Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Comment je suis devenue entrepreneuse


Publié le 31 mai 2016 par Claire Gezillig

Commençons par un nota bene linguistico-féministe… J’ai choisi de dire que j’étais entrepreneuse, et non entrepreneur ou entrepreneure, parce que je me bats contre le sexisme ordinaire, et aussi parce que je suis prof de FLE et que j’apprends à mes élèves que les mots en -eur font leur féminin en -rice ou -euse (pas -eure !).

Et, oui, j’aime bien que ça s’entende, parce que c’est un détail qui a son importance… Peut-être que si j’avais entendu plus souvent « entrepreneuse » autour de moi, j’aurais eu moins de mal à m’imaginer être capable d’en être une.

Donc, je suis entrepreneuse.

devenir entrepreneur - photo amandine gimenez

Crédits photo : Amandine Gimenez

J’ai mis un peu de temps à le devenir.

À la base, je suis prof de FLE. Ce sont les circonstances qui ont fait que j’ai travaillé en freelance d’abord. Ben oui, certaines écoles ne prennent que des freelances. J’avais donc, au début, un statut comparable à celui d’auto-entrepreneur en France : un truc simple et facile, avec une limite en nombre d’heures possibles… Mais à un moment, j’étais à la limite haute, et puis une des écoles avec qui j’étais en contrat m’a dit : « Vous avez fait trois CDD, on ne prend pas de CDI, il va falloir faire une pause de trois mois… »

À côté de ça, depuis quelque temps, j’avais sous le nez des exemples de femmes qui s’étaient lancées dans l’entrepreneuriat, sans avoir fait des études de marketing/économie/commerce, sans être un homme brillant et sûr de lui, sans se voir forcément à la tête d’une multi-nationale.

Mes exemples, tu les connais, si tu traînes par ici depuis un certain temps, il y a notamment la traductrice Nya, la photographe Amandine Gimenez (qui a fait le superbe portrait de moi travaillant qui illustre cet article), et forcément Anne Delacour, notre rédactrice en chef (d’ailleurs, tu connais son blog Maman entrepreneur ? C’est une mine si tu veux te lancer dans l’entrepreneuriat). En apprenant à connaître ces femmes, toutes indépendantes et talentueuses, j’ai commencé à me dire que la création d’une petite entreprise était à ma portée.

C’est comme ça qu’est né En français.

Et je suis devenue une indépendante à temps complet. Quelques mois après la création de mon entreprise de cours de français, j’ai ajouté les services d’aide à la rédaction. Développer une autre activité (que je proposais déjà à mes amis depuis des lustres), c’était une nouvelle belle aventure.

De manière générale, j’adore écrire et enseigner à mon propre compte. Je travaille encore pour des écoles, mais comme prestataire de services : libre de dire non, libre de négocier. J’ai des clients particuliers et des entreprises qui m’embauchent directement via ma propre entreprise. Ça marche tellement bien que je peux choisir les projets et les cours que je souhaite donner. (Bon, dire non est un apprentissage, et il faut me battre contre ma peur de manquer plus tard… Mais j’y travaille !)

Si tout ça a fait de moi une indépendante, je ne suis pas sûre que ça voulait forcément dire que j’entreprenais. Il me fallait plus que des cours de français pour des tiers et des écrits ici et là pour me dire que je développais une entreprise, vraiment…

L’envie de me qualifier d’entrepreneuse, elle est plus récente. Ça a pris un peu de temps. Parce que voilà, j’avais sans doute une image standardisée de ce qu’était et devait être un entrepreneur. Il n’y a qu’à voir mes remarques plus haut…

Un entrepreneur, dans mon inconscient, ça devait sans doute être quelqu’un qui avait fait une école de commerce, quelqu’un qui avait une grande ambition, et puis un homme jeune, mal rasé, bien habillé, qui buvait beaucoup de café et qui se concentrait à 150% sur son entreprise (je n’aime pas le café, je ne supporte pas d’être trop longtemps en manque de sommeil, et en plus, je veux des enfants…).

