Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

J’ai testé pour toi : les voyages scolaires


Publié le 14 avril 2017 par Madame Givrée

J’aurais pu écrire cet article il y a des années. Mais pour une raison qui m’échappe, c’est maintenant qu’il me passe par la tête, fait sept fois le tour de mon crâne, trotte dans mon esprit.

Je suis enseignante, et j’ai testé pour toi: le voyage scolaire à l’étranger.

Tout se joue un an auparavant: et si on emmenait nos « gamins » en Angleterre ? L’idée germée, elle est presque immédiatement adoptée.

Le bal des devis

Il ne faut pas se rater ! Il faut que le voyage soit accessible au plus grand nombre, qu’il se justifie sur le plan pédagogique, qu’il soit voté en conseil d’administration à temps pour laisser à tout le monde le temps de s’organiser, le temps de penser et proposer un échelonnement des paiements si besoin.

Chaque jour apporte son lot de travail: il faut contacter les entreprises pour le transport, démarcher des hébergements, ou passer par une agence de voyage, vérifier et revérifier les prix, le transport, les dates, le programme des visites, les conditions de voyages, aller voir le / la gestionnaire, en parler au chef d’établissement, passer des heures au téléphone ou à envoyer des e-mails, se projeter, anticiper, imaginer, construire, et se réjouir à l’avance.

Crédits photos (creative commons): cloudhoreca

Susciter l’enthousiasme, organiser, coordonner.

L’idée est lancée, on envoie un mot aux parents. Il faut réunir certaines conditions : remplir un formulaire d’engagement, verser un acompte, faire les démarches pour obtenir une carte d’identité. Nous récoltons les formulaires, les centralisons dans un classeur qui ne fera que s’étoffer au cours de l’année. Il faut aussi vérifier que les papiers sont en règle, que les parents ont commencé à payer, relancer ceux qui n’ont pas payé, téléphoner au parent qui n’a rien versé et a oublié de signer la feuille d’engagement. Souvent, c’est ce parent-là qui, finalement, souhaite se désister.

Les choses s’organisent petit à petit, il faut coordonner les horaires des transports avec les horaires d’arrivée et les visites. Il y a toujours des « couacs »: le prix a augmenté et on risque d’être trop juste, un élève a changé de collège et la compagnie avec laquelle nous voyageons est obligée de revoir notre devis… à la hausse. Certains parents ont oublié de faire les démarches pour obtenir la carte d’identité, il faut constamment les relancer. Ce sont les parents qui paniquent, quinze jours avant le départ, débarquent à l’hôtel de ville et exigent un rendez-vous immédiat pour régler ce problème.

Il y a les parents qui n’ont pas les moyen de payer et qui n’osent pas le dire. Ils refusent que leur enfant parte et il faut déployer des trésors de diplomatie pour les orienter vers l’assistante sociale qui pourrait leur permettre d’obtenir une aide.

Il y a les parents qui estiment que puisqu’ils ont payé, ils ont tous les droits, y compris celui de te hurler dessus au téléphone un vendredi à 17h30 parce que tu as dit à Choupinou-en-chef qu’il ne pouvait pas emporter sa Nintendo DS en voyage scolaire.

Crédits photos (creative commons): Wiggijo

Il y a les parents inquiets, qui ont peur de te laisser leur précieux enfant pour quelques jours, peur de le voir partir, peur de l’état du monde et des terroristes, peur de s’en séparer, et il faut déployer des trésors de bienveillance pour qu’ils soient rassurés, et décident d’offrir à leur enfant cet avant-goût d’indépendance.

Il y a le parent indifférent, qui n’a pas lu ton courrier d’information et ne sait pas en quelle classe est son enfant. Tu es triste mais souvent, tu ne peux pas atteindre ce parent-là, alors tu demandes à l’assistance sociale d’intervenir, si elle le peut.

Il y a le parent d’enfant turbulent, qui tente sa chance sans trop espérer que tu acceptes d’emmener son enfant en voyage. Tu n’es pas rassurée, mais tu veux donner sa chance à tout le monde alors le célèbre Terreur-en-chef partira avec ses copains. Souvent, ça te permet de découvrir cet enfant sous un autre angle et ça fait du bien à tout le monde. Rarement, tu te retrouves avec un enfant qui refuse de t’écouter et décide de partir en courant dans la rue à la moindre contrariété, et tu perds deux ans d’espérance de vie en courant pour le rattraper, au milieu d’un carrefour très fréquenté de Londres.

