Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Mes conseils pour voir la vie du bon côté


Publié le 21 mai 2018 par Urbanie

Crédit photo: mev_____

Je pense que tu commences à le savoir, il m’est arrivé pas mal de « tuiles » ces dernières années. Pourtant, je n’ai pas l’impression d’être plus malheureuse qu’avant. J’imagine que cela doit paraitre très paradoxal, voire difficile à comprendre, mais j’ai mis en place tout une série d’astuces pour garder la tête hors de l’eau et ne pas me laisser submerger par mes sentiments négatifs. Je vais essayer de partager ces astuces avec toi, elles valent ce qu’elles valent, mais je me dis que, si elles m’ont aidée, elles pourront sans doute t’apporter un peu de soutien à toi aussi.

Je me concentre sur la personne que je souhaite devenir

Il est impossible de contrôler ce qui va nous arriver dans les prochaines années (sauf à vivre dans une grotte coupée du monde, mais j’estime que, si tu en arrives la, c’est déjà une épreuve en soi non?). En revanche, je reste persuadée que nous pouvons décider de la personne que nous voulons devenir. C’est sur ce point précisément que je m’applique à travailler chaque jour.

Souvent je fais donc un petit exercice: je ferme les yeux et j’essaie d’imaginer mon « moi » idéal quand je serai vieille et ridée. J’essaie aussi de penser à ce que je veux que les gens disent de moi le jour de mon enterrement (un conseil donné par une coach professionnelle: un peu tristounet, mais radical): et j’essaie de faire en sorte que chaque action au quotidien me rapproche de cette personne la.

Je vois le verre à moitié plein

Si je fais le bilan de ma courte (et pourtant déjà très bien remplie) vie, je remarque une chose: chaque fois qu’il m’est arrivé une tuile, quelque chose de bon en a directement découlé quelques temps plus tard.

Mon stage de fin d’études sous les ordres d’une femme borderline qui m’accueillait en peignoir chez elle pour finir par me virer sans me payer 2 mois plus tard? C’est ce qui m’a poussée, dans l’urgence, à postuler à une grande école (j’ai été admise).

Ma première IMG? Je suis retombée enceinte 4 mois plus tard de la petite fille la plus fantastique de la terre (impossible de regretter ça).

Mon harcèlement moral? M’a amenée directement sur un poste où je m’épanouis pleinement, dans une équipe bienveillante.

Je t’invite à faire le test aussi: prends une épreuve, et essaie de voir la/ les conséquences positives qui en ont découlé. Après cet exercice, tu ne verra plus ton parcours de la même façon, c’est promis.

Je m’entoure de gens bienveillants

Cela peut paraitre évident, mais oui, l’entourage compte quand on ne va pas bien. Si tu t’entoures de personnes négatives, qui ruminent en permanence, insistent sur ce qui ne va pas et tapent là où ça fait mal, oui, l’exercice sera plus compliqué. Alors parfois, je sais qu’on ne choisit pas, et que l’on se retrouve à subir au quotidien l’humeur des autres (des parents notamment). Ce que je peux te conseiller dans ce cas la, c’est de te créer une bulle: laisse glisser le plus possible, et comprends bien une chose: ces personnes toxiques qui t’entourent le plus souvent ne te parlent pas de toi. Ces personnes là sont souvent les championnes de la projection, c’est à dire qu’elles t’accusent de ce qu’elles n’acceptent pas en elles.  Une fois que tu as compris ça, je trouve qu’il est beaucoup plus facile de laisser pisser (et de te concentrer sur ce que tu ressens toi).

Je ne rends pas les autres responsables de mon bonheur ou de mon malheur

C’est un exercice qui peut parfois être difficile, mais je trouve qu’il est très important de ne pas projeter trop de choses sur son entourage. C’est ce qui peut nous amener, au choix, à en vouloir à la terre entière. Ou, au contraire, à faire peser une pression beaucoup trop grande sur les épaules des autres. Il m’est déjà arrivé de côtoyer des personnes très amères et en colère, ou d’avoir des amies qui attendaient beaucoup trop de choses de moi. Dans les deux cas, la situation était littéralement étouffante, et j’ai fini par prendre mes distances pour sauver ma peau (ce qui confirme l’importance de savoir s’entourer). Je ne veux pas devenir à mon tour cette personne qui en veut à la terre entière, ni celle qui devient dramatiquement dépendante de ses proches au point de vouloir tout contrôler dans leur vie.

Donc oui, mon mari, ma famille et mes amis ont une influence déterminante sur ma vie. Mais il n’appartient qu’à moi seule de mettre en place les actions nécessaires – et réalistes – pour devenir épanouie.

