Combattre son ethnocentrisme : dépasser les préjugés et intolérances

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L’ethnocentrisme est une forme de pensée qui consiste à considérer sa propre culture comme la seule valable, normale ou élevée. Cette attitude conduit bien souvent à des comportements discriminatoires et à des stéréotypes vis-à-vis de personnes appartenant à d’autres cultures.

Face à l’augmentation du racisme et à l’intolérance grandissante que l’on observe dans le monde aujourd’hui, il est important d’apprendre à reconnaître ses préjugés et à les combattre pour vivre en harmonie avec les autres cultures. Ce n’est pas toujours simple car l’ethnocentrisme se manifeste parfois sans qu’on en soit pleinement conscient.

Comment repérer ses préjugés ?

Les préjugés constituent une barrière invisible aux relations interculturelles. La plupart du temps, on ne réalise pas tout de suite leur existence mais des signes peuvent vous alerter sur le fait que votre attitude est guidée par cet ethnocentrisme inconscient.

  • Vous critiquez facilement les coutumes ou traditions d’autres nations, sans prendre le temps de les comprendre.
  • Vous êtes souvent porté à mettre en avant les qualités de votre propre culture et à minimiser celles des autres cultures.
  • Vous pensez que votre culture est supérieure aux autres et/ou que certaines cultures sont inférieures.
  • Vous vous sentez mal à l’aise face à des cultures différentes de la vôtre et avez tendance à résister au changement.

Les attitudes à adopter pour passer outre ses préjugés

Afin de lutter contre l’ethnocentrisme, voici quelques attitudes à adopter :

Se donner le temps d’apprendre

Prenez le temps d’en apprendre plus sur les différentes cultures. Aujourd’hui, nous avons à disposition de multiples sources d’informations (livres, internet, documentaires, etc.) qui peuvent nous aider à mieux connaître d’autres cultures. Il est essentiel d’étudier les coutumes et les valeurs des autres cultures pour comprendre leurs particularités et aller au-delà des préjugés.

Faire preuve d’ouverture et de respect

Le dialogue et l’échange restent les meilleurs moyens pour briser les cloisons invisibles entre cultures. N’ayez pas peur de poser des questions et de discuter avec des personnes issues de milieux culturels différents. Écouter le point de vue des autres et respecter leurs opinions est fondamental.

Adapter son comportement à chaque culture

Pour favoriser une bonne communication interculturelle, essayez de vous adapter au mode de pensée et aux usages des autres cultures. Rester poli et neutre dans vos affaires et vos conversations est un excellent moyen pour gagner la confiance d’autrui. Se montrer tolérant et curieux permet de mieux se faire accepter et de créer des liens durables.

Les bénéfices de l’ouverture à d’autres cultures

Approfondir sa connaissance des autres cultures peut s’avérer très enrichissant :

  1. Comprendre d’autres modes de pensée et d’autres façons de voir le monde.
  2. Éviter les erreurs liées aux stéréotypes.
  3. Favoriser l’acceptation des différences.
  4. Renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté plus large.
  5. Gagner en respect et en confiance.
  6. Mieux cerner les spécificités locales.

L’ethnocentrisme est une forme d’attitude mentale qui peut conduire à des comportements discriminatoires et à des préjugés vis-à-vis des autres cultures. Comprendre ses préjugés et apprendre à les surmonter est un processus complexe mais très enrichissant. En effet, dépasser ses propres préjugés et s’ouvrir aux différences culturelles offre de nombreux avantages qui peuvent améliorer nos relations avec autrui et notre sentiment d’appartenance au monde pluslarge.

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39 Comments

  • Madame Vélo

    24 août 2015

    Très intéressant tout ça ! J’ai eu l’occasion d’expérimenter l’interculturalité pendant mon semestre d’étude aux Etats-Unis et lors de mon séjour au Bénin.
    ça m’a fait rire quand tu dis qu’en France on ne dit bonjour qu’une seule fois… ça m’a fait pensé qu’au Bénin, au lieu de dire « au revoir » on dit « à tout à l’heure » car on se donne la possibilité de re-croiser la personne dans la journée ! Je trouve ça génial comme principe 🙂 et pareil, à partir de midi ils ne disent plus « bonjour » mais « bonsoir », alors que chez nous on attend facile 18h pour dire « bonsoir ».
    Mais je trouve qu’on est plus facilement ouvert à l’interculturel quand on s’y attend (par exemple quand on part dans un pays étranger) que lorsqu’on ne s’y attend pas (par exemple dans notre quotidien – c’est là qu’on va trouver les gens bizarre/impoli/désagréable/etc.)

