persuadée qu’il n’y a aucune sorte de volonté en jeu, juste des signaux chimiques dans le cerveau qui font ou non basculer. Rien à voir avec une force de caractère. Ceux qui s’en sortent sont chanceux. Dans mes bons moments, être en vie m’émerveille incroyablement. J’espère que les idées noires ne te touchent pas en ce moment.

le 16/01/2018 à 01h40 | Répondre

Gaelle

Je suis une de ces enfants qui ont ete laisses derriere. Ma maman s’est suicidee il y a maintenant 7 ans apres de nombreuses annees de luttle contre la depression. Je ne vais pas mentir je lui en ai voulu pendant un moment de nous avoir laisses, d’avoir baissee les bras. A cela se melait aussi une immense culpablilite de ne pas avoir pu l’aider davantage, de ne pas avoir vu les signes.
Au final et avec l’aide de la lettre qu’elle nous a laissee, j’ai accepte l’immense detresse et desespoir dans lequel elle se trouvait. C’etait pour elle l’ultime solution pour arreter de souffrir, et pour ca je ne peux pas lui en vouloir. Je vais peut etre choquer mais je suis soulagee pour elle, vivre avec une telle souffrance sans voir la moindre issue doit etre un enfer. Bien entendu elle me manque mais je respecte aujourd’hui son geste. J’essaie de ne garder en memoire que nos meilleurs souvenirs, son sourire et la certitude qu’elle aimait plus que tout sa famille et ses enfants.
Il est important de ne pas juger car chaque situation est douloureuse, compliquee, culpabilisante .
Je souhaite beaucoup de courage a toutes et tous ceux qui traversent des moments diffciles, je vous souhaite sincerement de trouver un apaisement.

le 17/01/2018 à 05h34 | Répondre

Plop

Ma mère a fait une tentative de suicide il y a bientôt 4 ans. Quand je l’ai vue à l’hôpital, l’une des premières choses qu’elle m’a dit c’est « je sais que tu me comprends ».
Mais non, je ne comprenais pas. Je ne voyais pas comment des problèmes avaient pu l’amener jusque là. J’habitais loin, j’avais conscience qu’elle me cachait beaucoup de choses, mais je ne comprenais pas comment elle avait pu vouloir tout plaquer en un instant. Si j’ai accouru immédiatement, ça a été plus pour supporter mon beau-père dans cette épreuve et gérer l’administratif qu’apporter un réel confort à ma mère. Et puis j’ai mis de la distance affective dans nos relations. Je n’ai plus voulu m’attacher à quelqu’un prêt à se détacher si facilement.

Aujourd’hui, presque 4 ans après, grâce à ce billet j’y vois un peu plus clair.
Je dois avouer que j’ai cherché peu d’informations, je suis repartir reprendre ma vie et je suis restée avec mes émotions telles quelles.
Aujourd’hui je comprends qu’elle n’a pas cherché la mort mais fui la vie, et ça fait toute la différence.
Peut être pourrais-je être moins dure à l’avenir avec elle et m’abstenir de juger son acte. Seul le temps le dira, mais en tout cas j’ai beaucoup appris, alors un immense merci Madame Givrée…

le 25/01/2018 à 10h12 | Répondre

Virg

En réalité, je suis très choquée que des gens se permettent même de critiquer quelqu’un qui est mort, quelle que soit la manière, sans attendre au moins que le chagrin s’exprime. Cela me semble carrément indécent, j’évite donc les articles de ce type.
Par ailleurs, le suicide, je suis partagée entre la compassion et le respect. Franchement, cela me semble être une preuve de courage de faire face et de prendre ce type de décision, j’ai l’impression que la moitié des personnes qui se permettent de critiquer préfèreront vivre une vie pourrie plutôt que d’avoir le courage d’y mettre fin. C’est mon opinion et je sais que cela ne plaira pas. Pour que tout soit clair, je précise tout de suite que je ne suis pas du genre à déprimer, j’ai cette chance mais que mon grand-père s’est suicidé et qu’une de mes tantes, dont je suis très proche, s’est « ratée » parce que son mari est rentré beaucoup plus tôt que prévu. Je ne l’ai donc jamais vécu dans ma tête ou dans mon corps mais j’ai fait partie de ces proches qui n’ont rien vu ou qui ne pensais pas que ça irait jusque-là.

Madame Givrée, tu ne dis pas si tu es sortie de cette spirale de déprime, j’espère sincèrement que c’est le cas.

le 04/02/2018 à 09h14 | Répondre

hecate18

Pour avoir connu et connaître encore ce précipice, je ne peux qu’adhérer à tes réflexions. La dépression est sournoise et lamine toute volonté et tout espoir. Ceux qui la jugent ne l’ont jamais connue (et heureusement pour eux). Comme tu dis, lors de mes heures sombres, j’ai souvent l’envie de mourir mais seulement pour ne plus souffrir. Par chance, j’ai un mari en or, une petite fille que j’adore et ça me donne la force de sortir la tête de l’eau par moment (ça et un traitement que je prends régulièrement). Je ne souhaite à personne de traverser ses moments…

le 18/02/2018 à 10h03 | Répondre

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