Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Vis ma vie de recruteuse, entre stress et découvertes !


Publié le 15 décembre 2015 par Miss Chat

Dans la série des métiers peu connus et peu appréciés du grand public, je te parlerai aujourd’hui du métier de recruteur.

Ah, le recruteur… Dans l’imaginaire collectif, c’est une personne diabolique, qui ne répond jamais aux candidatures, critique tous les CV, insulte parfois à demi-mots et discrimine les candidats sur la base de critères douteux.

Tu t’en doutes, mon but sera de t’éclairer un peu plus sur le métier. Parce que dans la caricature ci-dessus, il y a du faux, évidemment… mais il y a aussi du vrai.

Recrutement et femmes

Crédits photo (creative commons) : WOCinTech Chat

Différents types de recruteurs

Bah oui, parce que déjà, un recruteur n’en est pas un autre ! On distingue au moins trois grandes catégories dans ce même métier :

Le recruteur interne (aussi appelé « corporate recruiter »)

C’est celui auquel on pense le plus souvent, puisque c’est la personne en charge du recrutement dans une entreprise. C’est généralement un salarié de l’entreprise à part entière, et il est donc en première ligne pour trouver les nouveaux collaborateurs.

Mais parfois, il a besoin d’aide, et il fait alors appel à des agences de recrutement ou d’intérim.

Le consultant en recrutement, ou recruteur externe

Il travaille pour une agence de recrutement. Son métier, c’est de trouver les bons candidats, qu’il proposera ensuite à son client, le recruteur interne.

Le consultant travaille soit sur des missions confiées spontanément par des clients réguliers, soit en allant chercher lui-même de nouveaux clients et de nouvelles missions. Les « chasseurs de têtes » (qui sont des recruteurs spécialisés dans des profils très spécifiques) font partie de cette catégorie.

Le consultant en recrutement intérimaire

Le petit intérimaire qui vient pendant un mois aider un service à passer un pic de travail, c’est ce consultant-là qui s’en occupe. C’est un métier particulier, où le taux d’allées et venues est très élevé, et où il faut agir vite et bien.

Entre ces différents types, il y a des rivalités, des animosités, des oppositions, mais aussi parfois de belles collaborations.

Ce qu’il faut surtout savoir, c’est que le recruteur interne est au sommet de la chaîne alimentaire : c’est lui qui justifie l’existence des deux autres catégories, c’est lui qui reçoit leurs propositions, et c’est lui qui peut les garder ou les envoyer promener comme des malpropres !

En tout cas, chaque catégorie a sa propre façon de fonctionner, ses propres objectifs et ses propres tracas… et tout ça ne se recoupe pas forcément.

On me demande souvent à quoi sert un recruteur externe, « puisqu’il y a déjà des recruteurs internes ». Tout d’abord, un recruteur interne ne trouve pas forcément tout seul les bons profils : souvent, il a d’autres attributions que le recrutement, alors que c’est une mission qui demande beaucoup de temps. Ensuite, contrairement à une croyance répandue, il n’y a pas toujours de recruteur interne dans une société : payer une personne à temps plein n’est pas toujours avantageux, en comparaison des prix que pratiquent les agences.

Parlons-en, du prix, non négligeable tout de même. Généralement, les agences facturent un pourcentage allant de 10 à 35% du salaire annuel brut de la personne engagée. Ça peut grimper plus haut pour les profils très difficiles à trouver.

Mon quotidien de recruteuse

Et moi, je suis quoi, dans tout ça ?

Eh bien, je suis une chasseuse de têtes (donc une recruteuse externe), qui est la moitié du temps assignée à un seul client, dont elle est la recruteuse interne. Particulier, n’est-ce pas ? J’aime beaucoup ce mélange, car ça me permet de voir les deux principales facettes du métier, et de tirer des enseignements de l’une pour les appliquer à l’autre.

Chaque jour, je contacte par téléphone des personnes soit qui ont postulé, soit que j’ai identifiées sur des sites dédiés à l’emploi (Stepstone, Viadeo, LinkedIn, les différents « Pôle Emploi » de mon pays, Monster, etc.).

