Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Couchsurfing : une autre façon de voyager et de faire des rencontres !


Publié le 18 décembre 2014 par Claire Gezillig

« Couchsurfing », tu as sans doute déjà entendu ce nom anglais… Aujourd’hui, avec 10 ans d’existence, ce site américain avec une communauté mondiale n’est plus inconnu.

Peut-être que tu l’associes vaguement à un autre, tout aussi américain et qui fait fureur en ce moment : Airbnb. Les deux proposent en gros d’aller dormir chez des inconnus, solution économique s’il en est ! Sauf que là où Airbnb en a fait un moyen de gagner de l’argent pour les particuliers, Couchsurfing propose d’aller dormir gratuitement chez des inconnus… Ou à l’inverse, d’accueillir gratuitement des inconnus chez toi.

On pourrait dire qu’Airbnb est similaire à Couchsurfing autant que le covoiturage l’est au stop, toute la différence réside selon moi dans la démarche et les motivations de ceux qui pratiquent (ce qui n’empêche pas de faire les deux – ou les quatre ! D’ailleurs, je ne m’en prive pas, mes buts sont juste différents suivant l’option choisie.).

Je voudrais donc t’expliquer pourquoi le principe de Couchsurfing est formidable, mais aussi pourquoi l’argument financier n’est pas ma première raison pour le pratiquer aujourd’hui. Je n’ai pas pour but de t’expliquer exactement comment CouchSurfing fonctionne, d’autres le font très bien pour moi, mais plutôt de te montrer pourquoi je chéris tant ce site…

Je vais donc te raconter mon expérience et l’usage que j’en ai. Je tiens à préciser que tous les membres n’ont pas forcément la même vision… Et aussi qu’une polémique sur les changements de valeurs du site est en cours parmi les membres, depuis 2011, où l’organisation est passée dans ses statuts d’association non-lucrative à société.

Je suis inscrite sur Couchsurfing depuis 2008. Une amie m’en avait parlé à mon retour d’Irlande, comme un moyen de continuer à rencontrer des gens de différentes nations et de pouvoir parler anglais régulièrement, le site ayant aussi des forums par ville pour les habitants et les voyageurs de passage, et des activités (sorties, visites…) sont organisées.

Sauf que dans les mois qui ont suivi mon inscription, j’ai totalement zappé d’utiliser le site, et ce n’est qu’à l’automne 2009, quand je suis arrivée en Angleterre pour un an, que je me suis dit que c’était un bon moyen pour rencontrer du monde. Je n’étais pas prête à utiliser la fonction première du site : aller dormir chez un inconnu ou laisser un inconnu dormir chez moi. En tout cas, pas dans un premier temps… Mais aller boire des verres, visiter la ville avec des inconnus, ça me plaisait plutôt bien comme idée.

rassemblement de gens sur l'herbe rires

Crédits photo (creative commons) : Andrew Stawarz

C’est comme ça que je suis retrouvée dans un pub, un mercredi soir, pour une soirée teach, learn, share (enseigner, apprendre, partager), l’idée étant de venir avec ses connaissances et de les partager avec des gens qui s’y intéressent… C’était surtout une bonne excuse pour passer du temps avec des gens sympas ! Car je l’ai vite découvert : la communauté Couchsurfing de Manchester est tout simplement incroyable ! Tellement que lors de cette première soirée, j’ai manqué le dernier bus… Heureusement, quelqu’un a proposé de me raccompagner en moto.

Ce fut la première d’une longue série d’événements inoubliables avec cette folle troupe. Entre autres faits d’armes : nous avons fait un nombre certains de soirées au pub, de barbecues, nous avons fait du camping sauvage en avril dans les dunes, quelques sorties culturels aussi, nous avons fêté des anniversaires, des arrivés, des départs, et la vie, beaucoup…

C’est même dans ce contexte-là même que j’ai rencontré celui qui depuis est devenu mon mari ! (Mais comme le précise le site : attention, ce n’est pas un site pour rencontres amoureuses…)

Mais n’allons pas trop vite dans l’histoire. Au bout de quelques mois à côtoyer des gens qui accueillent des inconnus chez eux ou vont dormir chez des inconnus, mon appréhension est tombée. Et j’ai décidé de me lancer lors d’un weekend à Saint Andrew, en Écosse.

