Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Lutter contre le poids de la charge mentale…à deux, c’est mieux !


Publié le 12 mars 2018 par Leaureine

Alors, je te préviens d’emblée, ce que je vais expliquer là n’a rien d’une méthode infaillible, c’est seulement la technique que j’ai trouvé personnellement pour ne pas sombrer dans les méandres du poids de la fameuse « charge mentale ».

Je dirai qu’il faut d’une part lâcher prise, et de l’autre s’organiser.

Qu’est ce que j’entends par « lâcher prise » ? Tout simplement laisser couler. Laisser passer certaines choses qui, à la base, m’horripilent, mais qu’il faut que j’apprenne à accepter pour mon bien-être psychique.

Nous sommes tous et toutes le produit d’une éducation, de croyances, de valeurs, de représentations, en fonction des groupes d’appartenance et de référence dans lesquels nous avons grandi, ou dans lesquels nous évoluons. Dans ces cadres là, nous avons appris certaines choses, même très très basiques (je parle de chose aussi simples qu’étendre le linge, mettre la table, s’organiser…) et nous pensons ces méthodes comme étant universelles, éventuellement les meilleures, ou en tous cas nous ne les remettons pas en cause.

Et là, scoop ! on découvre au hasard d’une colocation, d’une vie de couple, d’un voyage à l’étranger que ce n’est pas du tout universel mais bien culturel/familial/traditionnel/tout en même temps !

Si tu rajoutes par là-dessus qu’en tant que fille, femme, on t’a enseigné (et on t’envoie encore les signaux)que c’est à toi de gérer toute l’organisation familiale et ménagère et qu’un homme ne saura pas aussi bien faire que toi, eh bien voilà, c’est le pompon sur le gâteau, te voilà bonne pour être élue reine de la charge mentale !

Crédit photo : ArtsyBee

Pour toi, j’ai donc fait l’expérience de lâcher prise et de réorganiser ma vie. Comment ? Par des éléments très simples, mais qui m’ont permis de déléguer un peu de cette charge mentale et donc de mieux partager les tâches, et de moins m’épuiser au quotidien.

Petit florilège :

  • Toi, le matin, tu as cinq sacs à porter (sac à main, sac à langer de la petite, sac de sport, lunch bag et ta sacoche de boulot). Ton mari, qui part avant toi le matin, n’a absolument pas l’idée d’en descendre un ou deux dans la voiture, si tu ne lui demandes pas. Solution trouvée : lui demander ! tous les jours, pendant dix jours. Au bout d’un moment, c’est rentré. Et c’est devenu presque spontané désormais chez lui (on a encore quelques ratés).
  • Toi, tu étends le linge consciencieusement, en accrochant les pulls par les épaules pour éviter les démarcations disgracieuses, tu accroches les chaussettes par paire, etc… Ton compagnon en revanche, c’est un peu plus anarchique, disons. Solution trouvée : Laisser couler. L’important, c’est que le linge soit étendu, non ?
  • L’alimentation, c’est important. Le fait-maison, c’est essentiel. Il faut respecter les 5 fruits et légumes par jour, et faire attention à ce qu’on met dans son assiette. Evidemment, en terminant la journée de boulot à 19h, en ayant la machine à laver à charger, la petite qui a décidé que seule toi compte dans sa vie en ce moment (et hurle si tu ne la prends pas dans tes bras), entre autres, ça devient un peu plus compliqué. Solution : chez nous, l’un prépare le repas du soir, l’autre celui du lendemain midi. On fait des grosses portions (notamment le week-end), comme ça on n’a plus qu’à répartir dans les gamelles la semaine. Et puis aller manger un sandwich ou un fast-food une fois dans la semaine, y’a pas mort d’homme non plus. Et ça vaut aussi pour nos enfants ! Un petit pot tout prêt de temps à autre, ce n’est pas la fin du monde.
  • Chaque semaine c’est pareil : aspirer, nettoyer, balayeeeeeeer (ça te rappelle une chanson ?). Solution : chacun ses tâches et on répartit sur le week-end et la semaine. Je nettoie la cuisine, il nettoie la salle de bains. Je passe l’aspirateur dans le salon, il s’occupe des chambres. Et chacun sa semaine de litière !!!!!
  • Le repassage, c’est la mort. Je déteste ça. Mais bon, ça s’amoncelle quand même, là, non ? Solution : chacun son repassage ! Monsieur repasse ses chemises, et moi mes vêtements fragiles. Ça reste la mort. Mais ça dure moins longtemps pour chacun d’entre nous.
  • Il faut appeler l’osthéopathe pour la petite. Et prendre le rendez-vous annuel chez le dentiste pour nous. Et c’est quand déjà le baptême d’untel ? on n’avait pas prévu un truc ce week-end ? Comment ça tu as une compétition vendredi ? Solution : l’agenda partagé ! sur nos téléphones, nous partageons notre agenda, avec des rappels, ce qui permet à tout le monde de s’organiser au mieux. Et on se fixe des tâches : moi j’appelle l’ostéo, et lui le dentiste, par exemple.

