Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

C’était mieux avant


Publié le 28 septembre 2016 par Nya

Il me semble être globalement pour la liberté d’expression, la tolérance et les Bisounours. Mais certaines petites phrases ont le don de me faire voir rouge.

  • Avant, on avait des manières.
  • Avant, on avait de l’élégance.
  • Avant, on respectait l’humain.
  • Avant, on respectait les salariés.
  • Avant, on n’avait pas de psychopathes, de pédophiles, de tueurs en série.
  • Avant, on mangeait du vrai.
  • Avant, on prenait le temps de vivre.
  • Avant, on n’avait pas besoin de technologie.
  • Maintenant, les gens sont fous.
  • Maintenant, on est entourés de déviants.
  • Maintenant, les gouvernements vont droit dans le mur.
  • Maintenant, notre civilisation est décadente.

Entendre ce type de phrases me provoque généralement une réaction épidermique, source de nombreuses imprécations intérieures le temps que je réfléchisse à la meilleure manière de répondre.

Je comprends parfaitement que passé un certain âge (quel âge ? 50 ans ? 60 ans ? L’âge où le monde devient effrayant ?), on soit nostalgique de sa folle jeunesse et qu’on ait tendance à idéaliser un tantinet la période qui allait avec. Certes.

Mais j’entends aussi énormément cette phrase de la bouche de mes contemporains. De gens qui ont à peine 30 ans, voire bien moins. Et qui, souvent, n’ont même pas vécu la période à laquelle ils font référence.

Nostalgie du passé

Crédits photo (creative commons) : Kaz

Je ne comprends pas du tout la nostalgie pour des décennies passées. Qu’est-ce qui était mieux avant ?

Dans les années 30, on a eu le droit du travail et les congés payés… et aussi la montée du nazisme.

Dans les années 40, on a eu le droit de vote pour les femmes, mais aussi une petite guerre qui a fauché 60 millions de vies à l’échelle mondiale.

Dans les années 50, le pays était à reconstruire et c’était loin d’être la prospérité. Et je te laisse imaginer les droits des femmes.

Dans les années 60, on a eu les féministes, le plein emploi et l’accès aux contraceptifs, mais aussi un climat social explosif avec mai 68 pour paroxysme. Avant ce joli mois de mai, on peut supposer que les salariés devaient en baver.

Dans les années 70, on a eu la révolution sexuelle et le droit à l’avortement, mais aussi la Guerre Froide et deux chocs pétroliers qui ont frappé la France de plein fouet.

Dans les années 80… je ne sais pas ce qu’il y avait de bien dans les années 1980, mais les décennies les plus récentes font rarement l’objet de nostalgie, de toute façon.

L’Histoire n’a rien de linéaire, mais on peut dire que depuis le début du XXème siècle, on va vers des sociétés occidentales plus respectueuses des droits humains, où la vie, la liberté et le choix sont primordiaux. Alors quand j’entends des absurdités comme « avant on respectait les salariés », j’ai vraiment envie de partir d’un rire hystérique.

« Avant, le monde du travail était humain. » Humain comme faire des semaines sans horaires, comme faire travailler les enfants, comme harceler les salariées au travail. Humain comme ne pas avoir de salaire minimum (1968).

« Avant, il y avait moins de détraqués… » Ou tout bêtement, les nouvelles ne dépassaient pas le cadre du village ou du canton ? Avant, il y avait probablement autant d’enfants assassinés sauvagement, mais on mettait ça sur le dos du loup. Il y avait autant d’agressions sexuelles (voire plus), mais c’était simplement normal : après tout, la Fanchon, elle n’avait qu’à pas passer sur mes terres. Ce n’est pas parce qu’un problème était tabou qu’il n’existait pas.

« On a perdu le sens des valeurs, avant on prenait le temps de vivre, on était plus en phase avec la Terre. » Oui, alors, avant, les paysans qui trimaient pour engranger trois patates avant l’hiver, ils devaient pas mal s’en cogner de prendre le temps de vivre : ils se contentaient de survivre, et les idées romantiques de l’attachement à la Terre et du respect de Mère Gaïa, tu te doutes bien qu’ils s’en foutaient comme de leur premier âne passé à l’abattoir. Sans oublier que les questions écologiques n’ont émergé timidement dans le débat public que dans les années 1970.

