Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Mon paradoxe des fêtes de fin d’année


Publié le 12 décembre 2018 par Doupiou

Quelle douce ambiance ! Les illuminations à tous les balcons, l’air frais de la nuit qui tombe à seize heure, les chansons de Noël qui tournent en boucle dans ma voiture depuis le premier décembre – date à laquelle le sapin trône dans le salon.

Juste à écrire ses phrases, j’ai un sourire complètement gaga sur le visage. J’ai en plus la chance d’habiter dans un coin où la neige fait souvent son entrée en novembre, alors le tableau « petit chalet éclairé sous les flocons  » me rend toute chose !

Les fêtes de fin d’année me rendent guillerette, j’attends avec une impatience folle leur arrivée dès le début des mois en -bre.

Et pourtant, chaque fois c’est la même chose. Quand la terrible excitation retombe et la réalité prend le dessus, cela me fiche un sacré coup au moral…

La petite fille qui est en moi rencontre la control-freak

Et pourtant le mélange est très productif. J’anticipe énormément les fêtes : cadeaux, menus, faire quoi chez qui… Tout est organisé au plus tard au 15 octobre.

Cette organisation quasi-militaire me permet de profiter plus longtemps de la magie de Noël sans stresser pour un cadeau de dernière minute.

Je crois viscéralement à la beauté des fêtes de fin d’année. Quand j’en parle, j’ai toujours les images des comédies romantiques niaises où les deux héros s’embrassent sous les flocons devant un sapin parfaitement décoré de quinze mètres de haut.

J’agrémente mon bureau d’une petite décoration et au travail, je suis la préposée au sapin de Noël.

Dans ma famille, le réveillon à une grande importance. Quand j’étais petite, je me faisais belle et on attendait les invités à la fenêtre avec mes sœurs alors que ma maman avait passé la journée dans la cuisine et que mon papa achevait de transformer l’extérieur de la maison en Versailles pour gagner au concours de la maison la mieux décorée de la commune.

J’adorais jouer avec mes cousins, manger des bons plats et pouvoir me coucher plus tard ! Les cadeaux n’étaient que la cerise sur le gâteau.

En grandissant, j’ai toujours autant adoré cette ambiance. Sortir les jolis habits, se maquiller avec des paillettes, trouver une recette pour une bûche glacée… Mais avec constamment ce même état d’esprit : se retrouver en famille.

Et puis, plus les fêtes passaient plus j’entrais dans une sorte de spleen. Au début c’était le jour d’après. Une petite dépression en mode « oh non c’est déjà terminé ! Il va falloir attendre un an … ». Ensuite c’était pendant le repas, entourée de ma famille que j’appréciais pourtant tellement. Alors pourquoi ?

crédit photo : StockSnap

Une vision d’adulte

J’attends avec toujours autant d’impatience mais les retrouvailles en famille me fatigue de plus en plus.

J’aime discuter autour d’une grande table remplie de victuailles mais c’est surtout le contenu des discussions qui m’accable.

Le discours homophobe ? Check ! Le débat politique ? Check ! Les remarques désobligeantes sur ta façon d’éduquer tes enfants ? Check ! Les cadeaux hors de prix pour te montrer que ton beau-frère se fait le triple de ton salaire ? Check !

Tout cela mélangé aux petits cousins qui se chamaillent et convoitent les jouets des autres, aux adolescents qui tirent la tronche parce qu’ils voulaient des frites au lieu du gratin de cardons, à ceux qui s’affalent sur le canapé pendant qu’une poignée débarrasse la table.

Ouch ! Il est loin le tableau de la pub Kinder avec la grande famille parfaite sourires aux lèvres…

Parfois, j’attends mon salut avec impatience : ce petit regard échangé entre Mari Barbu et moi qui dit « on y va ? ». Alors on rassemble les affaires, s’énerve en expliquant que « si on est bien avec vous tous mais on aimerait rentrer chez nous parce qu’il est 18h et que ça fait depuis 11h30 qu’on est là ». On claque les portières des voitures et on débriefe sur la journée qui vient de passer.

Une fois à la maison, je respire un peu dans le calme avec une petite tisane. Et je me dis « chouette, c’est enfin terminé ».

Le crescendo des émotions

Je pense que plus grande est l’excitation et la vision fantasmée, plus douloureuse est la réalité. Je vois les fêtes de fin d’années comme un gros soufflé au fromage : ça monte très haut, et ça redescend très bas si la cuisson n’est pas parfaite !

Et toi ? Ressens-tu aussi ce paradoxe des fêtes de fin d’année ? Est-ce une belle période pour toi ? Ou au contraire ? Dis-nous tout !