    • Claire Gezillig

      24 août 2015

      C’est sûr… Surtout qu’on n’a pas toujours conscience qu’il y a aussi des comportements culturels régionaux (ponctualité, le fait de faire rentrer des inconnus chez soi ou de les recevoir devant sa porte…) et sociaux (ex : le tutoiement en France n’est pas toujours utilisé de la même façon suivant les milieux sociaux).

      Après, s’il est vrai qu’on fait plus attention qu’on est à l’étranger, ça ne nous empêche d’y faire des jugements hâtifs ou des généralités fausses. Pour se repérer, on a tendance à classer très vite sans se rendre compte qu’on plaque un jugement ethnocentré.
      Surtout quand on part d’une impression floue car on n’analyse pas ce qui nous fait dire ça (c’est difficile de se rendre compte par exemple que notre malaise vient de l’espace vital différent par exemple).

  • Mme Ebène

    24 août 2015

    Je l’attendais avec impatience cet article 😉 Le plus dur est d’apprendre que sa façon de penser n’est pas forcement la meilleure. Quand j’ai commencé à fréquenter mon mari, il me disait souvent que mes remarques sonnaient hautaines, et maintenant je commence à voir de quoi il parlait quand on accueille des français et qu’ils font les mêmes remarques… Il y a quelques semaines un collègue suédois m’a dit intrigué : tu manges aussi du pain à la confiture le matin ? ça m’a fait rire qu’il en soit si choqué et son ton juste amusé sans jugement de valeur a ouvert une discussion décontractée.

    • Claire Gezillig

      24 août 2015

      C’est rigolo l’histoire avec ton mari parce que ça fait écho à une de mes histoires avec le mien :
      j’ai récemment (pendant les dernières vacances) mis le doigt sur la raison pour laquelle j’ai du mal à supporter que l’amoureux me parle en français ; quand il me demande de faire quelque chose en français, j’ai l’impression qu’il est un peu agacé par mon comportement, alors que pas du tout, c’est juste qu’il n’a pas encore la bonne prosodie (et peut-être pas non plus tout le vocabulaire pour les nuances) qui font que j’entendrais sa requête comme ce qu’elle est une demande ou un conseil et non comme un ordre froid…
      Et bien depuis que j’ai pris conscience de ça et que je lui en ai parlé, on évite quelques tensions inutiles 🙂

      Et oui, encore une fois, une attitude bienveillante aide beaucoup beaucoup pour entamer la discussion et éviter des conflits ou des jugements inutiles 🙂

      • Mme Ebène

        26 août 2015

        une autre anecdote: J’ai fait mon stage de fin d’étude en Belgique et le jour de ma soutenance en France, mon maitre de stage m’a fait la bise en arrivant! Il fallait voir la tête de mes profs 🙂

  • Sarah

    24 août 2015

    je travaille de l’autre côté de la frontière et pourtant même dans le pays des vaches et du chocolat je me heurte parfois à ces problèmes culturels… par exemple dire Adieu pour dire Bonjour, ca me perturbe encore 😉 ou alors dans les pays francophones même au Quebec, certaines expressions n’ont pas le même sens et cela peut générer des situations cocasses !

    • Claire Gezillig

      24 août 2015

      Je ne connaissais pas le « adieu » suisse, tu sais d’où ça vient ?

    • Nya

      24 août 2015

      Dans certaines régions de Haute-Savoie aussi, on dit traditionnellement « Adieu » pour se saluer, et « Adieu, donc » pour dire au revoir. Après, Haute-Savoie et Suisse romande font toutes deux partie de la zone linguistique du franco-provençal, d’où remonte probablement cette salutation.

  • Madame Fleur

    24 août 2015

    Ton article est drôlement intéressant.
    Je me rappelle encore la première fois où j’ai rencontré ma correspondante finlandaise et qu’elle m’a serré dans ses bras ! J’avais trouvé ça bizarre !
    Et puis finalement, quand je suis allée chez elle ça m’a paru très naturel !!!