J’applique un premier filtre grâce à ce contact : il peut être linguistique (en Belgique, beaucoup d’emplois demandent obligatoirement la connaissance d’une autre langue étrangère, généralement le néerlandais et/ou l’anglais) ou porter sur les souhaits de carrière de mon interlocuteur. Je ne poursuis pas une procédure de recrutement avec quelqu’un qui me dit vouloir faire Y, alors que je n’ai que Z à lui proposer !

Lorsque je retiens une personne grâce au contact téléphonique, je la rencontre ensuite en entretien. Durant celui-ci, j’évalue ses compétences « techniques », mais également sa personnalité. Je fais des entretiens assez ouverts et je m’applique à mettre la personne à l’aise, afin qu’elle me confie plus facilement ses objectifs et sa façon de faire. Je ne « piège » jamais les gens, et j’essaye d’être la plus honnête possible quant à l’impression que me fait leur profil.

Le reste de mon quotidien se compose principalement de contacts client, où je présente les candidats que j’ai retenus et que je souhaiterais voir engagés. C’est une partie difficile de mon métier, car une fois le candidat présenté, je perds quasi tout contrôle sur le reste de la procédure : la suite concernera souvent uniquement mon client et le candidat, et tout peut alors arriver. Des clients peuvent changer d’avis trois fois durant le processus, et rejeter quelqu’un pour des raisons dérisoires. J’ai aussi déjà vu des candidats refuser une offre parce qu’ils n’obtenaient pas le téléphone de fonction de la marque souhaitée.

Être recruteur, c’est avoir la fibre commerciale et un bon esprit d’analyse. La fibre commerciale, car il faut de bons arguments pour convaincre quelqu’un d’aller travailler dans une entreprise, ou pour convaincre un client que « mais si, ce candidat sera parfait, puisque je vous le dis ». Un esprit d’analyse, car c’est un métier d’observation et de lecture des personnalités : sans ça, on ne parviendrait pas à identifier les potentiels.

C’est un métier qui permet de rencontrer énormément de gens différents, venant de secteurs différents, avec des fonctions différentes et des personnalités différentes. C’est l’aspect qui me plaît le plus dans ce métier : je n’ai qu’un an et demi d’expérience, mais je peux discuter avec des gestionnaires de projet, des managers, des ingénieurs, des techniciens, des auditeurs, des consultants, des spécialistes en finance, des juristes, etc. Découvrir chaque jour un nouveau métier ou un nouveau domaine est pour moi quelque chose de passionnant !

Mais… ?

Mais c’est un métier stressant, où l’on est en permanence sous pression : pression du client, pression des objectifs, pression des résultats…

Parfois, les clients me soûlent parce qu’ils ont changé d’avis deux fois à propos du candidat idéal : « Il nous faudrait un ingénieur » (puis, trois mois plus tard) « Ah ben finalement, on voudrait un simple technicien… » Ou parce que, pour une raison inconnue, ils ont décidé fermement d’ignorer mes demandes ou de refuser un candidat. Juste parce que « non ».

Parfois, les candidats me soûlent parce qu’ils mentent, parce qu’ils changent eux aussi d’avis en plein milieu de la procédure, parce qu’ils me harcèlent au téléphone (j’ai déjà eu des gens qui m’appelaient cinq fois sur une journée pour connaître l’avancement de leur candidature !), ou parce qu’ils ont des attentes irréalistes…

Et la discrimination dans tout ça ?

J’ai parlé de discrimination dans la caricature du recruteur. C’est délicat d’en parler car, bien que des lois existent, et malgré toute la bonne volonté du monde, c’est devenu un élément indissociable du métier. Ça fait partie de ces choses qu’on dit et qui sont malheureusement vraies : un recruteur discrimine.

On l’a tous fait à un moment donné. Parce que les managers le veulent, parce que les clients le veulent, parce que personne n’ose s’y opposer, parce qu’il y a parfois un fond de raisonnement logique derrière les raisons invoquées… Ceux qui disent qu’ils ne discriminent pas MENTENT.

Ce qui revient le plus, c’est l’âge et l’ethnie. J’ai entendu beaucoup de choses, formulées de manière différente, mais toujours avec les mêmes objectifs. À chaque fois, ça m’a mise en colère.

