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Le harcèlement moral au travail : démêlons le vrai du faux


Publié le 29 mai 2017 par Urbanie

Je te l’ai annoncé, je vais entamer une série d’articles sur le monde du travail.

Il me semble en effet que, si nous arrivons à aborder (presque) tous les sujets sur ce site, nous parlons dans le fond très peu de souffrance au travail. Et pour cause: la souffrance au travail est sujet complexe, puisque peu quantifiable. Elle puise également nécessairement dans la subjectivité de l’individu qui la subit. Enfin, oser prendre la parole, c’est aussi risquer des représailles.

Photo (creative commons) : caio_triana

Définition et petit topo avant de commencer

J’ai  donc du être arrêtée 4 mois l’année dernière. Une bête histoire de harcèlement moral, incroyablement classique dans son déroulé.  Un « cas d’école », comme me le confiera mon médecin lors d’une consultation. Si j’ai eu la grande chance d’être accompagnée de spécialistes compétents (une avocate et un médecin), qui ont mis en place des barrières pour que je ne m’écroule pas complètement, la souffrance au travail -et le harcèlement moral, dont elle découle souvent directement – est toujours intrinsèquement liée à une grande solitude. Solitude de celui qui est en arrêt maladie, mais aussi solitude de celle à qui plus personne n’ose dire « bonjour » au bureau, de peur d’être le prochain sur la liste. Or il me semble que pouvoir dire « tu n’es pas seul, je suis aussi passée par là, d’ailleurs j’ai quelques conseils à te donner » est extrêmement important.

Mais avant de poursuivre, c’est quoi, au juste, le « harcèlement moral »?

La loi française définit le harcèlement moral comme « un ensemble d’agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Pour t’expliquer ce que c’est, et plutôt que de te faire de longs discours, je vais commencer par démonter les idées reçues que nous avons tous en tête sur le sujet.

Nous aborderons les points de droits dans un prochain article, mais ce qu’il faut retenir c’est que les faits doivent:

  • se reproduire dans la durée (peu importe la durée: 2 semaines ou 2 ans, tant que les faits qui portent atteinte à ton intégrité se réitèrent régulièrement)
  • causer une souffrance physique ou mentale
  • sans qu’il n’y ait nécessairement une « intention » de nuire (nous y reviendrons à la fin de cet article).

1) Seuls les faibles, les incompétents, ou ceux qui l’ont mérité en sont victimes.

C’est la première idée reçue, qui fait rage en entreprise: si quelqu’un subit les foudres de son management (ou de ses collègues, ou de ses subalternes), c’est qu’il l’a mérité.

1) L’argument est fallacieux, parce que cela revient à justifier les comportements pathogènes et malveillants qui ont mené au harcèlement. Dire « il/ elle l’a mérité » revient tout simplement à dire « donc ce qui lui arrive est normal ». Sauf que le harcèlement moral n’est jamais normal. Il est d’ailleurs puni par la loi.

2) L’autre souci que cet argument me pose, c’est qu’il ne correspond pas à ce que je constate autour de moi. Marie-France Hirigoyen en arrive à la même conclusion: « Contrairement à ce que leurs agresseurs essaient de faire croire, les victimes ne sont pas au départ des personnes atteintes d’une pathologie ou particulièrement faibles. Au contraire, très souvent le harcèlement se met en place quand une victime réagit à l’autoritarisme d’un chef et refuse de se laisser asservir. C’est sa capacité à résister à l’autorité malgré les pressions qui la désigne comme cible » (Marie-France Hirigoyen, « Le harcèlement moral », ed. Pocket, p. 70).

Traduction: les harcelés auraient plutôt pour eux d’être des personnes dotées d’un tempérament suffisamment solide pour résister aux pressions. On est loin du portrait robot du harcelé « trop sensible »… J’ai en effet plus souvent vu des personnes compétentes, motivées, agréables en être la cible. Pourquoi? Deux raisons à cela:

  • Pour que le harcèlement « prenne », il faut que la victime soit suffisamment investie dans son travail pour souffrir d’y être attaquée.  C’est confondant de logique, mais cela fait du bien de le rappeler.

