Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Le B.A. BA du compostage


Publié le 6 avril 2015 par Nya

Le printemps approche : c’est la période idéale pour débuter un composteur dans ton jardin ou ton quartier. Après deux ans à m’occuper bénévolement d’un petit site de compostage partagé à Lyon avec d’autres membres de l’association Les Compostiers, je te donne quelques tuyaux pour te lancer dans le compostage domestique.

comment faire du compost

Crédits photo : Photo personnelle

Tout d’abord : pourquoi composter ?

Composter ses biodéchets (les déchets organiques), c’est :

  • une formidable façon de réduire facilement le poids de sa poubelle, car au moins un tiers des déchets sont organiques (sauf si tu manges du plastique !). Dans les communes où la taxe sur les déchets dépend du poids, c’est un vrai atout économique.
  • des trajets en moins vers le bac à poubelles, car non contente d’être plus légère, ta poubelle ne sentira plus. Il suffit de garder tes biodéchets dans un seau fermé pour que ta cuisine respire à nouveau.
  • une excellente manière d’obtenir du terreau gratuitement.
  • faire un geste pour la planète en donnant une deuxième vie à tes déchets, qui ne seront ainsi pas ramassés, transportés et brûlés inutilement.

Qui peut composter ?

Toi, que tu habites en ville ou à la campagne :

  • en ville, tu peux composter grâce à un lombricomposteur, voire des composteurs de quartier ou en pied d’immeuble. Si tu veux monter un projet collectif, il vaut mieux t’adresser à une association de compostiers qui t’aidera à le porter auprès de ta mairie ou ta copropriété.
  • à la campagne, on aura tendance à avoir un composteur dans son jardin, et c’est de ça dont je vais te parler aujourd’hui. Le seul impératif est de placer ton composteur sur de la terre (et non une terrasse, du goudron, du béton) : le compost produit un peu de jus que la terre absorbera, tout en facilitant les échanges avec les vers qui l’habitent. Un tas de compost est très vivant. Si la vue de lombrics, de limaces ou de vers te donne envie de vomir, mieux vaut te tourner vers un composteur collectif, que tu n’auras pas à retourner toi-même.

Le matériel nécessaire :

  • un bac à compost ou des palettes en bois
  • une fourche
  • un peu de terrain

Certaines (communautés de) communes offrent ou vendent à prix avantageux des composteurs personnels pour réduire le poids des déchets domestiques.

Tu peux aussi en fabriquer un toi-même en construisant deux bacs avec des palettes en bois dont ta grande surface préférée te fera probablement cadeau si tu lui demandes gentiment. Pour chaque bac, prévois quatre palettes pour les côtés, et une palette recouverte d’une bâche pour le couvercle. Celui-ci empêche la dispersion des (rares) odeurs et protège le compost de la pluie : trop humide, le tas de biodéchets aura du mal à se dégrader rapidement.

La fourche te servira à retourner ton compost et à le transvaser entre les deux bacs.

Mode d’emploi

Un composteur se compose d’un bac d’apport des déchets, où tu déverses tes biodéchets, et d’un bac de maturation, où le compost en formation va se transformer petit à petit en terreau. On commence par remplir le bac d’apport et une fois celui-ci plein, on transvase son contenu dans le bac de maturation.

Sur la photo ci-dessous, le bac d’apport est à droite et celui de maturation, à gauche. Pour les Lyonnaises, il se situe au parc de la Tête d’or, et est accessible au public dans les horaires d’ouverture du parc : n’hésite pas à t’en servir !

composteur Parc de la Tête d'Or Lyon

Crédits photo : Photo personnelle

Que composter ?

Pour composter dans les règles de l’art, tu dois alterner :

  • matière verte (humide) : épluchures, trognons de fruits et légumes, feuilles vertes, fleurs coupées. Elle contient de l’azote.
  • et matière brune (sèche) : feuilles mortes, copeaux, broyat, cartons d’œufs, feuilles d’essuie-tout ou de journaux, coquilles d’œufs ou de noix, pelures de châtaignes, marc de café avec filtre en papier (pas les dosettes Nespresso, hein), sachets de thé, litière à base de bois, cheveux, ongles. Elle contient du carbone.

Ensemble, matière brune et verte vont fermenter et se dégrader jusqu’à obtenir un terreau.

Adopte la technique dite de « la lasagne » en ajoutant une couche épaisse de matière verte et une couche fine de matière brune (environ 2/3 de matière verte et 1/3 de matière brune), en répartissant bien dans le bac. Si tu as beaucoup de feuilles mortes, tu devras peut-être les garder à côté de ton composteur pour les répartir au fur et à mesure ou en brûler une partie.

À chaque nouvel apport, retourne la surface de ton compost pour l’aérer.