Je ne m’étais donc jamais vraiment imaginé que j’aimerais développer une entreprise. Alors que des idées, j’en ai plein. Les projets foireux fous, j’adore ça. Le développement de nouveaux concepts, ça me motive. Et puis, j’adore parler de ce que je fais, rencontrer des gens, mettre toute mon énergie et mes moyens pour arriver à un but. Et j’ai réalisé aussi qu’il y avait des manques sur le marché ou des choses à compléter, et je crois en mes compétences et en mes capacités…

Et voilà, c’est ainsi que je suis devenue entrepreneuse. Vraiment. Avec de grands projets.

Pour le moment, je suis au tout début de la route. Je ne sais pas si mes projets prendront tous forme, je ne sais pas si ce que je suis en train de mettre en place marchera.

Mais ce que je sais, c’est que certaines limites sont seulement des barrières que l’on se construit seul. Et je ne veux pas me fermer le champ des possibles, ce champ auquel je pense si souvent, et que je veux explorer à l’infini.

Et toi, tu es indépendante ? Entrepreneuse ? Tu aimerais te lancer mais tu n’oses pas ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

36   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Cest un bel et exemple que tu nous montres aujourd’hui. Je te souhaite beaucoup de réussite dans ta carrière d’entrepreuneuse .

le 31/05/2016 à 08h43 | Répondre

Claire Gezillig

Merci, on est en plein dans le grand démarrage donc je prends les vœux 😉

le 31/05/2016 à 17h20 | Répondre

Cacy

Donc tu es entrepreneuse et professeuse ?
Désolée, je n’ai pu résister. Très bon article sinon !
Je te souhaite beaucoup de succès dans ton entreprise.

le 31/05/2016 à 08h48 | Répondre

Claire Gezillig

Tu soulèves une bonne question…
Je dis en général « prof » ou « enseignante » pour contourner le problème parce que oui, « professeuse », ça sonne barbare…
Mais en même temps, quand tu réalises qu’on a créé institutrice mais pas le féminin de professeur, ça pose des questions…
Je n’ai pas la bonne réponse du coup. Mais j’ai adopté entrepreneuse avec beaucoup de facilité car dans le dictionnaire de l’académie, on trouve très tôt ce mot (notamment dans l’expression « entrepreneuse de confection »).
De manière générale, il y a plusieurs années, je pensais comme beaucoup que créer des féminins de métier ne servait pas à grand chose et que le masculin pouvait servir de neutre, sauf que quand tu réalises qu’on a tendance à dire « les docteurs et les infirmières » quand on parle de ces profession en général mais quand on croise un homme dans les professions généralement « féminines », on n’a pas de problème à dire « l’infirmier » mais les femmes restent des « docteurs ». Du coup, ça pose deux problèmes :
1) celui de la représentation (je te renvoie du coup à l’article de Nya d’hier…).
2) On a beau dire (comme je l’explique à mes élèves) qu’en français, le masculin sert de neutre, cela n’est pas une justification pour moi parce qu’une langue est un miroir de la société dans laquelle elle s’est construite et que justement, la langue comme la société peut évoluer… Et que pour moi, elle le doit quand elle présente le masculin comme le standard et le féminin comme juste une variation possible (je sais, moi aussi j’ai tendance à présenter à mes étudiants l’adjectif masculin comme la base et le féminin vient après…).
Alors oui peut-être que ça vaut le coup de s’écorcher les oreilles pour un peu plus de représentation et d’égalité 🙂

le 31/05/2016 à 17h45 | Répondre

Cacy

Je ne voulais pas spécialement lancer un dépat, juste plaisanter.
Mais pour le coup, autant je trouve que la « représentation » est primordiale autant le fait d’avoir des noms de métiers unisexe basé sur le masculin (qui a été créé en premier) ne me parait pas être un frein à la projection des enfants dans ce métier.
Devrait on vraiment avoir un féminin et masculin pour tous les métiers? Je ne suis pas sûre. Est ce que psychologue, ministre ou journaliste, c’est pour les hommes ou les femmes ?
Je ne me sens pas diminuée parce que je me décrit comme une ingénieur (ingénieuse aussi mais pas dans le même contexte :-).
Je préfererai changer la règle qui dit que les mots en « eur » sont forcément masculins et que tous les nouveaux métiers créés soient d’office pour les deux sexes.
(Et il nous reste la petite victoire des sages femmes de sexe masculin.)
Et certe le masculin vient souvent en premier dans les exemples donnés mais vu que la langue francaise n’a que deux genres, il faut mien commencer par l’un des deux, (du moments que les deux sont cités, ca me va). On petit dire « un garcon fort », si on enchaîne avec « une fille forte ».
Et c’est probablement plus simple pour tes élèves si tu les mets toujours dans le même ordre).