« … les victimes sont très souvent des personnes scrupuleuses, très investies dans leur travail, refusant les irrégularités ou petits arrangements ou dénonçant les mauvaises pratiques professionnelles (… ) ce sont donc des personnes qui résistent au formatage, rétives à entrer dans le moule et que l’on cherche donc à casser. » (Marie-France Hirigoyen, « le harcèlement moral au travail », ed. PUF, p. 85).

  • Ensuite, parce que dans le harcèlement moral, ce n’est pas le travail qui est remis en cause: c’est la personne. C’est d’ailleurs un des signes que les critiques ou les dénigrements effectués contre un salarié dérapent, de la critique nécessaire et constructive (normale et légitime en environnement professionnel), à un travail de sape visant à détruire l’estime de soi de la victime (on y reviendra dans un autre article). Pour simplifier, c’est quand on arrête de dire « Tu es encore arrivée en retard ce matin » pour dire « Tu n’es même pas capable d’être ponctuelle ». « Tu me déçois » plutôt que « Le dossier que tu as rendu comportait des erreurs ».

On ne parle plus des missions: on parle de la personne, dans le but de détruire son estime d’elle et de la faire douter. La sémantique est extrêmement importante dans les cas de harcèlement.

3) Dernier point: si on entend souvent dire en effet que la victime est « trop sensible », « faible », qu’elle « avait des problèmes avant son arrêt maladie », ce n’est pas la cause de son effondrement: il s’agit plutôt d’une justification à posteriori, en général professée par l’agresseur.« Lorsque le processus de harcèlement est en place, la victime est stigmatisée: on dit qu’elle est difficile à vivre, qu’elle a mauvais caractère, ou bien qu’elle est folle. On met sur le compte de sa personnalité ce qui est la conséquence du conflit, et on oublie ce qu’elle était auparavant, ou ce qu’elle est dans un autre contexte ». (Marie-France Hirigoyen, « Le harcèlement moral », ed. Pocket, p. 71)

2) Le harcèlement moral, ça n’existe pas vraiment. Variante: le management a le droit d’être dur, c’est comme ça que les choses fonctionnent.

Alors, sans rentrer dans un cours de management, chaque chef d’équipe a en effet le droit de posséder son propre « style ». Certains seront autoritaires et directifs, d’autres encourageront la bienveillance. Peu importe, en fait. Le problème, encore une fois, c’est lorsque le chef d’équipe dérape vers des attaques personnelles, ayant pour objectif ou pour conséquence d’atteindre son employé.

Je vais me répéter, mais le harcèlement moral au travail est illégal. C’est donc qu’il s’agit d’une déviance du management, pas d’une norme.

Ensuite, puisque les attaques deviennent toujours personnelles, c’est qu’on est plus tout à fait dans une relation manager/ employé. On dérive vers une relation d’individu exerçant un pouvoir sur un autre individu, d’une relation contractuelle en entreprise à une relation purement interpersonnelle, où le pouvoir confié à l’un devient un instrument de destruction de l’autre.

Bien entendu, les collègues ont aussi le droit de ne pas être que des collègues: une entreprise où on peut sympathiser avec ses collaborateurs est quand même plus agréable que de travailler dans un service où personne ne se parle. Mais la grande différence, c’est lorsque les agissements des uns cause une souffrance intolérable pour l’autre.

3) Si on ne tient pas, c’est qu’on est faible.

« Tu avais vraiment besoin de te faire arrêter? ».

« Tu es sure que tu n’exagères pas un peu? ».

Ces 2 questions, on me les a réellement posées. Alors que j’étais en plein arrêt (donc pas au top de ma forme). Le pire? Elles m’ont été posées par des personnes plutôt bienveillantes et ouvertes d’esprit.

J’ai constaté que beaucoup de (ex) harcelés finissent par « épouser » le discours de leur agresseur. « Si je tiens, c’est que je suis forte, ceux qui s’écroulent sont des faibles ». Sans doute une façon de se réparer narcissiquement quand on a été victime. Ou une bête reproduction de la violence qu’on a subie. C’est la vieille histoire de l’enfant maltraité qui devient maltraitant une fois parent.

