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Rentrer en France: une 2e expatriation?


Publié le 16 avril 2018 par Bibichu

Bientôt 7 ans que je vis au pays des caribous, du sirop d’érable et autres spécialités de nos cousins québécois. Bientôt 7 ans que je vis loin de ma famille et de tous mes amis d’enfance puis d’adolescence.

Arrivée au Québec: août 2011. J’ai 22 ans tout juste. Deux grosses valises de 32kg. Un fiancé que je suis dans cette aventure.

Objectif: finir mes études universitaire. Temps alloué initialement: 5 ans (3 ans d’études, 2 ans de travail), puis retour en France prévue.

Statut de la mission: demi-échec…

Crédit photo (creativ commons): Skitterphoto

Quand mon expatriation a pris plus de temps que prévu.

Quand je suis arrivée à Montréal avec monsieur, nous avions pour seul objectif de terminer nos études respectives et de commencer nos carrières professionnelles. Il a toujours été question du retour. Nous tablions sur une période de 5 ans.

Aujourd’hui, nous sommes loin de nos objectifs initiaux. Mon parcours universitaire a été semé de nombreuses embuches. Et une fois mes études finies, ma recherche d’emploi s’est transformée en parcours du combattant, tant et si bien que nous avons d’un commun accord mis en route un tout autre projet avant de rentrer en France.

Donc presque 7 ans plus tard, nous sommes sûrs. Nous voulons rentrer. Le Québec c’est bien, mais nous en avons fait le tour. La famille s’agrandit de l’autre coté de l’Atlantique, nous ratons de nombreux évènements parmi nos amis, la bonne bouffe et le bon vin commencent à manquer plus que sérieusement. Et puis quitte à être au chômage, autant l’être proche des siens.

Bien sûr nous avons des amis ici. Une deuxième famille en somme. Qui vivent l’expatriation à fond (achat de biens immobiliers, des jobs super, etc.). Mais nous voulons plus que ça. Avoir un seul salaire à la maison, ça freine dans de nombreux projets (ici ou ailleurs bien sûr). Et puis nous avons toujours été d’accord monsieur et moi: le Canada ne sera pas notre maison définitive. Nous avons toujours eu à cœur de revenir en France, et plus globalement en Europe.

Il est donc temps pour nous de mettre en route ce retour (tant attendu) auprès des nôtres.

S’informer des démarches

Une fois la décision prise, et la dead line décidée, il faut s’intéresser aux démarches de retour. Et là, accroche toi bien, ça va secouer.

La première chose que j’ai faite a été de m’inscrire dans un groupe facebook d’expatriés du monde entier qui rentrent en France. Une véritable mine d’or de témoignages et de retour sur les démarches administratives. D’ailleurs je ne peux pas ne pas te parler du portail d’Anne-Laure Fréant.

Et là, c’est le choc. Autant venir au Québec, en tant qu’étudiants, était relativement simple (bon on a quand même dû faire de nombreuses démarches, mais rien d’insurmontable), autant, le retour dans notre propre pays risque d’être bien plus épique que notre arrivée à Montréal.

Problème de logement, d’affiliation à la Sécurité Sociale, d’inscription des enfants à l’école (bon ça ne nous concernera pas tout de suite, mais la crèche ou la nounou oui…), mal du pays (oui oui…), problème d’insertion professionnelle, reconnaissance des diplômes, mise à jour auprès des impôts, etc.

Les embuches sont tellement nombreuses que l’État français commence à mettre en place des outils pour permettre aux expatriés voulant rentrer de s’y retrouver et de bien se préparer.

Se préparer dans de bonnes conditions

J’ai la chance, nous avons la chance, d’avoir une famille qui attend avec impatience ce retour, et qui veut s’impliquer dans notre projet. Donc lorsque nous descendrons de cet avion Montréal-Paris, nous serons logés et nourris dans nos famille (ça c’est pas donné à tous ceux qui rentrent…) le temps de bien s’installer.

Idéalement, l’un de nous deux aura déjà un contrat de travail signé en poche, afin d’éviter le délais de carence d’affiliation à la sécurité sociale et d’assurer une entrée d’argent (nous ne serons pas en vacances après tout!). Cela nous permettra également de trouver un logement (croisons les doigts).

Ça c’est le plan.

Mais en attendant ce retour (fin octobre 2018), il faudra quitter en bonne et due forme notre pays d’accueil.

Je t’en parlerai dans d’autres chroniques sur ce sujet!

Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

Andreani

J´adore ton article et j´ai hâte de lire la suite!
Je me reconnais entièrement dans ton témoignage puisque je suis expatriée en Allemagne et souhaite rentrer en France, avec mon futur mari, qui est allemand, avant décembre 2018… pas si simple en effet et pourtant on en a besoin… lui de s´éloigner et moi de retrouver ma famille, mon pays…

le 16/04/2018 à 08h55 | Répondre

Caro - WonderMumBreizh (voir son site)

Hate de te suivre dans cette aventure. On lit souvent des articles sur le départ mais peu sur le retour ! Alors que c’est tout aussi intéressant.

le 16/04/2018 à 12h11 | Répondre

Jess (voir son site)

Je suis de tout cœur avec toi ! je suis en Allemagne depuis 9 ans et avant cela j’avais fait 2 ans à Londres. Entre deux je suis rentrée une année en France. Je me rappelle surtout du « choc culturel » mais maintenant que tu le dis, oui tout m’avait semblé un peu compliqué même si souvent ce n’était pas grand chose (payer le docteur 21euros pour automatiquement s’en faire rembourser 14, la carte 7 jours ds les transports en commun qui ne marchait que du lundi au dimanche, tampis pour toi si tu débarquais le vendredi, devoir trouver une pharmacie pour du paracetamol un dimanche ….). Bref le fromage et la famille n’ont pas de prix !
Bon retour et au plaisir de lire de vos nouvelles !

le 16/04/2018 à 21h20 | Répondre

Raphaelle

Hate de lire la suite! En effet c’est un ‘envers du décors’ dont on parle rarement.. Ici je ne compte pas rentrer en France mais bien aller vers un nouveau pays mais ça reste la croix et la bannière (même à l’intérieur de l’Europe), à croire que ça restera même finalement un plan sur la comète qui ne se réalisera pas.. On parle beaucoup de mobilité et de monde « sans frontière » mais la réalité est toute autre..

le 17/04/2018 à 11h55 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Et bien, je ne savais pas que c’était si compliqué de rentrer en France!
J’ai vraiment hâte de lire la suite de vos aventures, ici ou sur DMT 😉

le 17/04/2018 à 16h04 | Répondre

Sarah

Je suis rentrée en France il y a 18 mois, après quasi 11 ans à l’étranger. Après avoir lu pas mal de témoignages accablants sur les difficultés du retour, je m’attendais à galérer. Certes il y a eu des couacs, mais dans l’ensemble je ne m’en suis pas trop mal sortie avec l’administration. Si j’ai un conseil à te donner, c’est de bien être au courant de tes droits, de préparer les formulaires nécessaires, et d’appeler ou de te rendre sur place pour avoir les bonnes infos (notamment sur les papiers nécessaires) plutôt que de te fier à internet. La plupart des personnes à qui j’ai parlé ont été plutôt sympa et helpful. Après, trouver du boulot en France n’est pas très facile, mais ça dépend des secteurs et de ton réseau.

le 17/04/2018 à 16h37 | Répondre

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