    • Madame Vélo

      24 août 2015

      Dans le même genre, quand j’ai rencontré ma correspondante Californienne on lui a tous fait la bise… et elle a trouvé ça très bizarre et était très gênée, parce que chez eux les bisous sont uniquement en famille… par contre quand moi je suis arrivée là bas j’ai eu des « hugs » qui m’ont fait un peu bizarre 🙂

    • Claire Gezillig

      24 août 2015

      Ah la façon de dire bonjour…
      Les français qui trouvent que les hugs, c’est trop personnel…
      Ma sœur qui a été choquée que les amis de l’amoureux lui sert la main quand il sont arrivés chez mes parents pour notre mariage.
      Et ma tête la première fois que j’ai vu mon amoureux embrasser ses parents sur la bouche…

      Et ce n’était pas pour dire bonjour mais au Burkina, les amis te tiennent la main ou la taille super facilement, ça me faisait bizarre quand le petit ami d’une amie faisait ça dans la rue avec moi…

      Je pense que dans ce genre de cas, c’est bien de verbaliser l’étonnement, ça évite que l’autre pense que tu réagis bizarrement. Et puis, de dire « je ne suis pas à l’aise avec cette coutume » si on le sent pas. Je ne pense pas qu’être dans une autre pays doive signifier prendre pour soi toutes les habitudes culturelles. Mais c’est un autre débat 🙂

  • Lady Rainbow

    24 août 2015

    Hyper interessant cet article ! La difference interculturelle la plus marquante pour moi qui bosse avec des gens de tous pays c’est la facon de se dire bonjour 😉 Deux bises sur les joues pour les Francais, une seule bise pour les Belges, un petit calin pour les Anglais (avec un bisou si vous vous entendez vraiment bien) et un gros calin avec les Americains :-p

    • Madame Vélo

      24 août 2015

      Et même en France, selon les régions, ce n’est pas pareil ! par chez moi on commence par la droite pour faire la bise, alors qu’ailleurs (dans le sud-est par exemple) on commence à gauche. Et parfois c’est 2 bises, parfois 3, parfois 4… Plus ou moins près de la bouche ou des oreilles… C’est tout un art de se dire bonjour en fait 😀

      • Dja

        24 août 2015

        Ah la bise! C’est même un problème interculturel inter français!
        Je suis aussi prof de FLE et mes étudiants avaient réclamé un cours pour comprendre cette coutume si bizarre et différente selon les localités et les régions 🙂

        • Claire Gezillig

          24 août 2015

          dja, prof de fle, ou çaaaa ? (curieuse)

          • Dja

            29 août 2015

            J’étais prof au Canada mais je suis juste de retour en France où je travaille dans une association 🙂

          • Claire Gezillig

            31 août 2015

            Ok, cool 🙂
            tu veux pas nous faire un article sur prof de fle en France et/ou la réalité de tes élèves ?
            (J’ai travaillé dans une classe d’intégration en début de ma carrière et j’ai trouvé ça super intéressant – je pense que travailler avec des migrants est super riche et assez différent de ce que je fais maintenant… Et puis, ça apporterait aux autres lecteurs puisque les migrants, on en entend beaucoup parler mais pas vraiment de ce qui se passe pour leur intégration).

  • Stella

    24 août 2015

    Encore un article fort intéressant!
    Ce qui m’a le plus perturbé en arrivant ici en Belgique, c’est de ne faire qu’une seule bise pour dire bonjour aux amis. Pour moi une seule bise, c’est trop intime, c’est un truc que tu fais avec les gens très proche pour les remercier d’un truc mais pas pour dire bonjour!

    Sinon j’ai remarqué qu’ici quand on va chez les gens, on s’assied, la plupart du temps autour de la table. Quand mes beaux-parents passent voir un café on se met à table et pas au salon quand on va chez eux pareil, le salon c’est pour regarder la tv pas pour autre chose. (bon après c’est peu être juste la famille du chéri)

  • Die Franzoesin

    24 août 2015

    Aaah j’adore cet article merci ! Et bien sûr on en réclame encore ! Un exemple en Allemagne : les gens qui frappent du point sur la table quand ils arrivent en retard à une réunion. Je me suis demandée sérieusement s’ils étaient fous ! Genre je suis en retard et en plus je me fais remarquer 🙂 .

    • Claire Gezillig

      24 août 2015

      ça veut dire « pardon de mon retard » de frapper sur la table ? Ou c’est juste pour signaler « je suis arrivé » sans vouloir couper la parole ?

