Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Métier : traductrice


Publié le 20 octobre 2015 par Nya

T’es-tu déjà demandée grâce à qui tu peux…

  • regarder tes séries préférées en français,
  • lire la notice de tes médicaments,
  • comprendre le mode d’emploi de ton imprimante (des fois),
  • lire des romans d’auteurs dont tu ne parles pas la langue,
  • réserver en français un hôtel à l’autre bout du monde… ?

Eh bien, c’est grâce à moi !

Ou plutôt, grâce à des gens comme moi, j’ai nommé : les traducteurs.

Comme mon métier soulève souvent de nombreuses questions dans les occasions mondaines (en tout cas, bien plus que celui de développeur, comme en témoignera mon pauvre homme), j’ai pensé que t’en parler pourrait être intéressant.

Livre et lunettes

Crédits photo (creative commons) : Lauren Nelson

Un métier de la langue française

Pour commencer, le métier de traducteur est un métier de langues, certes, mais surtout de sa langue maternelle. J’ai beau comprendre l’anglais à la quasi-perfection (je rechigne à employer le mot « bilingue », que je réserve aux personnes ayant deux langues maternelles), je ne suis pas capable d’écrire comme un locuteur de langue maternelle (même si je m’en approche, et ai déjà été publiée sur des blogs en anglais). Quiconque a déjà essayé d’écrire dans une langue autre que la sienne l’aura constaté.

Évidemment, sans comprendre une autre langue, on n’est pas traducteur, mais l’important est de saisir les nuances de la langue de départ (la langue source) et de les retranscrire à la perfection dans la langue d’arrivée (la langue cible). Mes langues sources sont l’anglais et l’italien, et ma langue cible est toujours le français.

Presque tout le temps, l’important est que le texte soit aussi fluide que s’il avait été écrit dès le départ par un francophone. Les textes techniques demandent de la rigueur, mais dans le cas de textes créatifs et rédactionnels, comme la mode, la publicité ou l’édition, on peut se permettre de privilégier le texte cible et d’adapter le texte d’origine pour obtenir une traduction vivante.

La spécialisation

Quand j’annonce mon métier, la plupart des gens pensent à la traduction littéraire, qui est le côté lumineux de la Force, le plus « médiatisé » (encore que…), le plus connu.

Mais la traduction littéraire n’est qu’une infime fraction de la traduction dite d’édition, qui englobe tous les livres, des ouvrages jeunesse aux livres pratiques, en passant par les livres de cuisine, les beaux livres et les livres techniques…

Et la traduction d’édition elle-même n’est qu’une goutte d’eau en comparaison aux volumes de textes « techniques », c’est-à-dire tout le reste : traduction juridique, technique pure et dure, marketing, médicale, organisationnelle…

On distingue souvent traducteur « technique » et « d’édition », qui sont censés être radicalement différents, deux métiers opposés, bla bla bla. En ce qui me concerne, je cumule les deux, et j’y vois plutôt les facettes complémentaires d’un même métier : rigueur et exactitude dans la traduction technique, créativité dans la traduction d’édition. Je traduis donc autant des textes pharmaceutiques ou des rapports pour de grands organismes internationaux, que des livres sur la peinture et des guides de voyage. Et j’adore tous les domaines (ou presque… la finance, ce n’est vraiment pas mon rayon) !

Nos projets nous amènent souvent à faire des recherches, car qui peut prétendre absolument tout connaître ? Bien sûr, nous sommes tous spécialisés à différents degrés, mais la diversité des projets est souvent l’un des premiers attraits du métier : pouvoir passer d’un communiqué de presse dans la mode à un rapport sur la culture de la vanille à Vanuatu, en passant par un livre sur le design italien des années 1950. Être curieux de tout est une immense qualité dans ce métier.

Les conditions d’exercice

Venons-en tout de suite à la question qui fâche : tu as sûrement déjà lu de mauvaises traductions dans un livre ou un mode d’emploi, entendu de mauvaises traductions à la télé.

Bien souvent, nous n’avons pas le choix des délais et il arrive qu’on nous propose des délais ridiculement courts. Libre à nous de refuser… mais pas toujours : le traducteur est à 98 % à son compte, et si on refuse des commandes, on ne gagne pas notre vie.

