Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Serial blogueuse : la vie mise en scène


Publié le 23 novembre 2016 par Nya

La vie sans mise en scène a-t-elle un sens aujourd’hui ? Une question que je me pose régulièrement tant je suis accro aux réseaux sociaux.

Peut-on faire quelque chose qui a du sens sans en parler au monde entier ?

Ou, si on retourne la question : une action non médiatisée a-t-elle de la valeur ?

Pourquoi bloguer

Crédits photo (creative commons) : kaboompics

Dans ma vie de blogueuse, j’ai eu plusieurs phases…

Mon tout premier blog, c’était le petit blog perso que je tenais en Nouvelle-Zélande, en 2006. J’avais tenu un rythme hebdomadaire pendant un an, mais ce n’était pas forcément passionnant… Loin d’être universel, il s’adressait surtout à mes proches. J’en ai imprimé et gardé la moitié, le deuxième semestre est perdu à tout jamais dans les limbes d’Internet.

En 2011, j’ai ensuite collaboré à l’excellent blog Un truc par Jour, qui donne des trucs et astuces écologiques au quotidien. J’ai tenu l’espace de quelques mois, et l’aventure a tourné court pour cause de grand chambardement…

… mon entrée dans la famille Dentelle, côté mariage, occupation qui ne laisse pas de place aux autres distractions (je parle du mariage, pas des chroniques !). En 2012, me voilà chroniqueuse pour Mademoiselle Dentelle, et je pense qu’on peut dire que ça aura changé ma vie, d’une certaine façon. À nouveau, j’ai chroniqué de manière hebdomadaire pendant un an, et la transition s’est faite en douceur…

… avec un passage progressif chez feu Madame Dentelle, alias ton blog favori Sous Notre Toit. Record de longévité ici : trois ans et demi ! Waouh. J’écris par à-coups : sept articles en deux semaines, puis plus rien pendant un mois… Mais j’ai toujours de la marge et de l’avance sur les publications pour être au rendez-vous presque chaque semaine (par exemple, cette chronique date de la mi-août).

Trois ans aussi pour mon blog perso Les Néo-Brunswickois, qui raconte mon émigration au Canada. Bien loin du petit blog de l’étudiante en Nouvelle-Zélande, ce blog totalise un total impressionnant (humour) de deux cent soixante-quinze fans sur Facebook, et j’ai rencontré énormément de gens au Canada grâce à lui. Cela dit, il ne durera pas éternellement, et après deux ans sur place, je tourne un peu en rond…

Je viens de lancer mon blog de voyage, Arpenter le chemin, parce que j’avais envie de centraliser toutes mes photos de voyage et de revenir sur certains de mes périples préférés.

Dans mes autres idées, j’ai failli lancer un blog de tricot urbain, sur la traduction, de mode gothique, un guide des sorties de ma ville d’accueil… Et je ne te parle même pas de mon incartade dans les scanlations (traductions de mangas scannés), ni même de mon Tumblr secret sur l’une de mes passions secrètes, car si tu découvrais mon identité, je serais forcée de te faire disparaître. Sans oublier quelques contributions sur des blogs en anglais ici et là.

D’où vient cet attrait pour l’écriture de blogs ? Je ne dois pas être la seule, non ? Je peux envisager plusieurs pistes pouvant expliquer pourquoi l’écriture de blogs séduit, voire pire encore : pourquoi elle est addictive.

Elle témoigne évidemment d’une certaine mise en scène : si je te parle de telle sortie ou de tel restau, c’est qu’ils doivent être géniaux. Et par extension, que ma vie doit être géniale, non ? On peut aussi penser que j’ai un besoin clinique de laisser une trace, et ce n’est sans doute pas faux. C’est humain : sauf si l’une d’entre nous invente un vaccin contre la connerie humaine, nous serons toutes oubliées d’ici cent cinquante ans – et écrire quelque chose, même s’il sera perdu d’ici cent cinquante ans (Anne, tu peux prévoir un hébergement web jusqu’en 2166, steup ?), permet de soulager légèrement l’angoisse de l’existence.

