Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

témoignage

Mon expérience du monde du travail – Partie 1

Je viens aujourd’hui te parler de quelque chose de très personnel et qui m’impacte énormément.

C’est pour moi assez douloureux d’en parler.

Clairement je me remets énormément en question quand je regarder en arrière mon parcours professionnel.

Quand je monte sur la balance…

Je voudrais ouvrir une large (le mot est choisit) parenthèse sur un sujet qui peut fâcher.

Le poids.

En toute transparence, je suis plutôt ronde. IMC genre « surpoids ». Alors oui, c’est LOIN de l’obésité, mais dans ma famille, la rondeur, ça se transmet bien… Bref, ça fait un moment que je « m’empate », et franchement, je ne suis ni une sportive ni une acharnée du régime alors, bof, je vivais bien avec.

Puis j’ai eu un bébé.

Rentrer en France: une 2e expatriation?

Bientôt 7 ans que je vis au pays des caribous, du sirop d’érable et autres spécialités de nos cousins québécois. Bientôt 7 ans que je vis loin de ma famille et de tous mes amis d’enfance puis d’adolescence.

Arrivée au Québec: août 2011. J’ai 22 ans tout juste. Deux grosses valises de 32kg. Un fiancé que je suis dans cette aventure.

Objectif: finir mes études universitaire. Temps alloué initialement: 5 ans (3 ans d’études, 2 ans de travail), puis retour en France prévue.

Statut de la mission: demi-échec…

Je déteste me lever tôt le matin

Alors, j’imagine que la plupart des gens qui ont un travail passion, ils n’ont aucun mal à se sortir du lit, ou les chefs d’entreprise (petites ou grosses d’ailleurs), parce qu’ils se sentent « indispensables »…

Mais nous, là, les employés ou ouvriers lambda, ceux qui doivent arriver avant 9 heures (ou pointer entre 5 et 8 heures…), ceux qui doivent jongler entre les horaires de l’école ou/et de la crèche, le bon vouloir des nounous, l’horaire du train, le bus qui ne passe pas, la route embouteillée ou le cerf au milieu de la route…

Quand il faut sortir du lit alors qu’on est encore tout endormi, dans la chaleur de la couette, qu’il fait encore nuit dehors… Décidément, le monde du travail n’aime pas ceux qui ont besoin de sommeil !

Comment j’ai fondé mon entreprise

Le titre de cet article, bien qu’exact sur le papier, me donne un léger arrière-goût d’imposture. Personnellement, quand je pense à un fondateur d’entreprise, je pense à une personne qui a eu une idée (géniale !) ou une opportunité (de fou !), qui a vu un créneau dans un marché, qui a transformé sa passion en quelque chose de concret, et qui a lancé sa boîte après de nombreuses heures d’études et de mise en place.

J’ai bel et bien fondé mon entreprise en 2014… mais je ne réponds à aucune de ces définitions ! Alors, je me suis dit que je viendrais bien te parler de mon entreprise qui ne ressemble pas à une entreprise.

La fascination des sommets

Mes lectures d’adolescence ont été bercées de récit de haute montagne. D’abord sous forme romanesque avec Premier de cordée, puis Les Conquérants de l’Inutile (Lionel Terray), Annapurna premier 8000 (Maurice Herzog), Triomphe et tragédies à l’Eiger (Rainer Rettner), La mort suspendue (Joe Simpson) et mon favori d’entre tous Carnet du vertige (Louis Lachenal). Pourquoi je te raconte tout ça ? Parce que fin janvier, un sauvetage fabuleux de l’alpiniste Elisabeth Revol sur le Nanga Parbat a été réalisé.

Tu n’es plus là

On est con quand on est jeune.

On est capable de partir sans se retourner.

De laisser tout le monde de côté parce qu’on se sent étouffer dans cette ville qui nous a vue grandir.

Un vilain défaut, la timidité ?

Mon rêve d’enfant, c’était de devenir écrivain. J’ai beaucoup écrit pendant mon adolescence, des romans partagés à mes amies et ma sœur. J’écris toujours, plus lentement par manque de temps, mais j’aime toujours écrire des romans.

Le truc, c’est que je suis timide.

Oui, tu as bien lu : timide.

En quoi cela m’empêche d’accomplir mon rêve, tu me diras ?

Scène de ménage

Il est 20h et je n’ai pas envie de faire à manger. Ni une, ni deux, nous nous retrouvons dans un restaurant à quelques minutes de chez nous. Ils sont assis à table, elle, les bras croisés sur sa poitrine, la tête baissée, lui, le dos appuyé contre la chaise, les jambes croisées, les deux mains posées sur la table.

Je leur souris quand je rentre. J’essaie de ne pas écouter leur conversation, mais c’est difficile, parce que la salle est petite, il parle fort, et nous ne sommes que quatre dans la salle. Elle est gênée et lui dit sans arrêt que leur conversation ne nous regarde pas, alors je fais un effort particulier pour me concentrer sur ma conversation avec mon mari.

Pourquoi je voue un culte au drive

Les deux supermarchés les plus proches sont à une dizaine de km de la maison (à toi qui n’est pas francilienne : 10km = 20min si ça roule bien, 1h ou plus quand ça ne roule pas !). Les parkings du coin sont immenses. Comme il y a minimum 3 entrées (pour le « petit » supermarché) et au moins une dizaine pour le grand, les parkings sont gigantesques.

C’est comme ça que ça m’est arrivé plusieurs fois de sortir après avoir fait mes courses et ne plus me souvenir où se trouve la voiture. Tu peux te moquer ! N’empêche que quand tu as ton caddie plein et 7500 places de parking sur 3 niveaux à inspecter… et bah tu te sens seule !