Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

J’aime voyager, est-ce raisonnable ?


Publié le 30 septembre 2019 par Joy

J’ai la bougeotte ! J’aime le changement et la nouveauté. Au quotidien, cela se traduit par une addiction aux déménagements (de moins en moins je dois avouer) et aux voyages.

Je suis issue d’une famille de bourlingueurs. Par exemple, je ne sais jamais dans quel pays se trouve mon père quand j’ai besoin de l’appeler, et mon frère a des fourmis dans les jambes. Il a vécu en Australie, en Thaïlande, aux Philippines, en Grèce (liste non exhaustive 🙂 ). Après un an et demi en France, il ne rêve que de repartir travailler au bout du monde.  

De mon côté, j’ai eu la chance de faire quelques beaux voyages et de nombreux week-end en France et en Europe. Cependant, je n’ai ni le temps ni les finances pour partir autant que je le souhaiterais. Alors je rêve… Régulièrement, je m’organise virtuellement de nouveaux voyages. J’ai par exemple en stock un circuit en Croatie tout prêt, une idée de road-trip en Ecosse avec son budget associé, et quelques superbes villas à louer en Martinique 🙂

Crédits photo : Mariamichelle (Pixabay)

Bref, tu l’auras compris, je passerais mon temps à arpenter le monde si je le pouvais.

Oui mais…

Ces envies se heurtent aujourd’hui à une prise de conscience : pollution, destructions de sites naturels, disparition d’espèces animales et végétales, manque d’éthique, non respect des droits de l’homme… La liste des problèmes que je favorise ou cautionne en voyageant est longue.

Sans aucun doute, je fais partie de la frange de personnes qui polluent le plus dans le monde : j’habite dans un pays très développé d’un point de vue industriel et qui favorise la société de consommation, j’ai deux enfants et donc j’aime voyager…

J’essaie aujourd’hui de changer petit à petit certaines de mes habitudes pour limiter leur impact sur la planète (au sens large, je pense aussi à l’impact sur l’être humain). Oh, ma démarche est débutante, et se compose de petits gestes, mais le déclic est là.

En ce qui concerne les voyages, je réfléchis. 

Certes, la solution la plus efficace est de tout arrêter (#captainobvious).

Mais… Je ne le souhaite pas pour l’instant. Non, en fait, je ne suis pas prête à renoncer à ce plaisir. Ça me motive, me nourrit, m’enrichit. D’autre part, je souhaite pouvoir faire découvrir cela à mes enfants, car c’est source d’apprentissages et de souvenirs merveilleux. 

Je ne suis donc pas raisonnable. Mais j’essaie de me montrer plus responsable.

Mieux choisir mes destinations

Je privilégie des voyages moins lointains et des modes de transport moins polluants. Par exemple, je compte espacer les voyages pour lesquels il faut de nombreuses heures d’avion. Un tous les trois ans maximum me semble une bonne cible. De toute façon, ma vie actuelle ne me permet plus de faire de grands voyages comme avant, voilà donc un effort facile.

J’évite aussi les pays qui pratiquent un tourisme « contre nature ». Je pense par exemple à Dubaï et sa station de ski.

Crédit photo : AhmadArdity (Pixabay)

Sans parler de l’aspect éthique ! Aller dans des pays qui contournent les droits de l’homme, non merci. Les destinations construites à 100% pour accueillir le touriste, non plus. Je préfère l’authenticité. Enfin, la destruction de sites naturels ou l’utilisation de la faune sont aussi des sujets sur lesquels je veux faire attention. Donc exit les Galapagos qui me faisaient bien rêver !

Je me recentre sur des petits voyages de quelques jours en France et à proximité. Pas besoin d’aller au bout du monde pour avoir le plaisir de la découverte !

Une fois sur place, j’essaie de limiter les déplacements (ça tombe bien ! Avec des enfants, j’ai moins envie de crapahuter 🙂 ), ou de les faire à pied ou en vélo, ou par un autre moyen plus original : calèche, canoë, ou pourquoi pas trottinette électrique…

J’essaie aussi de rester cohérente avec les petits gestes que j’ai mis en place chez moi, dans la mesure du possible. Par exemple, j’essaie de consommer local, de faire attention aux déchets, et notamment aux déchets plastiques. J’emmène ma gourde, je mange au restaurant ou je fais mon repas, en évitant de prendre de la nourriture « à emporter ».

Par ailleurs, je fais de plus en plus attention à la quantité d’affaires que j’emporte. Avant, j’avais tendance à vouloir parer à toutes les situations et j’amenais l’équivalent de ma maison avec moi. Maintenant, j’essaie de prévoir au plus juste, quitte à laver mes vêtements au fur et à mesure du voyage. Je ne sais pas si c’est réellement plus écolo, mais ça me semble aller de pair avec une démarche plus raisonnée.

