Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

« Tous les hommes ne sont pas comme ça », le mensonge, et moi


Publié le 21 août 2014 par Madame Givrée

Si tu n’as pas totalement déconnecté pour les vacances, tu auras, comme moi, entendu parler de l’affaire « Lola ». Cette jeune femme qui avait affirmé avoir été violée en plein jour, à Perpignan, pour avouer une semaine après qu’elle avait menti.

Peut-être as-tu, comme moi, parcouru les commentaires des articles de grands journaux sur Internet. Peut-être es-tu allée voir sur Twitter ce qui se disait. Peut-être t’es-tu, comme moi, dit que c’était un peu idiot, vaguement inutile, que tu partais au devant d’une colère qui n’aurait pas de sens.

Mais ma colère a un sens si je peux mettre des mots dessus, ici.

Vois-tu, il y a beaucoup de réactions à cette histoire. Des réactions attristées, scandalisées, inquiètes, des réactions pleines de compassion et d’autres, vengeresses.

Mais quelques phrases ont particulièrement retenu mon attention.

« Encore une femme qui a tenté de faire passer les hommes pour des animaux. »

« Normal de lui foutre la honte, menteuse. »

« Combien d’hommes ont été envoyés en prison à cause d’affabulatrices? »

« Mensonges, calculs sordides, affabulations sont l’apanage de la gent féminine. Et nous en sommes les victimes. »

Si je ne te cite pas les sources, c’est parce que ces citations ne sont que des morceaux choisis, sortis de leurs paragraphes, sans pour autant altérer le sens. Il y a tant de réactions de ce genre sur la Toile que je ne voulais pas singulariser, et par là même stigmatiser, les quelques commentateurs que j’ai lus. Tu trouveras ces commentaires sur n’importe quel site d’information.

Il n’y a pas longtemps, je t’ai parlé de mes convictions féministes. Elles reviennent en force quand je lis ce genre de choses.

Évidemment, tous les hommes ne sont pas comme ça. Mais pourquoi un tel besoin de se mettre en avant quand, à l’évidence, on ne parle pas d’eux ? Quel besoin de faire grand cas de l’inconfort que la possibilité de fausses accusations leur cause, quand tant de personnes souffrent d’avoir réellement survécu à un viol, ou une agression sexuelle ? Quel besoin ont-ils de ramener la chose à eux ? De faire passer les femmes pour des menteuses, des profiteuses, de gentilles (ou méchantes) idiotes qui ne cherchent qu’à les détruire ? Quel besoin d’humilier une personne qui souffre ?

femme regardant par la fenêtre

Crédits photo (creative commons) : MartaZ*

Il y a quelques temps, les interventions #yesallwomen ont fait beaucoup de bruit sur Twitter. Elles ont été suivies par une vague de commentaires #notallmen (tous les hommes ne sont pas comme ça). Un article a alors fait le tour de la toile (tu peux le trouver ici ).

Tous les hommes ne sont pas comme ça.

Oui, mais suffisamment d’hommes pour que chaque femme ait peur de sourire à cet inconnu dans le bus, ou de parler à ce garçon dans le café. Chaque femme qui a déjà marché dans la rue tard le soir a eu peur que quelqu’un la suive. Chaque femme a eu l’occasion, une fois dans sa vie, d’évoquer un « sale type », chaque femme a, une fois dans sa vie, refusé un verre proposé par un parfait inconnu.

C’en est arrivé à un point où nous devons même avoir peur de vous dire que vous nous faites peur. Nous ne pouvons pas vous demander, s’il vous plaît, d’arrêter de nous parler. Parce que si on le fait, on court le risque d’être vue comme une « sal*pe coincée », et blâmées pour des meurtres et des viols dont nous sommes les victimes.

Alors, on vous parle avec notre corps, en espérant que vous comprendrez. On croise les jambes et on regarde dehors, et on porte des casques énormes sur les oreilles, autant d’énormes panneaux qui vous disent « ne me parle pas ». Mais vous persistez à ignorer ces panneaux parce que vous vous dites que notre langage corporel ne veut rien dire. Que notre corps n’est pas vraiment le notre.

Tous les hommes ne sont pas comme ça.
Vous pourrez dire ça quand plus aucune femme n’aura peur. Mais ça n’arrivera par si vous continuez à répondre « tous les hommes ne sont pas comme ça », à chaque fois qu’une femme parle de ce problème.