« De mon temps, on respectait les femmes. » Si par là tu veux dire qu’avant, on les traitait comme des petites choses fragiles sans volonté en leur inculquant que si elles avaient été violées, c’était de leur faute, tout en leur refusant le droit de disposer de leur corps et en leur interdisant l’accès au marché du travail, alors oui, on peut dire qu’avant, c’était différent. Mieux, je ne suis pas certaine.

« Avant, on respectait l’humain. » Avant, le racisme était institutionnalisé, demande à ton grand-père italien ou à ta grand-mère algérienne. Avant, on pouvait frapper sa moitié en toute impunité (jusqu’en 1992) et les châtiments corporels étaient considérés comme pédagogiques dans les écoles. Avant, on traitait les homosexuels comme des criminels, et les femmes qui avortaient tout autant. Avant, on avait la peine de mort.

Maintenant, on a le droit d’avorter.

Maintenant, on est en paix.

Maintenant, on va vers un meilleur respect de tous, une société plus égalitaire, où l’orientation sexuelle et l’origine ethnique ne sont plus pénalisantes en droit.

Maintenant, la science nous permet de vivre en meilleure santé, on peut avoir des enfants si on est infertile et survivre au cancer.

Maintenant, on a la libre circulation des personnes et une mobilité internationale sans précédent.

Maintenant, Internet nous ouvre au monde et aux idées.

Maintenant, on peut décider qui on a envie de devenir.

Maintenant, on respecte davantage les minorités.

Maintenant, on a le droit de choisir sa vie.

Tous les avantages que je viens de te citer ne sont pas unidimensionnels. On peut avoir accès à toutes les idées du monde sur Internet, mais aussi à tous les potins du monde. On vit en meilleure santé, mais on a aussi tendance à s’acharner sur les mourants sans les laisser partir avec dignité. Les minorités sont davantage respectées en droit et dans les faits, sans pour autant être les égales de la classe majoritaire.

Je ne dis pas que nous vivons dans un monde parfait. Loin de là. Les multiples recours à l’amendement 49.3 font vaciller notre démocratie. Le terrorisme ébranle nos valeurs. Le monde tremble un peu partout. On tue toujours en raison de l’orientation sexuelle ou religieuse. Les crispations identitaires font peur. Et j’avoue, j’aime mieux ne pas penser à ce qu’on trouve dans nos assiettes.

Mais non, qu’on ne vienne pas me dire que c’était forcément mieux avant.

Et toi, tu te prends parfois à regretter le passé ? Que regrettes-tu exactement ? Ou au contraire, tu ne supportes pas non plus ce genre de discours ? Viens en parler !

Commentaires

29   Commentaires Laisser un commentaire ?

Karine (voir son site)

Très bel article! Je suis entièrement d’accord avec toi! Mais ces « faits » ont bien souvent été oubliés ou omis par les gens, ou ils n’ont retenus que le meilleur, alors forcément ça paraissait mieux avant.

le 28/09/2016 à 07h59 | Répondre

Cacy

Je suis globalement d’accord avec toi.
Je ne pense pas qu’avant c’était mieux. Je pense que sur certains points particuliers malheureusement on régresse aujourd’hui. Par exemple, le droit des femmes (comment imaginer un debat pour re-pénaliser l’avortement en Espagne), la libre-circulation des personnes (retour du contrôle aux frontières dans plusieurs pays)…
Et surtout je ne suis pas une grande fan de la technologie qui prend beaucoup de temps hors du monde réel. J’y vois bien des côtés positifs mais je trouve qu’on va trop loin. Est ce vraiment utile d’aller lire le mur d’une « copine » de primaire qu’on a pas vu depuis 20 ans (et qu’on ne compte pas revoir) alors que l’on connait si peu nos voisins/collègues…?

le 28/09/2016 à 08h01 | Répondre

emma_chan

La technologie n’oblige personne à aller voir le mur facebook de qqun d’autre il me semble, c’est plutôt l’usage qu’on en fait qui peut être idiot (ton exemple), flippant (certaines pages du dark net) ou enthousiasmant (les mook, ce blog…).

le 28/09/2016 à 12h01 | Répondre

Ars Maëlle (voir son site)