Crédit photo : josealbafotos (Pixabay)

Un casse-tête

Pour être honnête, voyager de façon responsable s’apparente de plus en plus à un casse-tête. Les quelques gestes dont je te parle plus haut ne me demandent pas beaucoup d’efforts, mais c’est comme tirer sur une pelote de laine : plus ça va et plus je me questionne sur le moindre aspect de mes voyages. Avant, choisir une destination était facile ! Le critère était : ça me dit ou pas ? Je choisissais le logement en fonction de ses notes et de son prix, et j’essayais de faire un maximum d’activités recommandées dans mon guide de voyage. Maintenant, tout me prend (beaucoup) plus de temps car j’essaie de programmer mon voyage en intégrant plein de nouveaux critères écolo-éthiques, alors que l’information n’est pas toujours facile à trouver.

Et puis, en ce qui concerne les voyages en avion, je me dis que, peut-être, les compagnies aériennes se révéleront bientôt plus ou moins éthiques, entre avions de nouvelle génération qui consomment moins, température dans l’avion plus haute, limitation des déchets encore… On peut rêver ! C’est tellement tendance dans de nombreux domaines, je me dis qu’une compagnie va finir par sauter sur ce filon.

Voilà où en est ma réflexion, je ne souhaite pas changer de mode de vie pour l’instant, mais j’essaie de limiter mon impact.

Et toi, qu’en penses-tu ? Quelle est ton attitude vis-à-vis des voyages ?

Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

MlleMora

Je me suis aussi posée la question cette année suite à nos deux voyages en avion (mais on n’avait pas pris l’avion depuis 2015…)
Mais je n’ai pas envie, comme toi, de renoncer à découvrir le monde.
Je sais que je fais d’autres choses qui ne compensent peut-être pas, mais je ne fais pas rien. Je trouve qu’essayer de consommer « mieux » et peu, c’est déjà pas mal, alors je garde les voyages (et puis de toute façon, je n’ai pas les moyens de partir à chaque fois que ça me chante !!)

le 30/09/2019 à 13h53 | Répondre

sarah

Je considère personnellement en faire beaucoup d’un point de vue écologie comparé à beaucoup d’autres personnes, je suis devenue végétarienne et je ne prévois pas d’avoir d’enfants plus toutes les autres actions écolo que je mets en place tous les jours.
Et donc je ne vais pas sacrifier le plaisir qu’il me reste ! Je suis très égoiste sur ce coup là, mais à l’heure actuelle malgré tout ce qui se dit sur les avions, ce n’est pas du tout le mode de transport qui pollue le plus sur un an, c’est la voiture. Donc je réfléchirais à ne plus prendre l’avion quand tout le monde fera des efforts au niveau de ses déplacements en voiture 🙂
En plus de tout ça, j’ai calculé que je pollue généralement moins lors de mes vacances que lorsque que je vais travailler notamment car je randonne beaucoup, que je bivouac, que je mange local et donc que j’ai besoin de bien moins d’énergie (eau, électricité) que chez moi …

le 04/10/2019 à 13h16 | Répondre

Madame Parenthèses

C’est une très bonne question… En terme de voyages, j’ai pas mal d’envies dans des pays non-Européens, mais tout autant en Europe ! Pour ces pays-là, si je peux privilégier un autre moyen de transport (au hasard : le train), je le ferai ! Mais comme vous, voyager fait partie de ces plaisirs enrichissants, et je trouverai dommage de ne pas en profiter. L’humain n’a pu se déplacer autant que récemment dans son histoire, avant c’était toute une histoire pour aller ne serait-ce qu’à l’autre bout de la France ! Cela contribue, selon moi, à l’ouverture d’esprit de tou(te)s.

Au quotidien, nous n’avons pas de voiture et ne partons pas aux 4 coins du monde tous les ans non plus. Nous avons beaucoup réduit notre consommation de viande, essayons d’acheter local et de saison autant que possible, faisons en sorte de recycler… Bref, on est loin d’être parfaits mais on essaie de s’améliorer, de faire des efforts pour générer moins de pollution à notre échelle.

Pour ce qui est des destinations « touristiques » ou dont l’éthique ne me correspond pas, je suis totalement d’accord avec ta démarche. C’est peut-être encore peu évident pour Monsieur, mais je ne désespère pas lui faire ouvrir les yeux totalement sur cette question.

le 04/10/2019 à 15h10 | Répondre

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