Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Mieux consommer : les choses qui bloquent pour se décider


Publié le 30 juin 2014 par Urbanie

Je ne sais pas pour toi, mais je n’ai jamais été très « bio », ni même « développement durable ». Jusqu’à récemment, je n’en avais même rien à faire du tout. Pourquoi ?

Déjà, parce que lorsque j’étais enfant, ces notions là étaient très abstraites pour moi. Mes parents n’étaient pas du tout impliqués dans cette démarche-là. Bien sûr, j’étais triste dès que j’entendais parler du mal fait aux éléphants et aux baleines. Mais je ne me sentais pas plus concernée que ça.

Ensuite, parce qu’en grandissant, mes rencontres avec des convaincus du développement durable m’ont… vacciné. Je suis sans aucun doute tombée sur les mauvaises personnes, mais à chaque fois que je discutais avec l’un d’entre eux, j’avais l’impression de m’entendre asséner leçon de morale sur leçon de morale.  Le tout accompagné d’injonctions hyper moralisatrices sur le devenir de la planète et de ma santé.

la planète-jardin

Crédits photo (creative commons) : Gamma-Ray Productions

En gros, à chaque discussion je n’entendais que des « il faut ». Et des « il ne faut pas ». Tous plus contradictoires les uns que les autres, parce que chaque personne a sa propre conception de ce qu’il « faut » ou « ne faut pas » faire.

  • « Il faut manger bio »
  • « Il faut manger bio et non raffiné »
  • « Il ne faut pas manger de viande, ton corps n’en a pas vraiment besoin »
  • « Il ne faut pas utiliser de serviettes hygiéniques, ça pollue »
  • « Il ne faut pas manger de produits laitiers issus de vache, ton corps ne sait pas le digérer »
  • « Il ne faut pas manger de produits laitiers tout court »

Ce sont souvent les mêmes personnes qui m’assénaient également que :

  • « Il ne faut pas prendre la pilule »
  • « Il ne faut pas utiliser de smartphone »
  • « Il ne faut pas utiliser de wifi, à cause des ondes »
  • « Il faut allaiter, sinon ton enfant aura de graves problèmes »

Le tout saupoudré de tentatives de culpabilisation hyper lourdes. C’est limite si je n’étais pas responsable à moi seule de la mort de l’intégralité des bébés dauphins de la planète.

Pleine de bonne volonté, j’ai malgré tout essayé de suivre certains conseils vaille que vaille. J’ai ainsi eu ma période lentilles-quinoa-tofu bio. J’ai également essayé un très court temps d’être végétarienne.

Le hic ? Je me trouvais en contradiction totale avec certains besoins physiologiques. Parce qu’après mes règles je me damnerais pour une entrecôte ou… du boudin noir!  Pas glamour, mais terriblement efficace contre l’anémie.

Et puis si je n’ai aucune envie d’utiliser des serviettes hygiéniques lavables ou de coupe menstruelle parce que, bêtement, ça me dégoûte ?

En fait, le souci, c’est que sous couvert de « bien faire », beaucoup de gens ne font que te culpabiliser. Surtout si le dialogue a l’air bloqué d’avance. Impossible de répondre à quelqu’un qui est convaincu que l’être humain n’a pas besoin de manger de viande par exemple ou que « il faut allaiter » : il te sortira toujours une « étude qui prouve que ». Sauf qu’il existe autant d’études qu’il y’a de choses à prouver, donc au final on ne s’en sort jamais.

Et comment réagit une personne lambda à ce genre de discours sans appel ? Elle flippe. Elle se braque. Et elle fait exactement tout le contraire de ce qu’on lui dit de faire ! Du coup j’ai continué pendant très longtemps à manger comme bon me chante et à utiliser des produits « dernier cri » pour la peau. Mais pas bio, et pas développement durable pour un sou. Ce qui m’a fait changer d’avis ? Je t’en parle très vite !