Le progrès scientifique et technologique a transformé la vie des gens, qui prétendra que c’était mieux de faire la lessive à la main, de voir un enfant sur quatre mourir avant 5 ans ou de passer sa vie en fauteuil à cause de la polio ? Et qui regrettera que l’égalité s’améliore peu à peu pour tous les « dominés » ? (plein de gens malheureusement).
Mais les avancés de notre société sont venues avec des bouleversements majeurs : boom de l’urbanisation, dissolution des cercles de relations traditionnels (la famille, la paroisse, le village), division sociale du travail toujours plus forte, individua(lisa)tion des pratiques sociales et culturelles… En gros, une perte de repères complètes par rapport aux modèles ancestraux (« avant, on savait quelle était notre place » : homme ou femme, patron ou ouvrier, maitre ou élève), un sentiment de disparition d’une certaine forme de collectif (« avant, on connaissait son voisin »).
Je pense que dans ces réactions, il y a de bons vieux réacs, d’autres qui répètent ce qu’ils entendent depuis toujours, mais aussi des gens un peu perdus en quête de repères. Quand tu penses qu’en ex RDA certains ont eu l’Ostagie (la nostalgie de l’Est), c’était ce genre de raisons.
A mon avis, un aspect important pour limiter un peu cette épidémie de nostalgie mal placée (qui est humaine : avant c’était mieux, pas forcément parce que c’était avant mais parce qu’on était jeune à cette époque), c’est tisser du sens dans notre monde actuel : changer ce qui mérite de l’être, et notamment revenir au local, mais aussi voir ce qui fonctionne dans cette configuration nouvelle avec ces libertés nouvelles. Montrer que si on ne connait plus toujours son voisin (qui est parfois un con), les nouvelles technologies nous permettent d’échanger avec des inconnus qui nous enrichissent (salut les blogs) ou de monter des projets impossibles auparavant. Parler de ces belles initiatives, de ces nouvelles solidarités qui sont permises par une meilleure circulation de l’information (il y a 50 ans, qui en France se souciait du paludisme ?)
C’est à nous de recomposer les repères, de toute façon on a hérité de ce monde, autant être lucide sur ses limites mais aussi sur ses atouts pour l’améliorer un peu.
(désolée pour le pavé)

le 28/09/2016 à 08h27 | Répondre

Flora

Je suis d’accord avec toi, j’ai du mal à voir le « avant » qui était mieux (même si je l’ai sans doute déjà dit aussi). Dans la liste des plaintes j’ajouterais le fameux « c’est irresponsable de faire des enfants dans un monde qui va si mal » Pardon ?!

le 28/09/2016 à 08h48 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Globalement je suis d’accord avec toi et je déteste aussi ce genre de discours. Connais-tu d’ailleurs l’excellente chanson de Vincent Delerm sur ce thème ? Elle s’appelle “Sépia plein les doigts” et je t’invite vraiment à la découvrir.
Après je ne peux pas m empêcher d’être en désaccord avec quelques petits points de ton argumentaire. Tout d’abord je ne vois pas la révolte de mai 68 comme une vraie révolte populaire: il s’agissait d’abord d une révolte étudiante sur laquelle on renchérit les syndicats. Mais il faudrait du temps pour en discuter. Deuxièmement l’instauration du SMIC comme grande avancée sociale on peut en discuter aussi, certains économistes affirmant qu’elle génère automatiquement du chômage. Enfin j’ai un grand père italien naturalisé français mais il n’a jamais vraiment souffert de racisme en tout cas cet exemple m’a étonnée. Mais encore une fois je te taquine et dans l’ensemble je suis bien d’accord avec toi et c’est bien de le rappeler !
PS : J’imagine que tu ne l’as pas choisie mais la photo d’illustration est très décalée, j’adore !

le 28/09/2016 à 08h51 | Répondre

Nya (voir son site)

Je ne connaissais pas cette chanson, merci !
Pour les grands-parents immigrés, cela dépend peut-être des régions ? Le grand-père italien de mon homme avait atterri dans le Massif Central et il me semble que ce n’était pas la joie.
C’est Camille qu’il faut remercier pour cette superbe photo 🙂

le 29/09/2016 à 16h11 | Répondre

Ornella

Tout dépend de son année d’immigration. Au début du siècle, les « ritalades » n’étaient pas si anodines. Un exemple de ressources : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=17996

le 29/09/2016 à 16h12 | Répondre

Camille

Merci pour cet article, C’est vrai que j’ai déjà idéalisé le passé du haut de mes 22 ans… Effectivement j’avais choisi une fois en philo le sujet : pouvons-nous être nostalgique d’une époque que nous n’avons pas connu ?
Mais bon, l’Homme a toujours tendance à fuir l’instant présent, et l’herbe est toujours plus verte chez le voisin…
Merci encore pour cet article !