D’un point de vue purement pratique, c’est stupide de discriminer : c’est prendre le risque de passer à côté de très bons candidats. Pourquoi se priver ainsi de toute une partie du marché ? D’un point de vue humain, ai-je besoin de préciser en quoi ça me gêne ? Refuser quelqu’un à cause d’autre chose que sa personnalité ou ses compétences n’a juste pas de sens.

En conclusion…

À terme, je sais que je changerai de métier. Je ne sais pas encore quand, mais je le ferai. Je sens que ma patience et mon enthousiasme sont arrivés à leur fin pour toutes les raisons citées précédemment, et que j’ai fait le tour de ce que j’avais à apprendre du métier. Il est enrichissant, grisant, mais il est aussi usant.

J’espère, en tout cas, t’avoir un peu éclairée sur ce métier mal connu ! Et si tu as des questions sur le métier, n’hésite pas à les poser en commentaire, je me ferai un plaisir de te répondre !

Et toi ? Quels étaient tes a priori sur le métier de recruteur ? Savais-tu qu’il en existait plusieurs types ? Quels souvenirs as-tu gardé de ton (tes) recrutement(s) ? Viens en parler avec nous…

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

24   Commentaires Laisser un commentaire ?

Cacy

En tant qu’employé dans une grande entreprise, et surtout en tant qu’ingenieur, j’ai un peu de mal avec le coté évaluation technique des candidats par les RH. La liste des compétences demandées par l’entreprise peut facilement être mal comprise ou interprété par les chargés de recrutement. Et j’ai vu de bons profils écartés car le recruteur ne savait pas que deux compétences étaient identiques (juste différemment écrites).
Sinon d’un point de vue humain, je n’aimerai pas faire ce métier car je n’aime pas dire non et faire de la peine. Mais je pense que c’est essentiel d’avoir un recruteur qui sache juger le caractère des futurs employés et que leur motivation correspondent à la position à pourvoir et aux possibilités d’évolution. C’est un métier complexe mais dont on aura toujours besoin.

le 15/12/2015 à 08h59 | Répondre

Miss Chat

Je suis tout à fait d’accord avec toi, un recruteur est généralement quelqu’un qui n’a aucune connaissance technique des métiers qu’il recherche. Mais j’insiste sur le fait que ce n’est pas son rôle ! 😉 Son rôle est d’effectuer un premier filtre pour l’entreprise, qu’on pourrait qualifier de « général et humain ». Après, le recruteur passe le relais aux personnes qui seront amenées à travailler avec le candidat pour qu’eux, justement, puissent tester les compétences.
Il reste le problème initiale de l’identification des potentiels. En conséquence, la plupart des recruteurs finissent par se spécialiser dans un domaine particulier pour justement ne pas devoir réapprendre depuis zéro toute une série de métiers. Par exemple, moi j’étais spécialisée en profils techniques pour les industries (pharma, biochimie et production industrielle), plutôt à niveau ingénieur/master et doctorat : j’évolue depuis longtemps dans ce monde, dans ce « langage », j’aime beaucoup discuter avec des travailleurs de ce secteur donc ça m’a permis d’être rapidement efficace.
Attention aussi qu’on dépend toujours des informations données par nos collègues/clients : c’est à eux de donner suffisamment d’informations pour que les candidats retenus soient pertinents !

le 15/12/2015 à 10h57 | Répondre

sarah

Je rejoins Cacy, au sein de mon groupe je participe au recrutement des candidats en donnant le profil souhaité au recruteur interne et en participant aux entretiens et parfois on se retrouve avec des candidats dont le profil n’a absolument rien à voir avec notre boulot … ca c’est pour le côté négatif, par contre du côté positif c’est grâce à une agence de recrutement qui a très bien su vendre mon CV à l’entreprise que j’ai mon boulot actuel 🙂 donc pour me part je pense que ce métier est important mais certains recruteurs ne sont pas assez spécialisés dans les métiers et n’ont pas forcément assez de connaissance techniques sur certains métiers pour reconnaitre un bon candidat d’un mauvais…