Il y a le parent qui oublie de rendre la fiche médicale, celui qui n’a pas payé, celui qui « oublie » de te dire que son fils fait pipi au lit, parce qu’il a peur que tu refuses de l’emmener, celui qui demande un rendez-vous pour se faire réexpliquer toutes les étapes du voyage.

Tu passes des heures dans les papiers: devis, puis contrats, assurances, programmes, objectifs pédagogiques, fiches médicales, formulaires d’engagement, numéros de carte d’identité à copier et envoyer en double exemplaire, listes à envoyer à l’hôtel, mails à envoyer… Parfois, tu as de la chance et tu réussis à avoir une subvention de la ville ou d’ailleurs, à condition de faire un dossier qui tienne la route, pédagogiquement parlant, et que tu t’engages à faire un compte-rendu après le voyage, alors tu passes heures de plus à travailler le dossier qui devait être envoyé pour hier à 20h.

Tu ne comptes plus tes heures et ton conjoint est agacé: pourquoi tu es obligée de toujours donner autant pour ton travail ? Le reste de tes proches ricane: sérieusement, tu essaies de nous faire croire que tu es débordée de travail?

Et puis vient le départ

Tu pars 3 jours ou une semaine, selon les années, l’âge des élèves, la situation. Parfois, tu emmènes des élèves qui ont l’habitude de voyager. D’autres fois, tu emmènes des personnes dont c’est le premier voyage. De temps en temps, tu emmènes un groupe qui n’est pas content d’être avec toi. La plupart du temps, l’enthousiasme est général.

Tu as fait des courses, tes comptes, ton tri: les papiers sont en règle, les finances aussi, et tu as acheté des sacs à vomi, du désinfectant, des gants de ménage, de l’essuie-tout et de quoi grignoter dans le car. Tu as aussi prévu des piques-niques en plus pour ceux qui auraient oublié d’apporter leur repas.

Il y a les élèves angoissés: ceux qui ont peur de prendre le bateau, de traverser le tunnel, des longs trajets, d’être loin de leurs parents, de découvrir de nouvelles choses, de se perdre, de ne pas aimer la nourriture, de ne pas savoir ce qu’on fait après. Il faut passer beaucoup de temps à expliquer, remettre dans le contexte, temporiser.

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Il y a l’élève survolté : celui qui n’arrive pas à contenir ce mélange d’excitation et de stress, de joie et d’angoisse, celui qui ne tient pas en place et prend beaucoup d’énergie, mais qui est aussi attendrissant: il n’a pas dormi la nuit dernière, tant il était content d’arriver au jour du départ.

Toi non plus tu n’as pas dormi la nuit dernière, tu as revérifié les papiers, fait tes bagages, mis l’argent liquide dans plusieurs sacs différents, puis tu t’es allongée et tu as repassé dans ta tête le déroulé des événements.

Les plusieurs jours se passent généralement sans encombre. Mais il faut quand même répartir les élèves dans les chambres, faire régner le silence le soir ou faire face aux autres clients de l’hôtel mécontents, rassurer, consoler les enfants encore un peu jeunes qui ont un coup de blues le soir, répéter le programme de la journée cent fois, répondre inlassablement aux questions « quand est-ce qu’on mange? » « on fait quoi après? », arbitrer les chamailleries avant qu’elles prennent trop d’ampleur, faire mettre les élèves en rang, les compter, se tromper, les recompter, stresser, faire des visites, les voir s’émerveiller, tout à coup comprendre une notion qui leur échappait, les prendre en photo, les voir sourire, expliquer, répondre à des questions, transmettre une passion, partager un moment d’amusement, ressentir de la joie.

Il faut tenir le programme, mais aussi prendre le temps de laisser les élèves découvrir ce nouvel environnement. Garder un œil sur eux, mais leur laisser un peu d’autonomie. Leur répéter sans arrêt à combien correspond une livre sterling, pourquoi le monsieur est habillé comme ça, pourquoi le soldat n’a pas le droit de bouger, ce que veut dire le drapeau, où nous sommes, où nous allons, quand nous arrêterons de marcher. Il faut se fâcher parfois quand certains enfants ne mangent pas, ou quand ils ne se nourrissent que de bonbons. Il y a celui qui a peur de se perdre et te colle pendant des jours, et celui que tu tiens par la capuche tant tu as peur de le voir s’échapper.

Le soir, il faut faire le tour des chambres, vérifier que tout le monde est au calme. Tu ne dors pas, ou très peu, parce que tu arpentes les couloirs de l’hôtel à l’affut du moindre bruit, du moindre problème, du moindre cauchemar / vomissement / coup de mou, raie la mention inutile.

