Je suis Ch’ti : les caractéristiques de la culture locale

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Le terme « Ch’ti » se réfère principalement à la population qui vit dans le Nord-Pas-de-Calais, une ancienne province située au nord de la France. Depuis des siècles, cette communauté a développé et conservé sa propre culture et ses traditions. Aujourd’hui, bien que l’identité du peuple du Nord reste très forte, elle est de moins en moins visible et comprend un mélange de Picardie, de Flamand et de Franche-Comté. Dans ce qui suit, nous allons examiner certains aspects clés de la culture Ch’ti.

Histoire et origines

La culture Ch’ti remonte à l’ère gallo-romaine, lorsque les habitants de la région étaient connus comme les « Celtes ». Des siècles plus tard, avec l’arrivée de l’empire de Charlemagne, le Nord-Pas-de-Calais est devenu connu sous le nom de « Flandres ». La région a ensuite subi de nombreuses invasions, notamment celles des Vikings et des Normands. Les résultats de ces invasions ont eu un impact considérable sur la culture Ch’ti et ont contribué à façonner sa langue, son dialecte et ses coutumes.

Langue et dialecte

Dans le passé, la langue principale dans le Nord-Pas-de-Calais était le flamand. Cependant, avec l’unification française, le français est devenu la langue principale parlée. Malgré cela, le flamand a conservé une présence significative et la majorité des personnes parlent toujours leur version unique et locale du français – connue sous le nom de châtis ou chtimi – ainsi que quelques mots de flamand. Ces expressions incluent des mots comme « hinhin » (oui), « inscô » (non) et « miya » (moi).

Coutumes et traditions

Bien que certaines coutumes et usages soient communs à toute la France, la culture Ch’ti possède ses propres traditions. L’une des plus importantes est le « feu de joie », une fête populaire qui a lieu le 16 juillet pour commémorer le massacre de la Saint-Barthélémy. Pendant cet événement, des feux de bois sont allumés à travers le pays et des chants populaires sont entonnés. De plus, chaque année, les habitants du Nord-Pas-de-Calais célèbrent Carnaval pendant trois jours, où ils portent des costumes colorés et chantent des chansons. Autre tradition châti, le « bonjour chez vous » consiste à saluer tous les voisins en se promenant dans le quartier.

Nutrition

Les plats typiques de la cuisine Ch’ti offrent une variété de saveurs et de textures, car ils sont souvent accompagnés d’ingrédients locaux, tels que les poissons, les légumes, les fromages et les herbes. Parmi les plats les plus populaires se trouvent les boulettes de viande, le lapin aux pruneaux, la potée picarde et la carbonade flamande. En outre, les gens du Nord apprécient également les bières locales et les différents alcools produits localement. Un autre aspect important de la gastronomie châti est le charbonnage, qui consiste à griller des aliments directement sur des braises.

Arts et divertissements

Les artistes et musiciens du Nord-Pas-de-Calais se distinguent par leur style distinctif et leurs instruments uniques, tels que le tambourin, le banjo et le fifre. Le folklore est parmi les formes les plus populaires d’expression artistique, et des groupes tels que « Les Compagnons Ch’ti » sont célèbres pour leur musique et leurs chants. De plus, des figures emblématiques telles que Jacques Brel et Jean Ferrat ont également contribué à populariser la culture locale. D’autres formes populaires d’art comprennent le théâtre, la sculpture et le cinéma.

Religion

Bien que la religion catholique soit la plus répandue dans le Nord-Pas-de-Calais, des minorités protestantes et juives existent. La diversité religieuse s’est récemment accrue, car des populations musulmanes et bouddhistes se sont récemment installées dans la région. Les gens célèbrent leurs croyances respectives en organisant des processions et des office religieux. Par exemple, la procession de Pâques est une tradition populaire qui prend place tous les ans le dimanche de Pâques, lorsque des milliers de personnes marchent ensemble en signe de solidarité.

Hélipoles

Une des principales attractions touristiques de la région est la Hélipole, une zone protégée qui abrite plus de 500 espèces d’oiseaux. Une variété d’activités y sont proposées, y compris la randonnée, le camping, le canoë et les jeux de plein air. La Hélipole compte également de nombreux sentiers pédestres et cyclistes, ainsi que des réserves naturelles. La faune locale comprend des espèces rares telles que le geai bleu, l’aigle royal, le martin-pêcheur et le balbuzard pêcheur.