Voilà comment nous avons réussi à faire en sorte que la charge mentale ne pèse ni totalement sur les épaules de l’un, ni totalement sur les épaules de l’autre.

Et quand bien même il y a encore des choses qui m’horripilent (ce qui est également le cas pour mon mari), je me pose toujours la question «Je peux râler, je peux m’énerver…et après ? est ce que ça va changer quelque chose, à part me soulager sur le moment ? ». La colère engendre la colère, le dialogue engendre le dialogue. Donc je dis les choses. « Tu sais, ça me pèse que tu laisses toujours trainer tes tasses partout dans l’appartement. Est-ce que tu pourrais les ramasser le soir avant d’aller te coucher ? ». De la même manière, j’ai eu droit à « ça ne me dérange pas que tu tricotes. Mais est ce que tu pourrais éviter de laisser trainer tes aiguilles ou tes bouts de laine sur le canapé ? ». C’est de bonne guerre ! On vit mieux ainsi, et personne ne se sent oppressé par l’autre.

Le poids de la charge mentale ne passera pas par moi seule ! A deux, c’est toujours mieux !

Commentaires

20   Commentaires Laisser un commentaire ?

Miss Chat

Merci pour ton article et tes petites solutions pratiques ! Je ressens assez peu de charge mentale parce que notre couple était déjà équilibré à ce niveau.
Il y a bien toujours l’administratif qui me revient a priori mais parfois, je tends le téléphone/le papier à monsieur et je lui dis de s’en charger. Et une chose est sûre, on ne reproche jamais à l’autre ce qui n’a pas été fait « dans ses attributions »… 😉

le 12/03/2018 à 11h00 | Répondre

Marjorie

Enfait la charge mentale, c’est pas tant de faire les choses, mais d’y penser. Oui on peut demander à son conjoint de faire quelque chose, mais qui y aura pensé ? L’agenda partagé est certes une solution, mais si c’est noté nulle part, qui va penser à prendre rdv chez le dentiste ? Qui va penser à racheter des pyjamas à la petite parce qu’ils sont trop petit (soit dit en passant, le modèle de mari que j’ai a la maison continue de lui mettre sans sourciller, dites moi que c’est un modèle courant je désespère). A la maison je n’ai pas honte de dire que mon mari fait plus que moi, il sais ce qu’il doit faire et le fait. Mais tout ce qui ne fait pas parti du planning passe totalement aux oubliettes. C’est à moi de penser, repenser, demander, redemander. C’est ça qu’on appelle la charge mentale et c’est très loin d’être une question de ménage. Et j’ai beau avoir un mari investi et convaincu, je n’arrive pas à me décharger le cerveau et lui ne conçoit même pas tout ce qui y passe…

le 12/03/2018 à 12h07 | Répondre

Margaux

Je valide. Mon compagnon participe aussi grandement à la gestion de la vie quotidienne et des tâches afférentes, mais du moment que cela fait partie de sa routine. Je ne peux pas dire qu’il fait mieux ou moins bien que moi mais c’est à moi qu’il revient de garder en tête le programme. Si je lui demande, il le fera, mais seulement si je lui demande. Et c’est tout là le problème. Quand chéri pense au moment présent, je dois garder en tête ce qu’il faudra faire demain/la semaine prochaine/…
Je pense que la charge mentale va plus loin que le lâcher prise (qui est un sujet bien important, j’en conviens), mais bien dans le fait de gérer l’organisation du quotidien sur le long terme.

le 12/03/2018 à 15h56 | Répondre

Sophia

Idem pour moi, et plusieurs de mes copines je crois. On a des mecs super impliqués dans la vie quotidienne: ménage, courses, s’occuper de bébé, préparer les repas, tout est partagé. Mais en dehors de ça, gros fail. Si je ne pense pas à tout le reste ben … notre vie s’écroulera je pense ! Administratif, RdV divers, paiement factures, penser au renouvellement des habits bébé, anticipation diverses (vacances, we, soirées avec les copains …) c’est pour ma pomme et j’ai beau essayer de déléguer rien n’y fait. C’est son caractère, je le connais comme ça je ne peux pas le changer, mais qu’est ce que ça pèse !

le 14/03/2018 à 22h15 | Répondre

Delphine

C’est bien résumé Sophia.