Sinon j’ai pensé à toi en discutant avec deux Suédois:
– le premier m’a dit qu’on lui avait appris à l’école que tous les mots terminant en « e » étaient féminins et qu’il y avait quelques (!) exceptions à cette règle.
– le deuxième s’interrogeait sur la logique de dire « une baguette » alors que ce pain à une forme si « masculine » !
Comme quoi l’apprentissage du francais est plus complexe qu’on l’imagine.
++

le 01/06/2016 à 09h32 | Répondre

Margot

ouaaaaaaaaais allez les fiiiiiiiiilles! 🙂

le 31/05/2016 à 10h11 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Tu donnes vraiment envie… C’est triste qu’Amsterdam soit un poil trop loin pour que je puisse voir tout ca de mes propres yeux !
Bon et sinon en Allemagne ils sont à fond dans la « neutralisation » des mots, on a donc plus le droit de dire « Student » mais « Studierende » et je dois dire que ca m’agace un peu (et en plus je ne trouve pas que ca embellisse leur langue)… Pourquoi ne pas considérer certains masculins francais comme des neutres ?

le 31/05/2016 à 10h37 | Répondre

Claire Gezillig

Le français traditionnel considère en effet que les noms de métiers sont épicènes (n’ont pas de genre)… Mais ça me pose un problème parce que le genre neutre n’existe pas et ça garde l’idée que la forme masculin est la forme normale quand la forme féminine quand elle existe n’est qu’une variation de cette forme masculine…
Comme je le disais au dessus, j’ai du mal à me positionner clairement par rapport à la question de féminiser tous les noms de métier (et entrepreneuse, c’est plus facile car ce n’est pas si nouveau comme mot) mais ça pose vraiment une idée de représentation… Je ne sais pas si je suis claire…

le 31/05/2016 à 17h51 | Répondre

Nathalie PORTE (voir son site)

Bonjour Claire et bravo pour cet article et ton parcours. Je suis moi aussi prof de FLE et entrepreneuse/eure. Je te souhaite bonne route sur ce chemin tortueux et passionnant des free-lance!

le 31/05/2016 à 11h22 | Répondre

Virginie

C’est drôle de se mettre des barrières comme ça. Je n’ai pas du tout eu le même cheminement intellectuel car je n’avais pas ces doutes quant à mes capacités. En réalité, je suis faite pour entrepreneuriat puisque je ne supporte pas l’autorité/la hiérarchie, encore plus quand elle est destructrice/incapable (ça date d’une très mauvaise expérience dans le salariat). Je préfère gérer et me planter toute seule 😉
Là où je te suis… ba c’est acquérir le pouvoir de dire « non ». Celui-là, il est dur et à mon avis pour tout le monde, masculin comme féminin. Dire non c’est dire non à un futur possible contrat/client fidèle, etc. C’est la vie qui m’a aidée à l’apprendre parce que, bien que superwoman n’est-ce pas ?, je ne peux pas tout faire si je veux privilégier la qualité. S’est ajouté à cela récemment un projet bébé et paf ! les priorités changent un peu et tu apprends à expliquer à tes clients que, oui, tu leur es vraiment dévouée corps et âme mais que, ah bon ???; tu as le droit à une vie privée aussi 🙂 🙂 🙂 bonne chance. Sache tout de même que, finalement, j’ai l’impression que c’est plus dur à dire qu’à entendre, nos clients le savent qu’on a une vie, étonnant non ? 🙂 🙂 🙂

le 31/05/2016 à 12h03 | Répondre

LascarSuperstar

comme je te rejoins! je n’accepte pas non plus l’autorité surtout quand elle est mal utilisée. Et quand je me plante dans mon boulot d’entrepreneuse, j’apprends à aller de l’avant et à l’accepter.

