Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Mon logement et moi : avant j’avais des principes, maintenant je suis en couple


Publié le 4 juillet 2019 par Madame Violette

Que je t’explique rapidement le contexte : ma Grand-Mère est celle qui a toujours géré les sous de la maison et elle l’a fait avec brio ! Bon, ses enfants diraient qu’elle était trop pinailleuse sur les comptes, il n’empêche qu’elle a fait fructifier les héritages divers et l’argent du travail de mon Grand-Père d’une main de maitre !

Avec mes cousins, on a tous grandi en sachant et en voyant ma Grand-Mère gérer les comptes. Il n’y a jamais eu de tabou sur l’argent dans notre famille. Entendons-nous bien, nous sommes loin d’être riche à millions mais on a pu constater le travail de notre Grand-Mère pour être toujours à l’abri, ne pas devoir manger des pâtes pendant des mois si la voiture tombe en panne, etc et même, faire fructifier ces sous pour en ressortir des choses plutôt intéressantes.

Du coup, en grandissant, comme ce n’était pas tabou, rien ne nous était caché. On ne connaissait pas le montant exact sur les comptes mais on connaissait le patrimoine et on voyait les méthodes de ma Grand-Mère (coucou les petits cahiers dans son bureau).

Alors quand j’étais petite, j’ai vite intégré qu’il ne fallait pas dépenser à tout va, que faire des économies avait du bon, qu’avoir des comptes d’épargne avait du sens, etc.

Avant j’avais des principes…

Et puis, j’avais un grand principe : le jour où je travaillerai, je resterai un peu chez mes parents puis j’achèterai ! Jamais, au grand jamais, je veux être locataire. J’en avais parlé avec ma Grand-Mère qui trouvait ça très bien comme plan et tous les facteurs étaient réunis pour que ça fonctionne :

  • j’ai eu la chance de ne pas être mise à la rue par mes parents à 18 ans (ou avant ou après)
  • j’étais à l’université donc pas de frais de scolarité démesurés qui auraient pu m’obliger à faire un emprunt
  • j’étais à la fac dans une ville plus ou moins limitrophe de là où habitaient mes parents donc pas de location à prendre pour faire mes études, ni de sous à dépenser pour me nourrir (sauf le midi), laver mes vêtements, les diverses factures, etc.

Du coup, quand je travaillais pour gagner un peu de sous, ça me servait au « peu » de frais de scolarité que j’avais (en plus j’étais boursière) et à tout ce qu’il y a autour (livres, etc), aux repas du midi (au Crous, c’est raisonnable) et le reste : go sur mon compte d’épargne.

Dès que j’ai eu 18 ans, j’ai fait de nombreuses recherches pour savoir à quel type d’appartement je pouvais prétendre selon quel salaire (utopie bonjour …). J’étais prête : dès que je serai en CDI (après mes études donc ahem), j’achète !

Ca c’est moi qui fais des plans sur la comète
Crédit photo : Pexels

… Puis je me suis mise en couple

Les années sont un peu passées, j’ai déménagé dans une petite commune et j’ai continué mes études à distance tout en développant mon entreprise.

Mais voilà que je suis tombée amoureuse, me suis mise en couple et au bout de 6 mois, on a décidé de vivre ensemble.

J’ai donc rejoint … l’appartement de mon Namoureux qui était donc … locataire.

Et là c’est le drame ! <– En fait non parce que je restais toujours sur mon principe : ok on est locataire, ça fait partie des évènements non prévus de la vie, mais ça ne durera pas, on va acheter !

Sauf qu’il y a eu des aléas liés à une vie d’adulte « normale », on a aussi eu d’autres projets (se marier par exemple) et le fait d’être « jeune » entrepreneuse n’aidait pas non plus, alors nous sommes restés dans l’appartement.

Aujourd’hui, j’en suis où de mes principes ?