J’ai dormi deux nuits chez un californienne étudiante en philosophie… Et c’était tellement improbable et tellement sympa que ce fut le début d’une grande série. Cette année-là, je ne travaillais pas le vendredi, et j’habitais pas loin d’un aéroport RyanAir… Et j’avais aussi le Royaume-Uni à découvrir.

  • J’ai donc dormi chez une famille espagnole à Malaga, qui m’a traitée comme une invité de marque.
  • Je suis allée chez une écrivaine à Brème en février. Il faisait bien trop froid pour visiter cette petite ville et je me suis perdue en arrivant alors que mon téléphone n’avait plus de batterie… Et pourtant, les deux soirées passées à discuter avec mon hôte, qui avait l’âge d’être ma mère, restent un de mes meilleurs souvenirs de ma vie.
  • J’ai aussi réussi à trouver quelqu’un pour m’héberger à Londres. Un homme qui habitait un loft tout blanc au cœur de la City, qui m’a emmenée manger sur une péniche au pied de Tower Bridge et qui a passé une soirée avec moi, à danser sous un parapluie en cherchant la maison de Mary Poppins…

Grâce à Couchsurfing, mon année en Angleterre fut des plus riches, riche d’expériences et de rencontres. Alors, je n’ai pas voulu que ça s’arrête là. Avec l’amoureux, nous nous logeons parfois en voyage avec Couchsurfing. Pas toujours, mais quand on a envie de sortir de notre bulle et de rencontrer des gens qui habitent sur place.

On a les moyens de se payer le confort de l’hôtel si besoin, mais la vie est faite de rencontres.

Quand je pars seule, j’ai presque systématiquement recours à Couchsurfing, parce que pour moi, voyage est avant tout synonyme de partage…

Bon, aujourd’hui, j’ai arrêté de partir tous les weekends. Mais maintenant, c’est le voyage qui vient à nous. Nous avons accueilli chez nous, aux Pays-Bas, en vrac :

  • des gens qui font Paris-Amsterdam à vélo,
  • des brésiliens pour leur premier séjour en Europe,
  • un couple de sibériens dont la jeune femme ne parle que russe mais qui nous a fait des blinis à la crème de framboise…

Nous essayons que chacun se sente un peu chez lui, nous partageons des repas, nous montrons la ville si on a le temps, nous partageons des histoires. Et c’est comme ça que j’ai l’impression de voyager dans mon salon.

Je ne sais pas combien de personnes j’ai rencontrés grâce à Couchsurfing… Une certain nombre. Il y a des gens qui m’ont plus marqués que d’autres. Il y a eu des hôtes avec qui le courant est moins bien passé. J’ai eu la chance de n’avoir aucune expérience négative.

Je sais que la question de la sécurité fait peur : on me demande si j’ai peur… peur de l’inconnu, peur du vol, peur de mauvaises rencontres ? Pas (plus ?) vraiment, non. D’abord, le site a un système de référence et de descriptions qui peut donner une idée de la personne qu’il y a en face de moi… Et puis, je me dis que les mauvaises rencontres, elles peuvent très bien arriver dans la rue aussi ! La possibilité existe toujours, mais elle me semble mince. Je suis prête à prendre le risque, au vu tout ce que ce que ça m’apporte. Parce que CouchSurfing, c’est le type d’initiatives qui me donnent raison de vouloir croire au partage, à l’ouverture à l’autre…

Alors comme dit mon amoureux : « j’espère qu’on pourra encore le faire quand on aura des enfants, quelle belle expérience ce serait pour eux ! ».

Parce qu’on peut paraître utopistes, nouveaux hippies, un peu fous, mais on est avant tout des gens heureux de toutes ces rencontres !