Avoir un conjoint impliqué dans la vie quotidienne c’est formidable, preuve que les mentalités ont évolué. Mais les « intendantes en chef » restent les femmes. Elles anticipent, planifient, pensent à l’avenir et agissent sans tarder. Les hommes sont tranquilles d’esprit et vivent au jour le jour. Il faut vraiment qu’ils soient au pied du mur pour agir (après avoir reçu une majoration pour impôts impayés par exemple).

Preuve qu’à l’heure actuelle, les femmes en font toujours plus que les hommes.

le 15/03/2018 à 20h49 | Répondre

Mme Grognote

Intéressant pour les astuces, merci !
Mais je rejoins les 2 derniers commentaires, la charge mentale c’est surtout le fait de devoir toujours (ou presque) penser A TOUT !!! Et pour tous les membres de la famille. Demander à son mari de faire, pour se décharger de la tâche en question, oui bien sûr, d’ailleurs les tâches sont de mieux en mieux réparties et équilibrées au sein du couple, les études le montrent. Mais voilà, la tête pensante reste la femme ! Et tout le noeud du problème est là !
Bon courage à toutes, mesdames !!!! 😉

le 12/03/2018 à 16h12 | Répondre

Lilicorne

Nous en avons discuté chez nous aussi longuement. Mon cher et tendre m’a expliqué sa vision de la situation en nous comparant à une entreprise : si le chef de l’entreprise (= moi) fait toutes les tâches ou les délègue juste à son subordonné (= mon mari) sans expliquer ou sans lui donner de responsabilité, le subordonné en question risque de mal faire / de ne pas s’investir/ n’en avoir rien à faire. Donc au final, je vais réaliser moi-même la majorité des tâches parce que ça va plus vite et que je serais certaine que ce sera bien fait, sans même plus l’informer de ce que je fais. Or, si on prend le temps de procéder avec des « techniques de management », c’est-à-dire d’expliquer tout ce qu’on fait, de lui donner des tâches avec des « responsabilités » et les outils nécessaires pour les réaliser, ça se passe beaucoup mieux.
Donc chez nous, on a commencé par télécharger une appli gratuite de listes de tâches partagée, avec un agenda. Puis, j’ai rentré dans une liste partagée pendant 1 mois absolument tout ce que je faisais/pensais pour le foyer, pour qu’il se rende compte. J’ai aussi pris le temps de lui expliquer des choses « basiques » du style « le chat a ses vaccins une fois par année entre août et octobre, il faut prendre rendez-vous chez le véto un mois avant… »
Ensuite, je l’ai nommé responsable de certaines tâches : les vaccins de mini pirates (gestion de l’agenda, des rendez-vous etc.), de changer les draps et les serviettes de bain, de détartrer la cafetière etc. L’appli lui permet de se mettre des rappels récurrents pour ne pas oublier, car contrairement à moi qui me dis un jour « ah tiens le linge ne sent plus bon, il faut le changer », lui n’y pensera JAMAIS autrement (jusqu’à ce que le linge sente la mort, peut-être…)
Depuis, tout roule plutôt bien ! Je surveille un peu et parfois il se relâche mais je me sens globalement beaucoup moins fatiguée ! 🙂

le 12/03/2018 à 16h26 | Répondre

Élodie

Quelle est le nom de l’application que tu utilises ? Je me dis que ça pourrait être une solution 😊

le 13/03/2018 à 14h29 | Répondre

SB

C’est une très belle idée. Parce que de notre côté je ne pense pas que ça vienne de la mauvaise volonté de mon homme, mais plutôt qu’il ne réalise pas tout ce qu’il faut planifier et à quel point ça peut occuper l’esprit.
J’emprunterai donc volontiers ton idée de tout noter pour faire un petit bilan (pour être équitable lui aussi pourrait tout noter car il fait quand même certaines choses). Par la suite on en parle et on décide comment on agit (en expliquant le pourquoi du comment).

