Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Pour une sexualité décomplexée !


Publié le 12 janvier 2015 par Claire Gezillig

Mon titre est accrocheur, n’est-ce pas ? Eh oui, de bon matin, on va parler de galipettes, de plaisirs, de fantasmes et cie. Même pas peur !

En vrai, je ne vais pas te dire qu’il est facile à écrire cet article…

Je me suis posée beaucoup de questions : est-ce qu’il a un intérêt ? Qui suis-je pour te parler de cela ? Est-ce que j’assume mes propos au point de prendre le risque qu’un parent d’un de mes élèves tombent sur l’article et me reconnaisse ? Et puis, je me suis dit que j’avais quelque chose à dire, qu’il semblerait qu’il y ait des gens à qui ça ferait du bien de l’entendre, et que j’assume mes opinions !

Parce que c’est bien d’un point de vue ici dont je vais te parler. Ne t’inquiète pas, je n’ai aucune l’intention de partager avec toi des détails intimes sur ce plan. Je vais parler de pratiques sexuelles mais je ne te dirais pas si je les ai testées ou non, si ça me plait, etc. Ma vie sexuelle ne regarde que moi et mon mari, non mais oh !

Pourtant, j’ai décidé d’écrire cet article sous mon nom de plume habituel pour deux raisons.

  • La première, c’est que je ne me voyais pas te dire « n’aies pas honte de tes envies, de tes besoins et de tes pratiques » en me cachant sous un énième pseudo…
  • La deuxième, c’est que je crois que si tu me suis sur Mademoiselle Dentelle, tu me vois sans doute comme une jeune femme assez romantique / fleur bleue / naïve (aucune mention inutile, je me reconnais dans ces qualificatifs) et je veux aussi te dire que ce n’est pas antagoniste avec une vision de la sexualité épanouie sans tabous.

Ça ne va pas dans les cases dont on a l’habitude, mais on va le répéter dans cet article, on n’a pas besoin de mettre les choses et les gens dans des cases. La vie, c’est souvent bien plus compliqué que ça…

Mais trêve d’introduction, passons au cœur du sujet !

pour une sexualité décomplexée

Crédits photo (creative commons) : Martin Abegglen

Serait-on faussement libérés ?

En 2014, la libération des mœurs est bien passée par là, et on me trouve peut-être un peu en retard avec mon message hippy « fais ce que tu veux avec ton corps ». Mais non, je ne brûle pas mon soutif (la lingerie, ça coûte bien trop cher pour y mettre le feu autrement que métaphoriquement).

Mais je crois qu’aujourd’hui, dans nos conversations, on est assez faussement libéré sur le sujet de la sexualité. Prenons des exemples concrets…

Aujourd’hui, on peut dire en long, en large et en travers : « avec Jules, on le fait 5 fois par semaine », « il peut le faire 3 fois de suite sans problème ! », « on a testé des positions de fouuuuu »…

Mais on entend beaucoup moins : « je préfère un bon repas que faire l’amour », « j’aime me masturber régulièrement », « j’adooore la sodomie », « je ne jouis jamais par pénétration »…

Est-ce que ces phrases te mettent vaguement mal à l’aise, à lire comme ça ? Parce que j’avoue, je n’ai eu aucun problème à citer les premières, mais les secondes, j’ai plus de mal à assumer de les écrire dans un blog grand public… Et ça me chagrine un peu, en fait, car à quoi bon pouvoir parler de sexe avec ses copains si c’est pour ressortir seulement toujours les mêmes clichés ?

Bien-sûr, je ne dis pas qu’à ton prochain diner entre potes, tu dois balancer tous tes fantasmes originaux et problèmes sexuels entre le plat et le dessert ! Mais je pense que ça fait du bien de prendre conscience qu’il existe un certain conformisme quand on parle de sexe. Et en plus, c’est souvent un conformisme qui tourne en vantardise… (On n’est pas très loin du « qui c’est qui a la plus grosse ? »…)

Mais on est tous, toutes différents, et le sexe, c’est bien plus que ce que veulent bien nous faire croire les images qu’on nous balance à longueur de journée.

Si on s’abstenait de juger ?