C’est ce que décrit Marie Pezé, psychologue à l’origine des premières consultations de « souffrance au travail » en France, dans son livre « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »: le premier chapitre (« la fabrique des harceleurs ») relate le récit de deux patientes, reçues à quelques semaines d’intervalles, travaillant dans le même service: l’une, la victime. L’autre: son bourreau, elle-même en état de très grande souffrance.

Le récit de la seconde mettra vite en évidence le harcèlement dont elle est la cible de la part de ses collègues, harcèlement qu’elle duplique au sein de ses propres équipes sans avoir conscience du mal qu’elle inflige, jusqu’au jour où une de ses employés s’écroule à terre devant elle: « Madame T. s’est enfin coupée de sa souffrance, mais elle est devenue inaccessible à celle de l’Autre. Elle a fait comme ses pairs et, enfin reconnue, elle a vite progressé, occupé des postes de plus en plus importants (…) Devant la souffrance de Solange, sa propre souffrance a resurgi, impérieuse, nécessitant une prise en charge psychothérapeutique (…). » (Marie Pezé, « Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés », ed. Champs actuel, p.31).

Une excuse? Non, mais une explication précieuse pour comprendre comment naissent les bourreaux…

4) Si un de mes collègue en est victime, il vaut mieux que je n’intervienne surtout pas

Sur le court terme, j’ai envie de te répondre « oui, en effet ». Sur le long terme, c’est un peu plus compliqué que ça.

Pourquoi? Parce que le harcelé partira, tôt ou tard. Démission, arrêt maladie longue durée, licenciement, suicide. Peu importe la méthode, arrive fatalement le moment où l’individu craque.

Et dans ce cas, il n’est pas rare de voir le harceleur se trouver un nouveau jouet (surtout si le harceleur le fait par sadisme). Il est alors trop tard, une fois devenue la nouvelle cible, pour tirer la sonnette d’alarme.

En fait le harcèlement n’est jamais une simple histoire de binôme « harceleur/ harcelé »: « Les collègues témoins du harcèlement moral ne sont pas passifs ou non impliqués, ils sont actifs en ce sens que leur attitude vient renforcer le processus » (Marie-France Hirigoyen, « le harcèlement moral au travail », ed. PUF, p. 65).

L’entourage a donc aussi un rôle à jouer: témoins silencieux lorsque le harcèlement d’un individu a pour objectif d’intimider et donc de contrôler une équipe entière; complices plus ou moins actifs lorsque le harcelé devient le réceptacle de la frustration d’une équipe entière (le fameux « bouc émissaire »).

Évidemment, loin de moi l’idée de vouloir te donner des leçons: agir n’est jamais dénué de risques de représailles concrètes, surtout lorsque le harcèlement est issu d’une personne de pouvoir… agir n’est donc jamais simple.

5) Le harceleur est forcément un gros sadique

Pas forcément, non. La loi ne reconnait pas la notion de « volonté » dans le harcèlement moral (un ensemble d’agissements répétés qui ont pour objet ou pour effet…). Traduction? On peut être un harceleur sans avoir voulu détruire spécifiquement une personne (ou sans en avoir eu conscience) (les mécanismes du déni sont impénétrables). Il existe en effet aussi de très mauvais managers, ou encore des organisations du travail pathogènes qui viennent « encourager » le harcèlement moral via une culture de « petits chefs »… cela n’empêche pas les victimes d’avoir la possibilité de porter plainte, fort heureusement.

En conclusion

« Faiblesse » de la victime, sadisme du harceleur, stratégie du silence des témoins… je pense avoir fait le tour des idées reçues principales sur le harcèlement moral. Bien entendu, le sujet mériterait qu’on en parle encore, et encore…

Si tu souhaites creuser le sujet, je t’invite vivement à lire les ouvrages qui ont nourri cet article (en plus de mon expérience personnelle):

-« Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés« , Marie Pezé, ed.Champs actuel – le récit saisissant d’une psychologue spécialisée dans la souffrance au travail, elle-même harcelée par ses pairs. Les témoignages sont bouleversants, souvent extrêmement durs, mais d’une richesse inouïe pour comprendre ce qui se joue dans les cas de harcèlement moral au travail.