Avec l’expérience, on est amené à refuser les mauvaises conditions de travail. Mais quand on débute, ou quand on est dans une période creuse, on accepte parfois des conditions limites… Heureusement, mes huit ans d’expérience me permettent d’avoir dépassé ce stade, mais c’est une réalité pour les traducteurs débutants.

Même si n’importe qui peut s’autoproclamer traducteur, car la profession n’est pas réglementée comme celle des notaires, des pharmaciens ou des avocats, un traducteur « diplômé » est titulaire d’un diplôme en traduction, souvent de deuxième cycle (master). Les traducteurs « agréés », quant à eux, ont réussi un examen auprès des tribunaux pour être experts en leur domaine vis-à-vis des autorités : c’est à eux que tu dois t’adresser pour obtenir une traduction officielle, dite « assermentée », « jurée » ou « agréée ».

Pour ma part, j’ai deux bac + 5 (en anglais et en traduction), mais je ne suis pas assermentée. Ça ne m’empêche pas de travailler bien plus qu’à temps plein ! Si tu es experte en ton domaine et douée pour les langues, tu pourrais aussi devenir traductrice. Il suffit pour cela de t’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur, de démarcher des clients et de les fidéliser par la suite par la qualité de ton travail.

L’immense majorité des traducteurs sont à leur compte et travaillent depuis chez eux. Il existe quelques postes salariés, mais j’ai l’intime conviction que nous sommes tous des nerds ascendant asociaux qui VEULENT être seuls. Être à son compte est fantastique, et je pense que beaucoup d’indépendants éprouvent un sentiment grisant de liberté.

Bien sûr, il faut rester raisonnable, travailler selon les mêmes horaires que les clients pour rester joignable et éviter d’empiéter trop sur sa vie privée. Mais si mon planning me le permet, rien de tel que d’aller profiter de l’été l’après-midi et de rattraper mes heures de travail le soir.

Les clients

Dans la traduction « technique », nous sommes nombreux à travailler uniquement pour des agences de traduction. Ces agences sont des intermédiaires entre les entreprises (souvent des multinationales) et les petits indépendants comme moi. Les entreprises ont tendance à faire plus confiance à un cabinet de traduction, qui bénéficie de davantage de crédibilité et de moyens que les obscures petites mains en bout de chaîne. Nous sommes donc souvent des sous-traitants.

Ce n’est pas forcément un problème du moment que le salaire à la fin du mois nous convient. Revers de la médaille : avec une agence, on est souvent (pas toujours, heureusement) un simple fournisseur, et non un partenaire consulté à différents stades du projet linguistique. Ce n’est pas la même relation.

L’avantage des agences de traduction est qu’elles sont rodées et efficaces : travailler directement avec une entreprise qui ne connaît pas les mécanismes de la traduction peut être payant, mais demande un investissement de temps supérieur. Le démarchage est aussi plus facile auprès des agences de traduction : on s’inscrit dans leur base de données en précisant nos spécialisations et tarifs, on passe parfois un petit test, et on attend le travail. Évidemment, plus on a d’expérience, de spécialisation, une combinaison de langues intéressante et un tarif conforme aux politiques de l’entreprise, plus on a de chances d’être contacté.

Pour la traduction d’édition, mes clients sont des maisons d’édition, qui éditent des livres au sens traditionnel et des e-books. Je traduis majoritairement des ouvrages dans le domaine du design et de l’art : photographie, cinéma, art urbain, peinture…

Vivre uniquement de la traduction d’édition n’est pas de tout repos, c’est pourquoi je cumule traduction éditoriale et technique. Dans l’idéal, évidemment, je ne traduirais que des livres, car je préfère le rythme de travail sur plusieurs mois et les thèmes abordés, souvent plus sexy. Mais les textes techniques restent très formateurs, et je ne ménage pas mes efforts pour m’améliorer, démarcher et traduire le plus de livres possible.

Voilà ! Tu sais maintenant beaucoup de choses sur le métier de traducteur. Si tu as des questions, n’hésite pas à me les poser dans les commentaires !

