Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

J’ai testé pour toi : la liseuse


Publié le 19 août 2014 par Nya

En 2011, je suis allée à New York. Dans le métro, une personne utilisait une liseuse. Avec mon homme, on l’a fixée pendant de longues minutes avant de se regarder, ébahis, en se disant : « le futur est là ». Je suis même presque sûre qu’on a vérifié en sortant du métro s’il n’y avait pas aussi des voitures volantes.

Trois ans plus tard, je suis l’heureuse propriétaire d’une liseuse, et je n’ai pas vraiment l’impression d’être dans le futur. Par contre, je trouve ça vraiment pratique.

Au début, j’étais un peu réticente : j’adore le contact du papier, j’ai une relation assez affective avec l’objet, les pages qui prennent la patine du temps, la couverture un peu abîmée qui a vécu de belles aventures avec nous. Avec la liseuse, rien de tout cela : du froid, de l’électronique, de l’immatériel. Finis, les pages qui racontent une histoire, l’odeur des vieux livres, le ticket de bus étranger qui a servi de marque-page qu’on oublie pour le retrouver quelques années plus tard, avec son lot de souvenirs.

Pourquoi, alors, passer à la liseuse ?

Je voyage beaucoup, et si la lecture est indispensable pour l’avion, pour se détendre le soir, pour passer le temps dans les transports en commun… le livre, lui, n’est pas indispensable du tout. Il a même tendance à être carrément encombrant quand on cumule un Guide du Routard futé, l’édition director’s cut du Fléau de Stephen King (1348 pages au compteur) et un petit Robert de voyage. Même sans le Robert, d’ailleurs, plusieurs livres, c’est lourd et pas méga pratique quand on baroude.

D’où la liseuse. Et je dois te dire, cet objet me plaît bien.

liseuse électronique

Crédits photo (creative commons) : Sutherland Shire Libraries

C’est quand même vachement pratique

Finis, les maux de dos en vacances. Fini, le livre barbant mais qu’on doit quand même finir parce qu’on n’a pris que celui-là. Maintenant, c’est quelques centaines de grammes, quel que soit le nombre de livres, et on peut blinder son catalogue avant de partir en vacances si jamais on veut changer d’ouvrage en cours de route.

La batterie est apparemment infinie, et on peut sans problème partir quinze jours et lire des heures durant, sans avoir besoin de recharger.

Alors oui, je vois des avantages quand on part en vacances. Mais quand on ne part pas souvent ? J’y vois déjà un gain de place énorme, car une collection de livres est gourmande en espace, surtout quand on vit dans une chambre de bonne avec accès direct au lavabo depuis le lit.

C’est économique

Alors là, à prendre avec des pincettes. C’est plus économique si on aime lire en langues étrangères ou si à la base, on achète exclusivement des livres brochés. Je lis beaucoup en anglais, et entre un livre électronique et un livre de poche en anglais, il y a toujours plusieurs euros de différence. Idem si tu lis en français sur des éditions brochées : les livres électroniques sont moins chers.

En revanche, si tu n’achètes que des livres de poche en français, ne crois pas que tu vas économiser des frais d’impression. Malheureusement, les éditeurs français ont pour politique de privilégier les livres de poche aux livres électroniques, ce qui fait que les éditions électroniques restent relativement chères. Mais on peut présumer que le secteur de l’édition française verra son intérêt aux livres électroniques et que les prix seront amenés à baisser avec le temps.

La lecture, c’est la vie

Certaines amies férues de lecture jurent qu’elles ne passeront jamais aux livres électroniques, que le papier est irremplaçable, que physiquement, elles ne peuvent pas. Je comprends, et en même temps… Je trouve que l’important, c’est le fond, pas la forme. Peu m’importe de lire des mangas, des romans, des bandes dessinées, des essais, sur papier, sur liseuse, sur ordinateur… L’important, c’est de lire, quoi qu’il arrive !