Commentaires

28   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Nounours (voir son site)

Autant j’adore la période de l’Avent autant le jour de Noël ça me gave. J’ai de bons et mauvais souvenirs des 24 et 25 décembre dans ma famille et aujourd’hui, c’est plus une corvée de le fêter, enfin surtout avec ma belle-famille qui a une vision de célébrer Noël très différente de celle que j’avais avec ma famille notamment au niveau du repas (ma belle-soeur étant vegan, ma belle-mère fait un repas de Noël en ce sens et du coup, on va dire que les plats traditionnels passent à la trappe y compris le dessert!) et j’avoue que ça me mets mal à l’aise. D’ailleurs depuis quelques années, je préfère fêter le 24 au soir avec mes parents, mon mari et mon fils chez nous histoire d’avoir de festoyer à la manière qui me plaît et de montrer à mon fils que cette fête se célèbre différemment.

le 12/12/2018 à 09h05 | Répondre

Doupiou

Ah oui je te comprends tellement ! J’aimerais que toute ma famille puisse aussi faire abstraction de leurs habitudes au moins une fois dans l’année : beau-frère fitness qui refuse une goutte de gras puisses-tu m’entendre…

le 12/12/2018 à 11h59 | Répondre

Virg

Je me retrouve complètement dans ton article ! C’est fou ! La parade que j’ai trouvée ? C’est moi qui invite. Ok plus de boulot et tu ne peux pas partir discrètement mais qui dit chez toi dit que tu peux te permettre davantage de choses. L’ambiance, tu mets la bonne musique qui va bien, tu embauches tout le monde en cuisine en les mettant tout de suite dans une ambiance festive. + dès que les parents règlent leurs comptes avec leurs enfants ou discussion inappropriée, j’interviens immédiatement par un  » pas de ça chez tata à Noël » ou « oh eh ! C’est Noël les mecs ! Vous n’avez pas des sujets plus sympas ? » Puis tu relances la discussion sur un sujet plus joyeux. 😉 ça fonctionne plutôt bien 🙂 🙂 🙂

le 12/12/2018 à 09h25 | Répondre

Doupiou

Ici avec des familles nombreuses des 2 côtés, c’est impossible d’inviter. Noël est une sorte d’institution chez nous : le 24 chez mes parents, le 25 chez ceux de Mari Barbu. Cela fait une décennie que c’est comme ça et jamais on ne change cet ordre !
Pour autant j’adorerais cuisiner pour tout le monde et mettre une jolie table ! On verra quand on aura déménagé !

le 12/12/2018 à 10h31 | Répondre

Marjolie

Quasiment tout pareil pour moi! Le soufflé, carrément! Ca me le fait tous les ans…
Je crois que quand on est grand (et fan de Noël), on tente de retrouver la magie et l’excitation qu’on ressentait enfants, mais ce n’est plus possible, ça ne peut plus être pareil…
Pour moi il y aurait une solution : fêter Noël avec ma famille de coeur, mes amis. Pas trop possible, donc je me rattrape en faisant des pré-Noël avec les copains… (que je surinvestis un tout petit peu :D)

le 12/12/2018 à 09h27 | Répondre

Doupiou

C’est exactement ça ! On a la même attente de la magie de Noël que petits mais le mystère en moins ! Et l’achat des cadeaux en plus !
Je crois que je me mets une grosse pression pour que mes enfants connaissent cette délicieuse excitation de Noël comme moi je l’ai connu !

le 12/12/2018 à 10h33 | Répondre

Raphaelle

J’adore cet article 🙂 ! Je vis tout a fait le même paradoxe : j’adore les illuminations, le sapin, emballer les cadeaux, les odeurs de vins chaud.. et je déteste la fête en tant que tel.. entre les enfants insupportables (désolée mon amour/tolèrence pour les enfants des autres est très bas) et bcp trop gâtés ce qui me met mal à l’aise.. les parents ou les discussions sont du même style que ce que tu mentionnes ou bien les bons vieux blancs ou personne n’a rien a dire.. tout l’alcool qui est versé et qui assez rapidement créé des tensions.. et puis avant tout une grande pression de « il faut être heureux d’être là à tout prix ».. rien que d’en parler ça me déprime!.. ma parade? Organiser un deuxième « mini Noël » en amoureux..

le 12/12/2018 à 09h33 | Répondre

Doupiou

Ici c’est le 31 que nous fêtons en petit comité ! Déjà parce que j’ai horreur de me sentir obligée de fêter la fin d’une année (qui est pour moi un jour comme un autre) et qu’en plus on est souvent très nombreux avec pleiiiiin d’enfants et ça me gonfle vite !

le 12/12/2018 à 10h34 | Répondre

Mélimélanie

Je me rends compte que tu as posé les mots sur les sensations que j’ai ressenti lors de mes derniers Noël. Merci!

