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Réactions de l’entourage et techniques diplomatiques quand on ne veut pas d’enfants


Publié le 26 juin 2013 par Nya

Comme tu l’as vu, mon homme et moi faisons le choix de ne pas avoir d’enfants. Malheureusement, le faire comprendre à notre entourage n’est pas de tout repos. Selon l’humeur, nous accueillons les questions comme une intrusion insupportable ou l’opportunité de faire connaître notre point de vue et de présenter la notion de « choix de vie », qui n’appartient qu’à la personne concernée.

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Crédits photo (creative commons) : Pietro Zuco

Nos amis respectent notre choix, et nous leur en sommes reconnaissants. En revanche, la famille… Nous avons expliqué notre position très clairement juste après notre mariage, afin de couper court aux questions incessantes. Nombre de nos proches n’ont pas compris notre point de vue. Et je ne parle même pas des personnes âgées, avec qui il est impossible de discuter. Au moins, avec les personnes jusqu’à la génération de nos parents, on peut expliquer notre perspective, même si certains facteurs religieux ou familiaux (mon homme vient d’une famille très unie avec beaucoup, beaucoup d’enfants) font que nous avons des points de vue radicalement opposés.

Malgré tout, quand mon homme dit qu’il ne souhaite pas d’enfants, on hausse les épaules et on passe à autre chose. Son choix est généralement respecté, même s’il a parfois droit à des remarques sur sa prétendue immaturité de la part des personnes plus âgées.

En revanche, quand je dis que je ne souhaite pas d’enfants, on me rétorque que ce n’est pas normal, on me dit que c’est à cause de mon enfance, on croit que je ne veux pas en avoir pour l’instant mais que j’en souhaite plus tard.

Florilège des réactions les plus courantes :

  • Mais c’est la suite logiiiiiique ! (De quoi ?)
  • Oh, mais vous verrez, vous changerez d’avis ! (Merci de planifier l’évolution de mes opinions, même si je me réserve le droit de changer d’avis.)
  • C’est parce que vous êtes trop tournés sur vous-mêmes. (Ah oui, c’est sûr qu’avoir des enfants permet d’accéder instantanément au statut de Mère Teresa.)
  • Vous avez bien raison, profitez de la vie avant ! (Celle-là, elle fait plaisir mais laisse quand même un petit goût amer pour l’interlocuteur…)

Mais ces réactions suivent généralement une réaction universelle : « Pourquoi ? ». Comme si ce choix était incompréhensible.

Si tu es dans la même situation que moi, voici quelques pistes pour te désengluer des braves gens qui estiment qu’il « faut » avoir des enfants, et surtout faire valoir ton point de vue, qui a autant de valeur que le leur.

discussion animée

Crédits photo (creative commons) : Susan Sermoneta

À ne jamais faire, sous aucun prétexte :

  • « Moi, les gosses, j’aime pas ça, ça chiale, ça pue. » Règle absolue n°1, pas de provoc si la personne est parent ou a un désir d’enfant. Cela reviendrait à déclencher un mécanisme de défense sans retour de l’interlocuteur, qui croit que tu attaques ses propres enfants, leur éducation, et donc lui-même. Accessoirement, ça te fait passer toi-même pour une sale gosse.
  • « J’ai envie de profiter de la vie, je n’ai pas envie de voir ma vie dictée par un enfant, la vie avec un enfant ne m’intéresse pas. » Là, tu perds irrémédiablement l’interlocuteur : il entend que sa vie n’a pas d’intérêt et va vouloir te prouver par A + B que non, sa vie est fascinante et surtout pas dictée par ses enfants.

Approches casse-gueule :

  • Tu peux invoquer d’autres projets, mais je le déconseille. Certains pénibles peinent à comprendre que des projets soient prioritaires sur le fait d’AVOIR UN ENFANT, qui, à leurs yeux, reste le but ultime d’une vie et doit être atteint dès que possible.
  • Tu peux aussi dire que tu ne souhaites pas prendre la responsabilité d’une nouvelle vie dans ton foyer. Mais ne t’inquiète pas, ton interlocuteur pensait que tu n’étais pas responsable sans que tu n’abordes le sujet. Peu importe que tu sois mariée, en train de construire une maison ou de monter une multinationale en travaillant 90 heures par semaine tout en préparant un déménagement intercontinental : certains bornés ont tendance à voir ceux qui ne veulent pas d’enfants comme d’éternels immatures. Grand bien leur fasse.