Alors, ça te dit ? Tu as déjà tenté ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


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Commentaires

27   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mademoiselle Fleur

Quand tu en parles, c’est clair que cela donne vraiment envie de partager ce type d’expériences. Je n’ai malheureusement pas beaucoup voyagé (mais ma peur de l’avion y est sans doute pour quelque chose). En tous les cas, tu as dû faire de merveilleuses rencontres. Est ce que tu as gardé des contacts réguliers avec certaines des personnes qui t’ont accueillies ?
Merci pour ce joli témoignage.

le 18/12/2014 à 10h06 | Répondre

Claire Gezillig

Je n’ai gardé aucun contact régulier avec des gens accueillis / chez qui j’ai été… Je crois que ça a à voir avec la brièveté des rencontres (et puis on rencontre beaucoup de voyageurs au long cours qui dont eux-même rencontrent beaucoup de personnes pendant leur voyage..). Mais ça ne veut pas dire que je n’ai eu aucun contact à la suite de ces rencontres… Le londonien chez qui j’ai séjourné (dont je parle dans l’article) m’a envoyé un message il y a peu, 4 ans après mon séjour chez lui pour me dire « claire, je crois que j’ai trouvé la maison de Mary Poppins qu’on a tant cherché » et ça m’a fait immensément sourire.

Par contre, j’ai gardé des contacts avec les gens que j’ai rencontrés sur place qui font partie des groupes régionaux, parce que forcément, on s’est vu plusieurs fois, on a vécu pas mal d’aventures ensemble et des amitiés se sont tissées…

le 18/12/2014 à 10h48 | Répondre

Madame Nounours

J’en ai entendu parler de ce concept et j’ai pu lire des témoignages de personnes qui étaient mal tombés mais bon, il ne faut pas voir le mal partout. Le concept de pouvoir rencontrer des personnes d’autres cultures est très intéressant mais je fais partie de ces personnes qui ont peur de tomber sur des personnes mal intentionnées et j’avoue que c’est une barrière psychologique qui m’arrête beaucoup et je doute que mon mari soit partant pour une expérience de ce genre, surtout lorsqu’on est dans un pays qui n’est le notre. Tu vas me dire que ça peut arriver également si on loue un logement ou une chambre chez l’habitant en se faisant arnaquer, et c’est vrai que c’est aussi un risque avec en plus l’aspect financier.

le 18/12/2014 à 10h20 | Répondre

Claire Gezillig

Je comprends les réticents et je suis d’avis qu’il ne faut pas le faire si on ne le sent pas…
Parce que si on est stressé, on ne peut pas vraiment bien accueillir un inconnu chez soi.

Et puis chacun ses limites ! J’ai aussi les miennes dans l’accueil – par exemple, j’ai accueilli quelques fois quand j’habitais dans une chambre d’étudiant, pas avec mon mari, et bien, je n’accueillais que des filles et avec un profil bien rempli, que je sentais vraiment et qui avait des références nombreuses.

Des mauvaises expériences, j’en ai entendu parler (une amie à moi accueillait énormément à Prague et un jour, quelqu’un lui a volé des bijoux). De plus, le site a connu un gros succès récemment et s’est un peu « démocratisé » donc tout le monde n’a plus le même « esprit couchsurfing » … Après, je n’y vois pas forcément un mal, chacun peut y trouver ce qu’il cherche… moi, j’y cherche l’enrichissement par la rencontre, d’autres y cherchent majoritairement un toit pas cher. Bon, c’est leur droit, après, c’est à moi de les repérer dans les demandes que je reçois et de dire oui seulement aux gens que j’ai envie de rencontrer.
En vrai, j’ai peu de demandes donc je ne fais quasi pas de sélection parce que ceux qui viennent dans ma ville, en général, ne sont pas les touristes classiques, ça sort des sentiers battus 🙂
Mais c’est vrai que quand on habite dans une capitale, on reçoit énormément de demandes et là, c’est peut-être plus dur… (Je vais déménager à 20 min d’Amsterdam, je verrai…)