le 14/03/2018 à 01h58 | Répondre

Lilicorne

Alors nous avons d’abord utilisé Tipstuff dans sa version gratuite, ce n’est pas une appli très « sexy » mais elle possède toutes les fonctionnalités que nous recherchions (listes de tâches, liste de courses, agenda commun, contacts importants « pédiatre, vétérinaire, plombiers etc.)
Maintenant que nous sommes un peu rôdés, nous utilisons davantage Wunderlist, qui est plus agréable d’utilisation, qui ne possède pas d’agenda partagé mais qui a le gros avantage de proposer facilement des tâches récurrentes (répéter toutes les x jours/semaines/mois etc.).
Je précise aussi que d’avoir une appli où noter tout ce qui me passe par la tête me permet après de ne plus y penser et donc de réduire ma charge mentale et ma fatigue quotidienne !

Et parfois j’ai la bonne surprise, quand je suis au bureau et que mon mari a congé, de recevoir une notification type « Mari d’amour a effectué la tâche « huiler la porte de la chambre du bébé » que j’avais rentrée il y a quelques jours 😀 youhou !

le 14/03/2018 à 13h12 | Répondre

Lilicorne

D’ailleurs je précise que j’applique aussi maintenant la « méthode » de mon mari: si les choses qu’il doit faire/penser dépasse le nombre de 2, il les note systématiquement parce que sinon « clairement je vais en oublier ». C’est rationnel, typiquement masculin. En fait, il ne s’embête pas (= ne veut pas s’embêter !) à retenir une liste de trucs.
Au contraire, j’ai l’impression que les femmes ont tendance à beaucoup plus se saturer le cerveau pour ne rien oublier. Bref, faites des listes et partagez-les 😉

le 14/03/2018 à 13h25 | Répondre

Nya (voir son site)

Au bout de 13 ans et d’une dépression pour épuisement de mon côté, mon mari commence enfin à prendre des initiatives. Mais évidemment que le problème n’est pas tant d’avoir une moitié qui ne fait rien : quelle personne refuse de faire la vaisselle si on le lui demande ? Mais le cœur du problème, c’est de ne penser à rien, et d’attendre d’être une simple petite main au lieu d’un membre actif d’une équipe.

Et cela me crève le cœur, mais même dans un foyer féministe, mon mari se laisse vivre et ne pense jamais à vérifier les comptes, à sortir les poubelles, à passer l’aspirateur si je ne demande rien… Des fois, je crois qu’il pense qu’il y a des lutins chez nous, qui s’occupent de payer les factures, de réserver une place au chenil pour le chien quand on est absents, d’acheter des cadeaux de Noël… Il y a encore énormément de boulot à faire, pour mon couple et pour tous les autres hommes.

le 12/03/2018 à 18h36 | Répondre

Delphine

Haha je me reconnais en partie dans la charge mentale. ^^

Mon compagnon a une tranquillité d’esprit que parfois je lui envie. ^^
Il ne se soucie jamais de savoir si la porte est fermée à clef, ni du jour de ramassage des poubelles par exemple. Ajoutons à ça qu’il n’a pas de mémoire et une tendance à la procrastination, voilà le tableau. =P

Alors oui, si je lui dis de sortir la poubelle, il le fera, mais qui doit penser au jour de ramassage ? C’est moi. Si je ne le fais pas, la poubelle sera pleine à craquer. Et il faudra attendre la semaine prochaine.
Sortir la poubelle prend 30 secondes, mais c’est rare qu’il le fasse dans l’instant. Du coup, soit je le fais moi pour en être débarrassée, soit je dois penser à lui redire après un certain laps de temps, et s’il ne le fait pas encore cette fois-ci, c’est reparti pour un tour. Et c’est ça qui est usant, je dois penser à répéter les choses. Je n’ai pas l’esprit tranquille.

Le manque de mémoire lui a déjà joué de sacrés tours, mais l’expérience ne lui sert pas.
Une anecdote : l’une des rares fois où il a dû se repasser une chemise (le linge c’est ma tâche), il a oublié de débrancher le fer à repasser, qui est resté allumé toute la journée. Et c’est moi qui l’ai remarqué le soir. O_o
Avec sa tranquillité d’esprit, la gestion du stock lui passe au-dessus. C’est pourquoi je tiens absolument à m’occuper du linge, autrement je risque de ne plus avoir de petite culotte à me mettre.
Et quand on remarque qu’on va manquer de quelque chose, c’est à moi de le noter sur la liste de courses (et d’emporter la-dite liste le moment venu).