le 28/09/2016 à 09h22 | Répondre

Marjolie

Je suis moi aussi globalement d’accord avec toi et je trouve beaucoup de remarques très justes dans ton article. Mais il me semble que tu parles beaucoup du droit, du plan légal. On peut aussi se poser la question du plan factuel, des modes de vie (je crois que je ne suis pas très claire). Oui le monde du travail a connu des avancées majeures en termes de droits, mais en contrepartie, quelle violence morale exercée sur beaucoup de salariés… de manière plus pernicieuse peut-être. Je me demande si certaines violences n’ont pas juste changé de forme. Oui je sais, on ne peut pas comparer une vie de bureau stressante à 12h de travail d’usine/jour sans jour de congé, mais quand même. Pour que des gens en arrivent à se tuer (ou à souhaiter mourir) à cause de leur travail…

le 28/09/2016 à 09h29 | Répondre

Nya (voir son site)

Effectivement je me limite au droit car je ne peux pas dire si la façon de vivre était mieux avant… je n’y étais pas. On peut poser la question à nos parents, grands-parents… mais il est probable que la nostalgie fasse son oeuvre et qu’ils pensent que c’était mieux avant, justement. Je ne pense pas qu’il y ait plus de violences psychologiques au travail, bien au contraire. Les chefaillons qui s’en prennent aux salariés et le harcèlement psychologique, ça a toujours été une réalité. Mais avant on passait les suicides sous silence parce que c’était honteux, parce qu’il ne fallait pas en parler ?

le 29/09/2016 à 14h13 | Répondre

Mlle Origan

Je suis totalement d’accord avec cet article, qui me fait d’autant plus réagir que je ressens ça à plus petite échelle, par rapport à mon boulot… je travaille dans l’enseignement en collège, et je déteste entendre dire « ah, les élèves étaient tellement mieux avant, le niveau se perd, ils sont coincés derrière leurs écrans et ils ne comprennent plus rien… ». Ce discours me semble tellement en décalage avec les gamins que j’ai tous les jours devant moi ! Qui ont l’occasion grâce à Internet par exemple d’aller écouter les musiques dont on parle en classe sur Youtube, et le font sans qu’on le leur demande ! Qui sont éveillés et curieux ! Qui ont un bien meilleur niveau en anglais que la génération précédente, et qui commencent à s’ouvrir aux autres civilisations avec beaucoup plus de facilité ! Bien sûr que certains élèves nous font regretter les années ou la discipline était respectée au doigt et à l’œil (et encore, je pense que les plus perturbateurs étaient plus facilement renvoyés qu’aujourd’hui, d’où l’image angélique qu’on peut avoir des enfants des années cinquante), mais comparé à ce qu’on a perdu, on a aussi gagné tellement !
Bref, j’ai tendance à croire qu’aujourd’hui est souvent mieux qu’hier, et que demain sera encore mieux qu’aujourd’hui sur de nombreux aspects.
Merci pour cet article qui fait du bien.

le 28/09/2016 à 09h51 | Répondre

Vanouille

Merci merci merciiiiiiiiiiii pour cet article !! Pour ta foi en l’humanité ! Oui, tu résumes très bien la situation. Et c’est un article tout plein d’espoir, qui met en exergue toutes les avancées du dernier siècle (chose trop rare ?) et qui invite / incite à continuer dans les progrès moraux et sociaux que nos aïeuls ont commencé il y a près de cent ans. Merci pour cette vision positive et critique ; et continuons tous et toutes le(s) combat(s), chacun à son échelle ! Il y a tant à faire, il suffit de s’y mettre 🙂

le 28/09/2016 à 10h09 | Répondre

Madame Bisounours

Moi aussi je suis pour les bisounours ! Plus sérieusement, j’aime dire que ce sera mieux plus tard. J’ai confiance dans l’humanité (certains pensent que c’est de la naïveté) malgré les quelques retours en arrière (je pense au droit à l’avortement en Pologne par exemple, la montée des extrêmes). N’empêche que les mentalités changent dans le bon sens.
Pour celles qui émettent des réserves, je le comprends aussi. La violence du monde du travail est là, mais quand même, en France, les enfants ont le droit d’apprendre et de jouer, ce qui n’était pas le cas 2-3 générations en arrière.

le 28/09/2016 à 10h17 | Répondre

Tamia (voir son site)