Mon article n’avait pas pour but de convertir tout le monde au couchsurfing mais de faire connaitre mon expérience (qui s’accompagne d’une vision de valeurs bien-sûr) et de donner envie à ceux qui hésitent encore 🙂

le 18/12/2014 à 11h01 | Répondre

Madame Nounours

Je me doute ^^. Ton article est très intéressant et permet de faire connaître ce concept que pas forcément beaucoup de monde connaît et qui pourrait être séduit pour le tester. Après comme tu dis, il y a la démocratisation récente de ce site qui peut éveiller l’attrait de personnes malhonnêtes à essayer. D’ailleurs, je trouve vraiment dégoûtant que ton amie ce soit fait voler des bijoux par une personne qu’elle a accueillie sous son toit. A t-elle retenter l’aventure par la suite?. Autre question qui me turlupine, es-ce qu’il y a un recours juridique comme cela peut être le cas lorsqu’on loue son logement pour les personnes qui accueillent et ceux qui sont logés?.

le 18/12/2014 à 12h10 | Répondre

Claire Gezillig

Dans son cas, c’était des bijoux fantaisie, donc elle a juste signalé la personne à CouchSurfing. Il me semble que le service d’aide du site réagit très vite et bien sur ce genre de problèmes. Après pour ce que dit la loi, je ne sais pas… Dans tous les cas, tu dois pouvoir porter plainte pour vol mais est-ce que ça aboutit ?
Je peux comprendre que ce genre d’histoire arrête les gens… Après, moi, j’ai peu de choses de valeur et je pars du principe qu’on peut aussi se faire voler son téléphone à l’arracher dans la rue et que les risques d’accueillir des gens chez moi sont mesurés par rapport au bonheur que ça m’apporte.
Mais bon, j’ai une attitude souvent très bienveillante par rapport à ce qui est inconnu, si tu ne m’as pas prouvé que tu étais une personne nuisible, je considère par défaut que je peux te faire confiance…
Bien-sûr, ce côté bisounours m’a parfois porté préjudice (pas encore avec CS cela dit) mais je crois que je serai beaucoup moins heureuse si j’étais méfiante 🙂

le 19/12/2014 à 10h28 | Répondre

Madame Nounours

Ok, ça va si c’est juste des bijoux fantaisies mais bon si c’est sentimentale c’est toujours rageant ce genre d’histoire. C’est bien qu’il y a un service juridique pour ce site, c’est rassurant pour les utilisateurs de ce concept ^^.

le 21/12/2014 à 13h04 |

sarah

Ca m’épate toujours les récits des personnes comme toi qui voyagent et découvrent des gens… je trouve le concept génial, malheureusement pour moi je dirais que je n’ai pas ‘ca’ dans la peau. Si je vais visiter un pays c’est pour le visiter, pas pour rester discuter avec des personnes, même si je concois qu’on s’enrichit d’une autre manière avec les gens. il y a plusieurs aspects culturels dans la visite dans pays et clairement je privilégie le côté visite de monuments, de villes, de paysages (le calme quoi) au côté humain 🙂 (moi être un peu sauvage, moi pas aimer le contact humain :p) par contre j’aimerais bien héberger des gens chez moi mais c’est chéri qui est réfractaire, il a peur du vol et des cambriolages…

le 18/12/2014 à 10h56 | Répondre

Claire Gezillig

Juste une précision: rencontrer des gens n’empêchent pas de visiter (souvent les hôtes proposent de servir de guide s’ils ont le temps) mais c’est sûr que oui, tu n’as pas la liberté et le calme de l’hôtel.
Après, je le dis, quand je pars avec l’amoureux, on choisit CouchSurfing quand on se sent socialement ouvert mais sinon, on prend un hôtel pour être dans notre bulle 🙂

Chacun sa façon de voyage !
Il y a quelque chose qui m’embête dans le monde des voyageurs, c’est cette tendance à se comparer pour voir qui est « le meilleur voyageur » : qui a visité le plus de pays, qui est le plus aventurier, qui a les histoires les plus incroyables, qui fait le moins touriste (c’est fascinant à quel point on veut être des voyageurs mais pas des touristes… Tiens, ça me donne une idée d’article…).