En plus du côté mise en scène, écrire est aussi intéressant en soi. J’aime autant le fond que la forme dans l’écriture, autant trouver un sujet et un angle intéressants que de le présenter d’une façon qui change, comme écrire une lettre, ou un quizz, ou simuler un combat épique avec mes aiguilles à tricoter. L’écriture est un exercice de style passionnant.

C’est aussi une manière de mettre du piment dans sa vie. Je me demande souvent si je vivrais avec la même intensité si je n’en parlais pas en ligne. Apprécierais-je autant ma dernière sortie en kayak ou ce petit café bobo déniché au coin de la rue si je n’avais pas les likes et les commentaires pour valider mes moindres faits et gestes ? Serais-je même allée faire du kayak si je n’avais pas eu mon blog ? Probablement que oui, mais je suis sûre qu’il y a des moments où je me suis forcée à faire certaines activités, parce que ça me donnait matière à écrire.

On se met tous en scène à divers degrés, que ce soit en ligne ou en racontant notre dernière sortie en paddleboard à nos amis autour d’un café. Mais sur les blogs, à la différence de Facebook, on va plus loin : on s’expose aussi à des inconnu.e.s, comme je le fais en ce moment même. Est-ce si important, d’avoir l’admiration ou l’aval d’inconnu.e.s ? Je ne sais pas si j’ai ton admiration, mais par mes chroniques, j’essaie en tout cas d’avoir ton attention.

Je profite de ces plateformes d’expression pour parler aussi des causes qui me sont chères, et que tu connais par cœur désormais parce que je radote un peu. Mais je n’ai pas toujours d’arrière-pensée, et quand je parle tricot, ou voyage, je ne cherche qu’une chose : assouvir mon désir d’écriture.

En mettant en scène ma vie, ou du moins une partie de ma vie, dans mes blogs, j’essaie aussi de me créer une vie digne d’être vécue. On sait toutes que la vie en ligne est une vitrine, une façade : qui va écrire sur le fait que sa maison n’a pas été balayée depuis trois semaines, que son chat vient de vomir sur le lit (et de tout ravaler dans la foulée), que son chien s’est essuyé les pattes sur le canapé blanc pendant qu’on travaille en pyjama moche, un curly dans les cheveux, en pleurant sur la déliquescence de son couple… Mais hé ! J’ai fait une sortie en kayak hier ! Trop bien !

Bref, on se met en scène, c’est certain, mais il n’empêche que les blogs me semblent ajouter de la valeur à ma vie, au lieu de lui enlever du sens. On peut se poser la question de la vanité, voire de la vacuité, mais il est certain que sans blog, sans audience, sans validation de mes expériences, je ferais moins de choses. J’en suis à un stade dans ma vie où entre « être » et « avoir », je veux « être », même si en réalité, je préfère surtout « faire » : faire du tricot, du kayak, du bénévolat. Si bloguer peut m’aider dans ce sens et m’apporter des expériences, moi qui en suis tant friande, alors tant mieux, malgré le côté vaniteux.

La prochaine étape sera peut-être un blog pour mieux « être » et devenir une meilleure personne ?

Et toi, tu as un blog ? Plusieurs blogs ? Comment vis-tu ton rapport avec ton blog ? Pourquoi écris-tu ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

20   Commentaires Laisser un commentaire ?

Flora (voir son site)

C’est drôle parce que j’ai dans mes brouillons un article nommé : « comment bloguer me rend une meilleure personne ». Ce n’est clairement pas mon objectif premier mais ce n’est pas mal comme effet secondaire ; )

le 23/11/2016 à 08h28 | Répondre

Nya (voir son site)

Tout à fait d’accord ! Personne ne s’engage dans le blogging pour devenir une meilleure personne, mais à force d’introspection, et d’échanges, et de rencontres… il se peut que cela nous conduise à grandir en bien 🙂

le 23/11/2016 à 15h59 | Répondre

Tamia (voir son site)

Quand on blog effectivement, on se met en scène, mais je pense que cela nous permet aussi d’aborder des sujets qui nous tiennent à cœur !