bonne continuation 😉

le 31/05/2016 à 12h56 | Répondre

Claire Gezillig

Je ne dirais pas que j’avais des doutes par rapport à mes capacités. Ce que je raconte ici, c’est que je ne me posais pas la question, je ne m’imaginais pas du tout avoir ce type de carrière… Et quand je me suis surprise à m’y mettre, à aimer ça et à bien m’en sortir, je me suis demandée pourquoi moi qui ai un caractère dynamique, moi qui ai plein d’idées, pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt.
Cet article donne la réponse que j’ai trouvé en creusant 😉

le 31/05/2016 à 17h54 | Répondre

LascarSuperstar

bonjour, bravo Claire! je suis aussi Auto entrepreneuse mais j ai envore besoin d ‘un travail ‘salarié’ à côté pour subvenir à mes besoins. Je vais bientôt avoir ce travail à temps partiel pour me consacrer plus en profondeur à mon activité qui me passionne. donc là j ‘ai un plein temps (39h) et mon boulot d’indépendante! je ne chôme pas. Comme toi je suis à l’étranger. La vie est trop courte pour ne pas se donner tous les moyens de faire ce que l’on aime ! belle réussite à toi

le 31/05/2016 à 12h52 | Répondre

Nya (voir son site)

Merci pour les gentils mots ! <3
J'adore voir des gens se lancer dans l'entrepreunariat, que ce soit à temps plein ou partiel, quel que soit le domaine… J'adore cet esprit et je m'improvise volontiers conseillère/pom-pom girl pour tous les gens de mon entourage qui rêvent de se lancer sans savoir et/ou oser.
J'ai eu du mal aussi à me qualifier d'entrepreneuse au début, peut-être parce que j'ai commencé avant la création de l'auto-entreprise, c'était alors un mot qui semblait réservé à une élite et englobait une réalité loin de mes traductions. Je ne suis "que "simple indépendante mais pourtant je revendique l'esprit d'entreprise car je multiplie les projets, et si un entrepreneur, ce n'est pas quelqu'un qui multiplie les projets, alors je ne sais pas :p
Félicitations à toi et à toutes celles qui osent !

le 31/05/2016 à 13h09 | Répondre

Lisa

Ça serait mon rêve, j’y pense beaucoup depuis quelques temps, j’ai des idées pleins la tête mais je manque d’audace et je n’ose pas encore me lancer, c’est l’aspect financier qui me retiens et la sécurité. Mais j’aimerais vraiment entreprendre et sauter le pas. Par contre, j’ai un gros problème aussi avec le non et également avec l’affirmation de soi.

le 31/05/2016 à 14h56 | Répondre

Claire Gezillig

Mon problème avec le « non », c’est majoritairement parce que j’aime trop mon travail aujourd’hui… alors qu’hier, c’était parce que j’avais peur de décevoir.
Mais on apprend. C’est ça la bonne nouvelle, on peut apprendre aussi ce genre de choses 🙂

le 31/05/2016 à 17h56 | Répondre

Virginie

+1, c’est vrai que, vu toutes les phases par lesquelles on passe (doutes quels qu’ils soient, apprentissage du oui, du client pas content, du client content, du planning à gérer, des idées à lancer, de l’administratif, les mauvaises surprises financières), on apprend énormément de choses, y compris sur soi-même. Étonnement, je me surprends à être de plus en plus modeste devant ma réussite.

le 31/05/2016 à 19h07 | Répondre

Lisa

Pour moi c’est tout à fait ça : la peur de décevoir mais oui la vie fait qu’on apprend constamment et qu’il faut parfois se lancer de nouveaux défis pour voir de quoi on est capable et se surprendre soi-même.