Je crois qu’il est important que chacun fasse suivant ses envies, son budget, ses peurs, sa zone de confort… L’important n’est pas d’avoir le plus vu, le plus vécu, l’important c’est d’y trouver du bonheur (et je crois que la satisfaction de battre des records ou de faire mieux que les copains n’est rien à côté de celle de se sentir bien avec soi-même…)
Et puis, on présente toujours le voyage comme quelque chose de positif (et dénigrer ceux qui restent chez eux) mais partir tous les 4 matins n’est pas forcément toujours la meilleure solution pour profiter de sa vie.
(Oups, je me suis bien éloignée de la réponse à ton commentaire Sarah, ne t’inquiète pas, je ne t’attaque, je réfléchis juste tout haut…)

le 18/12/2014 à 11h10 | Répondre

MlleMora

tout à fait d’accord avec toi sur le fait que les « voyageurs » souvent ne se considèrent pas comme « touristes » et déclarent qu’ils ne font pas des trucs de touristes ! C’est marrant, j’avais écrit quelque chose là-dessus à l’époque de mon tour du monde. Pour ma part, je pense qu’on est tous des touristes à partir du moment où on ne vit pas dans le pays. Quand on y vit alors, ça devient totalement différent j’imagine !

le 18/12/2014 à 11h15 | Répondre

Claire Gezillig

j’ai prévu un article sur expatrié, immigré mais je vais peut-être aussi faire voyageur, touriste etc.
J’ai vécu dans quelques pays et mes amis en conclue que je suis une grande voyageuse mais je ne suis pas sûre, il y a en effet une très grande différence entre habiter quelque part (même pour un temps court, je n’étais que deux mois en Irlande mais pourtant, je considère y avoir habiter parce que j’y travaillais) et y prendre des vacances (même si les vacances sont de plusieurs mois)

le 18/12/2014 à 11h26 | Répondre

sarah

en parlant de touriste /pas touriste ca me fait penser a une anecdote alors que j’étais allé 1 weekend à Paris pour faire vraiment ma touriste; comprendre visiter une bonne fois pour toutes tous les monuments et musés de la ville car j’en avais marre de cotoyer des gens dans mon travail qui connaissaient mieux Paris que moi) bref tout ca pour dire que pendant ces 2 jours, les gens qui m’ont abordés m’ont tous parlés en anglais car ayant mon reflex au tour du coup ils ne pensaient pas que je puisse etre une francaise qui ‘visite’ Paris… ca m’avait pas mal stupéfaite sur le coup… et sinon pour revenir au terme touriste, je pense qu’il est désormais assez mal conoté, en référence aux voyages low cost ou aux groupes de touristes qui, parce qu’ils ont mis le pied 2j dans une pays disent l’avoir visité… mais je ne veux pas dévier de ton article alors je m’arrêterais la 😉

le 18/12/2014 à 14h37 |

MlleMora

J’ai testé pendant mon tour du monde, et on avait accueilli un couple d’américains c’était très sympa ! J’aime beaucoup l’idée, mais bien souvent, je trouve que c’est la barrière de la langue qui est difficile à dépasser. En effet, si tu n’es pas parfaitement bilingue (comme moi par exemple), les conversations tournent vite en rond faute de vocabulaire pour pouvoir alimenter vers d’autres choses, et finalement, les mêmes choses ressortent souvent, c’est le seul truc embarassant je trouve, parce que sinon, c’est vraiment chouette d’avoir la vision des gens qui vivent sur place. Par contre, il faut reconnaitre que quand tu le fais dans des pays « plus pauvres », tu atterris dans les classes sociales les plus élevées, pas forcément représentatives du mode de vie des gens du pays, mais ça n’en reste pas moins intéressant, au contraire !
C’est super que tu continues à accueillir des gens avec ton mari ! Maintenant qu’on a un enfant, c’est quand même plus compliqué de le faire (genre cette nuit ma fille s’est réveillée en hurlant à 2h du mat, donc si t’accueille quelqu’un tu lui pourris sa nuit aussi lol)

le 18/12/2014 à 11h12 | Répondre

Claire Gezillig

Je n’avais pas pensé à la barrière de la langue, parce que c’est vrai que c’est un concept qui se repose beaucoup sur l’emploi de l’anglais et ici, on le parle tous les deux très bien (c’est aussi notre langue de tous les jours).
Et bon, j’ai, en plus la chance d’avoir un mari qui se débrouille dans plein de langues donc ça aide vachement…