Approche à privilégier :

  • « Nous aimons NOTRE mode de vie actuel, nous n’imaginons pas d’enfants dans NOTRE vie, c’est NOTRE choix de vie » : mettre l’accent sur le fait que c’est TA décision, TA vie, TON choix. Invoquer le choix est souvent payant, cela te fait sortir du rôle de gamine qui hurle son désaccord (j’en veuuuuuuuuux pas, des enfants, NYAAAAAAAAAA !) pour endosser un rôle d’adulte responsable qui fait des choix de vie. Et comme ça, tu ne critiques pas non plus les choix de vie de l’interlocuteur.
  • En cas d’incompréhension totale, cette phrase est un trésor : « je ne te demande pas de comprendre mon choix, simplement de le respecter et donc de ne pas le critiquer ». Royal pour tout ce qui sort des sentiers battus.

Alors oui, des fois on se sent vaguement en-dehors du grand chemin de la vie, hors du chemin qu’empruntent bon nombre de nos amis. On en perd d’ailleurs en cours de route, des amis, tant nos priorités divergent. On se demande si le désir tombera un jour sur l’un de nous, et comment nous gérerions ça. Mais tant que mon homme est moi sommes en phase sur ce point là, nous avons confiance en notre décision.

Tu te demandes peut-être si nous envisageons une solution définitive ? La stérilisation n’est à l’ordre du jour pour aucun de nous deux, même si j’ai déjà tenté une contraception longue durée (qui n’a malheureusement pas marché) pour nous mettre à l’abri de tout accident qui nous forcerait à prendre une décision radicale. Nous savons que nous ne voulons pas d’enfants dans notre vie actuelle. Mais nous savons aussi que nos opinions peuvent évoluer : après tout, il me reste une petite vingtaine d’années avant la ménopause et je ne me projette pas aussi loin. Comme je le disais plus haut, nous nous réservons le droit de changer d’avis.

En attendant, ce qui m’a vraiment libérée dans mon choix, c’est de comprendre que ne pas vouloir d’enfants ne fait de mal à personne, alors qu’en cédant aux pressions de la société, nous ferions du mal à notre couple et à l’enfant non voulu. Cela m’a vraiment aidée à en parler autour de moi pour expliquer ce choix.

Car finalement, chacun s’épanouit comme il le souhaite du moment qu’il ne porte préjudice à personne. Respecter simplement le choix de la personne qui ne veut pas d’enfant sans tenter de lui démontrer qu’elle changera d’avis est la démarche la plus simple et la plus appréciable. Nous avons mûri notre décision avant d’aborder le sujet en société. Nous changerons peut-être d’avis, peut-être pas. Et avant de nous demander pourquoi nous ne voulons pas d’enfants, j’aimerais que les personnes qui ne partagent pas notre point de vue, elles, se demandent si elles aimeraient devoir justifier sans cesse leur envie d’enfant.

Et toi, tu as des techniques diplomatiques à partager pour te sortir de ce type de situation ? Tu assumes tes opinions hors des sentiers battus ou tu te tais devant la pression sociale ? Raconte !

Commentaires

17   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Stilettos

Encore une fois tu as dis les choses avec beaucoup de clarté et envisagé toutes les réponses du front qui se ligue contre nous!
je n’ai pas de solution face à ce genre de discussion!!!
je suis régulièrement traitée d’égoïste et de carriériste parce que je reporte ce choix à plus tard! Oui je l’admets j’aime notre vie telle qu’elle est maintenant! Certes je me sens isolée en tant que dernier couple de nos amis (côté julien donc les non juristes) parce qu’étant le seul couple sans enfants, comment dire, je m’ennuie aux soirées! Mais je ne ferais pas un enfant pour être dans la norme ou pour céder à la pression des parents!

le 26/06/2013 à 08h24 | Répondre

Emma June (voir son site)

J’étais comme toi, j’étais sûre que je n’en voulais pas. C’est vrai que ça m’énervait tellement qu’on me « harcèle » que je n’arrivais pas souvent à garder mon sang-froid pour dire »je ne te demande pas de comprendre mon choix, simplement de le respecter et donc de ne pas le critiquer « .
Et puis, j’ai changé d’avis…et maintenant on me demande « c’est pour quand le 2ème? » Grrrrr!
Je te conseille un livre très intéressant sur la question: http://www.mandor.fr/archive/2011/05/21/nathalie-six-interview-pour-pas-d-enfant-ca-se-defend.html.

le 26/06/2013 à 09h58 | Répondre

Madame Lutine

Sincèrement, je comprends la déception que peuvent avoir les proches. D’autant, pour ta mère, que tu es fille unique. Du coup, il est vrai que si toi tu n’as pas d’enfants, elle n’aura pas l’occasion de vivre l’expérience d’être grand-mère.