Et toi ? Tu as grandi avec des idées écolos ? Tu es réfractaire à tout ça à cause de personnes trop moralisatrices ? Ou bien tu as rencontré des personnes qui t’ont expliqué des choses sans jugements ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

26   Commentaires Laisser un commentaire ?

Nilith lutine

Coucou Urbanie ! 🙂
Sans nier que certaines personnes puissent être particulièrement désagréables dans ces discussions (ou devrais-je dire monologues), je pense aussi que le fait d’être passionné (dans le sens passion ou bien « qui tient vraiment à cœur ») contribue beaucoup à ce léger malaise que tu as ressenti. 😉
Quand on est passionné, souvent, on n’est pas mesuré, on est à fond. Et oui, bien sûr, on a toujours une étude qui va dans notre sens à ressortir sur ces sujets, et on n’hésite pas à s’en servir, puisqu’on est convaincu et qu’on aimerait expliquer tout ça (ce qu’on a appris au fil de plusieurs années !) à la personne qu’on a en face.
On est parfois aussi préventivement sur la défensive, voire légèrement agressif (ou carrément agressif pour certains !), parce qu’on a trop l’habitude de certaines remarques qui sont systématiquement sorties.
Eh oui, je dis « on », parce qu’il m’arrive parfois de tomber là-dedans, moi aussi. 😉

Parfois aussi, quand tout ça est tellement évident, certaines remarques nous échappent, parce qu’on est VRAIMENT surpris, tant certaines petites choses nous semblent normales. (Trier ses déchets, éteindre l’ordinateur quand on ne va plus s’en servir pendant au moins une demie-heure…)

Pour ma part, je suis tombée dedans… Avant ma naissance. Ce n’était pas encore à la mode, mais c’est sur un salon des alternatives écologiques que se sont rencontrés mes parents ! 😀
C’est vrai, je ne me rends pas forcément compte de l’écart qu’il peut y avoir avec la plupart des personnes. 🙂 D’ailleurs ça a fait bizarre à mon mari quand il est arrivé dans ma famille ! Et maintenant c’est normal pour lui aussi.
Pour moi c’est rapport avec l’écologie, mais c’est valable pour toutes les habitudes familiales : ça fait bizarre d’arriver dans une famille où tout le monde joue de la musique, avec des instruments partout dans la maison, par exemple. Ou chez des passionnés d’animaux qui en ont un peu partout… (Etc !)

Mais oui, c’est évident qu’être trop à fond n’aide pas tellement à se faire comprendre. 😉
Pour ma part, je n’en parle pas non plus à tout le monde, pas partout, mais parfois, ça arrive sur le tapis, et là, oui, la mesure n’est pas toujours au programme, malheureusement. 😆

le 30/06/2014 à 11h34 | Répondre

Urbanie

En fait que la personne soit passionnée n’est pas un problème je trouve – ce sont ces personnes la qui justement devraient pouvoir te transmettre leur passion, et c’est vers elles que je me tourne quand je veux des conseils, d’ailleurs.
Le problème vient plutôt des donneurs de leçons hyper catégoriques. J’en ai rencontré quelques-uns, et non seulement tu ne peux rien leur dire (ils n’ont jamais tort), mais en plus ils t’engueulent. Donc en fait il n’y a pas de dialogue, pas de compréhension, juste un jugement sans appel.

Comme les problématiques liées au développement durable sont en train d’être de plus en plus connues et médiatisées, je rencontre heureusement aujourd’hui plus de gens ouverts, ou qui tâtonnent comme moi, et ça aide justement à progresser avec eux.

le 30/06/2014 à 17h59 | Répondre

madame psy

Et bien c’est très étrange, j’ai l’impression de me lire dans cet article.
Je crois que nous avons rencontré à peu de choses près les mêmes personnes. J’ai culpabilisé pendant longtemps, avant d’arriver aux mêmes conclusions que toi, il faut trouver son mode de référence à soi car nous trouverons toujours des arguments dans un sens ou dans l’autre.
En tout cas hâte de savoir la suite.