Allez, quelques inconvénients quand même. Les liseuses ont des détracteurs, comme le prouve cette vidéo :

  • Je suis dépendante de l’électricité pour lire : plus de batterie, plus de lecture. Et ça, c’est assez nul, car on passe immédiatement du catalogue de la Bibliothèque nationale au néant intersidéral.
  • Comme tout objet électronique, je serai sûrement contrainte de changer de support quand ma liseuse sera rendue obsolète par mon éditeur de référence.
  • Comme je disais, ça peut être cher.
  • Le catalogue n’est pas forcément exhaustif. Par exemple, bien que les mangas soient en noir et blanc, on ne trouve encore que quelques titres.
  • C’est un écran de plus dans ma vie qui en compte déjà beaucoup (mais un écran différent, il ne fait pas mal aux yeux, lui).
  • On ne peut plus prêter physiquement les livres. Mais ce sont aussi moins de livres qui disparaissent dans la nature, et on peut toujours conseiller l’ouvrage, à défaut de le remettre en mains propres à ses proches.

Bref, je suis assez contente de mon achat malgré quelques petits inconvénients. Je l’utilise en alternance avec les livres papier, qui ne sont pas près de disparaître de ma bibliothèque pour autant, car je trouve qu’ils se complètent bien.

Et toi, tu as une liseuse ? Tu en es contente ? Elle ne sort jamais de son étui ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

12   Commentaires Laisser un commentaire ?

Envent

Je suis une grosse grosse fan des liseuses !!!!
J’ai la Kobo Glo (fnac), elle me suit partout. Le gros plus , elle est retro éclairée vers l’écran et non vers vous. Je peux lire tranquillou dans mon lit alors que mon mari dort!!

Pour moi c’est juste génial, la plus grande partie de ma bibliothèque est composée de sagas et j’avoue que de traîner les 8 derniers tomes dans la valises c’est pas forcement pratique ^^

Je suis une adepte depuis 2 ans et je pense lui rester fidèle .

le 19/08/2014 à 08h23 | Répondre

Freya

J’ai aussi été réfractaire à la liseuse et ne pourrais maintenant plus m’en passer (j’ai d’ailleurs convertit toute ma famille avec ^^ »)
Par contre, je prête mes livres ou plutôt je les donne. J’ai une Kindle, mais me refuse à acheter sur le site d’amazon pour tout ce qui est livre français. Pour ça je vais sur des sites du style immateriel, sans DRM que je convertis ensuite au bon format. Comme ça mes amis peuvent toujours profiter de mes livres à condition qu’ils aient une liseuse (ou une tablette, c’est moins bien mais ça fait l’affaire.)

le 19/08/2014 à 09h18 | Répondre

Lady Rainbow

Pareil ici, j’ai toujours devore des bouquins mais pourtant j’etais ravie de passer a la liseuse, je voyages beaucoup donc c’est bien pratique et ma liseuse rentre partout (c’est la version Mini de Kobo, elle rentre meme dans mes poches de manteau)

le 19/08/2014 à 11h00 | Répondre

sarah

alors personnellement j’ai beaucoup de mal é voir l’intérêt d’une liseuse quand maintenant de nombreuses applications sont disponibles sur les smartphones ou les tablettes pour télécharger des livres et les lire au format kindle… j’ai déjà assez d’appareil électronique qui m’encombrent pendant mes vacances, je n’ai pas envie d’en ajouter un de plus… et l’avantage du livre c’est quand que c’est quand même beaucoup plus facile à transporter, c’est souple et ca ne craint pas… si je bousille un livre à cause d’un verre d’eau c’est moins grave que bousiller sa tablette/liseuse… après j’adore collectionner les livres, je trouve qu’en guise de décoration c’est très joli dans une pièce, je me vois mal faire une bibliothèque de liseuses 😉

le 19/08/2014 à 11h31 | Répondre

Nathalie

C’est une bonne analyse. Compte-tenu du prix d’investissement, je conseille la liseuse plutôt aux gros lecteurs (pour ceux qui ne lisent pas beaucoup l’objet est superflu car moins intéressant qu’un vrai livre ou qu’un support type tablette/smartphone même si ça fait mal aux yeux).