Et toi ? Te doutais-tu de l’étendue du métier de traducteur ? Est-ce que ça t’intéresserait ? Aimerais-tu aussi travailler à ton compte ? Viens en discuter !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

31   Commentaires Laisser un commentaire ?

Clette

Très interessant , merci pour ton témoignage !
Je travaille au Luxembourg et j’utilise souvent l’allemand (et parfois l’anglais car ma boîte est une filliale d’une grande entreprise belge avec un service très … flammand) mais mon vocabulaire est très orienté technique (je suis ingénieur travaux) et j’aimerai apprendre plus … je manque souvent de temps et dur dur d’apprendre par coeur du nouveau vocabulaire après une grosse journée de travail … mais j’ai toujours adoré parler une autre langue en plus du français =)

le 20/10/2015 à 09h13 | Répondre

Claire Gezillig

Merci Nya, article super intéressant 🙂
Comme je me pose souvent comme experte du français et que je parle l’anglais et le néerlandais, on me demande souvent « pourquoi tu ne fais pas de traductions ? »… et ça m’énerve parce que 1) je déteste traduire 2) je pense que mon niveau en anglais et en néerlandais ne me permettent pas de comprendre les subtilités pour traduire 3) c’est un métier et ce n’est pas le mien !
Donc merci de rappeler qu’il faut avoir des compétences spécifiques… 🙂

P.S : je préfère la définition de bilinguisme / multilinguisme dans un sens très large > utilise au quotidien plus d’une langue ; parce que même les personnes ayant deux langues maternelles n’ont pas forcément le même niveau et les mêmes connaissances dans les deux…

le 20/10/2015 à 09h23 | Répondre

Nya (voir son site)

Ton acception de « bilingue » est tout à fait recevable, mais dans mon métier, on distingue vraiment les gens bilingues (et souvent biculturels) et les autres, comme moi, qui maîtrisent simplement très bien une autre langue.

le 20/10/2015 à 14h07 | Répondre

Madame Vélo

Waaah c’est super intéressant ton article 😀 je me doutais bien qu’il fallait des traducteurs pour beaucoup de choses, mais j’étais loin d’imaginer la réalité du métier de traducteur. ça a l’air super comme métier, tu dois apprendre plein de trucs et avoir une super culture générale ! Et d’être à son compte a l’air d’avoir pas mal d’avantages dans ton métier. Mais bon, je ne suis pas assez bonne en anglais pour faire ça.

le 20/10/2015 à 09h29 | Répondre

sarah

Dans mon boulot on travaille avec une agence de traduction pour traduire nos documents en Japonais et je me disais jusque là que ca devait être graaaave chiant de traduire 😀 mais en fait je m’appercois que c’est super varié ce que tu peux faire, que tu n’es pas obligé d’être spécialisé dans un domain comme je pensais que ca devait etre le cas et du coup ca t’apporte une culture G de ouf. Ajouté a ca que tu peux travailler de chez toi à ton compte, ca me donnerait presque envie de me reconvertir 😉

le 20/10/2015 à 10h54 | Répondre

Nya (voir son site)

Il en faut pour tout le monde 🙂 Certains textes peuvent sembler rébarbatifs, mais je connais des confrères spécialisés qui s’éclatent dans la rigueur de la traduction juridique ou technique pure et dure !

le 20/10/2015 à 14h01 | Répondre

Chris

Merci pour l’article. Cependant, il y a quelque chose qui n’est pas précisé dans ton article. La traduction technique relève bien d’un statut libéral, auto-entrepreneur par exemple. Mais la traduction littéraire, est, au même titre que la traduction audiovisuel, une « oeuvre de l’esprit » et relève du statut d’auteur. De l’un, tu dépends du RSI, de l’autre tu dépends de l’Agessa et tu touches des droits d’auteurs sur tes traductions. Je crois que c’est un peu flou dans l’article (éditorial vs littéraire).
J’ajoute qu’être traducteur, c’est un métier à part entière, comme le dit si bien Claire Gezillig. Il ne suffit pas d’être bilingue pour savoir exercer ce métier.

le 20/10/2015 à 12h14 | Répondre

Nya (voir son site)

Je ne suis pas allée dans les détails car il me semblait que les subtilités administratives n’intéresseraient pas forcément ceux qui découvrent le métier, mais tu as bien résumé 🙂 Maintenant que je suis au Canada, la distinction n’a plus lieu d’être : traduction technique et traduction éditoriale n’ont pas de statut différent et sont considérées exactement de la même façon en termes de cotisations.

le 20/10/2015 à 13h52 | Répondre

Nya (voir son site)