le 30/06/2014 à 12h01 | Répondre

Vanouille

Héhéhé, ton article m’a bien fait sourire 🙂
Il y a quelques années de cela, on a été invités chez des amis en compagnie d’un couple vegan qu’on ne connaissait pas. La moitié de la soirée s’est passée à parler de leur mode de vie et de leur régime alimentaire et je n’ai jamais été aussi culpabilisée de ma vie, moi qui pourtant très orientée bio et alternatives écologiques. Ca a même failli se finir en dispute avec mon copain de l’époque (mes coups de pieds sous la table l’ont été à se calmer).
Indépendamment de ça, je pense que dire que les corps humain n’a pas besoin de viande est vraiment une bêtise sans nom. Chacun est différent et a besoin d’aliments et de nutriments en plus ou moins grande quantité. certains sont vegan et n’auront jamais de problèmes, tandis que certaines autres personnes les protéines animales sont indispensables. il suffit d’écouter son corps (comme tu le dis si bien aussi !).
J’ai hâte de savoir ce qui t’as fait changer d’avis !!
Pour ma part, je suis naturellement orientée vers la protection de la nature et je supporte difficilement la souffrance des autres, qu’elles soit humaine ou animale. Donc la question ne s’est jamais vraiment posée pour moi, je suis toujours allée dans cette direction ^^
Avec comme tu dis, « mon » mode de fonctionnement et « mes » critères.

le 30/06/2014 à 12h37 | Répondre

Urbanie

Ouh la, surtout que l’alimentation vegan est particulièrement exigeante! C’est un vrai choix de vie, pas quelque chose que l’on impose!

J’ai failli me disputer aussi une fois avec des pro-allaitement parce que j’avais osé dire que si je tombais enceinte un jour, je ne savais pas encore si j’allaiterais ou pas (j’avais 25 ans à l’époque, le projet bébé était encore très loin): qu’est-ce que je ne me suis pas pris! C’est difficile, du coup, de ne pas se braquer non plus face à des gens braqués.

le 30/06/2014 à 18h03 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Végétarienne et allaitante (et mon bébé a une courbe de poids exemplaire, merci !), j’essaie de ne pas être moralisatrice. Pour l’allaitement, je ne le suis jamais, c’est un choix que j’ai fait à la naissance et comme ça marchait, j’ai juste continué… mais il y a tant de gens pour qui, mentalement ou physiquement, ce n’est pas si simple ! Pour le végétarisme, c’est plus difficile de dire « chacun fait comme il veut » parce que c’est une sorte d’éthique… pour autant, il n’y a que des mangeurs de viande autour de moi et je ne crois qu’aucun ne s’est jamais senti agressé par moi. Parfois c’est ma seule présence à un repas qui met mal à l’aise et entraîne une justification… mais moi je ne demande rien ! A côté de ça, je ne suis pas écolo, je mets des couches jetables à ma fille, je ne mange pas bio et le nombre de produits toxiques dans mes produits de toilette m’effraierait si je le connaissais… Pour autant, je sais que ce n’est pas « bien », ce que je fais, que ce serait mieux si je faisais autrement… mais ça dépasse ma limite de simplicité. Souvent on se sent agressé par les gens qui ont choisi un autre mode de vie parce qu’on est soi-même mal à l’aise avec ce qu’on fait. Chacun a ses limites, je suis allaitante, mais je passerai au biberon s’il y a un souci, je suis végétarienne mais pas végan, je trie mes déchets mais j’en produis énormément… L’important, c’est de faire ce qu’on peut, et d’assumer derrière que (pour le moment en tout cas) on n’est pas capable de faire mieux, que ça dépasse la « limite de simplicité » dont on a tous besoin pour vivre sans trop se prendre la tête.

le 30/06/2014 à 13h16 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

(je parle bien évidemment du choix que j’ai fait « à la naissance » de mon bébé, pas à la mienne 😉 et ce serait plutôt une « limite de complexité » qu’une « limite de simplicité »… m’enfin, on m’a comprise !)

le 30/06/2014 à 13h23 | Répondre

Urbanie

Ne t’inquiète pas, j’avais compris! 🙂

Pour l’allaitement, c’est exactement la réflexion que je me fait: si ça marche, tant mieux; si ça ne marche pas, je ne me rendrai pas malade pour ça. On fait de notre mieux, et c’est déjà très bien!

