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Transition vers moins de déchets : les courses, une question d’organisation


Publié le 12 mai 2020 par Leaureine

À moins de vivre dans une grotte, tu as forcément entendu parler du fait que nous devons tous limiter notre impact écologique, car notre planète ne va pas très bien…

Crédit photo (creative commons) : cottonbro

Je vais être honnête avec toi : aller vers le zéro déchet, ce n’est vraiment pas facile pour moi. Cela nécessite une certaine organisation depuis que nous avons quitté le centre ville de Caen pour une petite ville à proximité… en effet, tous les magasins de vrac par exemple se situent dans le centre ville.

Je vais donc partager avec toi notre routine, tout imparfaite qu’elle soit et notre organisation. Et bien entendu telle qu’elle existait avant le confinement…

Dans mon coffre, j’ai toujours des sacs à vrac, un grand sac de courses, une boîte d’œufs vide et deux ou trois bocaux.

Chaque semaine, le lundi ou le mardi, en sortant du boulot, je m’arrête à la ferme Jardin à Hermanville sur Mer qui ouvre ses portes tous les soirs à 18h pour y vendre leur production. J’y prends tous nos légumes, locaux et de saison, ainsi que les œufs, la crème crue, le beurre et un litre de lait fermier de temps à autre.

En rentrant, je fais mes yaourts nature avec du lait du supermarché car je n’aime pas le goût des yaourts au lait de ferme… je mélange mon litre de lait entier avec un sachet de ferment (pas zéro déchet du tout) et je laisse cuire 8h dans une yaourtière.

Crédit photo (creative commons) : cottonbro

Le mardi, mon mari va à la boucherie chercher viande et charcuterie pour la semaine. Ils ne prennent hélas pas encore nos contenants personnels…

Tous les quinze jours, je vais à la biocoop la plus proche pour y prendre les aliments secs en vrac : pâtes, riz, lentilles, noix diverses, raisins secs et avoine pour le petit déjeuner… Je remplis également notre bidon de produit vaisselle, celui de vinaigre blanc et j’achète cire d’abeille, bicarbonate de soude, percarbonate et autre si nécessaire.

Le vendredi, sur ma pause de midi, je vais au marché à Ouistreham pour y acheter les fruits et le fromage.

Une fois par semaine nous allons au supermarché pour y acheter les produits que je trouve trop chers en biocoop ou qui y sont tout autant suremballés : les petits suisses et compotes pour notre fille, les tablettes de chocolat, le sucre, la farine, le lait, la pâte à tarte (pas le courage de la faire maison toutes les semaines), le papier toilettes, les couches (je ne suis pas prête à passer aux couches lavables)…

Tous les deux mois environ, je me rends dans la boutique des Savons de Joya qui se trouve dans la ville où je travaille pour y acheter savons de douche, shampoing solide, savon à barbe et déodorant (pas tout à chaque fois, hein !).

Enfin, au besoin, je vais en pharmacie acheter liniment (bien que je sache le faire moi même…), dentifrice, lait en poudre etc.

Comme tu le vois, c’est vraiment une sacrée organisation, que j’essaie de coupler un maximum avec mes autres trajets (boulot, sortie aux bébés lecteurs, examen médical…) pour ne pas en plus augmenter mon empreinte carbone.

Je suis consciente que je n’en fais pas encore assez. J’aimerais avoir des bouteilles de lait consignées, pouvoir également faire des conserves ou surgélation de fruits et légumes, cesser d’avoir des petits suisses ou compotes en pots suremballés. Mes compulsions alimentaires en dehors de la maison sont aussi très problématiques car elles engendrent des déchets qui ne devraient pas exister. Mais ça, c’est une autre histoire…

Commentaires

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Rusalka

Je trouve que tu en fais déjà beaucoup, notamment car tout n’est pas regroupé au même endroit et te demande une organisation supplémentaire.
Il y a 4 ans, on habitait près d’un magasin de producteurs, où je faisais toutes mes courses alimentaires (sauf 2-3 choses qu’ils n’avaient pas, comme l’huile d’olive par exemple), et à côté, un supermarché où je complétais par les produits d’hygiène notamment.
On est allés habiter en ville, la biocoop d’à côté était chère et pas locale, ça m’a dépitée.
Et maintenant on vient de déménager dans un autre village, où il n’y a plus de magasin de producteurs (remplacé par un boutique pour chiens et chats, dommage !). Il y a un boucher à proximité, ça limite la casse, mais même le marché hebdomadaire est miniature, et on n’a trouvé aucun autre circuit court. La majorité de nos achats se fait donc en supermarché. Ça n’a pas été arrangé par le confinement bien entendu, puisqu’une initiative débutante de quelques producteurs de la région a été stoppée net en mars : je suis assez désespérée par le fait que, malgré tous les efforts qu’on peut vouloir faire, le maillage, les initiatives ne sont pas disponibles autour de nous. Il y a des agriculteurs et des jardiniers dans ma famille, donc on a des légumes de Papy, de la viande bio, mais ça ne fait pas tout malheureusement.

le 12/05/2020 à 16h32 | Répondre

Amélie

J’étais super intéressée par cet article car clairement ce qui me bloque actuellement dans cette démarche c’est le manque de temps. Alors une explication sur l’organisation youhou je prends!
Et en fait je me rends compte en lisant que vous faites des courses 1 jour sur 2! Là où j’y vais tous les 15 jours (on est 4).
Je ne suis toujours pas prête de passer au zéro déchet…

le 12/05/2020 à 20h26 | Répondre

Saaluna

Je ne suis pas «zéro déchet» mais j’arrive à limiter sans faire mes courses 1 jour sur 2!
Avec le confinement j’ai revu mon organisation :
Lundi : pain + légumes (producteurs locaux) sachant que le pain se conserve toute la semaine
1 drive ts les 10 jours
Commande en ligne sur le site lafourche pour les produits secs en vrac et les produits de soin : savon shampoing solide etc…
Ça se fait bien

le 13/05/2020 à 23h16 | Répondre

Francoise

Je suis tout à fait d’accord, la démarche zéro déchets demande une bonne dose d’organisation et de volonté pour ne pas succomber à la facilité du tout emballé. Pour ma part, je trouve trés dommage de vivre dans une région laitière comme La Normandie et que les producteurs qui vendent leurs produits en direct ne puissent les vendre dans des contenants en verre consignés faute de filière organisée. Je suis une adepte du marché hebdomadaire malheureusement le confinement m’a obligée à trouver un mode d ‘approvisionnement. D’ un autre côté le confinement m’a permis de finaliser mes travaux de couture pour les essuies tout durables, serviettes de table, Mouchoirs, éponges en tissus éponge, bee-wrap, sacs à couverts pour repas hors de la maison ou encore masques bien sûr.

le 12/05/2020 à 21h58 | Répondre

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