Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Survivre à l’entrée dans l’hiver


Publié le 7 novembre 2019 par Bibi

Ah le mois d’octobre, ses feuilles qui tombent, son vent glaçant, son changement d’heure …

Faire la transition

Ça a toujours été une période compliquée pour moi qui suis très photo-sensible et avec un moral météo-dépendant: l’entrée dans l’hiver. Depuis que je vis en Suède, cette entrée n’est plus graduelle. Avant, à Paris, les feuilles tombaient petit à petit, les jours alternaient entre grisaille maussade et beau soleil franc. Et c’est sans vraiment m’en rendre compte qu’un jour, j’allume les lumières à 17h et que je me dis « ça y est, l’hiver commence ».

Mais maintenant que j’habite dans le grand Nord, la transition est bien moins subtile. En une semaine, le vent de ma ville de bord de mer débarrasse les arbres de toutes leurs feuilles. Il suffit d’un jour de forte grisaille pour me faire allumer les lampes dès 16h. Et, bien sûr, tout ça arrive bien plus tôt qu’en France. Dès fin septembre, les journées ne durent que 6 heures, pour finir à seulement 4 heures de soleil (enfin, quand il n’est pas caché par les nuages) au plus fort de l’hiver. Comble de malheur, l’ensoleillement déjà minime paraît encore moindre quand le soleil à son zénith ne fait que faiblement dépasser les immeubles.

Crédit photo (creative commons): Johannes Plenio

S’ensuit alors une période bien compliquée. Je sais que l’hiver approche, et qu’il va s’installer pour 6 mois. Le moral en prend un coup. D’un jour à l’autre, mon humeur s’accorde au temps et je suis maussade, j’ai la flemme, je tombe malade plus facilement. Cela fait 5 ans que je suis installée en Scandinavie et j’ai toujours du mal à m’habituer à cette obscurité soudaine.

Trouver la lumière

Pour contrer la disparition du soleil, j’ai investi dans une lampe à UV il y a quelques années. 20 minutes par jour en lisant un livre collée à cette lumière salvatrice m’aide beaucoup à retrouver un regain d’énergie. Je n’en abuse pas, au risque d’attraper une migraine, mais rien que cette petite dose d’UV fait une grande différence. J’ai plus d’énergie, et je suis moins malade.

Crédit photo (Creative commons): Alain Audet

A ce soleil artificiel, j’ai aussi ajouté des marches régulières dès qu’il fait beau. Certes, le vent est glacial et le soleil très bas dans le ciel, mais un bon bol d’air frais et une activité physique, même minime, sont très bénéfiques. J’ai l’impression alors de recharger un petit peu les batteries et rentre généralement avec le bout du nez tout rouge mais un sourire aux lèvres.

Trouver des cures

Il faut aussi bien préparer le corps au froid et à la grisaille. Généralement, c’est vers Halloween que je débute une cure de vitamines. Je vais être honnête, je ne suis pas sûre qu’il y ait autre chose qu’un effet psychologique: prendre religieusement mon comprimé le matin me donne l’impression de lutter contre les attaques extérieures et de renforcer mon corps affaibli par l’automne.

À cette cure régulière s’ajoute une cure personnelle que j’ai trouvé extrêmement efficace. Vois-tu, enceinte, on m’avait bien mis en garde contre l’excès de café ou de thé. Pour remplacer ma traditionnelle tasse de thé vert le matin, je suis donc passée à une mixture personnelle: eau chaude + citron + miel. Depuis, c’est ce que je bois presque exclusivement au réveil. Grâce à ma potion, je suis bien moins tombée malade ces dernières années. L’effet bénéfique du citron et du miel a permis de diminuer les maux de gorge et autres nez qui coulent.

Désespérer

Quand survient le changement d’heure, qui fait que tout d’un coup la nuit noire s’installe à 16h, le coup de mou est très violent. Je le sais, je m’y attends. Et je n’ai pas encore trouvé d’astuce magique pour passer au travers. Je décide donc de m’y abandonner complètement. Oui, il fait moche, froid, noir, et c’est déprimant. Du coup je m’accorde 2 jours à traînasser sous la couette, devant la télé, sans sortir. Ces deux jours sont passés à ronchonner, à boire du thé, et à regarder combien coûterait un voyage au soleil.

Crédit photo (creative commons) : Jill Wellington

Avec ces deux jours de flemme et d’abandon, je me renforce pour plus tard. Oui, c’est déprimant, mais j’ai passé mes deux jours de plainte, pas besoin d’en rajouter. Les calories dont je m’empiffre à ce moment-là sont l’excuse parfaite pour retrouver le chemin de la salle de sport. Les heures sous la couette sont réparatrices, puis me permettent de me dire ensuite « suffisamment traîné, allez, debout! ». Au final, je remplis ma jauge de râlage pendant mes jours de traîne, pour ne pas avoir à traîner plus tard. Et ça fait du bien de se complaire quelque temps dans mon malheur!

Espérer

Au final, ce qui marche le mieux au jour le jour pour moi, est de voir vers l’avant. Oui, l’automne est démoralisant et annonce un hiver bien triste. Mais il donne aussi l’excuse parfaite pour préparer une soirée d’Halloween entre amis. Puis vient novembre et l’anticipation de Noël. Petit à petit, la ville regagne des couleurs grâce à ses illuminations chatoyantes et joyeuses. Et l’idée de se retrouver en famille fait toujours chaud au cœur.

Une fois passé Noël, les jours rallongent ! C’est la bouée à laquelle je me raccroche pour tenir jusqu’à avril. Et puis, l’expérience me l’a prouvée : l’hiver, ça ne peut pas durer toute l’année. C’est donc en espérant la fin de l’hiver que je rentre dans l’automne….

Crédit photo (creative commons): Pepper Mint

Et toi, comment vis-tu l’arrivée de l’hiver? As-tu trouver la solution pour y survivre?

Commentaires

Mrs Tabitha Twitchit

Ça me parle teeellement ! Tout va mal pour moi quand l’hiver arrive : mon moral baisse d’un coup avec la luminosité et la température, et j’ai beau le savoir, je me fais systématiquement surprendre… Pour ne rien arranger, j’ai la phobie de rouler en voiture la nuit et, comme par hasard, novembre est la plus grosse période à mon travail, ce qui fait que je ne peux pas du tout rentrer de jour… Moi, mes rituels de survie, c’est tisane tous les soirs, gros gilet le matin, plaid sur le canapé, sortir en effet car même s’il fait froid ça va mieux en ayant capté deux-trois rayons… et comme toi je m’accroche au fait qu’après le 21 décembre les jours vont rallonger et qu’au final, le printemps va revenir (et à chaque fois je me demande : « Mais comment j’ai fait, comment j’ai survécu sans lumière, emmitouflée sous trois couches de vêtements, avec les fenêtres fermées toute la journée ? »)… Bon quand même, la plus grosse astuce pour moi, ça a été de faire le contraire de toi : j’ai déménagé (un peu) plus au sud, dans un appartement hyper lumineux et je vois quand même la différence, l’hiver arrive moins vite et j’ai beaucoup moins l’impression d’étouffer dans ma maison (mais j’ai bien conscience qu’on ne peut pas faire tourner toute sa vie autour de sa dépression hivernale : si j’en avais complètement fait ma priorité, je vivrais sous les Tropiques et pas en Bourgogne)… Bon courage à toi pour cet hiver !!

le 07/11/2019 à 22h54 | Répondre

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