MAIS il n’en demeure pas moins que je trouve fort déplacées les remarques désobligeantes et celles qui affirment ou sous-entendent que vous changerez FORCÉMENT d’avis…

Mince ! D’accord, l’entourage n’aura peut-être jamais le plaisir d’être tata/tonton de cœur ou grand-parent, mais… Dans l’affaire, il n’en demeure pas moins que le changement principal et irréversible serait pour vous. Eux en profiteraient ponctuellement, avec surtout les bons côtés.
Exprimer une petite déception est une chose, l’exprimer avec beaucoup d’insistance ou/et de condescendance en est une autre.

De manière générale, le grand problème, c’est que très souvent, la personne en face pense qu’elle doit donner son avis sur la question, et tenter de convaincre l’autre que ELLE a raison.
Que ce soit parce que tu ne veux pas d’enfants, parce que tu en veux/en fais « trop » ou « pas assez », parce que tu les veux/les fais « trop rapprochés » ou « trop éloignés », parce que tu les as « trop jeune » ou « trop tard »…
On a forcément tord. 😛

le 26/06/2013 à 11h10 | Répondre

Maween

Je vis exactement la même chose que toi!! Nous sommes tous les deux les plus jeunes de nos familles respectives. Les grands frères, soeurs, cousin(e)s ont tous eu des enfants bien avant nous. Nous sommes mariés depuis bientôt 1 an et achetons une maison avec 4 chambres et les gens nous harcèlent!
« Ha bah avec 4 chambres vous allez pouvoir en faire des bébés!! »
– Bah non…

Nous ne désirons pas avoir d’enfants, et avons le sentiment que cela sera encore le cas d’ici qques années. Nous n’en resentons tout simplement pas l’envie et il est souvent difficile pour notre entourage de le concevoir… avec ces arguments, j’espère que nous saurons les faire taire! 😉

le 27/06/2013 à 11h46 | Répondre

Madame Hermine

Madame Nya, Vraiment je vous souhaite d’être enfin tranquille.

Je ne comprendrais jamais pourquoi on ne respecte pas les choix de vie de chacun.
Je n’en dit pas plus car mon opinion se rapproche beaucoup de Madame Lutine

le 27/06/2013 à 11h53 | Répondre

Madame Feliner

Bien d’accord avec les autres commentaires: encore une fois, tu as très bien expliqué tes raisons, de façon très claire.

Je suis comme toi: les parents qui me disent « profite de la vie avant, hein! », me mettent terriblement mal à l’aise… l’autre jour un collègue vient me voir et me montre des photos et une video de ses deux enfants en s’extasiant. Moi je souris poliment, et puis ses enfants sont plutôt mignons.
Jusqu’au moment où il me regarde droit dans les yeux et me demande: « et toi, tu en fait quand des enfants?.
Je sors ma botte secrète: « pas pour le moment, on est pas pressés ».
Et lui de me répondre: « oh bah vous avez bien raison. C’est vrai que toi tu as de la chance, tu es libre et tu peux faire ce que tu veux de ton temps. Tu sors, tu te lèves tard le dimanche, non? ».
Euh, oui….
MALAISE! 🙂
On était passés de « mes enfants sont formidables » à « je t’envie tellement de ne pas avoir cette contrainte ».
Et ça, ça me fait vraiment réfléchir! Faire des enfants au risque un jour de me voir envier mes collègues qui n’en ont pas? C’est une vraie question… avoir des enfants devrait toujours être un choix éclairé. Ce n’est pas encore évident pour tout le monde, donc je n’en respecte que plus ton choix.

le 01/07/2013 à 08h31 | Répondre

audrey

récemment, à une tablée familiale de son côté, on m’a laissé entendre que je le privais d’avoir des enfants, j’ai répondu du tac au tac : « s’il voulait vraiment des enfants, je ne serais pas là et il y aurait quelqu’un d’autre…. » tout ça calmement. s’en est suivi un long silence et une gêne pour la mère de mon compagnon. de toute façon, j’ai utilisé toutes les parades, de la plus douce à la plus agressive. mais cette dernière-là, elle a été cinglante et expéditive. j’aime pas qu’on me fasse chier, les autres font des gosses s’ils le veulent, moi je ne m’immisce pas dans leurs affaires. par contre, ceux qui ont des enfants, je les préviens que s’ils ont des soucis avec eux, que moi c’est pas mon problème et que je ne veux entendre aucune plainte. oui, car c’est simple : vous voulez des enfants ? faites-les mais ne vous plaignez pas de vos choix et surtout, ne les imposez à personne !