le 15/12/2015 à 09h27 | Répondre

Miss Chat

Je te réfère à ma réponse à Cacy 😉
Personnellement, si j’ai un doute ou pas assez d’informations, je demande à ma personne de contact ce qu’elle en pense. Au bout de 3-4 CV discutés avec elle, tu finis généralement par avoir une bonne idée de ce que tu dois chercher 😉 (mais bon, je suis quelqu’un de conciliant et à l’écoute, sans vouloir me vanter : j’ai des collègues, tu as beau leur répéter 10 fois ce dont tu as besoin, c’est comme si rien ne s’était dit)

le 15/12/2015 à 11h05 | Répondre

Madame Fleur

Dans mon contexte de travail un peu particulier, j’ai eu l’occasion de côtoyer un peu tous les types de recruteur (sauf le chasseur de tête). Je trouve que c’est un métier complexe où en effet on trouve un peu de tout ! Mais j’aurais tendance à dire un peu comme dans tous les métiers.
Je te remercie pour cet article vraiment très clair !
Je suis curieuse, mais qu’est ce que tu aimerais faire par la suite ?

le 15/12/2015 à 10h01 | Répondre

Miss Chat

Tu titilles ma curiosité aussi du coup : tu fais quoi comme métier ? 🙂
Alors je peux te répondre très facilement puisque je viens justement de changer ! Je reste en RH : je fais la partie administrative des RH (gestion des contrats, de la paie, des vacances, etc.) et des projets plus spécifiques (recrutement, audit de services du personnel, conseils pour lancer de nouvelles organisations) 😉

le 15/12/2015 à 11h10 | Répondre

Madame Fleur

Je suis dans la recherche ! C’est pas toujours facile de se vendre avec un doctorat auprès des recruteurs !
Néanmoins, tout comme toi j’envisage de quitter la partie recherche pure pour aller plus vers les aspects administratifs et financiers des projets ou structures de recherche.

le 15/12/2015 à 11h55 | Répondre

Miss Chat

Ah oui ça… Je connais bien le problème.
C’est « drôle » que tu veuilles faire ça : après son doctorat, mon mari a travaillé pour une structure qui aide à la collaboration entre entreprises et chercheurs universitaires 😉 Lui en tout cas a trouvé que c’était hyper intéressant et enrichissant !

le 17/12/2015 à 11h13 | Répondre

Madame Fleur

Ah ben ça me fait bien plaisir de lire ça ! C’est ce que je suis en passe de faire et je suis sûre que cela sera vraiment enrichissant !
Mais c’est vrai que quand j’en parle souvent on me répondre mais pourquoi avoir fait un doctorat pour ça ?
Faut croire que les recruteurs et RH sont du même avis que moi puisque souvent pour ces plstes là ils préfèrent un docteur !

le 17/12/2015 à 11h56 |

Miss Chat

Hihi oui je crois que la réaction des gens dans cette situation est assez courante : « mais c’est de l’admin, ton doc va servir à quoi ?! » 😉
En fait, je crois que les gens ne se rendent pas compte de ce que ça implique de bosser dans de telles structures. Ce n’est pas juste envoyer des mails de contact ou remplir des contrats, dans le cas de mon mari, c’était surtout conseiller les chercheurs sur les brevets qu’ils pouvaient faire valoir, sur leurs projets, comment les financer, travailler de près avec les entreprises pour voir ce qu’elles pouvaient apporter à l’université, etc.
Et oui, ce n’est pas de la recherche mais quand tu n’as pas un doctorat, tu n’es pas capable de donner un avis pertinent et d’avoir un apport scientifique sur ces projets ! Donc effectivement, là tu ne seras qu’un « admin ». Voilà ce que tu peux répondre aux gens, Madame Fleur ! 😀

le 17/12/2015 à 12h43 |

Madame D

Pour le coup je suis une jeune ingénieure et je n’ai affaire qu’à des chasseurs de têtes ! Et presque uniquement pour des sociétés de prestations, les entreprises n’embauchant plus d’interne (dans mon secteur c’est exceptionnel en ce moment)
C’est un métier que je ne pourrais pas faire car devoir démarcher autant de monde au téléphone, pour moi et ma timidité c’est dur. Mais au moins je suis devenue plutôt bonne en entretien grâce à eux !
J’ai un autre point discriminant à rajouter : les femmes ! Je viens de me marier et ai un enfant de 2 ans, autant te dire que les recruteurs sentent venir le 2eme et quand en plus ils voient que je me suis arrêter un an pour ma première ils sont moyennement motivé … Et le pire c’est que je les comprends totalement …