      • Die Franzoesin

        25 août 2015

        Figure toi que je ne sais pas trop ! Je pense que c’est une façon de dire bonjour a tout le monde sans déranger…

  • Yaelle

    24 août 2015

    Je n’ai pas encore eu l’occasion de voyager pour constater les coutumes etrangères mais déjà en France avec chacun il y a parfois des incompréhensions et des habitudes differentes! Par exemple je sais que je n’aime pas du tout qu’on vienne chez moi a l’improviste et j’attends toujours qu’on m’invite pour aller chez les gens . j’ai des amis qui passent toujours a l’improviste et qui te disent « tu passes quand tu veux » (et bon ben du coup ils ralent quand tu passes pas puisqu’ils ne t’invitent pas!)
    autre exemple j’ai du prendre l’habitude quand je suis invité de dire  » tu veux un coup de main? » alors qu’avant jamais, pour moi si on a besoin d’aide on demande et visiblement ce n’est pas le cas chez tout le monde ^^

  • Mam' Agrume

    24 août 2015

    C’est mon mari qui, ayant beaucoup travaillé à l’étranger et surtout avec des gens venant de partout, a fait le plus l’expérience de ça.

    Il y a le comique des expressions, entre anglais et américains notamment. Le nombre de fois où il a assisté à des fous rires de ses collègues américains quand le chef (anglais) ponctuait son explication de « Est-ce que les ours chient dans les bois ?! » (il faut dire que je trouve aussi l’expression très drôle).

    Par contre là où ça posait problème, c’est entre les Israéliens et le Néerlandais. Pour les Néerlandais, une réunion où le ton commence à monter, c’est qu’il y a un souci. On s’arrête, on en discute au calme, on y réfléchit…
    Alors que pour un Israélien, une réunion n’est pas une bonne réunion sans une petite gueulante !

  • Margot

    24 août 2015

    les exeeeemples c’est le plus drôle, donnez-nous plein d’exeeeemples!
    – une amie d’ex Allemagne de l’est, dépitée à l’idée d’aller vivre en Andalousie, parce que les gens parlent vraiment trop fort…
    – notre épouvante lorsque, lors d’un échange, nos corres’ nous emmènent dans un café et commandent des frites à 4 heures de l’après-midi ( et du coup ne dinent pas le soir avec leurs parents!)
    – toute notre classe de 3e qui sursaute quand, à l’issue d’un exposé en Allemagne, les élèves tapent avec les jointures du poing sur la table
    – ma tête en tant qu’assistante française, quelques années plus tard, quand les élèves allemands, pour m’appeler, lèvent la main et… claquent des doigts…
    – la tête du copain de ma corres’ quand j’ai voulu lui faire la bise en descendant du train
    … puis quelques années plus tard la tête d’un Français rencontré en Allemagne, lorsque lui ai serré la main au lieu de lui faire la bise
    … et le plus drôle, le sourire de ravissement d’un ami Allemand dans notre résidence universitaire, très internationale, lorsqu’il a compris qu’il pouvait faire la bise aux Françaises (et y’en avait plein)! Du coup il y a allait franco à chaque fois, il avait très très bien intégré la coutume et y mettait beaucoup de coeur!

    • Claire Gezillig

      24 août 2015

      J’avoue, quand j’ai écrit cet article, je me suis dit « j’espère que les commentaires seront pleins d’anecdotes » 😉

  • Nya

    24 août 2015

    Le plus dur dans l’histoire, c’est surtout de se rendre compte qu’il y a un souci, qu’on a peut-être heurté quelqu’un d’une autre culture sans le vouloir, sans même savoir que notre comportement peut poser problème. En tant que linguiste, j’ai conscience de la pause inter-tour de parole (et je suis contente que tu en parles, d’ailleurs !), et j’essaie de me freiner quand j’ai envie de parler en chevauchant. Mon homme, en revanche, n’a pas cette notion et doit probablement donner l’impression aux Canadiens qu’il leur coupe sans cesse la parole.