le 08/05/2014 à 22h45 | Répondre

Sév

Je te comprends à 100% on nous prend pour des anormales alors que ce n’est qu’un choix de vie… à respecter donc..

le 09/05/2014 à 11h04 | Répondre

Melle Sunshine

Même situation, même combat.
Je n’aime pas les conflits alors à la question « et vous c’est pour quand ?? », je réponds un évasif « je n’ai que 28 ans et là je vais me marier, chaque chose en son temps ! » et pour l’instant on me laisse à peu près tranquille… Bon, ma belle-mère n’attend que ça, alors après le mariage ça va être chaud de lui réexpliquer que ce n’est toujours pas à l’ordre du jour… Le plus dur, c’est qu’elle invoque ma mère décédée, avec des phrases du style « elle m’a toujours dit qu’elle rêvait que tu aies un enfant » (ce qui est vrai mais bon, c’est dur d’entendre ça…).
Bref, il faut être fort dans sa tête pour résister…

le 26/06/2014 à 13h20 | Répondre

MadameGeek

Un principe de base : les gens ont toujours un avis sur ce que tu fais de ta vie.

Quelques soient tes arguments.

Nous par exemple, nous pensions adopter à cause d’un soucis de santé. « Oui mais l’adoption c’est loooong, vous avez le temps avant d’y penser, ne vous précipitez pas. » Comment te dire ? L’adoption ça met en moyenne entre 5 et 7 ans, donc nous nous avions envie d’enfants rapidement, donc pourquoi perdre encore plus de temps ?

Et puis, petit miracle de la nature, BébéGeek est en route. Et là : « Ouiiiiii mais c’était trop tôt pour faire un enfant. Vous auriiiiiiez du attendre avant d’en faire un. C’était pas le boooon moment. »

Et à l’époque où j’avais purement et simplement renoncé au fait d’avoir des enfants et où je ne m’en cachais pas : « Aaaah mais faut paaaas dire ça. Tu verras, avec l’évolution des traitements, tu pourras et ça sera merveilleux »

Conclusion 01 : les gens sauront toujours mieux que toi de quoi ton avenir est fait
Conclusion 02 : ils ne trouveront jamais déplacé de te dire que tu fais l’erreur de ta vie quand eux mêmes ne sont pas tout blanc, et le feront avec une décomplexion déconcertante
Conclusion 03 : l’important c’est NOUS, prendre les décisions en fonction de NOS vies.

Comme je dis toujours : si au moment T où je prends une décision, elle fait sens dans ma vie précisément à ce moment T, il n’y aucune raison que je le regrette plus tard.

Donc f*ck ceux qui pensent mieux savoir que nous quoi faire de nos vies : les conseilleurs ne sont pas les payeurs après tout! 😉

le 26/06/2014 à 17h16 | Répondre

Nemo

Je valide à 100% !!!!
J’ai un enfant qui fait mon bonheur. Je n’imagine plus ma vie sans lui. Et je suis plus épanouie que jamais. C’est le plus grand bonheur qu’il m’ait été donné de vivre.

Mais je ne vois pas du tout où est le problème si quelqu’un assume de ne pas vouloir d’enfant. C’est SON choix. Si c’est ainsi qu’elle est heureuse moi ça me va. C’est le cas d’un ami et je respecte entièrement ça. Voire même je trouve ça plus sain. Pourquoi se rendre malheureux (et embarquer un enfant dans cette galère) pour rien.

Note qu’être parent amené son lots de critiques et questions en tous genre de l’entourage.
Avec mon homme, nous avons choisi un mode de maternage peu répondu et on a le droit à pas mal d’enquiquineurs, en particulier dans la famille (très proche).
Donc je note ta solution : « En cas d’incompréhension totale, cette phrase est un trésor : « je ne te demande pas de comprendre mon choix, simplement de le respecter et donc de ne pas le critiquer ». Royal pour tout ce qui sort des sentiers battus. »

le 08/07/2014 à 12h01 | Répondre

Nemo

Audrey,
Je ne vois pas pourquoi on aurait pas le droit de se plaindre (bon tant que ça reste ponctuel, on est d’accord).
Quand on achète une voiture et qu’elle tombe en panne, on a bien le droit de se plaindre, non ? Pourtant on a fait le choix de l’acheter cette voiture.