Je ne vois pas le bonheur comme le résultat d’une quantité de cases à cocher

On en a tous connu, des gens qui sont persuadés qu’ils seront heureux le jour où ils cocheront toutes les cases: deux enfants/ un conjoint (qui gagne bien sa vie – important!)/ un job à responsabilité/ un chat ou un chien/ une jolie maison/ ajoute tout autre chose si le cœur t’en dit.

Le problème, c’est qu’à vouloir cocher des cases, on se concentre plus sur ce qui manque à notre vie que sur ce que nous avons déjà. On passe également à côté de tellement de choses (et de personnes!) sous prétexte que nos critères sont plus élevés et que nous méritons « mieux ».

Combien de personnes sont persuadées d’avoir « moins de chance » que leur entourage tout simplement parce qu’ils se comparent sur des critères qui les donnent « perdants » (selon eux, hein. En vrai je ne suis pas sure que l’on soit tout à fait perdants tant qu’on vit en sécurité dans un pays développé. Mais je m’égare.)? Combien sont également persuadés qu’il faut avoir (le plus possible) pour être heureux? Le problème, c’est qu’il est vrai que nous sommes encouragés dés le plus jeune âge à cocher certaines cases. Ce qui du coup m’amène au point suivant…

Je sais qui je suis

Ou « connais toi toi même », comme dirait l’autre (même si je crois qu’en fait, on ne connait pas vraiment son auteur, mais passons sur ce détail).

Par exemple, des fois, je me dis que ce serait chouette d’avoir un poste à responsabilité (après tout, j’ai été formée pour ça): l’adrénaline de prendre des décisions pour d’autres, de gérer une équipe, d’être challengée fortement au quotidien. Le prestige de la situation, aussi. Et puis je regarde un peu mieux en moi: ma fille est la personne la plus importante de ma vie, j’apprécie le fait de pouvoir prendre une journée de temps en temps pour passer du temps avec elle sans devoir tout réorganiser, ni rester pendue sur mon smartphone. Ou de ne pas me reconnecter le soir et les weekends. Dans le fond, ma situation actuelle me convient tout à fait. Alors oui, peut-être bien qu’un jour j’aurai envie de progresser hiérarchiquement: mais je n’en suis pas à ce stade la dans ma vie actuellement. Disons que ce n’est pas ma priorité.

En quoi est-ce que cela m’aide de savoir ça? Eh bien cela m’enlève une pression supplémentaire que je serais tentée de me mettre sur les épaules. Je sais apprécier ce que j’ai, c’est ça qui me rend épanouie – pas le fait de m’épuiser à courir après une promotion. Et je peux consacrer mon énergie à tout autre chose.

Je sais m’arrêter quand il le faut

Un autre truc qu’on nous enseigne dés le plus jeune âge, c’est de ne jamais abandonner. « Do it, Don’t quit » diraient les ricains. Alors certes, il est important de savoir persévérer dans la vie, de ne pas s’arrêter au premier échec. Le hic, c’est qu’on nous l’a tellement rabâché que nous sommes très nombreux à penser qu’abandonner est interdit. Pourtant, connaitre ses propres limites et savoir écouter sa petite voix intérieure est extrêmement important. C’est quelque chose que je n’ai pas su faire en début de carrière: j’ai passé 2 ans et demi sur un poste qui ne me convenait pas, auprès d’une manager qui n’était pas à l’écoute. Fraichement sortie de l’école, j’étais persuadée que la seule chose à faire, c ‘était de m’accrocher et de ne pas broncher. Encore aujourd’hui, je considère avoir perdu 2 ans et demie de ma vie. Ce qui nous amène au point suivant…

Chaque échec est une leçon

Sur mon précédent poste (celui où j’ai reçu des menaces) j’aurais du, si j’avais écouté la terre entière, ravaler ma fierté, mes larmes, mon bien-être et ma sensibilité pour reprendre le travail comme si de rien n’était, dans un environnement où je ne me sentais plus du tout en sécurité. Beaucoup de personnes ont questionné mon choix de changer de poste, ainsi que mon arrêt maladie. Alors que j’avais reçu des menaces et des SMS anonymes.

Avec le recul, je peux pourtant vous confirmer une chose: partir et me mettre à l’abri a été l’une des meilleures décisions de ma vie. Je ne sais pas si c’était la seule chose à faire, je sais que c’était la bonne chose à faire pour moi. Je l’ai su justement parce que j’avais déjà perdu 2 ans et demie de ma vie sur un autre job.  Et je savais que je n’étais pas prête à refaire cette erreur. Chaque échec, chaque situation dont j’ai l’impression de ne pas sortir gagnante sont autant d’occasions d’apprendre: apprendre à mieux me connaitre, apprendre à prioriser ce que je considère important dans ma vie (ou pas), apprendre à mieux réagir à la prochaine occasion.