le 12/12/2018 à 09h47 | Répondre

Margot

Moi ma parade c’est d’investir décembre (ouéééé les chants de Noël!) et de ne rien attendre du 25 qu’un bon plat. ça le fait pas trop mal!

le 12/12/2018 à 10h28 | Répondre

Doupiou

Hey c’est exactement ce que j’ai décidé de faire cette année !

le 12/12/2018 à 10h35 | Répondre

Pippa (voir son site)

Je trouve dingue que tu planifies déjà tout dès le 15 octobre !
Le réveillon de Noël est dans 12 jours et je n’ai aucune idée de où je serais…et au final, c’est pas plus mal. Pas d’attentes, pas de déceptions 😉

le 12/12/2018 à 11h39 | Répondre

Doupiou

J’ai horreur de devoir courir à la dernière minute (et surtout de faire les courses dans les magasins bondés!)

le 12/12/2018 à 12h00 | Répondre

clémentine

Une très belle publication qui correspond bien à mon état de « voilà quelques années »….Les aléas de la vie faisant, je suis désormais seule pour Noêl et je n’en attends rien, et du coup je suis toujours satisfaite; c’est une façon d’être que j’ai adoptée depuis un moment dans ma vie de tous les jours, ce fut un grand changement, long, mais bénéfique pour moi! Bonne continuation et merci pour tous tes partages toujours très intéressants.

le 12/12/2018 à 13h18 | Répondre

Doupiou

Merci à toi et bonne fêtes de fin d’année !

le 14/12/2018 à 08h40 | Répondre

Folie douce

La fin de ton article m’a fait un effet étrange, peut-être que j’ai mal compris mais j’ai eu l’impression que tu te forces à fêter Noël avec des personnes que tu n’apprécies pas ce qui me paraît très bizarre. Autant je comprends ce que tu dis sur la magie de Noël. J’ai toujours adoré mais c’est vrai qu’en tant qu’adulte ce n’est pas pareil (moi l’accumulation de cadeaux commence à me gaver mais c’est difficile de faire bouger les habitudes). Autant je suis ravie de pouvoir ma famille et ma belle famille sinon je ne me fatiguerai pas à courir partout pour les voir (d’ailleurs je ne vois qu’une partie de mes cousins et c’est très bien comme ça).
Et sinon je suis très admirative de ton organisation bouclée le 15 octobre waou!!!

le 12/12/2018 à 14h17 | Répondre

Doupiou

En effet, je me force parfois à fêter avec ma famille et belle-famille. Disons que chaque année, le scénario se répète alors j’attends patiemment que ça passe

le 14/12/2018 à 08h41 | Répondre

Folie douce

Oh ma pauvre c’est assez loin de la magie de Noël effectivement ! J’espère que ça se passera mieux cette année ou que tu trouveras une façon de passer les fêtes qui te conviennent mieux !

le 14/12/2018 à 10h33 | Répondre

Delphine

Tout d’abord, merci Doupiou pour cet article. C’est la première fois que je lis quelque chose qui se rapproche de mon état d’esprit.

Petite, je ne voyais que la féerie de Noël, décorer la sapin, avoir des cadeaux, etc… Et puis au fil des années, j’ai pris conscience de la fasse sombre…
À l’heure actuelle, j’aime toujours cet air de féerie, les illuminations dans les villes, les traditions, mais je pense aussi tout un tas de choses…

– Je pense à l’écologie et à l’électricité dépensée quand je vois les illuminations même si je continus de les trouver magnifiques.
– Je pense aux oies et aux canards qu’on gave en vue de leur foie gras pour le réveillon. Pour ma part je n’en mange pas.
– Je pense aux commerçants qui ont le stress de faire leur chiffre d’affaires en cette période.
– Je pense aux pauvres vendeurs cravachés par leurs supérieurs pour qu’ils vendent un maximum et qui se font engueuler par les clients indélicats qui s’y prennent à la dernière minute ou parce qu’il n’y a plus l’article désiré en rayon.
– Je pense à cette surconsommation quand je vois les jouets en rayon dès fin octobre/début novembre et aux enfants qui seront trop gâtés. Mieux vaut la qualité que la quantité.
– Je pense aux repas qui s’éternisent et aux conversations ennuyeuses ainsi que les plaintes sur la politique. Et au moment du débarrassage où ce sont toujours les mêmes qui aident et toujours les mêmes qui ne font rien.
– Je sais que je vais devoir me creuser la tête pour trouver des idées de cadeaux, que je vais devoir me déplacer pour les acheter et que je serais de corvée pour les emballer.
– Je pense à tous les sapins qui seront coupés. Personnellement, le sapin est devenu facultatif à mes yeux : je n’aime pas me piquer les doigts pour le décorer et ni balayer les épines mortes.