Je préfère ne pas compter le nombre de sous que j’ai « donné » à un propriétaire. Comprenons-nous bien, je n’ai rien contre les propriétaires qui louent leur appartement et je comprends que certaines personnes aiment être locataires ou n’ont pas le choix de l’être (déménagements fréquents, moyens financiers, possibilités d’emprunt, etc).

Pour ma part, j’ai l’impression de « jeter de l’argent par les fenêtres ». Si cet argent me sert à avoir un toit (et c’est déjà énorme), je ne le reverrai plus jamais. Il ne me permettra pas d’économiser pour faire fructifier le tout ou même de me faire plaisir en partant en voyage.

Alors quand je vois la somme que je mets sur le compte commun et la part qui va pour le loyer, ça me fait un peu mal au coeur.

Malheureusement, aujourd’hui on ne peut pas acheter. Je suis en CDI mais mon mari ne l’est plus et même si devant ce « mal-être », mon mari me propose souvent de retrouver un emploi (il est devenu chef d’entreprise …) pour qu’on puisse acheter, j’ai un autre grand principe dans la vie qui me tient particulièrement à coeur : le matin, il faut se lever en étant heureux de ce qu’on va faire ! Donc jamais, au grand jamais, je ne briserai les rêves de mon mari sur ce sujet.

Au final, chaque jour je fais en sorte de mesurer la chance que j’ai d’avoir un toit et j’espère que d’ici quelques mois (ou années même si grrrr bref tu m’as comprise), on pourra acheter et qu’à l’instar d’autres brillantes chroniqueuses, je raconterai nos péripéties liées à l’achat de notre chez-nous.

Une petite maison comme ça, ça me dit plutôt bien hihi
Crédit photo : Scott Webb

Et toi ? Souhaites-tu aussi être propriétaire ? Ca te fait mal de ne pas l’être ou de ne pas pouvoir l’être ?

Commentaires

12   Commentaires Laisser un commentaire ?

Raphaelle

Moi je suis dans l’état d’esprit opposé! J’adore être locataire (au grand dam de mon mari). J’ai failli acheter plusieurs fois (dont une fois avec un vice caché qi nous a traîné en procès des années) et à chaque fois je me suis dit : heureusement qu’on a pas acheté! Parce que la vie, les envies ça change : on recherche tout doucement à acheter maintenant mais plus du tout ce qu’on avait en tête à la base (taille, quartier, critères..), justement car on a pu «tester» differentes choses en louant. Je trouve en general le fait d’acheter comme quelque chose de très bloquant.. et si on avait un autre enfant «imprévu»? une opportunité professionnelle dans une autre ville? Une ecole plus chouette dans un autre quartier? ou meme de nouveaux voisins insupportables?.. et je trouve personnellement que le côté «bon investissement» est souvent surestimé : entre les % que tu paye à l’etat à l’achat, les frais de notaire, les travaux (pas toujours valorisables à la même hauteur car ce sont souvent des souhaits personnels), les charges mensuelles de copropriété, les «gros frais» qui peuvent te tomber dessus (toit, chaudière, ascenseur etc..), les taux d’interet de l’emprunt… il y a beaucoup de frais cachés à etre propriétaire. Et ce n’est pas toujours facile de revendre à un prix qui te fasse rentrer dans tes frais (surtout quand tu es stressé par le temps si tu veux acheter autre chose)..

le 04/07/2019 à 09h54 | Répondre

sarah

Les frais que tu mentionnes ne sont généralement pas cachés, ils sont inclus dans le prix d’achat ou du moins c’est à l’acheteur d’en prendre compte pour négocier une offre correctement 🙂
Mais je suis d’accord que l’achat est un projet à long terme, il est généralement admis qu’il faille rester minimum 5 ans dans une maison/appart pour amortir les taux d’intérêt et ne pas perdre de la valeur sur le bien. Après l’un n’empêche pas l’autre. Tu peux louer pour garder cette flexibilité mais être propriétaire d’un bien en location pour te créer un capital annexe qui te servira pour ta retraite (car je ne crois pas que la retraite telle qu’elle existe aujourd’hui est viable, et je pense qu’on devrait tous se créer un capital personnel…)