le 23/11/2016 à 09h07 | Répondre

Nya (voir son site)

Comme vous avez pu le voir avec le féminisme, j’en profite largement d’ailleurs 😉 Après, les sujets qui nous tiennent à cœur ne sont pas forcément ambitieux, ça peut être simplement exprimer sa petite voix dans l’océan d’Internet, et c’est déjà pas mal !

le 23/11/2016 à 16h00 | Répondre

Alice Diotie (voir son site)

Merci Nya pour son bon point de vue sur la possibilité de partage qu’offre la tenue d’un blog : il y a un côté vaniteux certes. Et un côté -aller vers- et -découvrir les autres (et faire découvrir)- en abordant des sujets qui nous tiennent à cœur comme le dit Tamia.
En confirmant aussi ce côté addictif car j’avais écrit un livre en souhaitant en rester là, seulement … 😉

le 23/11/2016 à 09h53 | Répondre

Nya (voir son site)

C’est une vraie drogue ! Mais l’écriture n’est-elle pas une drogue, peu importe le support ? Il y a 30 ans en arrière, j’aurai sûrement tenu des journaux intimes à foison…

le 23/11/2016 à 16h01 | Répondre

sarah

Je pense que le blog est à la société moderne ce que les lettres étaient au XVIII eme siècle, dans une certaine mesure. Sûrement par pudeur, par peur du jugement, pour aussi cacher certaines vérités et embellir un peu notre vie, on préfère prendre la plume et se cacher derière une lettre ou un blog pour communiquer. Et ma foi je suis une personne dite visuelle, donc je préfère laaaargement lire des articles que d’écouter pendant une soirée le même récit. Même si je sais que c’est surement un peu edulcoré par endroits, je n’en veux pas à l’auteur car au fond je sais qu’on fait tous ca.. c’est un peu une règle du jeu. Et je ne vois pas ou est le mal à ça du moment que cela ne reste que par écrit mais que le personne soit sincère dans la réalité.

le 23/11/2016 à 11h41 | Répondre

Nya (voir son site)

Très intéressante cette comparaison avec les lettres d’antan ! La sincérité est importante. Se mettre en scène, on le fait de toute façon déjà devant les amis, dans une certaine mesure… Mais de là à bidonner des récits/chroniques, c’est autre chose, et je ne crois pas que beaucoup de blogueuses le fassent (je n’espère pas, en tout cas) ?

le 23/11/2016 à 16h03 | Répondre

sarah

Zut je me suis mal exprimée, je ne voulais pas dire qu’on « bidouille » les chroniques ou que ce que l’on dit est faux (enfin j’espère pas!) le terme exacte serait plutôt de dire que les chroniques sont romancées, dans le sens ou selon les expressions et les mots que l’on utilise, on ne donne pas exactement la même version des faits que si on racontait un rlcit ou que l’on se confiait en direct. Le poids des mots est très important et a en général tendance à améliorer, ou déprécier la réalité. Bref, ce que je voulais dire en résumé c’est que je préfère lire les blogs que d’écouter les gens en vrai car je trouve ca moins chiant et on peut prendre le temps de discuter en pesant ses mots dans les commentaires 😉 et dans cette lignée je trouve ca aussi intéressant de recevoir des commentaires positifs ou négatifs (car derrière un écran les gens sont aussi plus sincères) et au final ca m’ammène a réfléchir et cogiter sur plus de points que lors d’une simple discussion entre mais autour d’une table.

le 23/11/2016 à 16h29 | Répondre

Ars Maëlle (voir son site)