Si on arrêtait de se mentir ? Si on arrêtait de faire semblant que la culture du viol n’existe pas ? Si on parlait avec notre cœur, plutôt que de parler avec notre rancœur ?

Je vais te confier un secret : si les commentaires des internautes à propos du mensonge de Lola me mettent tellement en colère, c’est surtout parce que je me sens particulièrement proche de cette Lola.

Moi aussi, j’ai menti. J’étais adolescente. J’avais peur. J’étais victime. Et ces mots qui résonnaient dans ma tête ? J’étais incapable de les prononcer. J’avais peur de dire que je connaissais mon agresseur. J’avais l’impression que j’allais détruire sa vie en le dénonçant, j’ai mis très longtemps à me débarrasser de mes nombreuses couches de culpabilité, à admettre qu’il avait lui-même fichu son avenir en l’air en me faisant ça. Et pourtant, j’allais mal.

À l’époque, un professeur avait deviné. Je n’oublierai jamais ce que j’ai écrit dans mon carnet intime, quelques jours après :

Il se retourne. Je comprends tout de suite qu’il a lu ma rédaction. Qu’il a compris. Qu’il me croit.

Son regard me le dit. Son regard cherche le mien, s’y accroche, veut comprendre. Il fouille au fond de moi et pour une fois je ne suis pas gênée. Juste triste de ne pas pouvoir lui dire la vérité. Je soutiens son regard aussi longtemps que je peux et puis je regarde dehors. Je regarde la cour, les arbres, et plus loin, les arrêts de bus…

J’attends qu’il parle. Je suis mal à l’aise. Si seulement je pouvais lui dire… là, tout de suite, devant toute la classe. Me libérer. La vraie liberté. Si seulement…

Ses yeux sont toujours sur moi et ce moment dure une éternité. Quelques secondes. Quelques secondes que je garderai toute ma vie au fond de moi, un autre joyau. Les quelques secondes où quelqu’un, pour une fois, m’a vraiment regardée, et m’a comprise. Les quelques secondes pendant lesquelles tout ce que j’ai au fond de moi s’est retrouvé à nu devant quelqu’un. Ces quelques secondes pendant lesquelles j’ai eu le droit de dire la vérité.

Pourquoi je suis en colère contre ces hommes et femmes qui stigmatisent Lola ? Parce que ce jour-là, quand mon professeur a deviné, j’ai inventé un viol que j’aurais subi enfant, dans la rue. J’ai inventé un violeur un peu vague, dont je ne me souvenais plus le visage. J’ai inventé des détails quand, après un signalement, un appel à mes parents, et quelques coups de téléphones plus tard, je me suis retrouvée devant un officier de police qui a pris ma déposition.

Et si on cherchait les causes de la souffrance de Lola, au lieu de la condamner ?

La maturité ne se calcule pas au nombre d’années. Lola est une jeune adulte, j’étais une adolescente. Les années qui séparent nos deux histoires ne doivent pas entrer en considération. Personne d’autre que Lola ne sait où elle en est sur le chemin de la guérison, quel que soit son vécu.

Pourquoi ce déballage de mon intimité ? Parce que ce soir, assise devant mon écran, la gorge nouée par le souvenir de ce mensonge (moi aussi, j’ai pris le temps d’un officier de police, qu’on a payé à écouter mon mensonge), le dos douloureux d’avoir passé trop de temps tournée vers ce passé que j’ai pourtant dépassé et surmonté, les mains impatientes de vouloir se faire comprendre, je veux croire que mon témoignage ne te laissera pas totalement insensible.

Et que la prochaine fois que quelqu’un voudra condamner une « menteuse » à grands renforts de « tous les hommes ne sont pas comme ça » et de « bien fait pour cette menteuse, elle a la honte qu’elle mérite »… Cette personne réfléchira avant de parler.

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

11   Commentaires Laisser un commentaire ?

Carbo Queen

Merci.