En conclusion, la culture Ch’ti représente le patrimoine historique et culturel du Nord-Pas-de-Calais, car elle a été influencée par des siècles d’invasion et de mélange. Elle est caractérisée par sa langue unique et son dialecte, ses coutumes et traditions, sa nourriture et ses arts, ainsi que par sa biodiversité et ses hélipoles. La culture Ch’ti est une véritable source de fierté pour la population locale et elle permet aux visiteurs de découvrir le riche patrimoine de la région.

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29 Comments

  • Mariounche

    20 février 2017

    Ahah, merci pour cet article mme Givrée, je suis ch’ti moi aussi 🙂 ! Et je me reconnais dans une partie de ton article, surtout au niveau du vocabulaire : Ducasse, wassingue, drache (j’adore ce mot !)… Pareil pour les leonidas, les spéculoos, les maisons de brique rouge. Pour ma part, je ne suis pas expatriée très loin puisque je vis en Picardie depuis 11 ans maintenant (en plus maintenant nous sommes la même région, les hauts de France) mais on me regarde quand même avec étonnement quand je dis vingt en prononçant le t ou quand je dis huit mais ça je n’arrive pas à le corriger, huit c’est huit 😉 !
    Par contre je suis plutôt d’un caractère introverti, du coup je suis sûrement moins à l’aise que toi pour parler à des inconnus et faire des liens, il me faut plus de temps malgré que je soit une ch’ti 😉

    • Madame Givrée

      20 février 2017

      Ah les différences entre nos cousins picards et nous… Il y aurait de quoi en faire un autre article 😀

      Je pense que c’est en grande partie une question de caractère en effet, mais pour avoir été assez effacée une grande partie de ma vie, je me dis qu’il doit y avoir une part de conditionnement social quand même, parce qu’on ne m’a jamais autant dit que j’étais « hyper ouverte aux autres » que depuis que je vis en Normandie. En même temps, c’est difficile à déterminer, puisque cette dernière décennie, celle qui m’a vue passer de la vingtaine à la trentaine, a forcément été riche en grands changements…

  • Madame Fleur

    20 février 2017

    Je ne suis pas chtit, mais je viens du sud et sur bien des aspects, il m’a fallu moi aussi me faire à une nouvelle vie en plus d’une autre culture ?
    Je me retrouve beaucoup dans ton texte si je le transpose à mes propres expressions et aux remarques que je peux recevoir.
    Merci pour cette chronique pleine de bonne humeur.

    • Madame Givrée

      20 février 2017

      Je ne te remercie pas pour la chanson dans la tête 😀 ‘je viens du Suuuuud, et par tous les chemiiiiiiins… » Ahem. Désolée. Je sors. Merci pour ton commentaire !

  • Madame Zou

    20 février 2017

    Je ne suis pas du tout ch »ti mais de l’Est de la France (et je dis aussi ving »t »), et j’aime le Nord malgré les clichés et ce qu’on peut entendre. Dans quelques mois, j’aurai peut-être l’opportunité d’être mutée dans le Nord ou dans le Sud. Les deux opposés ! Et avec mon mari, sans aucun doute, nous préfèrerions partir dans le Nord : pour la gentillesse et la simplicité des gens. Le soleil avec ma peau de blonde, je m’en fiche un peu en plus 🙂 Voilà c’est un point de vue très personnel !

    • Madame Givrée

      20 février 2017

      Ha ha ha ! On a eu un débat sur la question il n’y a pas longtemps avec quelques copines chroniqueuses. Ving-t ou vingt? Je suis assurément team ving-t ! Et fais attention, le soleil du Nord est traître ! (comme celui de Normandie).