J’ai commencé à bloguer il y a peu de temps, et je commence à prendre conscience de ce que ça change dans ma vie.
Je ne suis pas du tout branchée réseau sociaux, je ne parle quasiment pas de trucs cools qui font rêver sur mon blog, au contraire, j’ai l’impression de faire le contraire, car j’écris surtout sur ce qui bloque, ce qui foire, ce qui me fait flipper, en essayant quand même de remettre en perspective avec un peu d’espoir. Et j’ai l’impression que les blogs que je suis vont plutôt dans ce sens : une déconstruction du vernis brillant de la vie mise en scène, avec des vraies tranches de ratages dedans, que je lis parce que ça m’aide à diminuer la pression. Sur mon petit blog perso et ses 9 abonnées (!!), je ne risque pas d’influencer grand monde et je ne fais rien de glam’ pour attirer du monde, mais en parlant de ce qui est difficile, je serai contente si qqn trouve un soupçon de réconfort ou d’espoir en me lisant.
Et de mon côté, le fait d’écrire m’aide surtout à avancer dans ma réflexion, et j’ai l’impression que ça va diviser par deux le temps qui me reste à prévoir en psychothérapie 😉 En plus les commentaires m’apportent en général beaucoup pour continuer à avancer.
En tout cas, c’est toujours un plaisir de lire tes coups de gueule et tes prises de position, dans lesquelles je me reconnais beaucoup !

le 23/11/2016 à 11h42 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Du coup j ai l impression de faire partie d un club très fermé et exclusif : les abonnées de Ars Maelle 😉 .

le 23/11/2016 à 12h25 | Répondre

Nya (voir son site)

C’est où qu’on s’abonne ? Je veux faire partie du club très select moi aussi 😉
Ton point de vue sur la déconstruction est très intéressant, d’autant plus si cela t’aide à prendre du recul ou si cela aide d’autres personnes. Je sais qu’on blogue principalement pour soi, même si le but est évidemment d’être lu.
Le problème d’une réalité sublimée, c’est qu’on a tendance à penser que la vie de l’auteur est seulement fabuleuse – et je pense que l’inverse est vrai aussi pour les « blogs-thérapies » où l’auteur déconstruit sa vie, comme tu dis : on peut vite avoir l’impression que l’auteur.e n’est que dépressif, qu’il ne lui arrive que des horreurs… Alors qu’il ne parle tout simplement pas des bons moments car ça ne l’inspire pas.
Pour ma part l’idéal est évidemment un juste milieu, et j’aime autant lire des chroniques qui font rêver que des chroniques qui dédramatisent les échecs ou les obstacles de la vie.

le 23/11/2016 à 16h08 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

J attendais cet article avec impatience (bah oui je l avais vu dans le calendrier SNT, c est un avantage de chroniqueuse 😉 ) et c est drole car je crois que j ai un autre ressenti sur le blogging. Bien sur, mon blog c est un peu « moi en mieux » et je ne raconte pas tout. Mais mon premier blog d il y a plus de 10 ans était un vrai journal intime et je n ai quitté ce genre qu a regret, pour des raisons de confidentialité et de risques professionnels notamment. Aujourd hui encore je vois toujours mon blog comme un moyen de me confier, de livrer mes émotions, et aussi (surtout) d echanger avec des filles francaises de mon age (qui manquent cruellement dans mon entourage). D ailleurs c est la raison pour laquelle je n ai jamais eu de blogs thematiques : pour moi mon blog est mon espace, un peu de moi, il me représente globalement. Je ne pourrais pas imaginer parler sur une adresse et un pseudo de maternité et sur un autre espace uniquement de mon travail et de politique… Bref, merci en tout cas pour cette réflexion qui m amène à réflechir aussi :).

le 23/11/2016 à 12h32 | Répondre

Nya (voir son site)

Les blogs thématiques peuvent être un carcan, je te l’accorde, et c’est pour ça que j’interviens autant ici, car je peux parler aussi bien de tricot que d’entrepreneuriat que de féminisme… C’est le blog où j’ai plus de latitude de mouvement. Pour autant, comme j’aime bien faire les choses à ma sauce, il me fallait aussi mes petits blogs perso. Cela dit, passer d’un blog à l’autre est intéressant en termes d’écriture, car je peux changer de style, mais aussi au niveau du public, car les commentaires et les réactions ne sont pas du tout les mêmes d’un blog à l’autre.

le 23/11/2016 à 16h12 | Répondre

Louna (voir son site)