-« Le harcèlement moral » , Marie-France Hirigoyen, ed. pocket. Son nom ne te dit sans doute rien, mais elle a théorisé et rendu populaire la notion de violence perverse (les pervers narcissiques, c’est elle!) dans le couple et au travail.

Le harcèlement moral au travail« , Marie-France Hirigoyen, ed. PUF. La déclinaison du livre précédent sur le travail spécifiquement.

Voilà, je reviens bientôt avec de nouveaux articles sur le sujet pour entrer un peu plus concrètement dans le détail des actions possibles. J’essaierai aussi de te donner des pistes porte défendre.

Et toi? Tu as déjà été victime de souffrance au travail? Tu as déjà été témoin de celle d’un de tes collègues ou amis? Tu penses que le harcèlement moral n’existe pas vraiment? Raconte-nous tout!

Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Je m’étais beaucoup renseignée à l’époque sur les signes du harcèlement !
Comme j’étais dans une petite structure (avantage ou inconvénient), je n’avais pas vraiment le problème des collègues. Au final on était tous dans le même bateau et cela fait partie des choses qui m’ont sauvé. C’est important d’avoir un bon médecin capable d’entendre cette souffrance également.
Je te remercie pour les lectures et j’ai hâte de lire la suite de tes chroniques. Comme tu le dis, on n’en parle pas assez.

le 29/05/2017 à 08h53 | Répondre

Urbanie

Tu as eu beaucoup de chance d’avoir des collègues solidaires: à plusieurs, on est forcément plus forts! 🙂

le 31/05/2017 à 11h46 | Répondre

Rose

Ce que tu dis est d’un tel bon sens, que je trouve ca triste que ca doive être répété de nos jours.
C’est très vrai.

J’ajouterai juste qu’il y a pas mal de harcelés qui n’osent pas se plaindre (au moins au début) à leurs collègues et des harceleurs suffisament intelligents pour faire cela discrètement donc des fois les collègues ne peuvent d’être d’aucune aide car ils ignorent tout de la situation.

J’aimerai bien savoir si il y a une méthode pour éviter/limiter les risques de harcèlement au travail.

le 29/05/2017 à 09h30 | Répondre

Urbanie

Ce sera justement le sujet d’un article à venir (même s’il n’existe aucune solution miracle pour empêcher les gens de harceler, simplement pour se protéger au maximum)

le 31/05/2017 à 11h47 | Répondre

Amandine

C’est triste à dire mais malheureusement ce sujet m’intéresse beaucoup. Mon mari est victime de harcèlement moral au travail, et comme nous travaillons ensemble, j’en suis le témoin. Il est actuellement en arrêt maladie à cause de ça. Ca a commencé par des micro agressions, essayer de l’isoler du reste du groupe, donner raison aux autres plutôt qu’à lui, jusqu’à en venir récemment à des insultes personnelles, devant 2 autres collègues. Nous sommes perdus face à cette situation et ne sommes pas sûrs de ce que nous devons faire. Mon mari s’inquiète pour sa carrière pro, d’avoir ce genre de choses dans son dossier même s’il est la victime! ce qui me fait enrager encore plus car je suis sûre que l’autre personne ne s’en fait pas du tout, pense qu’il ne lui arriverait rien du tout. Ce qui sera sans doute le cas de toute façon…

le 29/05/2017 à 14h01 | Répondre

Amandine

et est-ce que contacter la médecine du travail sert à quelque chose pour « motiver » un peu plus les RH? ou c’est inutile? merci

le 30/05/2017 à 21h47 | Répondre

Urbanie

Alors, pour en avoir discuté avec une médecin du travail, si le médecin en question est salarié de l’entreprise, il n’est pas rare qu’il y’ait un conflit d’intérêt… et donc qu’il passe sous silence ta visite et/ou protège le harceleur…

le 31/05/2017 à 11h48 | Répondre

MlleMora

Je récupère dans mon équipe quelqu’un qui a été victime de harcèlement, c’est terrible car elle adore son travail et a perdu beaucoup confiance en elle. Avec le temps, j’espère qu’elle parviendra à retrouver un équilibre.
Le harceleur est toujours en place, et je sers de tampon entre les deux. Le harceleur a déjà une nouvelle victime, on a beau signaler le problème, la hiérarchie refuse de retirer complètement le harceleur du service…

le 29/05/2017 à 14h30 | Répondre

Urbanie

Il y’a en effet une nécessité absolue de redonner confiance à la victime. Ca viendra, avec le temps et pas mal de bienveillance! 🙂