Moi, j’ai un principe : « si ce que tu fais ne provoque pas de souffrance, à toi ou à ton, tes partenaires, il n’y a pas de raison de s’en priver ! ». J’entends le mot souffrance dans un sens très large : on ne devrait jamais permettre dans sa sexualité qu’on nous fasse quelque chose dont on n’a pas envie, tout simplement… Après, le reste, pourquoi refuser de se faire plaisir ?

Oui, je sais, on peut critiquer une société qui recherche toujours son plaisir… Mais moi, je crois que quand on reçoit du plaisir dans la vie, c’est une petite part de bonheur. Et le bonheur, c’est quelque chose d’assez magique, plus on en reçoit, plus on a envie d’en donner, ça se démultiplie. Plus prosaïquement : tu n’as pas envie d’être agréable avec tout le monde après avoir pris ton pied, toi ? (Oui, je suis un peu hippy quand même : faites l’amour, pas la guerre…)

C’est pourquoi ça m’énerve au plus au point, les gens qui stigmatisent un individu parce que « il/elle couche à droite, à gauche », « j’ai appris qu’elle s’est fait 3 mecs différents cette semaine », « ce mec, il ne pense qu’au cul ! », etc. Et alors ? Si les partenaires sont conscients du deal, si chacun en repart satisfait, où est le problème ?

(Bon oui, quand même, je me dois de rappeler, au cas où, que ce n’est pas si anodin de coucher avec quelqu’un, parce que c’est aussi comme ça qu’on peut faire des bébés… Et puis, bon, y’a des les saloperies qui trainent… Donc c’est bien d´avoir quelqu’un de confiance et de se protéger. J’espère qu’en fait, tout le monde en a bien conscience et que ce n’est donc pas nécessaire de le rappeler, mais sait-on jamais…)

Non, bien-sûr, ça ne marche pas si tu as juré fidélité à quelqu’un.

Et j’ai tendance à penser que s’envoyer en l’air avec quelqu’un qu’on aime, c’est une toute autre dimension. Il s’agit alors pour moi de faire l’amour, cette impression de vraiment fabriquer, décupler de l’amour… Et je souhaite à tout le monde de trouver la personne avec qui on se dit « voilà, je passerai le restant de ma vie avec toi et j’ai tellement envie qu’on soit aussi physiquement seulement l’un à l’autre ».

Mais cela me donne-t-il le droit d’appeler une femme « salope » parce qu’elle a beaucoup d’aventures ? Ou parce qu’elle préfère dissocier cœur et corps ?

De même, si tu apprends que quelqu’un aime se faire fouetter ou dominer… Tu trouves ça peut-être assez choquant comme idée, mais si les partenaires se sont mis d’accord, ont passé une sorte de contrat pour gérer leurs actes, et apprécient cette relation, en quoi cela te dérange ?

J’ai envie de rappeler encore qu’on est tous différents, qu’on n’aime pas tous les mêmes choses.

D’ailleurs, on n’est pas obligé de crier sur tous les toits nos préférences… Mais si dans tous les couples, on pouvait parler sans se sentir gênés de ses désirs, de ses envies et aussi de ce qu’on ne veut pas faire…

Il n’y a rien de sale, de dégradant si c’est fait avec respect.

Allez faisons une liste au hasard : cunni, fellation, sodomie, levrette, des préliminaires qui durent des heures, l’absence de préliminaires, les jeux de rôle, des plans à plusieurs, une (ou des) expériences homosexuelles, le missionnaire exclusivement, le faire en 5 minutes ou en 3h, laisser de côté la pénétration, le faire dans un endroit extravagant (mais attention quand même, il ne s’agit pas de se retrouver aux urgences ou en prison !) ou ne trouver que le lit suffisamment confortable,  la masturbation seul(e), à deux ou même plus si tu veux hein…

Tu as le droit d’aimer ou de ne pas aimer, d’avoir envie ou non d’essayer, de trouver ça ennuyeux, de trouver ça excitant, sans te sentir coupable !

Ce qui compte, c’est toi et ton ou ta partenaire (celui d’un soir, de quelques mois ou de toute une vie), tes envies, ses envies, tes besoins, les siens… C’est déjà compliqué d’arriver à un équilibre où chacun est satisfait, alors ne laissons pas la culpabilité et la honte s’y mêler !