Toutes les deux à trois semaines, brasse-le complètement à la fourche pour l’aérer en profondeur : ça lui permettra de perdre de sa chaleur et de mieux se tasser par la suite. Ne sois pas surprise si ton compost sent un peu à l’ouverture : ce sont les couches supérieures qui commencent à se décomposer au contact de l’air. Les odeurs disparaîtront en le brassant. De même, en le retournant, tu vas sans doute constater la présence de vers, d’insectes… C’est normal : ils contribuent à la dégradation du produit.

Une fois ton bac d’apport plein, tu peux le transvaser dans le bac de maturation. Tu peux alors le brasser tous les deux ou trois mois. Pas la peine de trop t’en préoccuper : il se repose.

Normalement, en un an environ, tu auras du bon terreau qui donnera un coup de fouet à tes plantes. Le compostage est addictif, et une fois qu’on a compris comment équilibrer matière verte et brune, c’est très simple !

composteur Parc de la Tête d'Or Lyon

Crédits photo : Photo personnelle

Conseils :

  • la chair animale, les restes de repas et le pain sont compostables, mais peuvent attirer rongeurs et renards. À toi de voir si tu veux de nouveaux animaux de compagnie !
  • utilise les tontes de pelouse en petites quantités, comme pour les feuilles mortes. Je te conseille d’en composter un peu et de laisser le reste directement sur ta pelouse, pour les composter directement.
  • évite de composter trop d’agrumes en même temps, car leur acidité ralentit la fermentation. Si tu es grande consommatrice d’agrumes mais rechigne à les jeter dans la poubelle normale (comme je te comprends !), tu peux les conserver dans un coin de ton frigo/congélateur en attendant.
  • plus les morceaux compostés sont petits, plus le processus est rapide. Par exemple, si tu dois jeter une pomme pourrie, une écorce de pastèque ou un épi de maïs, débite-les en petits morceaux auparavant.
  • les coquilles d’œufs sont minérales et ne vont pas vraiment se décomposer : écrase-les en petits morceaux pour les fondre dans le compost.

Enfin, si tu ne dois retenir que deux choses…

  • quand le compost fermente, il dégage de la chaleur, beaucoup de chaleur : en pleine canicule (je pense à toi, lectrice du Sud), le compost atteint une température telle que tu pourrais assister à la combustion spontanée de ton tas d’épluchures : veille bien à l’humidifier tous les jours. C’est très sérieux, ce serait dommage d’être à l’origine d’un incendie.
  • sauf si tu utilises exclusivement des déchets de fruits et légumes bio, je te conseille de réserver le terreau obtenu à tes plate-bandes. Je t’assure que tu n’as pas envie de cultiver un potager avec un terreau où ont été compostés légumes traités, feuilles de journaux avec leur encre, ongles avec vernis et crottes de chat…

Et toi, tu compostes ? Tu as des astuces à ajouter ? Si tu as des questions pour démarrer le compostage, n’hésite pas !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

19   Commentaires Laisser un commentaire ?

Margot

génial! merci pour l’explication! et le terreau ainsi constitué en ville, il va où? Qui l’utilise alors?

le 06/04/2015 à 11h11 | Répondre

Nya (voir son site)

SI tu parles du terreau constitué dans les composteurs de quartier : l’association dont je faisais partie organisait des fêtes du compost une fois celui-ci mûr, pour le redistribuer aux utilisateurs qui s’en serviront ensuite sur leurs plantes.

Si tu parles du terreau constitué dans les collectes municipales, il sert aux espaces verts municipaux.

le 06/04/2015 à 15h40 | Répondre

Claire Gezillig

Mes parents ont un composter depuis presque 15 ans et ça fait 5 ans que j’habite des pays (Allemagne puis Pays-Bas) où les déchets organiques sont collectés séparément par la ville… Mais du coup, je me demande comme Margot « tiens, qu’est-ce qu’ils en font une fois composté ? »

le 06/04/2015 à 14h37 | Répondre

Nya (voir son site)

Réponse ci-dessus ! Les villes les utilisent pour produire leur propre terreau, à ma connaissance.

le 06/04/2015 à 16h13 | Répondre

Madame Licorne (voir son site)

En général les collectivités qui collectent les déchets organiques séparément ont leurs propre plateforme de compostage. Souvent elles mettent le compost à dispo des habitants mais c’est pas grand chose par rapport à la production globale qui souvent est épandue dans les champs par l’intermédiaire des agriculteurs du coin.

le 07/04/2015 à 10h23 | Répondre

Madame Rose

J’ajoute qu’un compost bien équilibré humide/sec et bien aéré ne sent pratiquement rien. En réalité, un compost qui sent fort est un compost mal équilibré. J’ai dû expliqué ça à ma voisine avant qu’elle n’accepte le mien. Cela fait un an et demi et elle n’a jamais eu à se plaindre de la moindre odeur 🙂 Après, c’est plus compliqué en petits bacs comme montré sur les photos, le mien est un tas informe car mon terrain est suffisamment grand pour me permettre de démarrer « à l’arrache ».
Je ferai un truc plus construit plus tard ^^

le 06/04/2015 à 16h01 | Répondre

Nya (voir son site)