le 05/07/2019 à 08h25 | Répondre

Madame Violette

Tout comme Sarah, je ne pense pas que les taux d’intérêt ou les frais de notaire soient des frais cachés.
Sur le reste, oui c’est plus « risqué » que d’être locataire mais étant assez casanière, ça ne me fait pas peur du tout et les désavantages que tu cites sont pour moi annexes aux avantages d’avoir son propre logement.
Bref, il faut de tout pour faire un monde et heureusement car sinon, nous serions tous pareils et ce serait bien ennuyeux hihi

le 07/07/2019 à 09h00 | Répondre

Caroline

Le titre de ta chronique m’a fait sourire (je pensais que tu parlerais de la vie quotidienne qui a changé certains de tes principes de célibataire ahah), mais en tout cas, comme toi, j’ai été élevée en apprenant à économiser, à mettre de côté etc… et Mr Claddagh… l’inverse (en Irlande, il est tout a fait normal de prendre un prêt pour acheter un nouveau canapé ou même pour un mariage, donc il ne voit pas l’intérêt d’économiser). Mais pour en revenir à ton sujet, après 8 ans de location (seule, puis en couple mais auto-entrepreneuse…) ca y est, nous achetons cet été !! J’ai tellement hâte de ne plus jeter cet argent de location par les fenêtres, et de payer le même montant dans un prêt pour NOTRE chez-nous. Je vous souhaite que ce soit possible pour vous rapidement (je te rejoins aussi sur le fait de devoir se lever le matin en étant heureux de ce qu’on va faire !), courage et patience 🙂

le 04/07/2019 à 10h12 | Répondre

Madame Violette

Je n’avais pas pensé un seul instant à la confusion que tu cites sur le titre de l’article ahah Ceci dit, ça ferait une bonne 2ème chronique .. encore que pour le coup, je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup changé.
Félicitations pour votre achat ! C’est super !!

le 07/07/2019 à 09h01 | Répondre

MlleMora

Je ne trouve pas que ce soit jeter l’argent par les fenêtres : c’est une charge de la vie courante. Par contre, je trouve que les loyers sont trop chers, c’est ce qui force les gens à acheter (ceux qui peuvent). C’est dommage parce que je trouve qu’être locataire offre une liberté qu’on a moins en tant que propriétaire (je suis en train de vendre ma maison, je le vis franchement comme un fil à la patte qui m’empêche d’aller vers d’autres projets quand et comme je veux…). et comme le dit Raphaelle, il y a franchement beaucoup beaucoup de frais cachés dans l’achat et ensuite dans le fait d’être propriétaire.
Pour moi, acheter n’a un intérêt que pour ne pas avoir de loyer à payer une fois à la retraite avec la perte de revenus… c’est bien la seule raison pour laquelle je finirai par racheter quelque chose…

le 04/07/2019 à 15h01 | Répondre

Mathilde

L’intérêt dépend en fait beaucoup de où tu vis aussi ! Chez nous les prix sont tellement bas que pour un logement de 100m2 on s’est endetté sur 10 ans, et en se laissant largement de quoi vivre. On a acheté dès la signature de nos deux CDI quand j’avais 24 ans. Ça veut dire qu’à 34 ans je n’aurai plus que des charges à payer… et ça, ça change clairement la vie, les projets professionnels etc.

le 04/07/2019 à 16h10 | Répondre

Caroline

Tu as tout à fait raison ! En Irlande les loyers sont devenus tels qu’il est plus logique d’acheter (Dublin est maintenant plus chère que Londres…). Nous allons rembourser un prêt 1000€ par mois, alors que les loyers d’une maison similaire sont compris entre 1400 et 1700€ !!
Pour ce qui est des frais cachés, ce n’est pas le terme que j’emploierais : il y a certes des frais lors d’un achat (et après, en cas de panne, de réparation etc), mais ils ne sont pas cachés ! Les frais du notaire sont compris dans la demande de prêt, nous n’avons pas de frais de copropriété, et nous achetons neuf, donc pas de travaux à faire (sauf si on veut changer qqch, mais ce n’est pas au programme).