Répétons encore : où est le mal à se (se à la fois réciproque et réfléchi : à toi et à l’autre donc) faire du bien ?

Tu n’es pas obligée d’avoir envie, d’aimer…

Bon, depuis le début de cet article, j’ai peut-être l’air de vouloir dire « vas-y, ose ! », mais mon but n’est pas de donner des envies, non. Juste de te déculpabiliser d’en avoir certaines, que peut-être tu refoules par peur ou honte.

Alors de l’autre côté, je voudrais rappeler aussi qu’il n’y a aucune obligation !

  • Tu as le droit de n’avoir pas envie de faire certaines choses. Oui, même si tout le monde le fait et te dit que c’est trop bien.
  • Tu as le droit de n’être pas particulièrement fan de l’acte sexuel non plus. Il y a des gens qui vivent très bien en s’en passant pendant plusieurs semaines voire mois. Ou qui trouvent qu’un bon repas à deux allie très bien (mieux) plaisir intellectuel et corporel.
  • Tu n’as aucune obligation à faire l’amour trois fois par semaine.
  • Tu as le droit de ne pas jouir à chaque fois que vous faites des galipettes.
  • Tu as le droit de dire non, aussi, bien-sûr (mais il est bon de le répéter).

Et ça ne fait pas de toi quelqu’un d’anormal…

L’essentiel est que, si tu es en couple, vous trouviez votre équilibre sur ce plan (et pour certains, d’ailleurs, ça peut passer par le choix ensemble de ne pas mettre la fidélité comme principe de base de la relation).

Voilà, mon message, aujourd’hui : le sexe, c’est que tu veux que ce soit !

Et crois-moi, si tes copines disent toutes la même chose (genre elles adorent toutes les cunnilingus, elles le font partout, tout le temps, elles jouissent super facilement, elle n’accepteraient jamais la sodomie…), il y a de grandes chances qu’elles ne disent pas toute la vérité.

Ça ne veut pas dire qu’il va falloir aller leur dire que toi, tu aimes des choses différentes, que tu pratiques différemment. Ta sexualité est du domaine de l’intime, tu as le droit de garder le secret (d’ailleurs, je reprécise qu’à aucun moment de cet article je n’ai dit ce que moi j’aimais et faisais, il y a des choses que j’ai testées et d’autres que je n’envisage absolument pas…). Mais ça veut dire que tu n’es pas obligée de renchérir « oooh moi aussi ! », et que surtout, tu n’es pas obligée de te sentir coupable ou d’avoir honte de tes envies et de tes pratiques !

Allez, je récapitule mon message : on fait ce qu’on veut, y’a pas de règles sinon celle du respect de l’autre. Pas de honte, pas de culpabilité, et on se fait plaisir (en plus, au passage, les plaisirs de ce type, c’est gratuit, wouhou !).

Qu’est-ce que tu en penses ? Tu me trouves un peu trop néo-hippy ? Tu as l’impression que notre société est faussement libérée ? Tu n’as aucun problème à assumer tes envies ? Dis-moi tout (enfin tout, hein, on se comprend, je ne veux pas forcément touuuut savoir…).

Tu veux témoigner, toi aussi ? C’est par ici !

Commentaires

23   Commentaires Laisser un commentaire ?

Jahanara

Pour ceux que ça intéresse, il y a le livre de Giulia Foïs qui est tout à fait sur le même thème : Point G comme Giulia. Elle avait aussi une émission radio du même nom sur le Mouv.

le 12/01/2015 à 09h27 | Répondre

Claire Gezillig

merci du partage, je vais regarder ça 🙂

le 13/01/2015 à 16h15 | Répondre

Yaelle

je suis en accord avec moi même c’est l’essentiel! pour ce qui est de la societé, je ne sais pas, il y a encore beaucoup de tabou, la societé est libérée mais seulement si cela reste conventionnel ( et encore ) mais bon je pense que par rapport a il y a quelques années, ca a bien evolué ( pas toujours dans le bon sens selon moi )