À présent, je fête Noël en plus petit comité, donc c’est moins contraignant. Mais chaque année, j’ai toujours la même sensation : j’aime l’avant Noël et j’aime quand ça se termine !
Quand j’y pense, j’ai la même bipolarité en été : j’aime la chaleur, les journées longues, les vacances, mais j’aime aussi la rentrée en septembre quand tous les touristes sont rentrés chez eux et reprennent le chemin du travail, que les enfants retournent à l’école et ne traînent plus dehors à écouter la musique à fond ! 😉

le 12/12/2018 à 19h19 | Répondre

Doupiou

Je me retrouve complètement dans ton côté bipolaire alors !
Finalement tu dresses un portrait de Noël qui se rapproche de plus en plus de ma conception

le 14/12/2018 à 08h42 | Répondre

Sarah

J’ai moi ausdi eu cette période… Il y a longtemps. Les premières années étudiantes ou je n’étais pas chez moi en decembre et je rentrais pour noël juste quelques jours avec les partiels qui attendent en janvier… Pas facile de se mettre dans l’ambiance. Puis les années ont passées et maintenant je ne rentre plus pour noël.
Trop compliqué pour s’arranger tous ensemble entre mes frères, mes belles soeur, la famille de mon mari et moi. Il y en a toujours qui ne peuvent être presents donc à quoi bon : ) a deux c’est différent mais c’est très bien aussi !

le 12/12/2018 à 21h56 | Répondre

Doupiou

Oh oui un petit Noël intimiste c’est très bien aussi ! J’avais passé une fois le 31 seule avec mon copain et j’avais adoré !

le 14/12/2018 à 08h43 | Répondre

Colombine

Merci pour cet article ! Je pensais que mon histoire personnelle était ce qui avait modifié ma vision de Noël, mais en te lisant je me rends compte que c’est le cas pour d’autres, simplement parce qu’on devient adulte.

le 13/12/2018 à 10h40 | Répondre

Doupiou

C’est exactement ça ! On devient adulte tout en souhaitant que la magie de Noël soit comme avant … pas facile !

le 14/12/2018 à 08h44 | Répondre

Madeleine

Et ben, c est pas très joyeux tout ça !
Je comprends une partie, les cadeaux de Noël, parfois, ça me soule… Du coup, j offre de plus en plus de l occasion pour les enfants et des « expériences » pour les adultes (en plus, pas besoin d aller faire les magasins, on imprimé un bon, et zou, une carte cadeau pour visiter les musées de la ville pour 4 personnes d un coup!)
Par contre, j aime bcp la fête où on se réunit avec ma très grande famille. On est 40. Les discussions sont variées, parfois politiques mais surtout on a des nouvelles de chacun. Chaque fois, je regarde ma famille, je suis heureuse, et j ai une petite pensée pour mes patients souvent seuls ce jour là, à l hôpital parfois… La solitude n’est pas bonne, vraiment pas.
Moi, c est après l épiphanie (j adore l épiphanie !!) que j ai le cafard… Je n arrive pas à enlever les guirlandes de Noël (d ailleurs, l an dernier, je les ai laissé jusqu’à maintenant… Ça a été plus rapide pour redécorer😉)
Je pense que parfois, on se gâche Noël, nous, les femmes, avec cette fichue charge mentale qui fait qu on est celles qui cherchent les cadeaux, qui préparent les menus, qui décorent, qui font les biscuits,etc.
Je rêve d un low christmas 😉.

le 16/12/2018 à 22h28 | Répondre

Doupiou

Ici c’est Monsieur qui s’occupe des décorations et moi qui gère les cadeaux ! C’est plutôt assez bien réparti du coup !

le 17/12/2018 à 09h18 | Répondre

Freesia

Pour une fois, je ne suis pas vraiment d’accord. En fait, non, ce n’est pas que je ne suis pas d’accord, c’est que je ne me retrouve pas du tout dedans AHAH

J’aime la magie de noel, ces moments de joie et de partage. Qu’importe si tonton michel a trop bu ou si j’ai vomi parce que j’ai la gastro (non non, ce ne sont pas des exemples inventés -_-), Noel et ses multiples célébrations resteront mes moments préférés. Je me concentre sur les trop nombreux bons souvenirs 🙂

J’aime décorer, chanter, voir les illuminations (et j’avoue que j’occulte complet le bilan energetique de ça O_o), réfléchir aux cadeaux, les emballer, voir ma famille, rire…. Et ça, c’est plus important que les discours politico-racisés de certains membres de ma belle-famille, que je retrouve, de toute manière, à chaque repas de famille. Je ne veux donc pas les associer à cette image de bienveillance et de partage psychologiquement 🙂

Pourquoi ne pas fêter noel entre vous ? Réinventer vos codes ? Ca te permettra de souffler, de ré-apprécier Noel, à travers les yeux de tes enfants peut-être ?

le 17/12/2018 à 17h20 | Répondre

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