    Autres exemples plus ou moins comiques :
    – l’espace personnel n’est pas du tout le même selon les cultures ; je me souviens d’un chantier international mêlant des nationalités latines et nordiques, et les Finlandaises, qui préféraient un espace vaste, ressentaient comme une intrusion de la part des Italiens qui avaient besoin d’être proches physiquement pour parler.
    – lors d’un échange scolaire avec le Canada au lycée, ma correspondante semblait accorder beaucoup d’importance au fait qu’on ne rentre pas dans la chambre de quelqu’un sans y avoir été autorisé verbalement
    – une colocataire chinoise ne comprenait pas certains euphémismes de type « tel plat n’est pas mon préféré » pour dire « ce plat est quelconque », et croyais que je ne mangeais QUE mes aliments préférés
    – une autre colocataire allemande se brossait les dents juste avant d’aller se coucher, et était étonnée que j’aille me coucher dès 20 h (non en fait, je me brosse les dents juste après le repas, c’est tout…)

    Exemples canadiens :
    – il m’est arrivé plusieurs fois de fixer un rendez-vous avec quelqu’un, la personne ne confirme pas mais vient quand même… alors que je croyais que le rendez-vous était tombé à l’eau, oups.
    – on nous a invités une fois pour un barbecue à 14 heures. Nous pensions qu’il s’agissait d’un déjeuner tardif et n’avions donc pas mangé, mais on nous invitait en fait pour le dîner, qui se tient ici vers 17 heures ! De même, quand on a invités des amis canadiens pour la première fois à 19 h 30 pour le dîner, ils avaient déjà mangé avant.
    – ici les francophones se tutoient presque tout le temps, et on passe souvent pour froids/hautains en utilisant le vouvoiement. Mais à notre décharge, ce n’est pas une habitude facile à perdre !

    • Dine

      25 août 2015

      Ah ah j’adore l’anecdote de l’invitation au barbecue et celle du repas du soir chez vous !!!!

    • Philyra

      26 août 2015

      Ton commentaire sur le tutoiement m’amuse beaucoup car, dans le travail de mon mari, il est d’usage que tout le monde se tutoie (y compris les conjoints !!) alors que c’est du 100% français. Du coup, j’ai tellement l’habitude que je bug parfois sur le vouvoiement dans la vie courante.

    • Mme Ebène

      26 août 2015

      Je confirme le tutoiement n’est pas facile à prendre. Dans ma boite en Belgique tout le monde se tutoie et s’appelle par le prénom jusqu’au PDG! Dans la vie de tous les jours pareil : le médecin, le boulanger, les serveurs… tout le monde tutoie tout le monde. J’aime beaucoup l’esprit de convivialité qui va avec, mais maintenant que j’y suis habituée, j’ai du mal à changer quand je suis en France

  • Margot

    24 août 2015

    Et merci de rappeler que l’une des choses les plus dures, c’est de ne pas penser que c’est mieux chez soi! 🙂

  • MlleMora

    25 août 2015

    Génial cet article, et génial tous les exemples donnés !
    Ca me rappelle quelques malaises pendant mon voyage autour du monde. Au Japon, en Chine et en Inde, on se sent très ethnocentré car la culture y est complètement opposée. Mais une fois qu’on passe au delà, on découvre une autre façon de penser et de se comporter, c’est enrichissant.
    J’ai aimé voir les différences entre la Chine et le Japon et je comprends maintenant pourquoi ils ne « s’aiment pas » et surtout qu’il ne faut pas les confondre ! Les Japonais sont dans l’ordre perpétuel, et les Chinois dans un bazar organisé…
    Les Indiens ne disent jamais franchement non et ils dodelinent de la tête pour dire oui : déstabilisant ! ET ils sourient tout le temps, donc impossible de lire les émotions…
    Et en en Thailande, Laos, Cambogde, ils ne doivent jamais perdre la face. Un concept un peu complexe, mais en gros ils ne vont jamais s’énerver, et auront du mal à te dire quand quelque chose n’est pas possible…

  • Mlle Moizelle

    25 août 2015

    En lisant le début de ton article, j’ai tout de suite pensé à ces différences concernant l’espace vital. C’est, je crois, ce qui m’a marqué le plus dans les voyages que j’ai pu faire. Avec le respect relatif au code de la route: dans certains endroits, on dirait qu’il s’agit plus d’un guide que de véritables obligations… Et ailleurs, le civisme et la gentillesse des automobilistes donnent de sacrées leçon aux Français, qui devraient en prendre de la graine! Ton article était vraiment très intéressant, tout comme les multiples anecdotes des commentaires. Cela me fait penser aux différentes cultures au sein d’un même pays: je suis une Bretonne un peu chauvine, et je me rends compte de la force de certaines de nos traditions, et cela m’amuse de voir comment les autres Français peuvent nous percevoir! ^^

  • Sophie

    25 août 2015

    Je viens de déménager en ville, dans un quartier hautement multiculturel (vraiment, il y a de toutes les cultures). Et du point de vue de ma culture bien française, des petites choses ont été difficiles au début…
    on s’est très vite liés avec les voisins, que ce soit nos voisins des maisons d’à coté ou des appartements d’en face.
    Et le coup du « je viens sans prévenir » a été assez rude pour moi qui aime ma petite tranquilité ^^. mais au final, après explications courtoises, en mettant de l’eau dans son vin chacun de notre coté, tout se passe très bien ^^
    Et de toute façon, on a emménagé ici pour ça aussi: baigner nos enfants dans l’idée que le monde n’est pas notre façon de vivre.