le 12/01/2015 à 10h37 | Répondre

Claire Gezillig

le plus important, c’est de se sentir bien avec soi même et c’est ton cas donc c’est parfait 😉
(Cet article a avant tout pour but de dire à tout le monde « arrêtez de culpabiliser si vous ne vous sentez pas dans la norme que vous renvoie la société »)

le 13/01/2015 à 16h20 | Répondre

Mademoiselle Saphir

Merci pour cet article Mme Gezellig ! J’ai beaucoup de plaisir à lire tes chroniques en général, j’ai été surprise par le thème de celle-ci, mais elle est comme à l’habitude juste et bien écrite !!
Il est vrai qu’on se veut décomplexés, parce que c’est la mode. Le sexe, vaste sujet, on aborde des clichés, et on parle des autres. Mais c’est tout ! Pour preuve, le nombre très timide de commentaires sur ton article, je pense que chacun attend de savoir ce que les autres vont commenter !
Je pense qu’un premier pas, c’est de reconnaitre que le sujet reste tabou, et d’accepter que les envies de chacun soient différentes. Le tout c’est que chaque partenaire y trouve son compte, même si le moyen est non conventionnel (et même si ça ne plairait pas à la famille/aux amis/aux voisins, l’avantage, c’est qu’ils n’ont pas besoin de savoir !!)
Alors merci pour ton message d’appel à la tolérance des pratiques des autres, et de tolérance de ses propres envies (qui ne sont pas toujours assumées) !

le 12/01/2015 à 10h59 | Répondre

Mlle Zola

Je ne sais pas…. je ne trouve pas que ce soit une bonne idée d’exposer à tout va la sexualité. Je pense que notre société se doit de la préserver en la laissant du côté du privé, là où elle a sa place. Je trouve justement qu’on fait trop d’étalage de la sexualité, dans les magazines, à la télévision, sur internet… entre en parler sous toutes ses formes, et ne pas en parler, je préfère la deuxième solution.
En fait je n’ai pas bien saisi le sens de ton article. Nous faire comprendre qu’il n’y a pas de honte à se faire du bien ? Je pense qu’on nous le matraque assez au quotidien.

le 12/01/2015 à 11h04 | Répondre

Margot

@Mlle Zola: ce dont on fait étalage, ça n’est pas de la sexualité, mais d’une certaine forme de sexualité normée. C’est encore plus dérangeant finalement non? Enfin moi les gros titres des magazines me dérangent – le dictat du plaisir, de l’épilation, de la fille libérée forcément jeune et jolie qui s’éclate… enfin qui DOIT s’éclater, qui doit avoir UN comportement lambda et normée -. Donc nous sommes finalement, dans notre société soi-disant libérée, dans une nouvelle forme de pudibonderie. On parle du sexe, partout, mais jamais comme il se déroule vraiment.

C’est le premier message.
Le deuxième est que pourtant on peut avoir toutes sortes de comportements sexuels sans honte, de l’abstinence la plus totale au fistfucking, il n’y a pas de problèmes! En effet, aucune morale ne se rattache au sexe, ni religieuse, ni laïque, à l’exception de la limite, fondamentale, du respect de soi-même et de l’autre.

(Je dois dire que je suis totalement d’accord. Pour moi, contrôle et morale sur ce sujet sont un prétexte pour contrôler les êtres humains sur une activité clé à l’origine de la vie, mais il faudrait là l’avis d’un ethnologue? coucou, y en a un(e)?)

« entre en parler sous toutes ces formes et ne pas en parler du tout, je préfère la deuxième solution »: et tu en as bien le droit je trouve! 🙂 C’est aussi ce que dit Mme Gezillig finalement, qu’on a le droit de ne pas avoir envie d’afficher sa vie de manière faussement décomplexée mais d’être pudique.