… et mon commentaire est parti trop vite !
La distinction concerne la France, au Canada c’est différent, et j’ignore ce qu’il en est des autres pays francophones, ce serait intéressant de savoir si la France est la seule à distinguer les traductions techniques (qui relèvent des services pour l’administration) et les traductions éditoriales (considérées comme des créations, avec le statut d’auteur que cela suppose).

le 20/10/2015 à 13h54 | Répondre

Chris

C’est vrai que le côté administratif peut être un peu rébarbatif. Mais si j’ai voulu le préciser, c’est juste pour marquer la reconnaissance relative du traducteur technique comparé à un traducteur audiovisuel, ainsi que la complexité et la diversité des métiers possibles dans ce domaine. On a un tradition très forte ici concernant les droits d’auteur, alors j’ignore si c’est le cas dans les autres pays aussi, ce serait intéressant d’en savoir plus, c’est sur !
Mais sinon, c’est aussi bien connu que la système français aime bien se compliquer la vie. Du coup, je vais peut-être venir m’installer au Canada. Fait pas trop froid chez toi ? 😉

le 22/10/2015 à 15h04 | Répondre

Madame Fleur

Merci pour cet article Nya, je trouve ton métier vraiment passionnant !
Je me demandais comment cela se passait et tu m’as bien éclairé !!!

le 20/10/2015 à 13h54 | Répondre

Miramare

Merci pour cet article. C’est la première fois que je poste un commentaire: cet article me parlait trop. Et pour cause: je suis moi aussi traductrice, avec les mêmes langues sources et cible et le même nombre d’années d’experience, à la seule différence que je suis salariée. NON, tous les traducteurs ne veulent pas travailler seuls (j’en suis la preuve, même si c’est vrai que mon statut n’est pas le plus répandu dans la profession). J’ajouterais juste une précision à cet article: la différence entre traducteur et interprète car souvent les gens confondent les deux. Les traducteurs ne sont pas (nécessairement) interprètes. Un traducteur traduit par écrit tandis qu’un interprète interprète, c’est-à -dire « traduit » oralement.
J’ajouterais aussi qu’être doué pour les langues ne suffit pas. Il faut d’abord maîtriser sa langue maternelle! Sur ce, je retourne à ma traduction!

le 20/10/2015 à 14h57 | Répondre

Nya (voir son site)

Chère consœur bonjour 🙂 Tu fais partie d’une minorité certaine mais c’est bien de faire entendre la voix des traducteurs salariés ! Merci pour la précision avec les interprètes, je n’y avais pas pensé du tout puisque je ne fais jamais d’interprétation.

le 23/10/2015 à 17h24 | Répondre

Philyra

« des nerds ascendant asociaux », tu m’as tuée avec cette remarque !!

le 20/10/2015 à 20h47 | Répondre

Nilith lutine

Ma maman est traductrice éditoriale (uniquement, pour le coup). 🙂 Le Graal, c’est quand une maison d’édition te demande un travail, est satisfaite, et que tu deviens ainsi l’un de « leurs » traducteurs. C’est agréable d’avoir ainsi à traduire plusieurs livres d’un même auteur, dont le style devient familier…
Je plussoie mille fois Miramare quant à la grosse différence, souvent méconnue, entre interprète et traducteur. D’ailleurs ma mère, qui a un vocabulaire très riche en anglais, a beaucoup du mal à comprendre les accents marqués, là où moi qui suis pourtant une bille en anglais, je comprends bien plus facilement…
Bref, un métier qui m’est fort familier ! 😉 (Les rushs de fin de traduction, tout ça, tout ça… 😆 )

le 21/10/2015 à 11h29 | Répondre

Nya (voir son site)

Aah ce fameux Graaal… Je cours encore après en ce qui concerne la littérature !

le 23/10/2015 à 17h28 | Répondre

MlleMora

Merci pour cet article Nya, ton métier est vraiment intéressant et passionnant. Il te correspond bien, vu ce que tu nous as déjà dit de toi ! 😉
Et tu as raison, être à son compte doit tellement être une liberté… Mais j’imagine qu’il faut avoir une auto-discipline de fer, ce n’est pas pour tout le monde !

le 21/10/2015 à 12h56 | Répondre

Nya (voir son site)

