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Événement

Quelles solutions pour payer ses obsèques ?

Le coût des obsèques s’est alourdi ces dernières années, payer ses obsèques est donc devenu problématique pour certaines familles. Toutefois, pour pallier cela, de nombreuses aides existent en France.

Le coût des obsèques en France

Selon la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM), le coût moyen d’une inhumation s’élève à 4 300 euros et celui d’une crémation à 3 800 euros. En fonction des prestations choisies, le prix des funérailles peut même atteindre plus de 10 000 euros.

Il existe, en effet, des écarts de prix importants selon la qualité des prestations choisies. Un cercueil peut ainsi coûter entre 650 et 3 800 euros et le prix d’une urne varie, quant à lui, entre 70 et 380 euros.

À cela s’ajoute d’autres frais comme la location d’un corbillard avec chauffeur (entre 250 et 450 euros), le creusement de la sépulture ou l’ouverture du caveau (entre 400 et 1 300 euros), les taxes et redevances de crémation (entre 500 et 1000 euros), etc. Des coûts facultatifs viennent également s’ajouter (porteurs : 300 à 500 euros, conseiller funéraire : 200 à 400 euros, maître de cérémonie : 120 à 250 euros, etc.).

Ces prix varient évidemment en fonction des agences funéraires mais aussi en fonction du département dans lequel sont effectuées les obsèques.

Souvent, les frais d’obsèques sont pris en charge par le défunt par le truchement d’une prévoyance obsèques permettant d’épargner une somme d’argent qui sera, par la suite, destinée à ses funérailles. Si aucune prévoyance n’a été souscrite, le coût des funérailles est supporté par la succession du défunt.

Dans le cas où la succession ne suffirait pas, le paiement des obsèques devra être assumé par la famille du défunt. Si cette charge est trop lourde, il existe cependant des aides, des cagnottes en ligne et des pompes funèbres appliquant des prix justes pour soutenir les familles les plus démunies à régler les frais d’obsèques de leur proche.

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Payer ses obsèques grâce aux aides de l’État ou même de cagnottes en ligne Lorsque les frais d’obsèques sont à régler par les ayants droits, plusieurs types d’aides prévues par divers organismes sociaux peuvent être demandées.

En fonction de la situation du défunt avant sa mort, l’ayant droit doit contacter l’organisme adéquat :

  • Pour les fonctionnaires, l’administration française verse un capital décès d’un montant compris entre 370 et 9 258 euros ;
  • Pour un salarié du secteur privé, la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) verse un capital décès d’un montant forfaitaire de 3 472 euros ;
  • Pour les travailleurs agricoles et les indépendants, la MSA (Mutualité Sociale Agricole) et le RSI (Régime Social des Indépendants) prévoient leurs propres montants forfaitaires avec un niveau plutôt similaire ;
  • Pour les chômeurs, Pôle Emploi verse une allocation décès d’un montant égal à l’allocation journalière perçue par le défunt, multiplié par 120, est versée. Des majorations sont également possibles pour les personnes ayant un ou plusieurs enfants ;
  • Pour les retraités, la CNAV (Caisse Nationale d’Assurances Vieillesse) des travailleurs salariés prévoit également une prise en charge des frais d’obsèques plafonnée à 2 286,74 euros pour un retraité décédé à qui des arriérés de pension étaient dus.

Il est également possible de solliciter la caisse de retraite complémentaire ou la mutuelle du défunt pour connaître les montants des aides financières possibles.

La CAF (caisse d’allocations familiales) de certains départements peut aussi débloquer une aide d’urgence (sous conditions de ressources et enfants à charge). Le montant varie de 700 à 2 000 euros selon les départements.

La commune peut également prendre à sa charge les frais associés aux obsèques dans certains cas. De même, si le décès est lié à un accident de la route ou bien suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, des dispositions particulières s’appliquent.

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Notez tout de même que la plupart des aides ne sont pas versées automatiquement, il faut entreprendre les démarches nécessaires pour y avoir droit.

Outre les aides de l’État et publiques, il existe des aides « privées » à l’instar des cagnottes en ligne. Ces cagnottes peuvent être mises en place lorsque les circonstances de la mort sont vraiment exceptionnelles.

Par exemple, dans le Var, l’incendie d’une salle de danse et d’une habitation a causé la mort d’un père de famille. Suite à son décès, le frère du défunt et ses collègues ont lancé deux cagnottes en ligne pour soutenir sa famille. Au total, 200 participants ont contribué à réunir plus de 9 000 euros permettant de participer aux frais d’obsèques.

Les pompes funèbres coopératives, des obsèques au prix juste

Modèle de pompes funèbres issu du Canada, les coopératives funéraires commencent à intégrer le paysage du secteur funéraire français. La pionnière de ce modèle coopératif est la Coopérative Funéraire de Nantes.

La Coopérative Funéraire, en tant qu’agence de pompes funèbres à Nantes Orvault, a même impulsé 18 autres projets de coopératives en France crées ou en cours de maturation. Leur objectif est clair : accompagner les familles endeuillées dans l’ensemble des étapes de l’organisation des obsèques tout en appliquant des prix justes.

Ce point est essentiel. Les coopératives cherchent à accompagner les familles endeuillées, peu importe leur budget. Elles se distinguent par leur approche humaine et cherchent à répondre aux besoins des membres et des non-membres dans le respect des valeurs de solidarité, d’entraide et d’intégrité. Elles cherchent également à remplir leur mission d’information et d’éducation.

Avec l’augmentation des prix des obsèques, ce type de modèle devrait, à l’avenir, prendre une place plus importante sur le marché funéraire français. Au Québec, ce modèle a transformé le marché et réduit les frais d’obsèques. La France est engagée dans la même voie.