Mais moi je suis pour la première. Mais en respectant la vie privée, ce qui peut paraître un peu paradoxal mais ne l’est pas tant que ça finalement… donc de manière anonyme (articles sur internet par ex, ou lors de soirées avec ma meilleure amie). Pourquoi?
Parce que c’est la seule solution, pour moi, de résoudre certains problèmes, certaines craintes, et de découvrir d’autres possibilités. De dédramatiser la chose aussi. Il y a autre chose aussi: la vie privée est belle, il faut la préserver. Mais il ne faut pas je trouve – c’est mon avis – faire de la sexualité un tabou, quelque chose d’intouchable, ou la sanctifier. C’est quelque chose que tout le monde fait depuis des millénaires… donc pourquoi détourner pudiquement le regard?

le 12/01/2015 à 12h19 | Répondre

Mlle Zola

Je ne trouve pas du tout que la sexualité soit tabou, bien au contraire, on en parle trop, pour tout et n’importe quoi ! Et je trouve que justement les médias sont de plus en plus décomplexés à ce sujet, que le comportement normé que l’on nous proposait il y a quelques temps est en train de se faire surpasser par une sexualité débridée, qui correspond peut-être à certains j’en conviens, mais qui peut en effrayer beaucoup d’autres.
Néanmoins, comme il y autant de formes de sexualité que d’être humain, les médias sont bien obligés de faire des « cases » pour en parler, sinon autant se taire….c’est d’ailleurs ce que je prodiguerais à ce sujet, mais bon.
Mais je vois une grande différence entre la communication sur le sujet dans les médias, et celles que l’on a entre amis, heureusement d’ailleurs. Je ne dis pas qu’il ne faut pas en parler, loin de là, je dis juste que cela doit à mon goût rester dans le domaine du privé (qui rejoint donc l’anonymat des forums sur internet, soirées entre amis, séances chez le psychologue etc). C’est dans ces lieux clos que l’on peut trouver de vraies réponses.
Enfin, je pense que l’on est d’accord sur le fond du sujet 🙂

le 12/01/2015 à 12h31 | Répondre

Claire Gezillig

Margot a assez bien résumé ma pensée.
Je ne dis pas qu’il faut en parler plus ou moins en fait. Ce qui me gène, c’est que j’ai l’impression que la manière dont on en parle peut culpabiliser des gens.
Par exemple, je n’ai jamais lu un article disant « je fais l’amour avec mon partenaire en moyen moins d’une fois par semaine et nous sommes épanouis comme ça » ou « la pénétration ne me/nous passionne pas » ou encore « la masturbation est une pratique courante chez moi/nous »
Et il me semble que ce n’est pas ce qui est mis en avant quand le sujet est évoqué entre amis… (après, ça dépend des amis hein.)
Donc, des personnes ayant ce type d’envie / de pratique peuvent se sentir « anormaux » et c’est là que ça devient vraiment dommage.
C’est ça, mon message principal…
Après, si tu n’as pas l’impression comme moi que la société impose une norme et que tu es complétement épanouie dans tes pratiques, mon article n’a pas du t’apporter grand chose et finalement, j’en suis heureuse 🙂

le 13/01/2015 à 16h29 | Répondre

Yaelle

je n’ai pas vraiment l’impression qu’elle soit décomplexée au contraire! meme si le moule est en train de se deformer aux yeux de la société il faut toujours rentré dedans! les complexes et les tabou change voilà tout, meme si certains ont la vie dure… par contre oui je trouve qu’entre amis on parle plus facilement et au final ca aide a se sentir comme tout le monde donc moins complexé

le 12/01/2015 à 12h53 | Répondre

sarah

Super sujet, je te rejoins dans le sens ou je pense qu’il y a beaucoup d’hypocrisie dans la société actuelle. Si un média ne parle pas de Q c’est qu’il est has been… je préfère de loin un média qui n’en parle pas plutôt que tous ces médias qui racontent toujours la même chose, soit disant pour paraitre decomplexés, alors qu’ils nous donnent une vision erronnée de la chose. Exemple flagrant des sondages sur le sexe ou il est prouvé depuis longtemps que les gens en rajoutent une couche sur ce qu’ils font vraiment… Il n’y a pas de normalité dans le sexe et malheureusement c’est ce que tous les média et la société essaie de nous faire croire et à part créer des complexes cela ne nous aide en rien. Je suis moi aussi pour une société decomplexée, mais vraiment sans hypocrisie ou tout le monde est libre de pratiquer ce qu’il veut sans crainte du jugement de l’autre (ce qui n’est pas forcément le cas dans tous les couples même en 2015…) et je pense personnellement que l’image du sexe telle que véhiculée dans les médias à l’heure actuelle n’aide en rien les jeunes à se construire…

le 12/01/2015 à 14h26 | Répondre

Claire Gezillig

on est donc profondément d’accord en fait 😉

le 13/01/2015 à 16h30 | Répondre

Nya (voir son site)