    J’ai été un we à Londres, et deux fois en Allemagne, donc je n’ai pas énormément voyagé, mais mon séjour en Allemagne a été assez marrant ^^.. le coup de manger des sandwich au petit déjeuner, d’appeler le prof en claquant les doigts (et c’est difficile de perdre cette habitude une fois rentrée :p ), on ne se fait pas la bise mais on se serre la main… voire on se présente en disant notre nom d’abord puis notre prénom même dans une sphère plutôt amicale…

    Mais même entre deux familles socialement différentes, les choses changent: le tutoiement, les habitudes à table, les discussions même, le placement à table, même dans deux familles françaises les choses sont différentes.
    Sans compter les expressions régionales… j’ai mis 10 ans à comprendre ce que mon grand père voulait dire en me demandant « comme que c’est? » quand il nous voyait ^^

    Très chouette article 🙂

    • SwissGirl

      26 août 2015

      Excellent ! Aaaaah que j’ai ri quand j’ai entendu pour la première fois « Comment qu’c’est ? »

  • Dine

    25 août 2015

    Article très interessant, merci 😉

  • SwissGirl

    26 août 2015

    Excellent article, Madame Gezillig ! Encore ! Encore !
    Ici, qq petits chocs culturels à mon actif…
    – En Afrique du Sud, où rien n’est interdit, mais tout est « at your own risk » !
    – Au Canada, où tu peux t’habiller comme tu veux (couleurs aléatoires, combi de ski dans la rue,…) parce qu’il n’y a pas de pression sur le look, « s’il/elle met ça, c’est que ça doit être confortable »
    – En Suisse, dans ma petite ville, où tu dis bonjour à TOUT LE MONDE. Y compris dans les rayons du supermarché.
    – En Lorraine, où tu peux très vite être invité(e) à une fête de famille par une personne que tu viens seulement de rencontrer.
    – En Inde où le code de l’ordre a une vraie signification à part. Chacun fait ce qu’il veut.
    – Au Pérou, où tu conduis au klaxon. Si tu fais du bruit, tu es prioritaire.
    – À Malte où les habitudes de conduite font que tu ne roules pas vraiment à gauche, mais plutôt à l’ombre !
    – À Marseille, où tu interpelles les gens en leur disant « Oh Blond ! » (y compris s’ils sont bruns !!)
    – Au Portugal, où on te sert l’apéro dès la porte franchie et quelle que soit l’heure (et c’est comme ça que tu manges et bois toute la journée !!)


  • Célestine

    26 août 2015

    Sympa cet article ! Je vis en Côte d’Ivoire, la liste d’anecdotes pourraient être longue !
    Je découvre dans vos commentaires qu’en Allemagne comme en Afrique de l’Ouest on claque des doigts pour interpeller quelqu’un (je n’y arrive pas ). On peut mmême siffler….
    Tous le monde peut appeler n’importe quelle femme « ma chérie », en particulier si on ne connaît pas son nom, comme une serveuse au restaurant…
    Ici on se brosse (sous entendu les dents) le matin au réveil (peut être pour chasser les esprits de la nuit) et non après le petit déjeuner (je suis donc qqn de très sale parce qu’impossible pour moi de prendre un petit dej gout menthe forte…).
    On ne mange qu’avec la main droite (la gauche sert aux activités sales) on ne paye qu’avec la main droite (donner l’argent avec la main gauche peut faire croire qu’on formule une malédiction..).
    Etc !

    • Claire Gezillig

      26 août 2015

      c’est super intéressant tout ça !
      Tu ne veux pas venir nous raconter un peu ton quotidien en Côte d’Ivoire dans un bel article ? 🙂

  • Célestine

    26 août 2015

    Oh si si j’y pense bien ! J’ai eu quelques mois très mouvementés et notamment un cambriolage… Du coup je n’avais plus de pc ! Mais j’ai à nouveau un outil de travail donc plus d’excuse, il faut que je m’y mette.

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