le 31/05/2016 à 22h06 | Répondre

Mlle Moizelle

Pile poil cet article, puisque je suis en plein dedans! Je ne l’ai pas encore créer « officiellement », « administrativement », mais c’est la prochaine étape des mon projet… Nya, si tu veux être ma pom-pom girl, j’ai hâte de voir ça! 😉
Et merci pour le lien vers le blog d’Anne Delacour, je trouvais justement dommage de ne plus du tout la voir par ici…

le 31/05/2016 à 15h23 | Répondre

Nya (voir son site)

Envoie-moi un mail et je sors les pompons (et aussi mes connaissances pratiques sur l’entreprenariat) !

le 31/05/2016 à 16h33 | Répondre

Claire Gezillig

tu veux pas venir aussi nous raconter par ici ? 😉
(et je me mets en mode pom-pom girl aussi, go girl, go !)

le 01/06/2016 à 08h48 | Répondre

Mlle Moizelle

Wouah! 2 pom pom girls juste rien que pour moi! trop bien! ^^ Merci de votre soutien les filles!

le 01/06/2016 à 12h12 | Répondre

Miss Chat

Team entrepreneure/-neuse wouhou !
Je ne me sens pas du tout comme telle en réalité parce que pour moi un « entrepreneur », c’est quelqu’un qui investit dans sa société, qui a de grands projets qu’il démarre à partir de rien, qui a une idée révolutionnaire, etc. Et moi, je suis « juste » une petite indépendante (partielle en plus) en consultance, qui pourrait certes travailler directement avec des clients mais qui a choisi de passer par une société intermédiaire pour ne pas se préoccuper de commercial. Du coup, ça ne ressemble pas trop à ma définition de l’entrepreneur 🙂
Mais j’apprécie la flexibilité de ce statut avant tout. Pouvoir me dire « je travaille 1h dimanche » ou « je ne travaille pas mardi après-midi » juste parce que j’en ai envie/besoin, c’est précieux !

le 31/05/2016 à 17h07 | Répondre

Claire Gezillig

Je suis passée à l’étape « investissement et grands projets »… (bon, je suis pas sûre pour idée révolutionnaire lol)
Mais en revanche, maintenant, avec du recul, je me dis que j’aime bien la définition de Nya « esprit d’entreprise » 🙂

le 31/05/2016 à 17h19 | Répondre

Raphaelle

Chapeau! J’avoue que moi je pense que je n’y arriverais pas.. Ca peut paraitre un peu bizzare mais je dois avouer que j’aime bien avoir un chef :-), qui prend les décisions difficiles à ma place, qui s’occupe de la paperasse, m’aide à trancher, règles les conflits.. et me verse mon salaire chaque mois. En tant qu’entrepreneuse je serais trop stressée je pense, mais j’admire beaucoup ton parcours!

le 31/05/2016 à 17h30 | Répondre

Claire Gezillig

Merci. 🙂
(et si ça peut te rassurer, la paperasse et la légalité, d’autant plus en langue étrangère me fait souvent peur et me soule en général 😉 )

le 01/06/2016 à 08h47 | Répondre

lilice

Le mot « professeuse » m intrigue, je trouve ça vraiment affreux à mes oreilles. Peut être, est ce juste une question d habitude…
Malgré le féminin en -euse, je dis toujours que je suis docteur-ingénieure et j insiste pourtant sur le e d ingénieur mais pas de docteur… Je ne me vois pourtant pas dire ingénieuse car ce mot est déjà utilisé. C

le 31/05/2016 à 21h21 | Répondre

Claire Gezillig

Je disais au dessus que je n’utilise pas en fait professeuse, je contourne avec prof ou enseignante. Cela dit, je viens de regarder, encore un mot qui apparait déjà il y a deux siècles : « Les seuls visages féminins que je voie, sans compter les professeuses, comme on dit ici, sont la femme de mon maître d’allemand et MlleW, fille d’un métaphysicien très-profond (J.-J. Ampère, Corresp.,1827, p.418) » (Source : le très sérieux CRTL)