le 21/08/2014 à 10h19 | Répondre

Julia

Quel courage d’écrire ces mots, ce ne doit pas être simple. En tout cas, merci de mettre les choses au clair, oui nous vivons bien dans une culture du viol. Trop d’hommes ne s’en rendent pas compte, en meme temps, il est facile pour eux de se voiler la face. Encore merci et bravo pour cet article

le 21/08/2014 à 18h25 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

J’ai fait le choix de ne plus jamais en faire un secret, et d’être aussi ouverte que possible sur la question. Ce n’est pas simple, mais c’est de moins en moins difficile. Et je trouve que l’écrit passe mieux que l’oral.
Effectivement il est facile pour les hommes de se voiler la face. J’imagine que c’est parce que, même si des hommes sont victimes, ils sont moins en danger que les femmes…

le 22/08/2014 à 20h32 | Répondre

Ceriise

Chapeau bas.
Merci de faire réfléchir différemment.
Merci de raconter ton histoire pour faire comprendre beaucoup de choses.
Pour ne pas suivre le chemin de pensée facile, dicté.
J’ai lu un peu les commentaires également. Certains sont écœurants.
D’autres parlent des drames engendrés par les fausses accusations. C’est également dramatique. Une vie peut vite être détruite.
Rien n’est simple.
On ne sait pas.
D’où la nécessité de ne pas juger…

le 21/08/2014 à 19h01 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Merci pour ton message. Je suis contente d’avoir l’opportunité de te faire / vous faire voir les choses d’une façon différente. Quel dommage que ça s’accompagne d’une pointe d’amertume, puisque « voir les choses autrement » était l’excuse qu’utilisait mon agresseur pour m’agresser. Chaque médaille a un revers. Puisque je suis suffisamment vivante, suffisamment heureuse et équilibrée pour en parler ouvertement, j’ai décidé de faire quelque chose de toute cette m*rde… Je suis contente que le sens de mon message ne t’ait pas échappé. Rien n’est simple.

le 22/08/2014 à 20h34 | Répondre

emma

en espérant ne pas te choquer et surtout ne pas te blesser, je suis en désaccord avec une grosse moitié de ton poste. Ton expérience personnelle éclaire avec beaucoup de sensibilité et d humanisme des raisons plausibles du comportement de Lola. Et ça c est chouette parce que les commentaires sur le net c est souvent un ramassis d ignominie parfaitement répugnante qu on parle des femmes, des étrangers, de mariage pour tous etc…et c est toujours intéressant d’avoir des points de vue construits et ouverts à la tolérance.
mais pourquoi opposer deux souffrances les femmes agressées et les hommes accusés a tord d’ agressions. Nier l’existence de l un n’est pas plus honorable que nier l existence de l autre.
des femmes qui accusent opportunément des hommes d’attouchement sur elles ou sur des enfants ça existe aussi, en nombre important aussi. parce que c ets un moyen tordu mais puissant de conserver la garde des enfants dans un divorce par exemple . dans les 2 cas des victimes, et des vies absolument brisées.
personne ne gagne me semble t il a opposer /minimiser/nier la souffrance des uns et celle des autres. c est antinomique avec la position de féministe

voila en espérant sincèrement que tu ne sentes pas agressée ou blessée par mon point de vue

le 27/08/2014 à 15h52 | Répondre

Eva

Bonjour Madame Givrée, et bonjour Emma,
Je me permets de rejoindre aussi cette conversation épineuse, car j’ai eu dans mon entourage des femmes agressées sexuellement (et je reconnais bien cet horrible trauma et ses stigmates), j’ai moi-même subi (comme beaucoup de femmes malheureusement) des gestes particulièrement sexuellement agressifs… MAIS je connais aussi 3 hommes dont je suis extrêmement proches et qui ont été accusés à tort. Leur vie a failli être totalement détruite pour 2 d’entre eux (j’étais aux premières loges, ce fut un vrai calvaire de se battre contre des mensonges) et l’un a totalement sombré dans la dépression et ne s’en est jamais remis.
J’ai conscience que ces affaires sont extrêmement difficiles à investiguer, je suis moi-même farouchement féministe, mais j’ai vu l’horreur des deux côtés de la barrière, et comme Emma, je pense que la somme des souffrances ne fait que s’ajouter, sans jamais s’annuler…
Alors non, les femmes ne sont pas toutes des menteuses manipulatrices (mais certaines le sont) et non, tous les hommes ne sont pas de dangereux pervers en puissance (même si certains le sont).
La culture du viol est effectivement très pregnante encore, mais je connais de plus en plus d’hommes autour de moi (des amis, des fiancés, des pères, des frères) qui travaillent au quotidien main dans la main avec leurs concitoyennes pour l’éradiquer, et cela me redonne espoir quand parfois je suis consternée et en colère par les flots de propos sexistes qu’on peut lire/entendre…

le 03/09/2014 à 11h34 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Bonjour !