Le matin, tu as dormi trois heures en quatre fois, mais il faut faire le tour des chambres pour réveiller les élèves, gérer le petit déjeuner pour cinquante, et dans la bonne humeur. Il n’y a pas de chocolat chaud, que du café et du thé alors il faut négocier au moins du lait chaud. Et recommencer une journée: inspecter les chambres, obliger les élèves à se laver, les mettre en rang et les compter, distribuer les piques-niques pour la journée, marcher, visiter, expliquer, répéter, concilier, s’émerveiller, s’émouvoir, prendre des photos, réexpliquer, s’arrêter, manger, profiter, repartir, plaisanter, compter et recompter, consoler et soigner, expliquer encore et toujours. Ménager des surprises: au détour d’une rue, un parc. Dans le parc, des écureuils: émerveillement ! Expérimenter avec les élèves. Se mettre à leur hauteur et mesurer les progrès effectués.

Crédits photos (creative commons): Donations_are_appreciated

Quand tu reviens de voyage, tu as dormi 12 heures en plusieurs jours. Tu n’as plus de voix mais les enfants ont des étoiles dans les yeux. Ils partagent leurs photos, leurs impressions, ce qu’ils ont appris ou préféré dans le car, et, toi, tu fais semblant de ne pas écouter mais tu écoutes quand mêmes, tu te réjouis, et tu sais pourquoi tu as passé toutes ces heures à faire un travail administratif abrutissant. C’est l’essence de ton métier, ces moments où les enfants sont heureux d’apprendre, de découvrir, et tu n’échangerais ta place pour rien au monde.

Au moment de descendre du car, un ou deux te disent merci, tu ne le faisais pas pour ça mais ça te fait chaud au cœur. La plupart repart sans un au revoir, les parents ne te saluent pas et quelque part ça te peine, parce que leur enfant vient de vivre quelque chose de fort, et tu as l’impression qu’ils n’en mesurent pas l’impact.

Tu rentres chez toi quand le dernier enfant a quitté la grille de l’école, et si tu as de la chance, tu t’écroules de fatigue dans le canapé et tu dors pendant quelques bonnes heures, avant de reprendre le cours de ta vie, le cours de tes cours.

Avant de recommencer. L’année prochaine.

As-tu déjà organisé un voyage? Participé à un voyage scolaire? Quel souvenir en gardes-tu? Viens nous raconter ton expérience dans les commentaires !

Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Alia

C’est exactement ça !
ça me rappelle vraiment les divers voyages scolaires que j’ai organisés ( en école primaire, mais j’ai tout retrouvé dans ton article)
Avant de partir; on se dit qu’on ne recommencera pas, que c’est trop de temps, et trop d’effort, que ça ne vaut pas la peine…et au retour, devant le bonheur des enfants, on est prête à repartir ( bon, après avoir dormi un peu, hein …)
merci pour ce témoignage !

le 14/04/2017 à 08h43 | Répondre

Madame Givrée

Haha merci pour ton commentaire ! Je suis contente que tu t’y retrouves, preuve qu’on vit tous.tes les mêmes choses 🙂

le 18/04/2017 à 10h21 | Répondre

Mademoiselle Suisse

Très bon article!
Ca m’a rappeler mes voyages de classe (dont un à Paris et un en Allemagne), que j’avais beaucoup aimé.
Bravo pour cette organisation!

le 14/04/2017 à 09h08 | Répondre

Madame Givrée

Merci ! Mais il faut rendre à César ce qui appartient à César: je ne suis pas seule à organiser un voyage. C’est un travail qui se fait en équipe !
En tout cas c’est pour ça que j’ai écrit ce billet: parce que tout le monde a un souvenir de voyage scolaire, qu’il y ait participé ou non…

le 18/04/2017 à 10h22 | Répondre

naninette

Ahahaha. Comme je me reconnais dans ton article ! Départ dans 10 jours pour ma classe pour 10 jours à la mer ! Sauf surprise de dernière minute j’ai réussi à convaincre tous les parents de laisser leur enfant partir ! C’était pas gagné !! J’ai hâte de partager ça avec eux même si ça signifie laisser mes filles en bas âge… ça les parents n’ont pas l’air de bien comprendre que ce n’est pas facile pour nous mamans de faire ce choix !

le 14/04/2017 à 10h31 | Répondre

Madame Givrée

Tic tac, tic tac, le compte à rebours est enclenché… Bon voyage, et bon courage pour la séparation forcée.

le 18/04/2017 à 10h23 | Répondre

Cricri2j

Bravo pour ton implication! Je ne connais ces voyages que tu du côté de l éleve mais j en garde de magnifiques souvenirs.