Je vais aller dans le sens des commentaires précédents. Merci pour ce bel article positif. Ce type de discours a tendance à me rendre chèvre ! Effectivement, il y a des dysfonctionnements dans notre société actuelle, mais je ne suis pas sure que le passé était mieux…

le 28/09/2016 à 10h41 | Répondre

Miss Chat

MIlle mercis pour cet article qui remet l’église au milieu du village !
Ce discours du « c’était mieux avant » m’horripile au plus haut point… c’était tellement mieux avant qu’on a tout fait pour changer, incroyable n’est-ce pas !
Comme Madame Bisounours, je pense qu’on va vers un mieux. Il y a une véritable prise de conscience depuis un petit demi-siècle sur beaucoup d’aspects et pour moi, cela va continuer si on reste vigilant.

le 28/09/2016 à 10h55 | Répondre

Nilith lutine

De manière générale, chaque génération trouve que c’était mieux « de son temps », et que maintenant « tout va à vau-l’eau ». Depuis toujours. C’est rassurant, de se dire que ce qu’on a vécu est ce qu’il y avait de mieux. Ça évite de se remettre en question.
(Et c’est particulièrement vrai sur l’éducation des enfants. « Avec les méthodes modernes, les enfants se croient tout permis et ne respectent plus rien ! » Eh bien on peut trouver bon nombre d’articles clamant cela… Datés de plus d’un siècle. À une époque où les coups de ceinturons passaient pour tout à fait normaux. À bon entendeur… 😉 )

le 28/09/2016 à 11h40 | Répondre

Margot

Purée merci! Le truc qui me hérisse c’est « les gamins maintenant… ». Je ne sais pas, je n’ai pas vraiment de moyens de comparaison écoute! 🙂

le 28/09/2016 à 12h35 | Répondre

Mydie Coquelicot

Je suis d’accord avec toi et vous! Moi qui travail dans l’éducation national, j’en ai marre d’entendre que les jeunes n’étaient pas comme ça avant et « qu’ils étaient mieux avant, plus respectueux » plus ça et moins ça, blablabla. Et tout le discours autour du métier d’éducateur/prof et sur les jeunes… j’en peux plus! Socrate lui-même disait déjà que « c’était mieux avant » ! Vivons dans notre temps sans oublier le passé, tendons à nous améliorer mais stop avec ce discours qui au final n’est pas constructif 😉

le 28/09/2016 à 13h06 | Répondre

Chaperon Rouge

J’ai ri, mais je suis teeeeeeellement d’accord!!!! NON bordel, c’était pas MIEUX avant, c’était juste mieux caché sous le tas de feuilles et aujourd’hui on a une énorme souffleuse qui vient y foutre le brin! (et d’ailleurs on ne sait plus quel média lire tellement l’information du monde entier comme du recoin de sa ville afflue de partout!) en tant que femme, en tant que salariée, en tant que PMette, je ne peux que dire c’est mieux MAINTENANT et ce sera encore meilleur DEMAIN! et d’ailleurs, enceinte et maman, qu’est-ce qu’on ene ssuie comme fadaises à base de « de mon temps »… je prenais un mail plaisir à préciser à ma mamie que « ben oui, tu t’emmerdais pas avec la toxoplasmose, mais les enfants naissaient aveugles (ou pire) et tu ne savais pas pourquoi! maintenant, on peut l’éviter… alors je fais quoi? je fais comme avant? » elle a eu 9 mois pour se ranger à ma raison, VICTOIIIIIRE!! de façon plus générale, je trouve que faire des enfants aujourd’hui c’est JUSTEMENT un gage de foi en l’humanité et en un avenir meilleur… dont ils seront aussi acteurs! 😉

le 28/09/2016 à 13h33 | Répondre

Claire (voir son site)

Merci Nya, comme toujours j’adore tes articles 😉
Je pense que quand les gens disent que c’était mieux avant, c’est aussi pour ne pas se remettre en question.
Moi, c’est quand j’entends que c’est la fautes des étrangers si il n’y a plus de boulot en France ou que les réfugiers n’ont qu’à rester dans leur pays et combattre pour leur liberté. Bah j’ai juste envie de leur dire Ah bon et toi tu ferai quoi en vrai si tu étais à leur place ? Franchement. La peur des autres et du changement m’ hérisse le poil. Mais c’est comme ça 😉