le 30/06/2014 à 18h04 | Répondre

Elo

Je crois que l’essentiel c’est de se poser des questions, et de ne pas faire les choses parce qu’on a l’habitude de les faire comme ça, sans les remettre en questions, et après on choisit sciemment. Tiens là « cup » c’est super écolo, oui mais moi ça me gène, et ben j’y vais pas, mais j’y vais pas parce que j’ai choisi ! J’ai un esprit pas mal écolo, mais faut aussi vivre avec son temps et les smartphone ;o)

le 30/06/2014 à 14h35 | Répondre

Urbanie

Pareil, ça me gène… peut-être que je changerai d’avis un jour, mais après m’être renseignée je n’ai pas été suffisamment convaincue pour passer le cap. Comme tu le dis, l’essentiel c’est de faire les choses sciemment, et de vivre aussi avec son époque! 🙂

le 30/06/2014 à 18h06 | Répondre

MadameGeek

Grossièrement : je consomme bio/local autant que faire se peut, j’utilise la coupe depuis 8 ans, je n’ai que des cosmétiques naturels (huiles végétales et compagnie), je pratique le no-poo et je trie mes déchets.

Pourtant, je me retrouve très bien dans ce que tu décris! Personnellement j’en suis venue à tous ces changements dans ma vie à cause de problèmes de santé et aussi bêtement en étant diagnostiquée intolérante aux protéines de lait de vache (du coup, plus trop le choix sur ma conso de produits laitiers ^^ »).

Mais les grands discours et les grands donneurs de leçon, ça me fait penser aux témoins de Jéhovah : on vient frapper à ta porte pour te dire que tu t’es trompé sur toute la ligne et venir te délivrer LA vérité sur ce qu’il faut consommer et comment le consommer. Et si tu résistes, paf! culpabilisation!

Le principal c’est de cheminer vers son bien être personnel en réfléchissant un peu à sa consommation si on en ressent le besoin. Changer radicalement sa façon de vivre pour adopter un idéal ce n’est, en fin de compte, que remplacer un diktat de consommation par un autre. Et ça n’amènera rien de positif!

le 30/06/2014 à 14h46 | Répondre

Urbanie

Je suis complètement d’accord avec ce que tu dis! 🙂
Le no-poo j’admire, je n’ai pas réussi à m’y mettre… :p

le 30/06/2014 à 18h09 | Répondre

Maelisa

MadameGeek, tu viens de me faire découvrir le no-poo ! O_O
Moi qui bataille (comme beaucoup!) avec mes cheveux régraissant vite depuis des années… Depuis 3 mois, je parviens à me faire un shampoing tous les trois jours (au lieu de 2 toujours pendant 10 ans) et j’en étais fière… Mais je crois sincèrement étudier la question du no-poo. La question est : pour le mois sans shampoing, le voyage de noces est-il le meilleur ou le pire moment ? … A y réfléchir avec Mister !

le 30/06/2014 à 18h25 | Répondre

Urbanie

Je te conseillerais d’attendre le retour de voyage de noces, mais je ne suis pas experte, Madame Geek aura sans doute de bons conseils. Il me semble que les débuts peuvent être un peu difficile (psychologiquement, ce n’est pas évident aussi de résister à l’envie de se laver les cheveux!).

Je suis passée à un shampoing tous les deux jours, et je suis déjà hyyyyyper fière de moi! 🙂

le 30/06/2014 à 18h29 | Répondre

MadameGeek

Si ça vous intéresse les filles, il y a un groupe FB d’entraide et de soutien pour le no-poo : https://www.facebook.com/groups/1433974436826553/?fref=ts

Personnellement, ça a révolutionné ma routine capillaire! Avant j’avais les cheveux gras, je lutais contre moi même pour ne pas me les laver tous les jours, mais seulement tous les deux jours. Je m’y suis mise en février, et là je viens de terminer mon mois sans rien (oui, oui, sans rien, ça fait un mois que je ne me lave les cheveux qu’à l’eau et c’est une tuerie, ça marche trop bien!)
Mais la transition est un processus long qui demande beeeaaaauuuuucoup de patience et de presévérance (d’où le groupe d’entraide, par ne pas craquer 😉 )