le 14/04/2017 à 16h36 | Répondre

Mme Origan

Haha, ton article tombe à pic, j’amène mes troisième en Allemagne pendant une semaine à la rentrée 😉 !
Je le relirai pendant les dix-huit heures de bus… !

le 14/04/2017 à 18h24 | Répondre

Madame Givrée

18 heures de bus!?! Bon courage, et bon voyage!

le 18/04/2017 à 10h24 | Répondre

Madame Givrée

Viens nous donner tes impressions en direct si tu en as l’opportunité, ça serait chouette 🙂

le 18/04/2017 à 10h25 | Répondre

Sarah

Sympa cet article du point de vue de la prof 🙂 pour ma part je suis partie à Madrid à 13 ans où j’en garde un bon souvenir (surement dû au fait que nous étions un petit groupe, et donc nous avons pu voir beaucoup de choses en peu de temps) et Londres à 14 ans dont je ne me rappelle presque rien ! Pour cause des élèves insupportables dans le bus juste derrière moi et du fait du grand groupe j’avais l’impression de passer mon temps à attendre… attendre le bus, attendre d’entrer dans le musée, attendre tous les élèves, attendre le/la prof … bref souvenir mitigé pour ces voyages même si je trouve ça indispensable pour les élèves !
Sinon petite question, tu parles de l’hôtel à plusieurs moments et je me demandais pourquoi ? Ca ne se fait plus les échanges entre élèves ou les nuits dans les familles? Pour mes 2 voyages on avait dormi dans des familles et c’est presque ce que j’avais préféré !

le 14/04/2017 à 22h03 | Répondre

Madame Givrée

C’est vrai que les voyages en énormes groupes, ça peut être compliqué, y compris côté élève…

Bien sûr, les échanges existent encore et les voyages en famille aussi. J’ai testé les trois solutions, mais quand j’ai écrit cet article je me suis remise mentalement dans un contexte en particulier, celui d’il y a quelques années quand mes collègues et moi organisions un voyage pour des 6èmes. Il n’était pas question d’envoyer des « petits » dans des familles, donc nous avions choisi l’option de l’auberge de jeunesse ou de l’hôtel :).

L’an dernier, nous avions organisé un échange avec une école partenaire en Angleterre et les élèves avaient dormi chez leurs correspondants, c’était le top ! Cette année l’échange n’a pas pu se faire, notamment à cause du contexte en France (Etat d’urgence, Jungle de Calais, attentats, contexte qui a fait peur aux familles anglaises, ce que je comprends totalement!) et l’an prochain nous irons rendre visite à l’école partenaire mais les élèves dormiront dans d’autres familles.

J’espère que ça répond à ta question 🙂

le 18/04/2017 à 10h29 | Répondre

Littlefrog

Intéressant ton point de vue ! Je ne suis jamais partie, entre manque de propositions et pas d’argent, mais je regarde ton expérience pour + tard quand mon fils en fera !

le 16/04/2017 à 04h46 | Répondre

Nya (voir son site)

Super cette chronique ! La partie sur les remerciements m’a touchée… Ado, je n’ai jamais pensé (ou osé) remercier les profs après des sorties, car justement on n’imagine pas le boulot que ça représente, on pense que tout est facile, que tout nous est dû…
Est-ce que tu mentionnes à tes élèves à quel point c’est du boulot (de manière élégante) lors du topo au départ / au retour ? Peut-être qu’une ou deux phrases permettrait aux plus intelligents/sensibles/attentionnés de comprendre et de mieux apprécier le travail effectué (pas tous, ne rêvons pas, on est souvent centrés sur soi à cet âge…).

Sinon j’ai fait un seul et unique voyage scolaire, en première. Mais quel voyage ! Je te le donne en mille : un échange… au Canada 😀

le 16/04/2017 à 16h12 | Répondre

Madame Givrée

Merci ! Si je suis honnête, je dirai que moi-même je n’ai jamais pensé à remercier mes professeurs pour les sorties qu’ils organisaient…

Il m’est arrivé de mentionner aux élèves tout le travail que ça représentait, mais c’était à chaque fois en réponse à une remarque « idiote » du genre « ah vous les profs vous êtes tranquilles c’est les vacances pour vous » ou encore « Vous payez le voyage, vous? Non? Mais ce n’est pas normal !! »

Il m’est arrivé de faire à une poignée d’élève un exposé très précis de ce que j’avais fait cette semaine là pour leur voyage, en précisant bien que ce travail était bénévole, et de leur demander s’ils estimaient que j’aurais dû EN PLUS payer pour fournir ce travail gratuit (oui, ça m’avait vraiment énervé 😀 ).