  • Madame Bobette

    20 février 2017

    Merci pour ce bel article.
    Je suis moi aussi Ch’ti (bien que je déteste cette expression) et je ne changerais de région pour rien au monde. Et comme je le dis à tout le monde, au moins, quand on part en vacances c’est des vrais vacances avec le soleil (un sudiste va où en vacances vu qu’il a le soleil toute l’année?? ^^)
    Alors, il faudra m’expliquer le problème avec « huit », on le prononce différemment?
    Je me souviens de mes vacances dans le sud où quand je disais que ce soir nous allions à la ducasse avec mes parents, personne ne me comprenait et je ne les comprenais pas non plus car je n’avais jamais parlé de fête foraine et pour moi la foire, c’était la foire commerciale ^^
    J’aime les maisons en briques rouges et c’était un inconditionnel quand j’ai acheté bien que je ne voulais pas de typique du nord style 1930. Les jardins tout en long, non merci!! Ca ne m’empêche toutefois pas que ma meilleure amie soit mon amie de grillage de toujours… D’ailleurs à mon EVJF, j’ai eu le droit à un petit bout de grillage en souvenir de cette période 🙂

    J’aime le nord, j’aime le maroille, j’aime les gens du nord, j’aime la mentalité, j’aime les paysages tous tellement différents, j’aime les terrils typiques de chez nous mais s’il y a vraiment quelque chose que je n’aime pas, c’est tous les clichés Ch’ti purement commerciaux qu’il existe aujourd’hui. Non, le Nord, ce n’est pas bienvenu chez les Ch’ti… D’ailleurs à Bergues, ils ne sont même pas Ch’ti mais Flamand comme le rappelle si souvent mon mari dunkerquois 😉
    Mais ce que j’aime le plus dans ma région c’est vraiment cette ouverture des gens. Je n’aime pas spécialement avoir du monde chez moi mais j’aime rencontrer plein de monde. Je parle à tout le monde, la moindre occasion est bonne pour faire connaissance, que ce soit dans la salle d’attente, au premier cours de sport, avec un nouvel arrivant, etc.

    • Madame Givrée

      20 février 2017

      J’aimerais bien savoir pourquoi tu détestes l’expression? Je l’ai longtemps détestée aussi, mais finalement elle permet de donner tout de suite aux gens un repère socio-géographique. Combien de fois j’ai dû expliquer aux gens que, oui, il y a des départements au Nord de la ligne Normandie / Paris et que le Nord, ce n’est pas la Normandie !

      Par contre, je t’avouerais que nous n’envisageons pas une seule seconde d’y retourner. Le contexte économique de la zone précise d’où nous venons nous décourage… Et puis nous avons chacun notre travail, et une maison construite en Normandie, donc pour nous notre vie est ici 🙂

      Apparemment, le problème avec « huit », c’est que nous disons « wouite », alors qui faut dire « uite ». Si j’ai bien compris. Mais j’ai du mal à entendre la différence.

      La foire pour moi c’est comme un marché, mais en plus grand :D.

      Mon amie de « grillage », j’adore cette expression !!! Et merci pour l’idée, si elle se marie un jour, j’ai trouvé une idée de cadeau d’EVJF.

      Merci pour ce commentaire en forme de déclaration d’amour à notre région 🙂

  • MlleMora

    20 février 2017

    C’est fou ces différences, mais j’adore ! Moi, je suis de l’île de France, on se prend pour le centre du monde, c’est encore une autre mentalité ! 😉

    • Madame Givrée

      20 février 2017

      Ah non, je suis désolée, mais le nombril du monde, c’est la Normandie ! 😀 😀

  • Littlefrog

    20 février 2017

    Et bien ! Je ne sais pas où tu habites en Normandie mais ça a l’air triste ! J’habite en Seine maritime et je dis bjr Aux voisins , on se parle, on ne s’ignore pas! Et bretonne de sang et d’éducation et bien je dis aussi crayons gris et ça drache ! Comme quoi les expressions voyagent! 😉
    Très bel article sinon !

    • Madame Givrée

      20 février 2017

      Coucou littlefrog ! (j’adore ton pseudo!)

      Tu sais, à chaque fois que j’évoque le fait que les voisins ne me saluent pas, et qu’on a peu ou pas de relation avec eux, il y a toujours quelqu’un pour me dire que « oui, c’est vrai, les normands sont froids, mais chez moi ce n’est pas pareil » :). Honnêtement, je suppose que le fait que nous habitions ici depuis 2 ans n’aide pas. Il faut peut être du temps. Avant ça, nous avons vécu 3 ans dans une maison dans la même petite ville de Seine Maritime, et avant ça encore, nous avons passé notre temps à emménager et déménager à Rouen rive droite.