Si j’avais la même tranquillité d’esprit, on s’en sortirait pas. x)
Attendre que l’autre nous dise de faire les choses, ce n’est pas entièrement faire sa part de boulot. C’est refuser de prendre sa charge mentale.

Après à chaque couple de trouver la solution. Moi je fais avec quelques ratés car en contre-partie, il s’occupe du ménage plus que moi (aspirateur, serpillière, faire les poussières, récurer le lavabo).

le 12/03/2018 à 22h11 | Répondre

petitsruisseauxgrandesrivieres (voir son site)

Je me retrouve dans un peu tous les commentaires. J’ai un mari adorable et très participant pour ce qui est du ménage, du rangement, des enfants : c’est déjà beaucoup. A côté de cela, la gestion des multiples petites choses, (trouver un baby-sitter, prendre rendez-vous chez le pédiatre, faire la liste de courses, rappeler qu’aujourd’hui on a ci ou ça), c’est pour moi. Il est un excellent exécutant (saut pour le linge étendu tout tire-bouchonné, ça je n’arrive pas à lâcher) mais ne prend pas d’initiative. Et c’est vrai que penser à toutes ces petites choses, c’est très fatigant.

le 12/03/2018 à 23h19 | Répondre

Sandrine

Les commentaires montrent bien qu’il y a encore du chemin à faire dans l’egalité ^^ de mon côté je me retrouve plutôt bien dans le lâché prise c’est ce qu’on essaye d’appliquer dans notre quotidien avec mon mari! Nous travaillons chacun entre 50 et 60h semaine nous avons donc délégué le ménage à une tiers personne (nous avons la chance de pouvoir le faire) le soir mon mari est responsable de nettoyage du poêle à pelé et moi je fais manger mon fils de 17 mois. Le bain et le pyjama du petit c’est ensemble comme ça nous partageons un bon moment en famille et nous couchons notre fils à tour de rôle pendant que l’autre commence la préparation du repas ou débarrasse le lave vaisselle etc… pour les courses nous sommes adeptes du drive pour le quotidien celui qui remarque qu’il manque quelque chose le met dans le panier et zéro reproche si on oublie car ça arrive ce sera pour les prochaines courses! l’agenda partagé est aussi une astuce pour ne rien oublier vive les rappels! Je reste cependant majoritairement la seule à penser à prendre les rdv mais mon mari essaye de prendre le relai et si on oublie tant pis il y a plus grave dans la vie qu’une semaine de retard sur les vaccins! Espérons que dans l’avenir les choses se déroulent mieux!

le 13/03/2018 à 13h42 | Répondre

Magali

Je reconnais le couple que forment mes parents depuis plus de 40 ans… Ma mère est celle qui pense à tout, c’est elle qui gérait l’organisation du foyer lorsque ses deux enfants étaient encore à la maison, et elle continue à le faire depuis qu’ils sont partis… Elle continue encore à le faire aujourd’hui qu’ils sont tous les deux à la retraite.
Donc je comprends bien le concept de charge mentale, et je suis triste pour les femmes qui s’en sentent « victimes » (c’est peut-être un mot trop fort, donc je l’ai mis entre guillemets).
Je suis une jeune femme célibataire et sans enfant (et je compte le rester) donc je suis un peu loin de ces préoccupations… Je suis surtout loin des préoccupations quotidiennes que vous décrivez toutes : le ramassage des poubelles (celui-là est mon préféré), la vaisselle, le ménage, le repassage, le vaccin du chat… Pourtant je produis des déchets, je n’ai pas de lave vaisselle, je salis l’endroit où je vis, je porte des habits et j’ai un chat… Mais rien de tout cela ne pèse sur mon esprit… Je pense que c’est plutôt une manière de vivre et de voir les choses. Bon, j’avais lu un article très bien sur des femmes (une notamment) qui arrivaient à lâcher prise sur certains trucs, et je pense que ça peut être une voie, pour certaines choses… Je conçois que ce qui touche à l’éducation ou à la sécurité des gamins soit important voire primordial, mais je pense que d’autres choses sont moins importantes… Si la vaisselle n’est pas faite, bah tu laves vite fait le peu qu’il te faut pour un repas et basta…
J’aime bien l’idée de Lilicorne, avec l’agenda partagé et surtout le fait de noter tout ce qu’elle faisait et PENSAIT pour le fonctionnement du foyer, c’est très bien vu ! Et très bien vu également d’avoir pris le temps d’écouter son homme et sa vision des choses.
A vous lire, vous semblez toutes avoir un homme prêt à vous aider, un homme plutôt impliqué et de bonne volonté. Donc c’est déjà une grosse chance je trouve… Ces hommes se débrouilleraient sûrement très bien si vous deviez les quitter et les laisser avec les momes et la maison….