« si tes copines disent toutes la même chose (genre elles adorent toutes les cunnilingus, elles le font partout, tout le temps, elles jouissent super facilement, elle n’accepteraient jamais la sodomie…), il y a de grandes chances qu’elles ne disent pas toute la vérité. »

J’approuve cette phrase de tout mon cœur ! Elle représente sûrement la norme actuelle : avoir des relations fréquentes et porteuses d’orgasme, mais uniquement des façons acceptées par la société : cunnilingus et pénétration vaginale.
J’essaie de me rappeler du temps où je lisais Cosmo ou Biba, et aucun article sur la sodomie, l’asexualité, la bisexualité, le fétichisme ou autre sexualité pseudo-déviante ne me vient à l’esprit. J’adorerais avoir ce type de témoignage ici !

L’idéal serait simplement d’arrêter de juger à l’aune de ses envies et besoins, puisque nous sommes tous différents.

le 12/01/2015 à 14h35 | Répondre

Claire Gezillig

moi aussi j’aimerais avoir ce type de témoignage… Après, parler de ces pratiques sur un blog, ce n’est pas toujours facile (parce que bon, je n’ai rien voulu dire des miens non plus…)
Mais ici, on peut aussi avoir plusieurs pseudos, pour ceux, celles qui voudraient témoigner mais complétement anonymement (pas avec le pseudo habituel donc) 🙂

le 13/01/2015 à 16h37 | Répondre

Claire Gezillig

Alors cet article parait quand je n’ai pas internet à la maison, du coup, je suis sur internet pour les questions urgentes pour le moment (pro majoritairement), je ne peux donc pas participer au débat de manière poussée.
Mais juste pour préciser : je ne dis pas qu’il faut parler plus de sexualité, je veux juste dire que j’aimerais qu’il y ait moins de normes inconscientes quand on en parle (si on en parle) et ce que je voudrais avant tout, c’est que chacun se sente bien avec ses envies (et ses non-envies) et ses pratiques…
Mais continuez d’en discuter, provoquez, ne soyez pas d’accord, c’est le débat qui rend l’échange riche 🙂

(Et promis, je reviens répondre à tout le monde dès que la nouvelle technologie a réapparu chez moi !)

le 12/01/2015 à 14h57 | Répondre

Virginie

Pour notre part, mon mari et moi sourions beaucoup de l’image que les autres se font de notre couple, elle doit se situer quelque part entre « jamais le temps » et « très conformiste ». On n’en parle jamais avec autrui, considérant que c’est de l’ordre de l’intime et que, quelque part, c’est notre jardin secret à nous.

Ce que je considère hautement amoral par rapport aux enfants, c’est justement que cette sexualité normée déforme leur vision. Du coup, beaucoup dissocient complètement le sexe des sentiments et j’ai l’impression que l’amour est maintenant remplacé par le sexe. Ce que je trouve extrêmement dommage, on ne fait pas la même chose avec le partenaire d’un soir qu’avec le partenaire de toute une vie !

le 13/01/2015 à 09h27 | Répondre

Claire Gezillig

notre sexualité est aussi notre jardin secret (je n’ai pas voulu en parler ici non plus car ma vie sexuelle est ma vie amoureuse sont liés à un seul et même homme et donc c’est quelque chose qui ne me concerne pas que moi non plus) et je trouve ça très bien (même s’il m’arrive d’en parler aux copines parce que c’est toujours bien de partager des expériences si c’est avec respect, honnêteté et esprit d’ouverture)