le 08/07/2014 à 13h21 | Répondre

ClemClem

30 ans dans 4 mois, en couple depuis 6 ans et heureux dans notre vie. Autour de nous : bébés, bébés, bébés, mariage, mariage, mariage, maison, boulot.
Et nous : ciné, balade, voyage, jeux vidéos et rigolade, meubles passé assortis, poster aux murs et pizzas dans le frigo.
Et je la sens cette pression… oh que oui, elle arrive à fond sauf que Non je ne veux pas d’enfant parce que je ne les aime pas. Et oui je n’aime pas les enfants, je n’ai rien à leur dire, les trouve inintéressants, égoïstes, sales, bruyants et surtout envahissants..
Et puis je n’ai pas envie d’attraper cet espèce de syndrome de la Maman qui estime que elle, elle a de VRAIS problèmes. Bein oui, elle a des enfants ELLE alors vient pas te plaindre tu verras quand t’en auras. Quoi comment ça tu veux pas d’enfant mais voyons tu vas faire quoi de ta vie? Et puis ça te passera tu verras d’ici quelques temps et puis c’est « la suite logique des choses « …. blablabla

le 10/02/2015 à 23h28 | Répondre

Marina

J’ai deux enfants de 7 et 10 ans. Oui ils peuvent (parfois) être « inintéressants, égoïstes, sales, bruyants et surtout envahissants ». Comme ils peuvent aussi être adorables, vifs, autonomes, altruistes…
et personnellement, chez moi aussi c’est ciné, balade, voyage, jeux vidéos et rigolade, meubles assortis, poster aux murs et pizzas dans le frigo.
Je ne porte aucun jugement sur les couples qui ne veulent pas d’enfants et je ne vois pas en quoi la maternité est indispensable pour se sentir pleinement femme.
Je déplore juste que tu tombes toi-même, sans t’en rendre compte peut-être, dans le piège de la caricature des couples avec enfants.
On peut avoir des enfants et vivre sa vie comme on l’entend, sans plus ni moins de contraintes que les couples sans enfants !!!

le 21/04/2015 à 18h14 | Répondre

stéph

Ah quel plaisir d’être tombée sur ce site!
J’ai 36 ans, en couple depuis presque 3 ans (j’ai eu plusieurs relations plus ou moins longues avant), mais l’envie d’avoir des enfants jamais là!. Mon conjoint à 41 ans et lui non plus n’a pas de désir d’enfants.Nous aimons notre vie de couple : nous travaillons, nous partons en voyages, en week end dès qu’il fait beau, pas de contraintes, pas d’heures à respecter…Nous sommes libres quoi!!! Mes amis de mon coté ont tous des enfants et ne comprennent pas notre choix:On passe pour des gamins, des ados, des gens irresponsables et egoistes….et bien d’autres adjectifs.Il faut toujours se justifier. A la question: et vous alors c’est pour quand? expliquer le fait de ne pas vouloir d’enfants devient très génant et j’esquive assez vite la discussion.
Alors tous les commentaires ici me rassurent, je ne suis pas la seule à penser ça, et donc je n’ai pas de problèmes apparemment. On peut etre une femme et ne pas avoir envie de fonder une famille et rentrer dans la case « normalité ».
Merci!!!!!

le 05/04/2015 à 14h36 | Répondre

Nemo

Je veux juste signaler qu’avoir des enfants signifie effectivement avoir des contraintes en plus (forcément chaque personne de plus entend des besoins et des envies supplémentaires à respecter) mais beaucoup de parents ajoutent plus de contraintes que nécessaire.
C’est tout le problème de l’éducation stricte.

le 07/04/2015 à 12h01 | Répondre

Aurélie (voir son site)

Je ne veux pas d’enfant non plus, pas plus que mon conjoint (la trentaine tous les deux). Nous n’excluons pas de changer d’avis un jour, mais pour le moment c’est niet. L’âge faisant, on commence à nous poser pas mal LA question des enfants.
Il y a quelques années on louvoyait, on disait « ni oui ni non »… mais maintenant pour couper court nous n’hésitons plus à dire que nous ne voulons pas d’enfant, et basta. Et étonnamment, les réactions sont moins chagrines que ce que j’aurais cru ou que ce que j’ai pu lire dans certains témoignages… Les gens sont souvent un peu étonnés, mais ça ne va pas plus loin, et j’ai même eu droit de la part de certaines personnes à des réponses bien plus compréhensives que ce à quoi je m’attendais…

le 21/04/2015 à 15h20 | Répondre

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