      Je ne dirais pas que c’est triste, on vit dans une petite ville sympa, à taille humaine, avec toutes les commodités à portée de jambes, dans un joli cadre, dans une jolie région. Personnellement je ne trouve pas ça triste. mais c’est vrai que j’ai du mal avec le fait que nos voisins soient si distants.

      • Littlefrog

        8 mars 2017

        C’est vrai que si c’est ‘en ville ‘ les gens sont froids… À la campagne beaucoup moins! On a emménagé en juin, et mon mari connaissait les prénoms et tutoyait les voisins 2mois après ! (moi non car j’ai une mémoire de poisson rouge avec ma grossesse, et je sortais pas jardiner… ) et en décembre, apero dînatoire chez nous! ^^
        (merci pour littlefrog! C’est parce que personne ne me donnait de surnom qu’une amie m’a donné celui la car j’aime bcp les objets avec grenouilles !)
        Après j’suis bretonne de coeur alors je vais pas trop défendre les normands au vue de la gueguerre breton/normand lol!

    • Mlle Moizelle

      21 février 2017

      Moi aussi Bretonne, je dis « ça drache »! 🙂 je savais pas que c’était chti! et j’adore aussi nos expressions bretonnes… En tout cas, merci pour l’article qui m’a fait rire!

  • Charlotte

    20 février 2017

    Je suis aussi du Nord mais je ne pense pas pouvoir dire réellement que je suis ch’ti (j’habitais sur Lille et ne parle pas ch’ti).
    Ce qui me fait écho dans ton article c’est que l’on a nos expressions propres comme toutes les régions et le fait de « s’expatrier » permets de s’en rendre d’autant plus compte.
    Je me rappelle d’un petit moment de solitude (suivi d’un fou rire) en sortant à la photocopieuse du bureau un beau « du brin » qui venait du cœur (mais qui dénotait un peu dans l’Est de la France).
    Par contre personne ne s’étonne du huiT/vingT (cela dépend sûrement des régions) mais l’expression dont j’ai eu du mal à me défaire c’est le fameux « on se dit quoi »…
    Maintenant après 5 ans en Alsace je commence à emprunter quelques expressions locales sans m’en rendre compte (Oyééé) mais par contre je ne comprends toujours pas un mot d’alsacien 😉

    • Madame Bobette

      20 février 2017

      J’avoue que je pense que je serais incapable de remplacer le fameux « on se dit quoi? » ^^
      D’ailleurs, je me demande même par quoi c’est remplacé dans le reste de la France? lol Peut-être « on se tient au courant »? Enfin bref, on se dit quoi 😉

      • Charlotte

        20 février 2017

        Oui c’est ça c’est « on se tient au courant » mais c’est plus long et pour moi beaucoup moins naturel 😉

      • Sarah

        20 février 2017

        moi je dis  » on se redot?’ mais c’est peut être pas utilisé partout…

        • Sarah

          20 février 2017

          on se redit, avec un i !

    • Madame Givrée

      20 février 2017

      Ha ha ha, le brun, fournisseur officiel de moments de solitude pour gens du Nord depuis… la nuit des temps :D.

      Et sinon, on dit « je te tiens au courant ». Mon mari m’a avoué il n’y a pas longtemps qu’il disait toujours « je te dis quoi » au boulot au début, et que son chef ne le comprenait pas… 😀

  • Sarah

    20 février 2017

    j’ai eu l’occasion d’habiter dans plusieurs régions de France, l’ouest, le sud et l’est… et au final ces ‘guerres’ de régions m’agacent plus qu’autre chose, à l’instar du pain au chocolat vs chocolatine. Personne n’a raison, personne n’a tord, c’est juste un vocabulaire différent (et une ouverture d’esprit…), je trouve ca dommage que tu change ton vocabulaire pour ‘plaire’ à ta région. si c’est un mot inconnu pourquoi pas si ca peut t’éviter de t’expliquer à chaque fois, mais pour huit ou vingt moi je trouve ca mignon:-) Par contre, tout le monde n’est pas aussi sauvage que tes voisins normands 😉 où je vis on se dit bonjour voire on s’invite à l’apéro, et pour moi la fête foraine c’est avec les manèges alors que la foire c’est comme un marché de plein air (une peu comme le marché de Noël mais à une autre saison que Noël).