Très intéressante réflexion autour de ce phénomène qui a récemment pris de l’importance dans ma vie.
Pourtant, tout comme Ars Maëlle (hihi, moi aussi, je fais partie du club très fermé des privilégiées ! 😉 ) et Die Franzoesin, j’y vois plutôt un défouloir, un moyen de me confier, de partager mes réussites, certes, mais aussi mes angoisses et mes échecs, avec l’espoir de trouver du réconfort et du soutien parmi mes lectrices.
Cela dit, tu as raison de rappeler ce besoin de se mettre en scène, de se décrire soi « mais en mieux, sinon c’est quand même vachement moins intéressant », car il reste réel.

le 23/11/2016 à 14h05 | Répondre

Nya (voir son site)

Que ferait-on aujourd’hui sans les blogs ?! Ils font tellement partie de ma vie que je suis toujours ébahie quand des gens de mon âge n’en consultent aucun 😉
Je cède parfois au côté défouloir, mais j’essaie de mettre du recul, peut-être parce que j’aime mieux les articles constructifs que négatifs (ce qui ne m’empêche pas de pousser des coups de gueule… mais les blogs où il n’y a que des coups de gueule ne m’intéressent pas).

le 23/11/2016 à 16h15 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

C’est marrant que tu sois ébahie, je le suis tout autant. Si bien que j’ai l’impression que personne ne lis de blogs dans mon entourage familial (à part ma soeur) et que c’est pareil dans mon entourage pro. Si bien que j’ai été la première surprise d’entendre ma collègue me demander si j’avais un blog pour le crochet !
Sinon si le sujet même de l’article, meme si en ce moment les circonstances m’ont fait mettre un frein à mon blog perso, je n’ai jamais regretté d’avoir commencé. Et il me tarde de reprendre !!!

le 23/11/2016 à 18h29 | Répondre

Myriam

J’adore écrire, mais n’ai jamais réussi à passer le cap de la création de blog. Pourtant beaucoup de sujets m’intéressent. J’en lis régulièrement. Mais les blogs me paraissent nécessiter un certain goût pour l’exhibition. J’ai opté du coup pour de l’old school: intégrer un atelier d’écriture, écrire des lettres à des gens. Que du bonheur pour l’instant!

le 23/11/2016 à 22h34 | Répondre

Ornella

Super cet article car il répond à bien des questions pour moi. Il y a encore peu de temps je me demandais l’intérêt du blog (et plus particulièrement le blogging Lifestyle), c’est vraiment un phénomène que j’ai du mal à saisir, et j’ai du mal à imaginer une situation où je pourrais être tenté par l’aventure (en solo en tout cas). Mais ton article met finalement bien le doigt là où il faut, je n’ai jamais eu de journal intime par exemple, je n’ai jamais ressenti l’envie d’écrire sur du réel, quand j’avais du temps pour l’écriture c’était surtout de la fiction, des choses finalement très éloignées de moi-même. Mais plus que tout, je crois que je ne suis pas à l’aise avec la communication virtuelle, c’est un vrai talent que je n’ai pas. Quand je parle mes mimiques font la nuance, le gris de mes propos. A l’écrit tout est plus compliqué, écrire un commentaire peut me prendre des jours (alors un article…) parce que je veux être sûre du mot que j’ai employé. Alors j’admire votre dévotion les filles!

le 24/11/2016 à 10h17 | Répondre

MlleMora

Tu as toujours notre attention Nya ! 😉
Pour ma part, j’ai toujours aimé écrire, mais plutôt des romans (quel grand mot !) – j’ai plus de mal à écrire sur moi ou ce que je fais dans ma vie que je ne trouve pas passionnante pour un sou même si elle me convient parfaitement ! C’est pourquoi le concept de SNT me plait bien car je peux écrire sur des sujets qui me plaisent, et lire les sujets des autres. C’est un peu comme dans la « vraie » vie, je préfère écouter les autres me raconter leurs vies plutôt que de raconter la mienne (bon je suis pas sauvage non plus hein, si on me questionne je réponds !!)

le 24/11/2016 à 12h24 | Répondre

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