Notre compost de quartier sentait toujours un peu quand on ouvrait le couvercle, mais rien de renversant qui empestait à des mètres à la ronde 🙂 On considérait ça normal, vu notre mode de fonctionnement (beaucoup d’apports et une gestion hebdomadaire). Un compost personnel sera plus simple à gérer à ce niveau, car on contrôle exactement ce qu’on met dedans. Une mauvaise odeur est le symptôme d’un compost qui n’est pas parfaitement équilibré, et demande rectification.

le 06/04/2015 à 16h18 | Répondre

Madame Trilingue

Merci pour cet article Nya.
Ici en ville, j ai un lombricomposteur sur mon balcon depuis 4 ans. Ma poubelle a fait un sacré régime depuis l arrivée des vermiceaux 🙂
La ville l a mis à disposition contre une participation de 20€ (investissement négligeable compte tenu du prix du bac et des vers)
C est simple à entretenir, mais il est vrai qu il faut bien recouper ses épluchures et autres restes pour faciliter le travail des vers.
Le jus de vers produit en quantité profite à mes voisins avec jardin, parents et beaux parents avec potager, idem avec le terreau qui est bien trop important pour nos quelques plantes vertes d intérieur et extérieur.
Et côté odeur, on n a pas de spics, ça sent même plutôt bon l humus.
Je ne peux que conseiller de se lancer dans le lombri compostage.
En plus tous les gamins qui viennent nous rendre visite sont ravis de prendre les vers dans leurs mains et de leur « donner à manger » 😉

le 07/04/2015 à 04h14 | Répondre

Nya (voir son site)

Merci pour ton commentaire ! Je ne connais personne qui possède de vermicomposteur, c’est super intéressant (et je ne serais pas contre un témoignage plus long, dans un article par exemple 😉
J’avais envisagé cette solution mais mon homme était absolument contre, et comme on n’avait pas de balcon, c’était un peu difficile de le convaincre qu’on ne retrouverait pas de jus de ver sur le parquet.

le 07/04/2015 à 14h35 | Répondre

Mlle Moizelle

Ma mère en a un dans sa cuisine en hlm, depuis 3 ans, et on ne s’en rend pas compte du tout… Pas d’odeurs, pas de « coulures » sur le lino, rien! Composteur idéal en intérieur je pense…

le 09/04/2015 à 15h35 | Répondre

Alice la lutine

J’ai une question :
Quel est l’intérêt des « lasagnes », dans la mesure où le compost sera de toute façon régulièrement retourné, et donc, mélangé ? Est-ce que ça fait vraiment une différence par rapport à un compost dans les bonnes proportions, mais tout mélangé d’un coup ?
Dans l’idéal, il vaut donc mieux le monter d’un coup… Mais je ne vois pas trop comment on peut le faire en pratique. (A moins de conserver ses déchets de cuisines pendant des mois… Mais du coup, ça pue ! Et en été, bonjour les petites bébêtes…)

… et une remarque :
Si on utilise des produits non bio, c’est que, pour X ou Y raison, on accepte de manger des pesticides… Donc je ne vois pas le problème à utiliser le compost issu de ces épluchures sur les plantes qu’on consommera. 🙂 Au bout d’un moment si on consomme majoritairement des produits du jardin, ça finira par faire un compost sain. Et puis le compost étant aussi fait dans une démarche « d’autonomie », ça serait dommage d’acheter du compost pour ses légumes alors qu’on en a plein à disposition. (En revanche en effet, si on n’a pas suffisamment de compost pour tout le jardin, autant s’en servir sur les plantes d’ornement, et acheter du compost bio pour les fruits et légumes !)
Sinon ça me rappelle une autre précaution généralement conseillée, quand on a des toilettes à compost, d’utiliser le compost qui en est issu sur les plantes d’ornement uniquement. Théoriquement, les germes sont détruits lors du processus de compostage. Chacun fait ce qu’il veut bien sûr (outre l’aspect sanitaire, on peut bloquer pour une raison purement psychologique !). Toujours est-il que chez mes parents il n’y avait pas « le compost pour l’ornement » et « le compost pour les légumes », et on n’a jamais été malades. 😉

Là-dessus, j’aurais bientôt « mon » compost. Après n’avoir fait que mettre de côté les déchets organiques, je suis curieuse de bientôt découvrir en pratique les « dessous du compost ». 😀

le 07/04/2015 à 10h32 | Répondre

Madame Rose

Coucou, je me suis aussi intéressée de la formule en lasagne. J’avais retenu que l’intérêt est de pouvoir planter directement dedans, ce que tu ne feras pas dans un compost « en tas ».