le 15/12/2015 à 11h54 | Répondre

Madame Fleur

Pour une femme globalement je trouve que l’on te fait souvent sentir que bon tu es en gae d’avoir des enfants, si comme moi tu viens de te marier il y a des conversations qui ne trompent pas longtemps.
Bref pas facile ! Mais je peux comprendre aussi bien que je pense que l’éthique professionnelle ça existe aussi et que des fois c’est juste la vie 🙂

le 15/12/2015 à 15h02 | Répondre

Miss Chat

Hihi oui le téléphone, c’est dur quand on est timide ! J’étais terrorisée pour mes premiers appels, j’écrivais à l’avance ce que je devais dire :p
Alors oui les femmes sont un critère de discrimination qui peut survenir (j’en ai moi-même été victime une fois) mais personnellement je ne l’ai jamais rencontré avec mes clients, très ouverts sur la question. Comme Madame Fleur, je peux comprendre le raisonnement derrière mais je pense que c’est quelque chose qui se règle avec de l’effort et de la bonne volonté.

le 17/12/2015 à 11h19 | Répondre

Fleur-Joséphine

Cet article m’a beaucoup plu et intéressée! D’autant que je viens de changer de travail et que j’ai rencontré un certain nombre de tes confrères et consoeurs.
Dont un qui m’a semblé « à la masse » au premier entretien, qui était totalement imprécis, qui était surpris quand je suis arrivée à l’heure prévue car il croyait que nous avions rendez-vous 2h plus tard, qui glissait mon nom dans chaque phrase en l’écorchant atrocement (vous savez, Mme X, comme je vous disais, Mme X) et qui m’a décrit un poste… et quand je suis arrivée chez le client pour rencontrer le DRH quelques jours plus tard, tout était différent dans le poste annoncé et ça ne me convenait plus du tout.
Il y a aussi cette recruteuse qui m’a rendue un peu méfiante quand elle a lu sur mon CV « cuisine & pâtisserie » dans mes loisirs et qu’elle s’est mise à me décrire la préparation de sa recette fétiche. Je suis restée très distante en me demandant si c’était un test ou si c’était un moment de ‘relâche’ avant de conclure l’entretien.
Merci en tout cas pour cette description du job de l’intérieur! 🙂

le 15/12/2015 à 13h21 | Répondre

Miss Chat

Aaah écoute, c’est arrivé à tous les recruteurs de se retrouver tellement sans information qu’on finit par dire des bêtises… Maintenant, effectivement, celui que tu as vu n’avait pas l’air très organisé…
Haha pour la pâtisserie, ça me ressemble tout à fait de demander ce genre de choses ! On est humain aussi et quand on a quelqu’un en face de nous avec qui on voit qu’on peut connecter d’une manière ou d’une autre … bah on le fait 😉 Et discuter des hobbies, c’est aussi parfois révélateur. J’ai eu un petit jeune un jour, qui n’avait pas un parcours scolaire très reluisant et était très timide. Quand on a abordé sa passion pour le sport, il s’est illuminé ! Il s’est révélé un jeune hyper volontaire et curieux, c’était pile ce qui nous fallait.

le 17/12/2015 à 11h51 | Répondre

Lauriane

Je comprends tout à fait le stress des recruteurs, et que tu aies voulu changer au bout d’un moment : j’ai dû gérer la mise en location de notre appartement, donc recevoir une centaine de candidatures et annoncer notre refus à ceux qui n’étaient pas retenus… J’ai trouvé ça horrible à vivre, être obligé de choisir, affronter la déception des gens… Respect pour ceux qui font ça au quotidien ! (et aux agents immobiliers !)

le 15/12/2015 à 13h52 | Répondre

Miss Chat

Oui, c’est un peu le même principe ! Signifier un refus, c’est très difficile, quelle que soit la situation d’ailleurs, je pense. J’ai eu des candidats pour lesquels ça me mettait vraiment mal de devoir dire non…

le 17/12/2015 à 11h54 | Répondre

Miss Chat

Je suis intriguée au fait : dans quelle ville/région habites-tu que tu reçois autant de demandes pour un appartement ?!