J’ai acheté ma liseuse il y a plusieurs années, juste avant de partir étudier 1 an à l’étranger (donc c’était en 2009-2010!), un des tous premiers modèles. Les nouveaux modèles me font de l’oeil, mais à chaque fois je me raisonne en me rappelant que ma liseuse fonctionne parfaitement, qu’elle lit toujours les formats habituels (epub principalement) et que c’est plus un caprice qu’autre chose! Bref, tout ça pour dire que la liseuse vieillit beaucoup moins que les autres supports électroniques. La mienne a donc été achetée à l’été 2009 et a donc 5 ans mais elle remplit parfaitement toutes les fonctions de base des liseuses actuelles. Son seul défaut serait éventuellement l’absence de connexion via wifi pour télécharger directement mais c’est un moindre mal.

Par rapport au moment où je l’ai achetée, la bibliothèque numérique française s’est étoffée mais comme tu dis j’attends le jour où enfin le prix des ouvrages diminuera au moment où l’édition poche est publiée! Après, pour ceux qui lisent en anglais (c’est mon cas également) c’est à mon sens un investissement à faire car les anglophones ont beaucoup plus de choix que nous 😉

le 19/08/2014 à 11h38 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

J’ai également une liseuse depuis environ deux ans, et je l’adore! Elle ne me quitte pas! Je ne lis quasiment qu’en anglais donc c’est très économique. Merci pour cet article !

le 19/08/2014 à 13h15 | Répondre

Claudia

J’utilise beaucoup ma liseuse aussi:
-pour les voyages, en particulier en avion
-pour lire le soir sans réveiller mon mari (la mienne a un éclairage latéral, réglable)
-pour les livres en anglais
-pour les ouvrages gratuits quand ils sont tombés dans le domaine public
-pour pouvoir éventuellement acheter un livre de la chambre d’hôtel, et pas nécessairement dans la langue du pays où on est (si elle a une liaison wifi, et que l’hôtel est équipé)

Par contre je n’apprécie pas du tout pour les guides touristiques, il vaut mieux une tablette. Beaucoup plus facile pour feuilleter, et pour voir les cartes. Pareil pour les BD où la couleur est importante.

L’avantage d’une liseuse sur une tablette (ou un smartphone) pour un bête livre, c’est que ça fait beaucoup moins mal aux yeux (pas de rétro éclairage, éventuellement éclairage latéral), et que la technique de l’encre électronique est beaucoup plus économe en électricité, il faut recharger bien moins souvent.
Mais si pas de problème de poids, encombrement ou lumière, le livre papier est quand-même bien plus agréable, plus sensuel, et plus facile à prêter.

le 19/08/2014 à 15h43 | Répondre

Miss Cocotte

Ouiiii enfin un article positif sur les liseuses ! Je travaille en bibliothèque et je m’occupe justement de tout ce qui est numérique, dont les liseuses ! J’en ai au totalement une vingtaine (des kobo, des cybook et des pocketbook), chacune avec ses avantages et ces inconvénients….

Je rajouterais d’autres avantages :

– certains ont la synthèse vocale si tu veux que le livre soit lu (idéal pour les personnes aveugles ou malvoyantes)

– la plupart ont la recherche plein texte (pratique quand tu te retrouve avec le nom d’un personnage et que tu sais plus qui c’est ! hop une petite recherche et toutes les occurrences du mot apparaissent en un clic )

– Le dictionnaire / traducteur (pour les mots difficiles !)

– le surlignage (plus besoin de stabilo et tu n’abime plus le livre pour entourer des passages favoris !!)

– les stats (pour te faire peur toi-même du nombre d’heure passées à lire…)

Par ailleurs, je tiens à préciser que les bibliothèques se lancent de plus en plus dans les plateformes de prêts de livres numériques chronodégradables (au bout de 3 semaines, hop il disparait de ta liseuse !). Et donc plus besoin d’acheter de dépenser des tonnes dans l’achat de livres numériques, une simple carte de bibliothèque suffit ! 🙂

le 19/08/2014 à 17h07 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Personnellement, j’adorerais avoir une liseuse, je trouve ça ludique (je suis de la génération internet, les écrans m’attirent) et pratique. Mais c’est sûr que le prix est un frein.