    • Madame Givrée

      20 février 2017

      Je pense qu’en fait de « guerre des régions », il s’agit surtout de mettre en avant les spécificités de sa région d’origine et il n’y a pas de mal à ça. Quant à la question du pain au chocolat vs chocolatine, le problème serait réglé si tout le monde appelait ça correctement O:-).

      Ensuite, je ne change pas mon vocabulaire pour « plaire » à ma région, mais pour gagner en efficacité, notamment au travail: il faut avoir vécu les 27 élèves d’une classe de CE1 à qui tu dis « prenez un crayon gris » et qui sortent TOUS leur trousse à crayons de couleurs pour sortir le gris pour comprendre la nécessité d’adapter son vocabulaire.

      Pour ce qui est des voisins, je te renvoie à quelques commentaires plus haut 🙂 .

  • Jess

    20 février 2017

    Je comprends mi Cht’i (je découvre que certaines de mes expressions le sont), mi Lorraine, expatriée en Auvergne ce n’est pas toujours évident…

  • Madame C

    21 février 2017

    Le Brun… je ne savais pas que ça venait du Nord. De l’argot, ok, mais maintenant je connais son origine!!!
    ET c’est la même signification chez nous.
    Étant champenoise, les premiers territoires tchits sont â une heure de Chez moi…

  • Flora

    22 février 2017

    J’ai vécu en Alsace, en Normandie et maintenant en Belgique et je dois dire que je me retrouve bien dans ce que tu dis. J’avais beaucoup de mal avec le savoir/pouvoir en arrivant mais je crois que je commence à l’attraper.
    Ce que j’aime bien ici c’est le coté relax. On va relever les différences, trouver ça marrant mais sans se moquer. Du coup quand je rentre en France et que quelqu’un a le malheur ne me faire une remarque hautaine, j’ai envie d’exploser… J’adore aussi pouvoir papoter avec mes voisins pardessus nos haie de jardin 🙂
    Le nord c’est super chouette (même si un peu de soleil ne serait pas de refus)

  • Nya

    8 mars 2017

    Je me rends compte que pas mal de mes copines belges utilisent les mêmes expressions que toi 🙂
    J’ai connu un peu la même situation en passant de Haute-Savoie à Lyon. Mon accent suisse d’origine, je l’ai gommé à force de moqueries (mais je le reprends quand je parle à ma famille, et toc). Le vocabulaire aussi s’est transformé, je ne dis plus « panosse » (serpillière) ni « cornet (sac plastique) sauf de retour chez moi ou pour embêter mon homme qui n’a pas été élevé dans le patois savoyard-suisse.
    Merci pour cette plongée dans ton monde ch’ti !

    • Madame Givrée

      28 mars 2017

      Je ne viens pas de la frontière belge pour rien :D. Je pense que mon ch’ti est mélangé à du dialecte belge….

  • Creamy

    17 mars 2017

    merci pour cet article ! Je suis chti aussi, née à Lille, j’y ai vécu 15 ans avant de monter encore plus haut, en Flandres , pas loin de la frontière aussi 🙂
    J’ai quitté le nord depuis plus de 15 ans et je peux même dire que je ne me sens plus vraiment nordiste aujourd’hui, mais je garde mes traditions ( ahhh la coquille de Noel ! ) et ma façon de parler depuis toujours.

    • Madame Givrée

      28 mars 2017

      La coquille !!!
      Et quel bonheur, de rentrer dans le Nord, aller dans une boulangerie, demander un « pain coupé » et ne PAS recevoir une espèce de grosse baguette coupée en deux, mais un bon gros pain carré coupé :).
      Pour ma part, j’ai un peu le chemin inverse: je ne me sentais pas spécialement « ch’ti » quand j’y vivais, et j’ai l’impression que changer de région a mis en relief ces spécificités régionales !

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