le 01/07/2014 à 11h33 | Répondre

sarah

Hello! pour ma part c’est un peu l’inverse qui s’est produit. Mon papa étant agriculteur (pas bio) mais ayant mangé toute mon enfance des fruits et légumes du jardin de mes parents, de mes oncles, de mes grands parents… je ne connaissais que cette saveur des ‘bons’ et ‘vrais’ fruits et légumes. Du coup quand je suis passée au status étudiante avec très peu d’argent de poche, j’ai découvert le monde industriel et les légumes sans goût… je n’avais qu’une hâte, gagner ma vie pour pouvoir retrouver le goût des produits de mon enfance! par contre je ne suis pas une 100% bio, je privilégie surtout les produits alimentaires et je commence tout juste les cosmétiques et produits pour la peau… mais surtout si j’aime le bio, je me vois mal l’imposer aux autres. Je pense que c’est plus sain pour mon corps, mais après chacun est libre…

le 30/06/2014 à 14h47 | Répondre

Urbanie

Oui, c’est très compliqué de manger « bien » quand on est étudiant…tu as du souffrir à l’époque! Aujourd’hui, je suis comme toi: maintenant que je gagne ma vie, je me fais plaisir en achetant des produits qui ont du gout, bio si possible. C’est un petit budget, mais c’est avant tout un choix de vie personnel (et puis j’aime trop manger! ^^ )

le 30/06/2014 à 18h11 | Répondre

MadameGeek

Oui c’est clair que bien manger c’est un budget!
Mais quand à côté de ça on s’habille en friperies et vide-greniers, qu’on se déplace à vélo et qu’on ne dépense pas des fortunes en cosmétiques (par exemple, perso j’ai pas de vélo ^^’), logiquement le budget nourriture n’est plus si pesant que ça 😉

le 01/07/2014 à 11h35 | Répondre

Nya (voir son site)

J’essaie de limiter mes tendances à l’évangélisme écologique mais je m’emporte quand j’estime que la personne en face de moi gaspille.

Mon interlocuteur mange de la viande alors que je suis végétarienne ? Aucun souci, mon mari est d’ailleurs viandosaure 🙂
Il achète des produits neufs alors que je préfère l’occasion ? Je peux glisser un mot sur le dernier petit haut trop mignon que j’ai trouvé dans une friperie, mais au final, c’est son choix !
…mais qu’il jette à la poubelle de la nourriture, des vêtements non abîmés, ou n’importe quoi qui aurait pu resservir, et je déchaîne les enfers !
Je ne sais pas vraiment où se situe la frontière entre « choix de vie » et « responsabilité collective », et je laisse souvent le curseur aller du côté du choix de vie, mais je suis incapable de laisser passer du gaspillage. J’y réfléchirai peut-être à deux fois la prochaine fois que je serai témoin de ce type de comportement, en essayant un discours non culpabilisant.

le 30/06/2014 à 15h25 | Répondre

Urbanie

Ok, rappelle moi de vérifier mon frigo avant de t’inviter à la maison! 🙂

Plus sérieusement, j’avoue que je si je trie mes déchets, je n’ai pas du tout le réflexe de recycler, troquer ou dénicher des produits de seconde main, c’est un vrai mode de vie en soi qui est encore éloigné du mien. Il n’empêche que je lis tes articles avec attention quand tu en parles, parce que ça m’intéresse, et que je n’exclus pas, un jour, de trouver une idée qui me permettra de me lancer.

Après tu peux donner des conseils aux gens, mais en effet, il vaut mieux ne pas trop les braquer. Je prône la sensibilisation douce, plutôt! 🙂

(Bon mais ton mari, ça ne compte pas: s’il t’a épousée c’est qu’il t’aime comme tu es! 🙂 )

le 30/06/2014 à 18h22 | Répondre

Urbanie

Je précise pour le mari que le mien a de facto du se mettre aux shampoings sans silicone ni sulfates, hihi! 🙂

le 30/06/2014 à 18h23 | Répondre

Marylin (voir son site)

Arf… juste pour préciser (puisque j’étais venue commenter au sujet de la cup), en ce qui me concerne j’ai choisi de l’utiliser parce que je trouve le principe vraiment sain et pratique.
Après chacun ses goûts.