le 05/07/2019 à 10h18 | Répondre

sarah

Je me retrouve beaucoup dans ta chronique. J’ai été trop longtemps locataire étant étudiante que mon ultime raison d’économiser était pour acheter une maison la plus rapidement possible. Oui parce qu’en plus de ‘jeter’ de l’argent par les fenêtres, la promiscuité en appartement et les désagréments liés très pour moi, j’ai eu ma dose. ^^
Alors j’ai eu la chance de ne pas passer par la case chômage et d’obtenir un CDI dès mes études terminées. Jusque là, le plan se déroulait à merveille, nous avions trouvé un petit nid douillet et il ne nous restait plus qu’à signer l’emprunt pour nager dans la bonheur. Sauf que la vie réserve des surprises et paf, licenciement économique, la boite ferme. Adieu veau, vache, maison.
Même si j’ai eu de la chance pour retrouver un job rapidement, les banques sont frileuses et demande un minimum d’ancienneté en CDI avant de s’engager, on a donc profité de ce temps pour nous marier car notre précédente expérience nous avait appris que c’est plus simple d’acheter quand on est marié sous contrat. Et hop ensuite on a pu acheter, une maison encore mieux que la première ! Comme quoi parfois je me dis juste que les aléas de la vie ne sont peut-être pas mis sur notre chemin juste par hasard 🙂
Ce n’est peut-être pas le bon moment pour vous pour acheter un logement principal, mais peut-être que tu peux regarder pour un logement locatif avec la loi Pinel dont les revenus pourraient partiellement compenser tes dépenses locatives actuelles ?

le 05/07/2019 à 08h17 | Répondre

Madame Violette

J’aime à dire que rien n’arrive par hasard 🙂 Finalement, tous ces aléas vous ont permis de trouver votre maison à vous !
En réalité, je n’aime pas du tout l’appart dans lequel nous sommes mais le loyer est tellement « peu » cher pour la surface et l’emplacement qu’on ne déménage pas pour l’instant. On a regardé à l’achat (qu’on trouve, quoi qu’il arrive, plus avantageux) mais comme je l’expliquais, ça n’a pas été possible.

le 07/07/2019 à 09h07 | Répondre

Sarah

J’ai l’avis inverse : je suis locataire, et j’aime ça. Je ne comprends pas l’obsession de beaucoup à acheter. Je ne considère pas l’argent des loyers comme jeté par la fenêtre mais comme faisant partie des charges de la vie courante, au même titre que la voiture ou la nourriture. Et c’est le prix de la liberté. M’endetter sur des années pour acheter un bien, avec toutes les charges et les soucis que cela induit, ce n’est pas pour moi. Il faut dire que j’ai la bougeotte et que je ne reste jamais plus de 4 ans au même endroit. Et puis, acheter c’est assez facile, par contre revendre c’est souvent une autre histoire (j’ai vu mes parents pas mal galérer). Par contre, je considère peut-être acheter un studio à mettre en location. Mais pas les moyens pour l’instant.

le 05/07/2019 à 10h39 | Répondre

Madame Violette

Comme quoi, il faut de tout pour faire un monde ! Perso, vraiment, je déteste la location mais bon, c’est un avis tout ce qu’il y a de personnel. Comme je disais un peu plus haut, je suis très casanière et vivre dans la même maison pendant les 50/60/70 (soyons fous ^^) prochaines années ne me dérange pas du tout. Je n’aime pas trop bouger et si jamais on devait acheter puis bouger quelques années après pour une opportunité pro ou autre, tant pis, on fera avec et on s’adaptera.

le 07/07/2019 à 09h09 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?