Pour le harceleur, à qui avez-vous signalé le problème? Ce que tu me racontes ne m’étonne malheureusement pas… certaines entreprises préfèrent laisser les situations moisir, et n’agissent que lorsqu’elles se sentent menacées (par un procès, de trop mauvais résultats suite à la démotivation totale des équipes, une mauvaise réputation…)

le 31/05/2017 à 11h52 | Répondre

MlleMora

Ah oui et oublié de te dire que ton article est vraiment super et bien fourni, hâte de lire les prochains.

le 29/05/2017 à 14h30 | Répondre

Zita

Ton article est très intéressant. Ça fait du bien de se sentir moins seule. Je travaille dans un grand groupe, j’ai alerté les RH mais ils n’ont jamais daigné répondre … ça me laisse perplexe. Heureusement que mon entourage personnel me permet de prendre du recul vis à vis de tout ça. Mon manager assez peu brillant tente de se faire respecter par des crises d’autoritarisme et en divisant les personnes de son équipe pour mieux régner. C’est assez pitoyable mais il m’a fait beaucoup de mal en s’attàquant comme tu le dis à ma propre personnalité soit disant difficile ! Alors qu’avant mon congé maternité il ne m’a avait jamais fait aucun reproche. Je souffre encore mais au prochain dérapage avéré je pense que je prendrai des mesures plus radicales. C’est inadmissible ce genre de comportement en entreprise qui plus est couvert par les supérieurs.

le 29/05/2017 à 17h43 | Répondre

Urbanie

Le retour de congé mat qui vire au cauchemar est malheureusement un classique…
Dans les grands groupes, les RH perdent souvent leur fonction première de « ressources humaines » pour ne se concentrer que sur la logistique et la rémunération… est-ce que tu peux contacter ton CHSCT ou un syndicat de confiance pour appuyer ta demande? Ou encore la médecine du travail?

le 31/05/2017 à 11h54 | Répondre

Marjolie

Merci pour cet article très intéressant et appuyé sur des références solides!

le 30/05/2017 à 12h23 | Répondre

Writer

Ce billet a fait écho en moi, car l’année dernière je rejoignais une nouvelle entreprise…Et malheureusement, ce fut un réel cauchemar ! Une collègue de mon service n’a pas apprécié qu’une petite jeune arrive, et le harcèlement moral a débuté. Un vouvoiement obligatoire et imposé. Se faire rabaisser et insulter de filles hautaine, de petite merde, etc, etc. Au final, j’avais peur de la croiser ; tous les matins j’avais peur. Et puis, j’ai démissionné après 1 mois d’arrêt maladie où je pleurais sans cesse quand j’entendais parler de cet établissement et de cette « collègue ».
Aujourd’hui, je suis traitée pour un syndrome post-traumatique concernant ce traumatisme, car oui, c’est un traumatisme que le harcèlement moral. Il faut se faire aider, pour avancer et reprendre confiance en soi.

le 30/05/2017 à 18h54 | Répondre

Urbanie

Oh que oui, il s’agit d’un réel stress post traumatique… avec le temps, les effets s’estompent, je te rassure. 🙂

le 31/05/2017 à 11h55 | Répondre

Pandine

Bjr. Article que beaucoup devrait lire…
Représentante du personnel, je suis malheureusement amenée à prendre en charge ce type de dossier. Il faut, pour pouvoir monter un dossier, noter tous les faits/dires en relation avec ce harcèlement. mais surtout ne pas rester seul(e) isolé (e).

le 06/06/2017 à 07h43 | Répondre

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