C’est le côté « nerd ascendant asocial » qui te fait dire ça ? 😀

Pour ma part, la volonté de fer intervient dans le fait de ne pas TROP travailler. Je n’ai aucun problème pour m’y mettre, mais beaucoup, beaucoup de mal à décrocher pour faire une séparation nette entre vie pro et vie privée, floutée encore davantage par le fait que mon bureau se trouve chez moi. C’est un point sur lequel j’ai encore des progrès à faire.

le 21/10/2015 à 21h04 | Répondre

Virginie

J’ai eu le même problème en début de carrière, surtout que, travaillant à la maison, on a tendance à prendre les rdv médecins, faire les courses, etc. en semaine. En plus, mon bureau était dans le salon….
Depuis, j’ai une maison avec un bureau dédié et, pouvoir fermer la porte, c’est tout bête mais ça montre à ta famille et à toi-même que c’est le moment boulot.

le 24/10/2015 à 09h04 | Répondre

Virginie

Ayant un métier similaire au tien dans ses conditions de travail tout en étant radicalement différent, je travaille souvent avec des traducteurs…. à l’oral, soit une autre facette de ton métier, encore une 🙂 j’adoooore travailler avec eux car, ainsi, les clients sont obligés de respecter les temps de pause (faut bien protéger la voix de celui grâce à qui tout le monde se comprend) et je m’entends très bien avec eux car nous avons les mêmes exigences.

En tout cas, je pense aussi que c’est un super métier qui peut être hyper enrichissant… quand on est curieux 🙂

le 21/10/2015 à 15h22 | Répondre

Petite bûcheronne

Wow, merci beaucoup pour cet article ! À quelques mois à peine du grand jour où je vais devoir décider de ce que je «ferai de ma peau» après l’obtention de mon diplôme d’études secondaire (le BAC en France, si je ne me trompe pas ?), je dois avouer que cet article m’éclaire sur la traduction, qui me faisait déjà de l’œil. C’est beaucoup plus intéressant de lire le point de vue d’une personne qui exerce le métier en question que de lire les quelques informations disponibles sur le Web, huhu.

Qui sait ?, j’ai envie de dire.

(«des nerds ascendant asociaux» Cette phrase m’a vraiment fait rire, d’ailleurs ! )

le 22/10/2015 à 02h48 | Répondre

Nya (voir son site)

Merci à toi ! Si tu penses avoir le goût d’être indépendante, que tu aimes les langues et surtout ta langue maternelle, ce métier pourrait être fait pour toi ! Bon courage pour le choix de tes études supérieures.

le 23/10/2015 à 17h37 | Répondre

Lorraine

Bonjour Nya, merci pour ton article. Il m’a énormément intéressée, parce que justement je pense très sérieusement à me reconvertir dans la traduction… Après des études de linguistiques, je suis devenue prof de français, allemand, espagnol, d’abord en Angleterre, et maintenant dans une école britannique en Afrique… Il y a des aspects géniaux dans ce métier, mais sa sociabilité ne correspond pas du tout à ma personnalité ! Franchement, parfois c’est une souffrance d’avoir toute la journée des gens qui me parlent ou me regardent. Je pense que je serai tellement plus heureuse à travailler seule… Par ailleurs la ‘vraie’ langue et ses subtilités me manquent terriblement, vu que je ne fais qu’enseigner les même mots et expressions, à part en Terminale…
Mais les deux questions que je me pose vraiment sont :
– Est-ce qu’il y a des certificats plus utiles que d’autres (bon, je ne serai pas au Canada, mais vraisemblablement au Royaume-Uni…)
– Est-ce qu’il est possible d’être à mi-temps ? Je me dis que si on se lance tout juste, il faut sûrement se lancer à fond, mais en même temps notre projet de famille est que je sois à mi-temps…
Qu’est-ce que tu en penses ? Merci !

le 26/10/2015 à 06h42 | Répondre

Nya (voir son site)

Bienvenue du côté obscur ! Tu es déjà diplômée en linguistique, c’est un excellent départ. Si tu as le courage de reprendre tes études, un diplôme en traduction pure et dure serait probablement un atout.
Tu peux parfaitement exercer à temps partiel puisqu’on commence tous par là : personne n’a immédiatement un volume de commandes équivalent à temps plein.