Voilà, ce sont des astuces que je mets en place au quotidien. J’imagine que tu en trouveras quantité d’autres sur d’autres blogs ou dans des livres de développement personnel, mais je voulais simplement partager avec toi ce qui marche réellement pour moi.

Et toi, d’autres astuces à partager avec moi?

Commentaires

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Virg

Je suis d’accord sur beaucoup de points mais j’en ajoute un : accepter de se mettre en pause.
Il arrive parfois qu’on soit la tête dans le guidon, le stress, la vie qui défile, n’importe quelle situation qui semble perdurer et qui donne la sensation que quelque chose ne va pas, qu’on perd pied ou au pire soi-même. Dans ce cas, je me mets en pause. De préférence, je dis à mon mari, là j’ai besoin qu’on m’oublie et je bouquine. (Il prend le relais du bébé/de la maison en général). Je ne sais pas pourquoi mais je pense que cette occupation me permet de réfléchir en « bruit de font » sans stress ou raisonnement orienté. J’en ressors généralement ce qui ne va pas avec une solution dans les jours qui viennent. Ça doit continuer à réfléchir là haut, sans pour autant m’empêcher de dormir tu vois ?

le 21/05/2018 à 14h41 | Répondre

Urbanie

Oui, je vois très bien! Laisser le temps aux problèmes de tourner en tâche de fond pour trouver une résolution… c’est un excellent conseil! Merci de l’avoir partagé avec nous! 🙂

le 21/05/2018 à 22h08 | Répondre

Madame Nounours (voir son site)

J’aime beaucoup ton article car il me parle. J’essaie d’appliquer la plupart des choses que tu recommandes notamment fuir les personnes néfastes (j’avais une ancienne collègue de boulot qui était de ce type là et que j’ai fuit une fois d’entreprise changée car elle était vraiment négatif à mes yeux). Moi en mantra, j’essaie de me dire que même si j’échoue dans quelque chose, quelque chose de meilleur viendra ensuite, j’essaie de restée la plus optimiste possible en me disant que la roue fini toujours pas tournée en bon et que demain sera un autre jour. Après c’est pas toujours évident d’avoir toujours le positif mais il faut y croire.

le 22/05/2018 à 13h59 | Répondre

sarah

De mon côté j’ai une règle d’or: ne jamais se retourner sur son passé, ne jamais regretter, ne pas s’apitoyer. La vie c’est une salope qui te fait des coups de putes mais c’est comme ça, et ressasser ça ne changera pas ce qui s’est passé. Voir le futur, prévoir des projets, et surtout savoir apprécier tous les petits bonheurs de tous les jours ça me permet de garder le moral au beau fixe. Je sais que je suis heureuse la maintenant, je ne sais pas ce que l’avenir me réserve alors profitons du moment présent 🙂

le 22/05/2018 à 17h25 | Répondre

Flora

J’ai envie de dire « amen » à tout ça ! Surtout le fait qu’on soit le seul maître à bord et le contentement.
L’histoire des cases me fait penser à la question qu’un ami m’a posé il y a quelques semaines. Il m’a demandé si j’étais plus heureuse depuis que ma fille était née et je n’ai pas réussi à lui donner une réponse. Je suis heureuse maintenant et ma fille me remplit de bonheur, mais j’étais heureuse avant aussi…
J’ajouterais peut être : éviter de prendre le regard des autres pour miroir ou ne pas chercher constamment l’approbation des autres. (Tout en sachant se remettre en question bien entendu)

le 22/05/2018 à 21h34 | Répondre

Nala

Merci pour ton article, Urbanie.

C’est la première fois que je commente sur ce blog (que je lis pourtant régulièrement depuis plusieurs mois), ta chronique m’a poussée en ce sens 🙂
Je suis d’accord avec toi sur l’ensemble de tes conseils… J’applique au quotidien celui du verre à moitié plein ; ne pas avoir de regrets sur mon passé, c’est ce qui me permet d’avancer chaque jour. Tu as raison de souligner qu’un sentiment d’échec peut aboutir à tellement de positif par la suite !

Mon leitmotiv préféré : « ce qui ne te tue pas, te rend plus fort »… C’est tellement vrai je trouve 🙂 Rebondir sur le négatif que nous rencontrons et réussir à en tirer du positif, c’est la meilleure manière de voir la vie du bon côté ^^ C’est parfois un long travail sur soi-même et sur ses capacités à y parvenir, mais quand on y arrive c’est une très jolie victoire à mon sens… une victoire qui permet d’avancer.

le 23/05/2018 à 12h05 | Répondre

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