Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Notre projet immobilier à Paris : on achète !


Publié le 14 mars 2020 par Urbanie

Je ne sais pas bien si ce sont nos 36 ans (72 ans à deux) fêtés récemment, mes premiers cheveux blancs, cette quatrième grossesse, ou tout simplement la lassitude de verser une somme démentielle chaque mois à un parfait inconnu qui ne s’occupe jamais de réparer ce qui doit l’être (coucou, joli petit volet qui tombe en ruine et parquet qui se décolle tout seul): mais voilà, avec Jean-Mi, nous avons décidé d’acheter.

Nous, les éternels locataires, qui jurions la main sur le cœur ne jamais devoir céder à la folie immobilière qui s’est emparée de notre belle capitale et qui semble désormais hors de contrôle. Nous, qui vivons toujours dans un appartement équipé de meubles Ikea entre de superbes murs blancs, ignorant superbement la frénésie décoration qui semble avoir contaminé l’intégralité des téléspectateurs d’M6 (dont nous faisons partie)?

Comment en sommes-nous arrivés là?

Crédit photo (creative commons) : Walkerssk

La prise de décision

Parce que voilà: pour le prix d’un studio à Paris, on pourrait tout à fait s’acheter une villa avec piscine, spa privé et court de tennis en province (j’exagère à peine). Les prix à Paris? Démentiels, hors de contrôle. Et pourtant… et pourtant, l’envie de nous installer définitivement (ou, du moins, de ne plus déménager tous les 3 ans) a fini par faire son chemin. Pourtant, la certitude que cette grossesse, ma 4ème, sera aussi la dernière, quelle qu’en soit l’issue, nous aide à nous projeter: pas besoin de faire de savants calculs pour savoir si nous devons prendre un T3 ou un T4, quelle cloison abattre si nous agrandissons la famille de façon imprévue, ni combien de temps tenir à 4 ou 5 dans un 60m2: ces questions, après notre parcours, ne nous concernent plus.

Ce deuil d’une famille nombreuse, dans notre cas, apporte d’autres projets, stimulants et positifs. Je pense que c’est sans doute le plus important, d’ailleurs, quand tout ne se passe pas comme prévu dans ses envies de couple ou de famille (on en reparlera à l’occasion). Nous ne serons donc jamais 5 ou 6 à la maison, mais nous serons heureux à 3 (ou 4?), dans un appartement à nous. Avec une chambre supplémentaire, ou un bureau, si cette grossesse n’aboutit pas.

Nous avons donc décidé de sauter le pas.

Les premières démarches

La difficulté numéro 1, quand tu es primo-accédant, comme nous, c’est déjà d’établir ton budget.

Nous avons bien cédé à la tentation de regarder les prix de l’immobilier autour de chez nous, mais nous nous sommes rapidement sentis… démunis. Face à des tarifs absolument délirants, comment estimer notre capacité d’emprunt de façon fiable?

Une seule solution: RDV à la banque.

Mon conseil numéro 1, que tu achètes dans une grande ville ou ailleurs, c’est donc de commencer par estimer ton budget réel: oublie les simulateurs en ligne qui te promettent monts et merveilles avec taux d’endettement si bas qu’ils en deviennent louches, RDV avec ton banquier, qui t’aidera, en faisant un état des lieux précis, à simuler ta capacité d’emprunt selon tes prêts en cours, ton salaire, ton apport, et sans doute deux ou trois autres astuces dont tu ne connaissais même pas forcément l’existence.

Mon conseil numéro 2, c’est ensuite d’établir une liste des choses « prioritaires » et des éléments rédhibitoires. Tu ne pourras sans doute pas avoir tout ce qui te faisait rêver, il te faudra certainement faire des choix, donc prioriser avant même de visiter est une solution pour ne pas risquer de craquer sur un bien dont tu ne finirais par te lasser trop rapidement.

Nous par exemple, nous savons que nous ne voulons ni RDC, ni premier étage à côté d’une grande entrée d’immeuble ou d’un feu rouge (c’est du vécu), ni d’un bien avec grands travaux à prévoir (nous ne nous sentons absolument pas l’âme de grands rénovateurs), ni distance trop éloignée du métro (plus de 15 mn à pieds, et c’est non). En revanche, ce n’est pas grave si l’appartement ne se trouve pas dans un bel immeuble haussmannien, si la superficie est grignotée de quelques mètres carrés, ni si nous ne pouvons pas faire nécessairement tous les travaux de décoration de nos rêves avant d’emménager.

Ne te reste plus ensuite qu’à te lancer dans une veille sur internet pour déterminer où sont localisés les biens répondant à ton budget et à tes critères d’achat (sans trop de surprise, dans notre cas, le moteur de recherche d’un célèbre site d’annonces immobilières ne nous propose jamais d’appartements situés dans le cœur de Paris – on se demande bien pourquoi, didonc).

Exit donc le penthouse avec vue sur la Tour Eiffel: à nous la recherche d’un T4 dans un quartier sympa, dans le sud de Paris ou en petite couronne.

Nous avons donc sauté le pas d’un RDV à la banque un samedi matin, et première (bonne) surprise: notre capacité d’emprunt excède légèrement notre estimation personnelle. Ne reste plus qu’à partir à la chasse aux visites… mais ça, ce sera pour la prochaine fois.

Commentaires

2   Commentaires Laisser un commentaire ?

Plume

J’avais lu tes articles sur la FIV en Espagne, super que ça ait marché !!!! J’espère que tout se passe bien.
On a aussi franchi le cap de l’acquisition parisienne, toute une aventure.

le 14/03/2020 à 18h38 | Répondre

Rosa Evril

Merci pour ton partage d’expérience, ça doit être un vrai casse-tête d’acheter à Paris ! Pour ma part, j’avais quelques critères non négociables avant d’acheter mais d’autres auxquels je n’avais pas pensé se sont ajoutés au fur et à mesure des visites. J’ai eu du mal à trouver mais alors que j’allais renoncer j’ai trouvé un appartement qui cochait toutes les cases sauf qu’il nécessitait de gros travaux de déco que j’ai sous-estimés. Presque 4 ans après je ne regrette pas mais je ne sais pas si je le referais car c’est quand même beaucoup de tracas. J’ai hâte de voir comment ça s’est passé finalement pour toi !

le 15/03/2020 à 14h15 | Répondre

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