le 03/11/2015 à 01h40 | Répondre

Amandine

Bonjour ! Je dois commenter ton article depuis un moment et j’ai un peu oublié…
Je me renseigne pour être free lance afin d’exercer le métier de correctrice. Tu es passée par l’urssaf pour t’inscrire ? Après comment ça se passe, il faut passer par le biais d’une agence de communication ? J’ai du mal à trouver ces renseignements sur le net et pôle emploi n’est pas d’une grande aide… Merci d’avance.

le 02/11/2015 à 15h22 | Répondre

Nya (voir son site)

Pour débuter, il suffit de s’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur auprès de l’URSSAF (ou équivalent dans ton pays) pour exercer en toute légalité. Ensuite, je ne connais pas les modalités propres au métier de correctrice mais pour les traducteurs indépendants, plusieurs options sont possibles :
– démarcher des entreprises qui auraient des besoins linguistiques en leur envoyant des mails ou en allant à leur rencontre sur des salons pros, armée de cartes de visite
– démarcher des agences de traduction, en envoyant un CV et un mail de présentation
– démarcher des maisons d’édition, avec un mail de présentation et un résumé des ouvrages parus traduits/corrigés.
Tu peux sans doute tenter ta chance auprès des agences de traduction qui ont souvent des besoins en correction également.

le 03/11/2015 à 01h36 | Répondre

Virginie

Vous m’intéressez les filles, correctrice était mon premier métier de cœur, je ne me suis pas lancée car j’avais entend parler de « compagnonnage » dans ce milieu qui semblait très fermé. Ai-je abandonné mon rêve trop vite ?

le 03/11/2015 à 08h10 | Répondre

Nya (voir son site)

Je ne connais personnellement personne qui soit correctrice uniquement ; tous mes confrères sont « traducteurs-correcteurs » (et parfois rédacteurs). Mais il est certain que des professionnels vivent de la correction. Rien ne t’empêche de te lancer en métier d’appoint, comme pas mal de gens dans nos professions, et de voir ce que ça donne 🙂

le 05/11/2015 à 02h02 | Répondre

Miss Chat

J’adore ton article ! Hyper intéressant de découvrir un métier dont le contenu est finalement peu connu 😉
J’ai un diplôme de langues étrangères qui me permettrait d’être traductrice mais j’avoue connaître très mal ce métier.
Une personne bilingue/multilingue est pour moi aussi quelqu’un élevé avec plusieurs langues et qui les maîtrise comme une langue maternelle. C’est d’ailleurs la définition exacte du terme en linguistique 😉 J’aimerais bien que ça soit juste « savoir tenir une conversation courante » (je serai quadrilingue dans ce cas, la joie !) mais ce n’est pas le cas…

le 03/11/2015 à 16h29 | Répondre

Claire Gezillig

Je réponds très très tard (mais je découvre seulement ce commentaire) mais j’aimerais savoir ce qui te fait dire que c’est la définition exacte du terme linguistique, quelle est ta source ?
J’ai plusieurs écrits de linguistiques à te citer disant le contraire (par exemple, l’entrée « bilinguisme » du dictionnaire de français langue étrangère et seconde)… Parce que même un enfant élevé dans deux langues, deux cultures n’a pas une maitrise équivalente ou parfaite des deux langues, ne serait-ce parce qu’en général, les langues ne servent pas à la même chose… Et puis qu’est-ce que c’est « un niveau natif » ? J’ai des étudiants non francophones natifs qui ont du vocabulaire et des structures spécifiques que n’ont pas les français monolingues en France (souvent cela à voir avec le milieu social et professionnel)

Je t’invite à lire cet article qui résume assez bien cette position : http://www.francoisgrosjean.ch/Interview_Grosjean.pdf

Mais bien sûr, je suis ouverte à la discussion 🙂

le 28/02/2016 à 12h56 | Répondre

Chléa

Merci Nya pour cet article! Je suis actuellement en L1 de LLCE Anglais, et je souhaite éventuellement devenir traductrice. Est-ce que le métier de traduction avec comme éventail de langue l’anglais et le français (comme langue maternelle) suffit? Je ne pense pas être assez doué en espagnol pour y arriver et je commence à peine l’italien et l’allemand…
Autre chose, j’ai vu que tu habitais au Canada, et se serait mon rêve d’y habiter et d’y travailler. As-tu trouvé du travail rapidement? Faut-il compléter son diplôme français une fois là-bas?

le 05/11/2018 à 16h22 | Répondre

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