Après, on a eu l’expérience arménienne, c’est vrai que comme on ne parle pas arménien ou russe et que les gens parlent très peu d’autres langues, y a eu quelques frustrations et fatalement moins d’échanges Néanmoins, moi, je suis prof de FLE et je fais mes cours qu’en français même pour les débutants donc la conversation non-verbale, je maitrise bien et puis, aussi, j’aime beaucoup l’échange par le partage de la bouffe même si c’est mieux de pouvoir bien en parler 🙂

Pour les pays moins riches, c’est sûr que les gens sur Couchsurfing sont alors soit des gens aisés, soit des expats. C’est pourquoi par exemple en Arménie, on n’a plutôt privilégié « la chambre d’hôte » pour rencontre des arméniens de classe moyenne et aussi permettre d’aider un peu financièrement (les chambres d’hôtes étant des habitants qui arrondissent leurs fins de mois en t’accueillant – le seul soucis c’est qu’on ne les trouve pas sur le net, directement, j’avais récupéré adresses et numéros de téléphone sur le site du routard mais du coup, on a rien réservé avant d’arriver et c’est sur place qu’on les a contactés et le premier soir, ça a posé problème quand tout était complet…)

Et pour l’accueil, j’espère qu’on pourra encore le faire quand on aura des enfants, y a aussi une question de place naturellement, mais c’est sûr qu’avec un bébé, c’est compliqué… Mais c’est l’histoire de quelques mois /années avant de pouvoir à nouveau accueillir 🙂

le 18/12/2014 à 11h24 | Répondre

Magali

De manière générale, j’aime énormément (et j’admire) ta vision des choses et de la vie, Claire… Je trouve extraordinaire (et très « simple », très direct, très humain) que tu arrives à retirer autant des échanges… Après, je partage malheureusement l’avis de demoiselles qui ont déjà commenté ton article… Même si j’adorerais pouvoir faire ça, je ne me sens pas assez à l’aise pour le faire… (ni dans un sens ni dans l’autre je crois) et je me dis que c’est dommage pour moi-même… Dans une autre vie, peut-être… 🙂

le 18/12/2014 à 11h52 | Répondre

Claire Gezillig

Chacun fait suivant sa zone de confort, ses envies, je suis sûre que tu as d’autres moyens de faire des jolies découvertes 😉
(mais merci de ta première phrase, elle me donne le sourire)

le 19/12/2014 à 10h30 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

C’est beau, présenté comme ça, le Couchsurfing ! Moi j’en ai fait mais c’est vrai que je n’en ai pas retiré, je pense, tout ce que je pouvais en retirer. Je suis allée dormir chez des gens (une fois seulement, je crois ?) (très sympa au demeurant) et j’ai rencontré par ce biais un très bon ami (qui aurait pu devenir mon mari, il a beaucoup de qualités, ce garçon, mais j’avais le cœur ailleurs) mais je n’ai pas fait de soirées (je n’ai pas peur des individus, mais j’ai peur des groupes, moi -et quand je dis peur, ce n’est pas peur d’être violée et découpée en petits morceaux, c’est plus de la timidité flirtant avec la phobie sociale) et je n’ai accueilli personne (là, ce n’est pas vraiment de ma faute, mais plus celle de mon mari qui est un misanthrope pur et dur… moi, l’expérience m’aurait tentée !). En tout cas je pense que pour vous le Couchsurfing aura toujours la même saveur que la bibliothèque universitaire pour nous : c’est grâce à ça qu’on s’est rencontrés, vous, nous, et l’histoire serait assez jolie pour faire une belle comédie romantique (à l’approche de Noël, ça tombe bien).

le 18/12/2014 à 12h11 | Répondre

Claire Gezillig

Il est clair qu’il y a une dimension affective dans mon attachement à CS, mais c’est avant tout mon année en UK qui fut totalement transformé par la découverte que la rencontre de mon amoureux en soi (parce que je l’associe pas directement non plus à CS) et lui, il a longtemps associé CS à son ex et c’est moi qui ai du le remotiver pour s’y remettre 😉

Mais après, tu me connais un peu, j’ai beaucoup enthousiasmes et je me nourris des rencontres alors CS était un peu fait pour moi (une amie a écrit sur son blog CouchSurfing, c’est Claire en version communauté !)