le 17/12/2015 à 12h30 | Répondre

Lauriane (voir son site)

Je suis en région parisienne (mais contrairement aux idées reçues et malgré la forte demande, être le propriétaire ne signifie pas qu’on se fait de l’argent ni qu’on est en position de force une fois le bail signé)

le 17/12/2015 à 12h46 | Répondre

MlleMora

J’étais recruteuse interne pendant 2 ans : en haut de la chaine alimentaire comme tu dis hihi
J’ai fait un peu de recrutement externe également, et j’aimais beaucoup moins car beaucoup plus « commercial » et je trouvais qu’on n’avait pas le temps de comprendre les métiers pour lesquels on recrutait.
En interne, je connaissais mieux les métiers de ma boîte et je n’avais pas à chasser le client puisque j’étais mon propre client. Par contre effectivement, convaincre les managers de recruter le profil un peu atypique, c’était compliqué : entre ceux qui ne veulent pas de femme car elle va faire des enfants, l’autre qui ne veut pas quelqu’un de trop âgé, les « il va s’ennuyer », les « c’est un poste très technique » alors qu’on parle de marketing…
Tout dépend du secteur dans lequel on l’exerce, mais dans la banque, perso, j’en ai vite soupé des ego démesurés et des salaires exorbitants injustifiés…
Pour le côté rencontre des candidats non cadre, c’était toujours passionnant. Ensuite, dès que les salaires sont plus élevés, je trouvais que les candidats manquaient d’authenticité car beaucoup plus entrainés à l’exercice de l’entretien et beaucoup plus sûrs d’eux…
Parfois ce métier me manque, mais le stress et la pression ne me manque pas du tout !

le 15/12/2015 à 14h58 | Répondre

Miss Chat

Aaah il me semblait bien me souvenir avoir lu que quelqu’un d’autre ici avait été recruteuse 😉
La boîte de recrutement où je bossais était spécialisée dans le secteur banques et assurances donc pour en avoir fait, je te rejoins tout à fait !
Personnellement, on m’avait reversé dans le recrutement de techniciens et ingénieurs : pour moi, beaucoup plus chouette ! Des gens souvent passionnés, réalistes et directs, rien à voir avec un consultant en banques ! 🙂

le 17/12/2015 à 12h37 | Répondre

mademoiselle Tulipe

Bonjour Miss Chat,

J’aurais voulu savoir si les recruteurs pouvaient discriminer une personne lorsque celle-ci avait 27 ans et demi et jamais travaillé à part des contrats pro et des stages?

le 08/11/2016 à 20h53 | Répondre

Miss Chat

Bonjour mademoiselle Tulipe ! Désolée, je n’ai pas vu ton message, uniquement maintenant.
La législation anti-discrimination n’est peut-être pas identique en France et en Belgique donc je ne peux pas te donner une réponse sûre à 100%. Vu la situation que tu décris, ça dépend : est-ce qu’on refuse la personne parce qu’elle a 27 ans ou parce qu’elle n’a pas encore suffisamment d’expérience professionnelle ? Dans le dernier cas, ils ont tout à fait le droit et ce n’est pas de la discrimination. Dans le premier cas par contre, c’est de la discrimination sur l’âge et c’est interdit, en France comme en Belgique 😉

le 15/03/2017 à 10h22 | Répondre

lafamilydemary (voir son site)

Hello Miss Chat, je te découvre par le dernier article sur les entretiens et je matche direct car je suis aussi recruteuse. Actuellement en CDD dans un grand groupe, je ne reçois des propositions de CDI que par des intermédiaires du recrutement. J’ai pas mal d’appréhension par rapport à la chasse de profils et à ces recrutements sur profils qui tombent peut être un peu trop souvent dans un vivier. n’était-ce pas trop le cas? Bref, j’ai un entretien dans 2 jours pour une ESN ( SSII), on entend du bien et du mal sur ce type d’entreprise. Il y a des recrutements sur profils, c’est un domaine concurrentiel où il faut être réactif dans sa stratégie de chasse. Des conseils à me donner?

Je te remercie d’avance et je cours lire l’article sur ta reconversion pro.

le 30/04/2018 à 10h30 | Répondre

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