Je ne me sens pas blessée, mais je me demande ce qui te fait penser que j’oppose les deux… Parce que ce n’est absolument pas le cas; Mon article prend un point de vue particulier, parce que je ne souhaitais parler que de mon expérience, mais cela ne veut pas dire que j’oppose deux situations, ou les deux sexes.

le 09/09/2014 à 21h19 | Répondre

Toscane

Cela faisait quelques jours qu’on sortait ensemble avec mon chéri. Et il a bien fallut à un moment que je lui dise que un mec que je croyais être mon ami avait abusé de sa force et de ma confiance en lui pour faire de moi un soir, sa chose. Cela c’était passé avant notre rencontre mais ça régissait encore toute ma vie sexuelle. Comme je n’avais rien dit sur le moment il a fallut que je voit cette personne encore plusieurs mois parce qu on était toute une bande de copains et que personne n aurait compris sans que je ne le dise. Du coup, j’ai fuit. J’ai fuit cette ville que j’adorais, des copains à qui je n’arrivais pas à parler, une famille qui n’a pas compris non plus que je parte du jour au lendemain.
Comme j’étais persuadé que mon nouveau chéri serai l’homme de ma vie, je me devais de lui donner une explication. Sa réaction a fait que je savais encore plus que c’était lui mon grand amour ! Il était terriblement désolé et choqué. M’a dit qu’il ne connaissait pas une femme dans son entourage proche qui n’avait pas vécu ça et qu’il était horrifié que quelqu’un puisse faire ça.
Il y a tout un tas de personnes proches (mes parents notamment) qui ne savent pas.

Je ne supporte pas ces réactions. Est ce qu’ils connaissent l’histoire de cette jeune femme. J ai eu des réactions pas très bien après que ça se soit passé. On ne peut jamais savoir quelle va être notre réaction…