Mais sinon, si je venais par chez toi, ton mari misanthrope me laisserait squatter ? 😉

le 19/12/2014 à 10h35 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Les gens qu’on connaît, ça va (bon, il y a un certain nombre de mes amies qu’il n’aime pas mais je ne lui laisse moi pas vraiment le choix quand elles nous rendent visite) 😉 Donc viens quand tu veux !

le 19/12/2014 à 23h41 | Répondre

Nya (voir son site)

Couchsurfing, j’ai pratiqué pendant mon voyage en Europe et je suis même allée squatter le canapé de Mme Gezillig 🙂

Pendant ces deux mois, j’ai pu trouver un rythme de croisière et pour moi, je pense que : – deux soirs sont un maximum avec des parfaits inconnus : un soir c’est trop court, trois soirs, si on n’a pas une alchimie parfaite ou si on n’est pas bavard (je suis une grande introvertie taciturne), on tourne en rond
– on ne voyage pas du tout de la même façon en couchsurfant ou en hébergement classique. Si on veut vivre au rythme du pays, papoter, si on n’a pas de planning, couchsurfing est parfait. Si on a des horaires à respecter ou des visites qu’on ne veut pas louper, je conseille plutôt l’hébergement classique.
Parce qu’on ne sait jamais si notre hôte aura tel ou tel horaire, s’il nous laissera sa clé, s’il n’insistera pas pour nous faire visiter autre chose… Tout ceci est normal (voire chouette quand il nous fait découvrir des trucs), mais si on a du mal à voir son planning chamboulé, ce n’est pas idéal.
Et pour les grands introvertis comme moi, CS peut être fatigant (littéralement : parler peut m’épuiser), donc, couchsurfing et les autres modes d’hébergement sont complémentaires : quand j’ai envie de papoter, je couchsurfe, quand j’ai envie d’être dans mon coin/d’aller à mon rythme, je préfère AirBNB ou l’auberge de jeunesse.
Il me reste maintenant à explorer les « soirées CS », peut-être pour sociabiliser dans mon nouveau pays… ?

le 18/12/2014 à 17h00 | Répondre

Claire Gezillig

Je plussois tout ton commentaire Nya 🙂
Je trouve aussi que deux nuits, c’est bien, plus, ça fait aussi beaucoup pour la personne qui accueille et une nuit, tu n’as pas beaucoup de temps pour faire connaissance.
Même si je suis hyper sociale, je ne me vois pas faire tout un voyage comme ça (sauf si c’est un weekend de voyage)… et puis, c’est vrai que ça enlève un peu d’indépendance, on ne peut pas aller et venir comme bon nous semble (ce n’est pas un hôtel quoi)

Et enfin, oui, la sociabilisation dans un lieu si intime que la maison avec des inconnus ne va pas forcément de soi et ce n’est pas facile tout le monde (mon mari aussi est introverti et ça lui coute beaucoup d’énergie de recevoir donc je vois le problème – oui, je sais, tu l’as peut-être pas remarqué parce qu’il est vraiment heureux de recevoir mais ça le stresse avant et ça le fatigue beaucoup)
Mais c’est bien de se connaitre et de trouver un équilibre 🙂

le 19/12/2014 à 11h02 | Répondre

Marylin (voir son site)

Wahhhh ! Mais ça donne carrément envie en t’entendant en parler en tout cas !
Ben justement, moi avec un enfant, je dois dire que ça m’a toujours un peu bloquée…
Mais peut-être que je devrais essayer de dépasser ça…
Je sais pas.
En tout cas, ton enthousiasme est communicatif ! 🙂

le 18/12/2014 à 17h43 | Répondre

Claire Gezillig

Je suis assez connu pour mon esprit d’émerveillement / mon enthousiasme, je suis contente quand c’est communicatif 😉

(Pour commencer, tu peux faire ton profil et voir venir les demandes et beaucoup discuter avec la personne qui te plait le plus à héberger avant de dire oui… Ou même ne mettre que « pour un café ou un verre » d’abord… Ou aller aux rencontres de ta ville pour tâter la température… Et si tu tentes l’aventure, tu reviendras me raconter ?)