le 28/09/2016 à 14h07 | Répondre

Madame vélo

Hum je suis globalement d’accord.
N’empêche qu’il y a parfois des évolutions qui font peur et que sur certains sujets je ne peux m’empêcher de me dire que « c’est peut-être pire maintenant ». Pour reprendre l’exemple de l’éducation cité dans plusieurs commentaires, moi je suis sidérée de voir autant d’écrans dans les écoles, que ça soit en cours ou en libre accès. ça me fait peur pour mes enfants, car avec les problèmes de vue qu’on a ça ne va pas améliorer leur myopie. La myopie est même devenue une maladie qui prend une telle ampleur dans le monde que personnellement je me demande : est-ce vraiment nécessaire et bénéfique d’avoir autant d’écrans si tôt dans la jeunesse ? Voilà, c’est juste un exemple parmi d’autres 🙂 Mais globalement je suis d’accord avec toi, et ce qui m’énerve le plus c’est d’entendre les « vieux » dire « ah la jeunesse ! Ils n’ont plus aucun respect ! »

le 28/09/2016 à 14h13 | Répondre

Camomille (voir son site)

Voilà une citation de Socrate « Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe, méprisent l’autorité et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu’un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société, se hâtent à table d’engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans » Je crois que ça résume tout ! Tout comme toi, je suis bien contente d’avoir le confort moderne. Et même si nous ne vivons pas dans un monde de bisounours, il y a quand même du bon

le 28/09/2016 à 16h38 | Répondre

Nilith lutine

Ha merci, je cherchais cette citation, je ne me souvenais plus du philosophe qui l’avait écrite ! 🙂

le 29/09/2016 à 10h12 | Répondre

Nya (voir son site)

Ahh je voulais la caser mais je cherchais du côté de Platon… :p Merci !

le 29/09/2016 à 14h08 | Répondre

Popie

J’ai eu une discussion la dessus il y a peu avec exactement les mêmes arguments (moins développés et nombreux vu que c’était à l’oral hein !). C’est une idealisation du passé mais en aucun cas c’est une réalité !
J’entends « ah mais le monde part en vrille c’est fou ce dont sont capables les gens, regarde les attentats ! ». Non mais ça a toujours existé ! Est ce qu’on se rappelle des horreurs perpétrés durant la seconde guerre mondiale ? Ou même des horreurs perpétrés par des français en Afrique ? Non ce n’était pas mieux avant et personnellement je suis quand même contente d’être née dans cette époque parce que je suis l’égale de l’homme (pas dans tous les esprits mais dans ma vie oui), je n’ai pas à demander à quelqu’un si j’ai le droit de faire ci ou ça. Et ça ne choque (presque) personne que j’ai des origines étrangères (mais bon ce sont des origines européennes alors je sais que d’autres souffrent plus que moi de ce côté là je suis pas naive) !
Je crois que les gens ont du mal à voir le positif dans notre monde (parce que oui il y en a même s’il y a aussi pleins de choses affreuses) et qu’ils se réfugient dans une image fantasmée du passé (mais pas que, parfois c’est un pays qui serait mieux que le notre sur tous les points alors que concrètement ça n’existe pas le monde parfait dans un pays parfait)

le 29/09/2016 à 20h33 | Répondre

Littlefrog

Je suis plutôt d’accord avec toi même si tu m’entendra un peu parler davant avec envie car je ne suis pas fan des nouvelles technologies et que j’aime le retour aux basiques (jardiner, bricoler… ) plutôt que céder à tt le système de consommation actuel. Mais ce n’est pas le même débat et je partage entièrement ton avis sur « l’actualité » qui n’est pas + mauvaise, juste qu’elle est internationale maintenant !

le 30/09/2016 à 06h25 | Répondre

Cecile (voir son site)

AMEN!!!
(si tu pouvais entendre, j’applaudirai!)

le 07/10/2016 à 06h21 | Répondre

Madame Pinpon

J’aime beaucoup tes articles Nya, mais je crois que celui va être mon préféré !
Merci de rappeler que les droits évoluent dans le bon sens pour les femmes (bon, pour la Pologne, on repassera…), les homosexuels, les enfants, les salariés, pour l’ensemble des gens de façon générale… Qu’aujourd’hui on râle de travailler 39 heures au lieu de 35 alors qu’avant on faisait ces horaires en 3 jours sans compensation et sans râler, qu’avant il n’y avait pas moins de crimes mais juste moins de médias pour les diffuser…
Il me semble que la même chose s’est passée après la guerre 14-18, où les gens étaient nostalgiques du début du siècle en l’idéalisant, alors que ce n’était pas si glorieux que ça… Mais les gens ont la mémoire courte de façon générale, et ne savent pas prendre de recul sur la chance qu’ils ont d’être nés ici et maintenant… Malheureusement…

le 07/10/2016 à 11h52 | Répondre

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