Mais comme toi, j’ai peur de ce qu’on montre à voir à nos enfants…
Je suis très heureuse que ma mère m’ait souvent dit petit que le sexe était un acte d’amour… Et j’aimerais transmettre ce message aussi.
Comme tu le vois dans l’article, je défends pourtant le droit de coucher pour coucher, ce qui n’est pas antinomique à mon sens, si c’est avec respect de l’autre, de ses désirs, de ses envies, c’est aussi une forme d’amour…
Mais l’image qu’on présente aux jeunes oublie peut-être souvent de parler de l’importance des désirs de l’autre… Plus l’histoire de la norme de ce qu’ils voient et qui leur impose aussi des pratiques…
Bref, c’est pourquoi, j’ai commencé par penser qu’il faut sensibiliser les adultes parce que c’est aussi nous qui faisons passer le message…

le 13/01/2015 à 16h56 | Répondre

Mademoiselle Saphir

Je suis tout à fait d’accord avec le fait que ça déforme notre vision des choses, et celle des plus jeunes.
Je rajouterai même que certaines envies jugées anormales par notre société deviennent parfois difficilement avouable auprès de son partenaire. On en vient presque à ne pas oser parler à son partenaire de ce qui pourrait nous faire envie de peur de l’image que ça pourrait lui renvoyer, ou à l’inverse, on n’ose pas forcément dire que quelque chose qui est accepté par la société ne nous convient pas.
Et quel dommage de perdre des mois à ne pas pratiquer nos envies parce qu’on a peur de les communiquer …

le 13/01/2015 à 15h34 | Répondre

Claire Gezillig

c’est exactement pour lutter contre ça que j’ai écrit un article comme ça…
C’est en discutant à coeur ouvert avec des filles très bien dans un contexte de respect et de confiance que je me suis rendue compte qu’on était vraiment toutes différentes mais qu’on n’osait pas toujours assumer (parfois donc aussi auprès du partenaire) parce qu’il existe aussi cette honte de ne pas être dans la « norme ».
Donc voilà, j’ai eu envie d’écrire cet article en me disant que peut-être des lecteurs aimeraient qu’on leur rappelle ce message 🙂

le 13/01/2015 à 15h47 | Répondre

Margot

Moi ce que je déteste ce sont les scènes de sexe au cinéma. Genre je te fais un baiser passionné, puis d’un coup je te pénètre mais on sait pas trop comment vu qu’en fait la caméra ne m’a pas montré en train d’enlever mon pantalon ni galérer avec ta culotte ni mettre un préservatif, bref… on s’emboîte miraculeusement et là tout de suite on gémit et nos deux mains s’enlacent sensuellement tandis que la lumière se tamise. Avec une amie on a dressé la liste des différences films / réalité, c’est un bon souvenir!

le 13/01/2015 à 18h41 | Répondre

Claire Gezillig

…et ils jouissent toujours tous les deux, en même temps. Et ça dure juste 5 minutes, et c’est toujours les mêmes positions…
On est bien d’accord 😉
D’ailleurs, j’ai vu les poupées russes quand j’étais encore une jeune fille innocente et naïve et c’est un des rares films où ils ne sont pas en missionnaire mais il est derrière elle et je me rappelle que ça m’avait « choquée » et je m’étais dit ‘mais comment ils font l’amour????’ (oui, j’étais vraiment naïve), preuve que l’image du sexe romantique (je dis romantique parce que j’avais quand même quelques idées du kamasutra mais c’était dissocié de l’amour dans ma tête) que j’avais été vraiment ce que les films montrent habituellement…

le 14/01/2015 à 14h14 | Répondre

MlleMora

Article génial Claire Gezilling, je suis tellement d’accord. Il y a une telle banalisation de la sexualité et une normalisation de ce qui devrait être pratiqué que ça devient même inintéressant d’en parler avec les copines, qui se prennent totalement au jeu de la norme.
Margot : trop vrai pour les scènes de cinéma et quand tu te confrontes à la réalité… c’est bien différent… et très marrant ! 🙂

le 19/01/2015 à 12h42 | Répondre

Julia68700 (voir son site)

Je pense en effet que c’est bien d’en parler. Il faut « débrider » sa séxualité et être décomplexé comme vous l’indiquez !

De toutes façons, il faut aller à son rythme, faire ce qui nous fait plaisir (et ce qui fait plaisir à son/sa partenaire). Chacun aborde sa sexualité comme il le souhaite : certains sont extravagants, d’autres réservés !

Après sans forcément en parler, il existe pleins de petites attentions de tous les jours ou pour des événements particuliers, des jeux de couple, des huiles de massages, des box, etc.

le 09/04/2015 à 10h38 | Répondre

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