Après, je ne flagelle pas ceux qui ne font pas les mêmes choix de vocabulaire que moi (et les femmes entrepreneurs notamment), je le comprends même mais je revendique juste le droit, moi, de me dire entrepreneuse 😉

le 01/06/2016 à 08h46 | Répondre

Mme Pétillante

Pour avoir lu ton mariage sur Mlle Dentelle et tes nombreux articles par ici, ça ne m’étonne absolument pas que tu sois entrepreneuse. 🙂 <3

le 31/05/2016 à 22h22 | Répondre

Marjolie

Je me reconnais vraiment beaucoup dans ton article, pour deux raisons.
1) J’ai été éditrice plus ou moins freelance pendant cinq ans et je ne me considérais pas comme une entrepreneuse (impliquant nécessairement dans mon esprit la panoplie costume, café, idée révolutionnaire, business-plan, toussa). Mais cette idée m’a toujours attirée (même si pour moi, ces années ont surtout été synonyme de précarité et de bas revenus, d’où ma difficulté à me relancer dans ce type de projet)…
2) Je sais faire beaucoup de choses quand j’arrive à me lancer, mais le truc que je maîtrise le mieux dans la vie, c’est la langue française, c’est écrire/corriger/critiquer. Or, jusqu’à récemment, je pensais que ces compétences n’avaient aucune valeur sur le marché du travail. Je suis une littéraire pur jus qui a fait des études de très haut niveau (ENS et compagnie), je suis prof à la fac en ce moment, mais mon CV ne vaut rien. Tout le monde s’en fout. Les recruteurs pensent manifestement que je n’ai aucune compétence. La lecture de ton site a été une petite révélation et je me suis dit « wha! ça peut donc être considéré comme de réelles compétences, et elle a réussi à transformer ça en métier ! » (d’autant plus admirable quand on connaît le milieu de l’édition et autres, où le travail de relecteur-correcteur est souvent en pointillés, très mal payé et peu gratifiant). Très inspirant (mais je ne voudrais pas marcher sur tes plates-bandes!). J’ai même failli t’écrire à ce sujet pour en parler.
Du coup, là, je suis très très curieuse de connaître tes idées de développement parce que je ne vois pas du tout ce que ça pourrait être! (Je crois que c’est ça qui me manque: j’ai tellement peu confiance en moi que je n’ai pas d’idées pour moi ou je n’ai pas l’impression d’en avoir (elles sont forcément nulles). Souvent j’en ai pour les autres…)

le 01/06/2016 à 10h01 | Répondre

Marjolie

(je m’auto-réponds, oui oui)
D’ailleurs tout ceci me ramène au fait que je lis Mlle Dentelle depuis des années, que j’ai toujours eu envie de rejoindre l’équipe mais que je me suis toujours dit que je n’avais rien d’intéressant à raconter sur un blog… (sans compter la fois où j’ai vu qu’Anne avait embauché une responsable éditoriale et où je me suis dit « mais!!! c’est le job de mes rêves ça!! »)

le 01/06/2016 à 10h08 | Répondre

Claire Gezillig

Je suis en train de devenir co-fondatrice d’une école de français à Amsterdam : http://www.lecoledefrancais.nl/

(Et vu le nombre de candidatures bourrées de fautes et mal écrites que je reçois, crois-moi, la relecture a de beaux jours devant elle… Et le marché est à tout le monde, si tu as envie de te lancer là-dedans, fonce 😉 )

le 02/06/2016 à 16h00 | Répondre

Flora

Waouh, félicitations Claire ! Je suis heureuse que ca marche pour toi 😉 Meilleurs voeux

le 05/06/2016 à 19h02 | Répondre

Caroline

J’avais lu en oubliant de commenter… Bien sûr je te souhaite beaucouuuup de succès dans cette aventure !! Je ne suis pas sûre que j’oserais me lancer en Irlande, où le public n’est pas très nombreux, mais je t’admire 🙂 Bonne chance !!

le 07/06/2016 à 21h07 | Répondre

Cillaluz (voir son site)

Bonjour, je me reconnais à travers ton article! J’ai crée un blog justement sur mon projet d’entrepreneuse il y a quelques semaines…D’ailleurs, aujourd’hui j’ai changé et j’ai remis en description « entrepreneur »…Mais tu as raison, entrepreneuse ça sonne mieux!
Belle continuation à toi
Cillaluz

le 10/06/2016 à 13h29 | Répondre

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