Mais sinon, moi ce qui me fascine, c’est quand le camion poubelle vient déverser ta poubelle jaune – que tu bien cassé la tête à trier – au milieu du tas réservé aux poubelles bleues (non triées)…
Donc, avant de donner des conseils soi-disant bien fondés et moralisateurs, je trouve que ce serait pas mal de vérifier que le système fonctionne correctement…
‘Fin bref, ce n’était que mon avis (avec un peu d’agacement dans le ton…. navrée).

le 30/06/2014 à 16h18 | Répondre

Urbanie

Oui, pour le coup la cup est vraiment une question de sensibilité personnelle! Il vaut mieux ne pas se forcer si on ne s’en sent pas l’envie, mais tant mieux si tu y arrives!

Pour le camion, ça me fait rire parce qu’il y’a quelques années j’habitais dans un autre immeuble: je triais bien consciencieusement tous mes déchets (je continue, d’ailleurs). Jusqu’au jour où en sortant de chez moi je vois la concierge qui vide la poubelle jaune dans la poubelle verte, « parce que c’est plus pratique quand même ». J’en ris aujourd’hui, mais j’ai du devenir un peu livide sur le coup: tous ces efforts pour rien! 🙂

En effet, encore faut-il que le tri soit respecté sur l’ensemble de la chaine!

le 30/06/2014 à 18h26 | Répondre

Sophie

Je pense surtout que la démarche d’aller vers le monde du bio, du tri dans ses déchets, du végétarisme doit venir de soi, et pas des autres.
Ca doit venir d’une démarche personnelle à mon avis, d’un déclic ou d’une envie.
Au niveau de l’alimentation, ca m’est venue parce que je suis en plein « réequilibrage alimentaire », et je consommais trop de viandes, et surtout sans grand plaisir, juste parce que c’était une habitude. Maintenant j’en mange plus qu’à midi, mais une belle pièce…
L’allaitement est venu pour ma puce parce qu’elle était préam, et j’ai continué à tire allaiter parce que ca marchait.
Les couches lavables je l’ai fait pour ems deux premiers mais pas ma dernière.
Les ptits pots parce que je n’ai aps el temps pas l’envie de lui en faire, mais elle mange de plus en plus comme nous en mixé…
trier ses déchets, utiliser des trucs d’occaz, c’est venu chez nous parce qu’avec trois enfants, refaire trois gardes robes revient vite à très cher…
Ca doit venir de soi, pas des autres 🙂
Je préfère attendre la demande de conseils que donner mon avis directement 🙂

le 01/07/2014 à 11h01 | Répondre

Nath

Je pense tout comme Sophie que tout cela doit venir d’une démarche personnelle et pas d’un sentiment de culpabilité.
J’ai allaité mes deux filles pendant 6 mois parce que pour moi ça coulait de source de le faire, mais je n’ai jamais porté de jugement sur celles qui ne le font pas.
De la même manière, je ne leur ai jamais donné de plat tout prêts pour bébé, je faisais tout moi même.
Je continue d’ailleurs à faire le maximum de choses en cuisine. Je n’achète pas de plats industriels, pas de biscuits, pas de conserves…. mais je pense qu’il s’agit plus d’un héritage : j’ai été élevée comme ça.
J’ai aussi pas mal freiné sur les produits laitiers…. mais je fais encore des orgies de fromages ! C’est trop bon pour arrêter !
Je mange aussi pas mal de viande (le boudin noir, miam !) mais toujours achetée auprès d’une coopérative d’éleveurs locaux.
Et je suis adict aux Haribos 🙂
Et bien sûr, je trie mes déchets, même si je me pose des questions sur la filière du tri.
Tout ça pour dire qu’il faut quand même suivre son propre ressenti. Je pense avoir un mode de vie sain, j’essaie d’avoir des gestes écolos (je fais gaffe à la consommation d’eau, à l’utilsation de l’electricité…) mais je sais que je ne pourrai jamais devenir végétarienne 🙂
Je ne veux pas me sentir brimée ou prisonnière d’un mode de consommation. Le faire par culpabilité plutôt que par envie réelle.
Et surtout, je ne donne pas de « bons conseils » aux autres, tout simplement parce que je n’aime pas qu’on se mêle de m’en donner 😉
J’ai hâte de lire la suite de tes avnetures écolo !

le 01/07/2014 à 11h53 | Répondre

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