Cela dit, comme je le disais, je ne le fais pas pour ça, et je n’ai pas besoin d’un merci pour avoir envie de recommencer !

le 18/04/2017 à 10h35 | Répondre

sophie

Je ne suis pas du tout dans ta branche de métier, mais j’ai eu cette extrême chance d’avoir fait divers voyages scolaires.
ma première journée à la mer, j’avais 8 ans, ma mère ne m’avait pas mis de maillot de bain parce qu’elle ne voulait pas que j’aille dans la mer… J’y suis allée sous les encouragements de ma maitresse, en t shirt et en culotte, j’en ai pleuré de joie d’aller sauter dans les vagues, c’était ma première fois, et ma maitresse s’en souvient encore plus de 20 ans après 😉
je me rappelle de chaque voyage scolaire que j’ai fait, de Vannes à 12 ans, en passant par l’Auvergne à 14 ans puis Berlin à 16 et 17 ans. Sans compter de ma première fois à la Capitale, j’avais 12 ans. (et non, je n’ai pas beaucoup voyagé, quand j’étais jeune… je me rattrape depuis).
maintenant dès que je peux j’accompagne mes enfants à leurs sorties scolaires. Ce n’est qu’une journée, ils sont encore jeunes, et je fais en sorte de ne pas avoir mon fils dans mon groupe que je supervise pour le laisser tranquille. Et c’est génial, j’adore! on voit des enfants complètement changer pendant ces moments. Mais bon sang, je ne sais pas comment vous faites, je fais un taf difficile psychologiquement et physiquement parlant, mais clairement, le votre, moi une journée avec 6 gamins je m’écroule sur mon lit à peine rentrée ^^

le 16/04/2017 à 17h47 | Répondre

Madame Givrée

Hahaha ! Il ne faut pas croire… on s’écroule aussi! Personnellement, j’admire mes collègues de maternelle parce que je serais incapable de gérer des groupes d’enfants entre 3 et 5 ans ! ça doit être chouette d’accompagner son enfant en sortie scolaire 🙂

le 18/04/2017 à 10h51 | Répondre

sophie

Ah ouf tu me rassures!
Oui, c’est génial, dès que je peux aussi je m’inscris pour faire des ateliers avec une partie de la classe, l’année dernière on a fait les biscuits de noël, j’avais sous ma coupe 12 élèves de ce1, c’était stressant haha!
Et cette année je vais m’arranger pour aller aux sorties de fin d’année, et cette fois ci bosser sur les lieux qu’on visite, parce que l’année derniière j’ai eu 6 élèves pour moi toute l’après midi dans un chateau que je ne connaissais pas… c’était dur! mais les enfants n’ont vu que du feu haha!

le 20/04/2017 à 12h14 | Répondre

Madame Givrée

Ah c’est chouette aussi les ateliers comme ça. J’adorerais en faire au collège mais les normes d’hygiène et la liste de conditions longue comme le bras me découragent. Les professeurs de ton fils doivent être super contents, on aime toujours avoir des parents impliqués 🙂

Pardonne moi, mais j’ai ri en lisant ton anecdote sur le château… On a tous vécu ça !! De mon côté il m’est arrivé d’apprendre par cœur des anecdotes rigolotes sur les endroits qu’on visitait, juste pour raconter des histoires aux élèves. Ils adorent qu’on leur raconte des histoires, et j’adore en raconter ! Je me souviens notamment leur avoir raconté l’histoire du chat du Premier Ministre britannique, qui est considéré comme un fonctionnaire, n’appartient pas à la personne en poste mais à la nation, et dont le titre officiel est « Souricier en chef de sa Majesté » (ou quelque chose comme ça). Il a même droit à une allocation annuelle pour  »frais de bouche et soins médicaux ». C’est un fait réel qui a garanti l’hilarité des élèves. Et ça donne du relief à une visite / un enseignement :).

le 20/04/2017 à 15h40 | Répondre

MlleMora

Ca me rappelle de bons souvenirs de voyages scolaires en Allemagne au collège, on allait dans des familles d’accueil. C’était bien chouette ! La prof organisait ça tous les ans, elle était bien rôdée à l’exercice j’ai l’impression !
Ma mère attribue les subventions aux écoles pour les voyages scolaires 😉

le 20/04/2017 à 13h13 | Répondre

Madame Givrée

J’imagine qu’à force, on est rôdé ! Le problème avec l’Angleterre (en particulier), c’est que les conditions d’entrée sur le territoire changent régulièrement, et on doit toujours s’adapter…

Ta mère travaille dans une collectivité ?

le 20/04/2017 à 15h41 | Répondre

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