le 03/09/2014 à 11h33 | Répondre

Kevin

Je fais partie de ces hommes qui ne se voilent pas la face et ont toujours soutenu voire défendu les femmes. Je voudrais d’abord vous dire ma peine pour votre vécu sous entendu et pour cette menteuse qui n’est sûrement pas que ça. A la ‘culture du viol’ étonnamment entretenu même par des magasines féminins avec un humour douteux ou conscient d’une part masochiste et auto-humiliatrice de l’humanité, il faudrait opposer aussi la culture du ‘tous pervers’ dont on a pu suivre à une époque les sordides rebondissements abracadabrants dont l’ampleur a pu faire penser, à tort, à un système non seulement organisé mais généralisé, avec des juges ambitieux avides de mythomanie mais jamais punis.. alors même que des affaires tristement ‘vanales’ mais graves sont sous traitées et non résolues. J’étais féministe au point de croire avec elles l’homme inférieur et moins bon que la femme. Avant de vivre longtemps en couple avec un poison et jusqu’à être victime des plus vils mensonges et me dire tristement que certaines femmes sont bien les égales de l’homme, en inhumanité aussi, pas que moralement. Comment ne pas réagir lorsque certaines femmes très nombreuses s’imaginent que le mal est masculin et sont incapables de ne pas généraliser avec simplement ‘certains hommes plutôt que ‘les hommes’. La connerie dit aussi ‘les femmes’, ‘les jeunes’, les vieux, les français’, les étrangers’, ‘les homos, les hétéros’…comme si on en connaissait une liste exhaustive ou une tendance statistique à taille réelle, non issu d’un echantillonage souvent déjà biaisé par sa sélection même…
Cette culture du viol n’existe que chez ses adeptes. Même les clients des prostituées offrant leur corps comme un produit de commerce savent que c’est un contrat entre deux parties avec un consentement limité au tarif et au bon vouloir (ou à l’état de déchéance, avec la drogue notamment ou la banalisation sur les réseaux sociaux, à l’université…, un état d’esclavage dans des filières avec confiscation de passeport ou chantage à l’enfant ou parents distants, violence, volonté brisée, naïveté, de besoin matériel ou de manque de respect pour soi, ou au contraire d’affirmation de sa propriété étrangement aussi ,voire de plaisir assumé, de volonté d’aventure, d’indépendance, de détachement…) Au delà c’est un fantasme plus masculin que féminin qui n’a d’intérêt et de puissance érotique pour une personne saine(?) que s’il n’est pas réalisé, car on est encore libre de penser heureusement, même à mal, ne serait-ce qu’avec l’influence des nombreux crimes télévisés supposés confirmer notre moralité ou flatter nos plus bas instincts de proie comme de prédateur. Qui éduque les enfants et entretient cette idée de propriété de l’être aimé ? Certains cerveaux n’ont pas l’humour nécessaire pour comprendre ‘laisse moi être ta chose et bien pire’, surtout lorsque c’est dit sérieusement. Une femme qui se respecte n’inspire que le viol chez des déséquilibrés qui pourraient s’en prendre à toute victime leur semblant facile. Le sexe importe peu pour ces sadiques et le désir n’est même pas la pulsion sexuelle de se faire du bien ou de le partager mais une envie de faire mal, avec souvent pour origine une frustration voire une castration psychologique ou verbale et/ou un rapport désastreux ou incestueux à la mère.
Le malaise des rares menteuses ou menteurs parmi les nombreuses victimes réelles et non déclarées, féminines et masculines me touche aussi mais bien moins que celui des vies détruites par ces mensonges comme ces vies détruites ou presque heureusement par les bourreaux, majoritairement masculins au niveau physique, majoritairement féminin au niveau mental me touchent davantage que les souffrances et causes des criminels. On a trop tendance à inverser la culpabilité c’est vrai mais vivre dans un monde où tous les hommes sont considérés comme des prédateurs sexuels et toutes les femmes comme des vierges ou des nymphomanes n’est pas vivable non plus.
J’ai vu trop de cas de divorces ou séparation où des gens bien étaient accusés de tous les maux pour refuser le partage de l’autorité parentale ou de la garde, voire juste obtenir une pension et pure encore où des monstres et des manipulatrices gagnaient par leur capacité au conformisme et au camouflage, n’ayant aucune limite ou scrupule alors que les gens honnêtes, femmes ou hommes retenaient leurs coups face aux bassesses adverses dans l’espoir illusoire que la justice saurait faire le tri et que les enfants ouvriraient un jour les yeux sur les comportements de leurs parents et qui ils sont vraiment. Le pire crime de ces menteuses, menteurs, manipulatrices, menteurs qui peuvent avoir été aussi des victimes est envers le partenaire des victimes qui vont passer leurs vies à tenter de corriger les fautes d’un ou une autre en essayant de démontrer que tout le monde n’est pas comme ça justement. Chaque femme, chaque homme est différent et les féministes nées des excès machistes comme les masculinistes nés des excès féministes se trompent souvent de cible en agressant leurs alliés, en utilisant salement les armes de leurs ennemis et surtout en oubliant qu’un adulte équilibré est presqu’autant féminin que masculin mais sait quand il pioche dans une de ses deux colonnes et quel est son penchant naturel, à combattre ou accepter. Un homme est une femme comme une autre ou presque, une femme est un homme comme un autre ou presque mais de nombreuses personnes rejettent cette androgyne naturelle et la moitié de l’humanité avec. Il ne s’agit pas de sexualité mais de vivre ensemble et des méfaits de l’hypersexualisation avec des hommes trop homme ou trop femme, des femmes trop femme ou trop homme qui d’une façon ou d’une autre rejettent l’autre genre, qui est parfois celui de leurs corps. Mieux vaut essayer de s’accepter les uns les autres tels que nous sommes nés et de tenter de comprendre nos légères différences plutôt que d’en faire l’unique différence. La biodiversité, c’est la survie de l’espèce, les gens respectueux doivent s’unir dans la compréhension mutuelle mais tout crime réel mérite responsabilité et punition et un mensonge sur un crime mérite la même punition que le crime dont on accuse l’autre, ce n’est pas anodin d’envoyer un innocent ou une innocente en prison, pas plus que de commettre un crime. Pour votre témoignage personnel, dîtes le simplement si un proche ou un parent a abusé de vous. Si c’est vrai il ou elle mérite d’être connu et exclu après réflexion sur d’éventuelles circonstances atténuantes ou aggravantes, mais ne cherchez pas d’excuse à un criminel comme à quelqu’un capable de détruire une autre vie pour ne pas assumer la sienne dont ses drames personnels et abus non digérés. Merci. Quant aux récidivistes en matière de crime comme de mensonge qui en est un à ce niveau, il ne devrait jamais y avoir de troisième chance mais plutôt un soin réel et suivi ou une élimination radicale du problème si on ne se donne pas les moyens d’être humain et que ces criminels refusent de l’être ou sont des ’causes perdues d’avance’, qui existent bel et bien aussi et refusent tout soin ou acceptent de manière hypocrite et intéressée par leur seule libération. Quant aux vices de forme permettant de laisser s’échapper un coupable prouvé, je suis pour un rattrapage aussi radical que son crime et non officiel si besoin.

le 29/10/2019 à 23h52 | Répondre

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