le 13/03/2018 à 19h27 | Répondre

Lilicorne

Je n’avais aucune notion de fatigue due à la charge mentale avant d’avoir ptit pirate, même avant en vivant en couple. C’est vraiment l’arrivée de bébé qui a fait saturer mon cerveau de nouvelle wonder maman/maître du foyer/business girl (choisissez les casquettes!), principalement je pense à cause de la fatigue, d’un rythme de vie plus soutenu et de l’augmentation des choses à gérer. Mais j’ai quand même tenu 1 an avant de m’en rendre compte, et bien qu’on aie eu plusieurs discussions à ce sujet avec mon mari, je n’arrivais pas jusque là à lui expliquer exactement ce que je lui reprochais, vu que le partage des tâches était très équilibré ! C’est en voyant sur les réseaux sociaux la BD d’Emma sur la charge mentale que j’ai pu ENFIN mettre un terme sur ce que je ressentais et l’expliquer clairement à mon mari. De là, la discussion s’est ouverte et on a mis en place les solutions dont je parle plus haut 🙂

le 14/03/2018 à 13h20 | Répondre

Nya (voir son site)

En réponse à Magali : « Mais rien de tout cela ne pèse sur mon esprit… Je pense que c’est plutôt une manière de vivre et de voir les choses. »

Si on vivait toutes seules, rien de cela ne nous pèserait. La charge mentale ne peut s’entendre qu’au sein d’un couple ou d’une famille : c’est penser pour les autres.

Ce n’est pas faire les tâches du quotidien qui nous épuise. Ce qui nous tue à la tâche, c’est de penser pour deux (ou quatre), et c’est de constater que si on ne dit rien, notre homme ne fait rien. C’est d’être le superviseur quand on rêve d’être coéquipier. Rien à voir avec le fait de détester repasser ou de ne pas aimer nettoyer la litière du chat.

le 15/03/2018 à 02h46 | Répondre

Flora

Pour moi aussi la charge mentale ce n’est pas ça mais je comprends ce que tu veux dire. Des fois on est celles qui doivent penser à tout parce que c’est important pour NOUS ! On ne peut pas reprocher à quelqu’un d’avoir un seuil de déclenchement inférieur au notre (comment ça il faut changer les draps tous les X temps ???)
Mon mari fait beaucoup à la maison et sans que je ne doive rien demander, sauf pour l’administratif mais là c’est parce qu’il ne fait jamais rien à temps et que ça me prend moins de temps et d’énergie de le faire moi que d’être derrière lui (je n’arrive pas à lâcher prise là dessus). Aussi si je tiens à aller chez le dentiste tous les ans je ne peux pas attendre que l’initiative vienne de lui vu qu’il s’en fout…

La question que je me pose et si le je-m’en-foutisme dont fait preuve beaucoup d’hommes est inné ou forgé par notre éducation genrée à deux vitesses. Je parierais sur la deuxième option mais je ne sais vraiment pas comment faire pour pas que ma fille soit affectée.

le 14/03/2018 à 20h35 | Répondre

Claire

Chez nous on s’est réparti les charges mentales principales : l’alimentation et le linge.
Mon homme est chargé de nous nourrir, je ne me préoccupe pas de l’état de remplissage du frigo. Bien sur si il y a une course à faire je fais mais je n’ai pas à réfléchir au reste.
M’incombe la gestion du linge et pour le reste on s’arrange.

Je pense que c’est quasiment impossible de répartir la charge mentale sans segmenter les tâches. Sinon on a toujours tendance à se reposer sur l’autre.

le 20/03/2018 à 15h26 | Répondre

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