le 07/04/2015 à 10h48 | Répondre

Lutine Chlorophylle

(Oups j’avais oublié de changer de compte ! 😮 )
Là-dessus, je peux te répondre : la culture sur des buttes en lasagnes, c’est autre chose. 😉 On ne fait pas de plantations dans un compost pur, c’est trop riche. L’avantage c’est que c’est une façon de faire des cultures même sur un sol très pauvre, peu ou pas propice à la culture.

le 07/04/2015 à 11h33 | Répondre

Nya (voir son site)

Alors pour la lasagne, on procède ainsi : on répand d’abord ses épluchures, PUIS le broyat. Cela permet
– de se rendre compte de la quantité d’épluchures que l’on déverse et donc, de la quantité de broyat nécessaire. Un compost mal équilibré ne se décompose pas bien et sent mauvais, il est donc nécessaire de respecter les proportions et la lasagne nous facilite la tâche en permettant de voir les quantités apportées, surtout quand on débute.
– si tu mets les bonnes quantités de matière verte et brune mais dans le mauvais ordre, ou tout en même temps, ton compost sentira mauvais par la simple action de l’air sur les épluchures (le broyat fait office d’écran). Ce point est anecdotique si ton compost est à l’autre bout de ton jardin à la campagne, mais crucial quand on composte juste en dessous des fenêtres du voisin en banlieue résidentielle 🙂 Dans l’absolu cependant, cela ne devrait pas gêner la formation du terreau.
Donc dans l’idéal, pas conclusion hâtive et pas la peine de stocker tes déchets pour approvisionner ton compost d’un coup 😉 Mais si tu tentes l’expérience, je serais curieuse de voir ce que ça donne, évidemment !

Pour les légumes non bio, c’est une précaution que je prends vis-à-vis des personnes qui suivront mes conseils pour faire leur compost 😉 Je suis ravie que tu n’aies jamais été malade, mais il y a trop de variables pour en faire une généralité : ce que mettaient précisément tes parents dans leur compost, ce que mettront précisément les lectrices dans le leur, les particularités et sensibilités de chacune et de leur famille…

le 07/04/2015 à 14h56 | Répondre

Madame Rose

pour cet aspect bio/non bio, je suis partie du principe que je ne pouvais pas contrôler la « qualité » de mes deux premières années de compost puisque les déchets viendront forcément des fruits et légumes que je n’aurai pas produits moi-même. En revanche, quand mon potager aura atteint son plein rendement, il devrait être bio à souhait !
En fait, on fait avec ce que l’on peut ^^

le 07/04/2015 à 15h06 | Répondre

Lutine Chlorophylle

C’est noté, merci pour les explications ! 😉

(Je ne souhaitais pas spécialement conseiller à tout le monde de faire comme ça, juste signaler qu’on pouvait aussi « prendre le risque » sans que ce soit pour autant synonyme d’inconscience. 🙂 )

le 07/04/2015 à 16h52 | Répondre

Lutine Chlorophylle

D’ailleurs rapport aux toilettes à compost je ferais probablement compost séparé justement, bien que je me porte bien après 20 ans de compost non-séparé. 🙂

le 07/04/2015 à 16h55 | Répondre

Aurore

Perso on ne se pose pas autant de questions pour faire notre compost.
On a un seau où nous jetons épluchures, restes alimentaires (sauf tout ce qui est d’origine animale, en général ça fini dans la gamelle du chien), filtres à café, thé, coquilles d’oeufs (avec parcimonie). à l’automne on rajoute quelques feuilles d’arbre, le reste part aux déchets verts de la déchetterie.
La tonte de pelouse part aux déchets verts quand la pelouse est trop drue, le reste du temps on utilise la fonction mulching, et notre pelouse nous en remercie, elle est de plus en plus belle !
On le mélange assez rarement et nous n’avons qu’un seul bac, mais pour autant on n’a aucun problème de compostage. Le fond du bac s’ouvre et permet de prélever le compost mur.
Nous n’avons aucune odeur même quand il fait chaud, il se composte bien, et nous ne vidons presque jamais nos poubelles!

le 07/04/2015 à 19h15 | Répondre

Milune (voir son site)

Merci pour toutes ces précisions je vois que nous ne faisons pas tout correctement. Mon mari m’a fait un composte, quand je dis m’en a fait un … Il m’a récupéré un gros bidon de récupération d’eau en plastique. Alors ça composte bien hein puisque ça fait 3 ans que nous le faisons et que je vois de la terre au fond mais puisque je n’ai qu’un récipient je ne peux jamais la récupérer 🙁

le 17/04/2015 à 19h30 | Répondre

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