Cependant, il se justifie si on considère le livre électronique plus largement. Déjà, pour le moment, le livre électronique est toujours intégré au circuit livresque classique et au moins une partie des protagonistes doivent pouvoir être payés : auteur, éditeur… A cela s’ajoute les frais d’encodage et de diffusion sur une plateforme. D’autre part, en ce moment, on est quand même en plein dans une tentative (désespérée) de sauver l’édition et la librairie françaises. Le jour où les tablettes seront à 15€ et les livres à 50 cts, personne ne verra plus l’intérêt d’aller dépenser 20€ en librairie pour acheter le dernier ouvrage à la mode (en tant que libraire de formation, qui espère l’être « pour de vrai » quand elle aura trouvé le courage de faire garder sa fille, évidemment j’ai quelques intérêts à ce que le secteur de la librairie ne coule pas). Et l’édition est évidemment aussi menacée puisqu’on s’achemine de plus en plus avec le livre électronique vers un système « comme pour la musique », où les artistes publieront d’abord gratuitement sur internet, où le choix sera finalement fait par les lecteurs et où les éditeurs traditionnels s’effaceront pour laisser place à des plateformes internet qui feront un travail de sélection, de correction et de traduction nettement moins exigeant.

Alors oui, ça semble apocalyptique, ça fait très discours de grosse réfractaire au progrès, mais c’est ce vers quoi on va. Surtout que le secteur du livre papier est déjà en crise, et que ce n’est même pas (encore) de la faute du livre électronique, qui reste marginal. Après, je le répète, si les livres électroniques étaient moins chers, je serais la première à en acheter, parce que j’aime les bidules technologiques, que j’aime quand ça va vite et que je n’aime pas dépenser de l’argent. Mais ça fait quand même un petit bobo au cœur de se dire qu’ils vont progressivement remplacer (pour l’instant, la liseuse est un produit de luxe réservé aux passionnés de lecture, qui lisent de toute façon des livres papiers à côté, mais le livre électronique se démocratisera un jour ou l’autre -et seront lus avec ou sans liseuse, d’ailleurs) ces jolis livres qui font la joie des lecteurs depuis des centaines d’années.

Mais je pense que je ne t’apprends rien, puisque si je ne me trompe pas, tu travailles aussi dans l’édition 🙂

le 20/08/2014 à 13h18 | Répondre

Croco

Dans la partie économique, je rajouterais que l’on trouve tous les classiques (sur lesquels il n’y a plus de droit d’auteur) gratuitement. Quand on aime ça, ça fait faire de vrais économies.
Et pour relire un rapport dans l’avion (ou un mémoire de thèse dans le train), c’est hyper pratique. pas feuilles qui volent et qui se mélangent, et facile de retrouver les notes.
A coté de ça, je lis beaucoup de BD et je n’envisage pas de les lire sur un support électronique. C’est mon coté collectionneuse, je suis amoureuse de ma bibliothèque.

le 22/08/2014 à 16h34 | Répondre

Black Plum

J’aime les livres et je ne m’en séparerais pas pour ce qui est de la lecture chez soi : comme le dis Claudia, c’est sensuel, et il y a le touché, l’odeur, le format, le travail de l’édition etc. et peut-être aussi un confort de lecture plus grand (?). Par contre je trouve la liseuse très intéressante pour se déplacer et aussi pour lire de manière différente, par exemple j’achèterai plus facilement des choses plus ludiques et interactives comme un petit livre de cuisine numérique par ex. Je pense m’en acheter une ou bien une tablette. Ce qui m’embête avec la liseuse (rectifiez moi si je me trompe) c’est que l’on ne peut pas lire un site web par ex., on ne peut que télécharger des livres, c’est bien ça? Je me demande pourquoi il n’est pas envisagé de faire un hybride entre liseuse et tablette avec des écrans plus proche du confort de la liseuse mais ce n’est surement qu’une question de temps et de progrès technologique!

le 31/08/2014 à 22h55 | Répondre

Cecile

Personnellement j’ai la KOBO Arc, c’est une liseuse mais avec un accès internet et une interface qui permet de telecharger des applications. Bref c’est aussi une tablette! Super pratique, elle coute un peu plus cher et la batterie tient moins longtemps mais c’est un super compromis surtout pour moi qui n’ai pas de tablette et qui voyage souvent ( ca fait un accès internet, et il y a meme une mini camera pour skype!).

le 12/09/2014 à 12h03 | Répondre

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