le 19/12/2014 à 11h06 | Répondre

Marylin (voir son site)

Oui, c’est pas bête 🙂
Promis, si j’y arrive, j’en ferais même un article, tellement ça me paraît ouf’ ^^
++

le 19/12/2014 à 11h33 | Répondre

Lilapomme

Ayant expatriée au Maroc 8 ans j ai été une fan assidue de couchsurfing! J ai énormément hébergé et j ai eu la chance de faire des rencontres extraordinaires…. Une chanteuse de jazz qui faisait le tour du monde, des mormons devenus punks, un groupe d allemand végétalien qui faisait le tour d Afrique en stop… J ai aussi été hébergée par des gens extraordinaires et j ai ainsi pu faire tout le tour du Maroc avec la meilleure amie… Des balade en anes, des soirées entières de balades, des cours de cuisine….un de mes couch surfeurs est même devenu mon colocataire et nous avons habités un an ensemble!les expériences vécues restent mémorables et incroyables et ont vraiment contribuées à faire de moi quelqu un de différent et de beaucoup plus ouvert sur les gens et sur le monde… J ai malheureusement arrêtée le couchsurfing..non le changement de mentalité n est pas un mythe… J ai longtemps voulu y croire mais entre les gens qui vous plantent sans même vous prévenir ,les gens qui ne vous adressent pas la parole ou pire ceux qui vous disent clairement qu ils sont venus la car c est gratuit…je ne vous parle même pas du type que j ai du faire partir de chez moi après qu il ai essaye de venir dans mon lit en pleine nuit… Bien sur tous les couch surfeurs ne sont pas comme ça mais je n ai plus l envie de faire le trie..sur ma dernière année 3 surfeurs sur 4 ne faisaient pas ça pour des bonnes raisons…certains vont même jusqu a vous demander de l argent pour vous dédommager des frais engages quand vous dormez chez eux… Je fais sans doute ma vieille chouette mais oui Cs..c était vraiment mieux avant…

le 22/12/2014 à 11h43 | Répondre

Claire Gezillig

Je ne pense pas que tu fasses « ta vieille chouette », ce que tu dis, je l’ai entendu pas mal… Plus de monde, présentation différente du site, il semble que le public a changé. Comme je dis, j’ai la chance d’habiter à un endroit où en général, les gens ne viennent pas particulièrement pour y dormir (on visite la ville en une heure) et donc j’ai peu de demandes et toujours de gens avec l’esprit CouchSurfing que j’aime. Mais je déménage dans moins une semaine dans la capitale, j’ai peur de me retrouver avec énormément de demandes et pas forcément intéressante 🙁
Je reviendrai donner mon feed-back à ce moment-là…
Mais du coup, tu es sur une des autres sites qui est né après les changements de CS ? (J’ai songé à changer de site, parce que je n’aime pas du tout que CS ne soit plus une assoc’ à but non lucratif mais je ne sais pas trop vers quoi me tourner…)

le 26/12/2014 à 22h04 | Répondre

Aude-Marie

Ça me rappelle des souvenirs ! C’est par toi que j’ai entendu parlé de Couchsurfing la première fois ! Je lisais tes récits de rencontres, de soirées et ça faisait envie d’y être !
Mais je fais partie de ceux qui « aimeraient mais n’osent pas » alors je n’ai jamais cherché s’il y avait une communauté là où j’étais en Ecosse.
Mais le voyage à St Andrews reste un bon souvenir ! Notre première rencontre, tu étais venue ici avec un gars qui proposait des places dans sa voiture, moi j’avais oublié de noter l’adresse de l’auberge de jeunesse et ton hébergeur avait alors accueilli une personne de plus sous son toit, comme ça, au dernier moment ! Ça m’avait soufflée, je trouvais ça fou d’aller chez/de recevoir des inconnus comme ça ! Mon seul regret : que notre hôte ait été absent le soir où moi j’y étais !
Un de mes plus jolis souvenirs !

le 21/07/2015 à 10h20 | Répondre

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