Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Je suis ch’ti


Publié le 20 février 2017 par Madame Givrée

A mes yeux, les voisins et les collègues sont autant de liens que je peux lier aux gens: je souris, je plaisante, je regarde les gens dans les yeux, je leur pose des questions, je veux savoir qui ils sont vraiment, je parle de moi, je ris, je suis dans le lien, dès le début. Il y a quelques temps, quelqu’un m’a dit « oh, toi, ça se voit tout de suite que tu es du Nord, tu es tellement ouverte! » Pas de doute, je viens du Nord.

Je suis à l’aise dans les situations de la vie de tous les jours. Parler à un inconnu ne me fait pas peur, faire la conversation à un collègue nouvellement arrivé ne me pose aucun problème. J’aime la solitude, les moments calmes, mais j’aime aussi remplir ma maison de gens et de bruits, de rires. Je parle fort et je suis capable de monopoliser l’attention. J’essaie de travailler sur ce côté qui renvoie une image que je n’aime pas chez moi, mais la vérité, c’est que je suis ch’ti.

Je parle trop vite, « un chien avec un chapeau est mon ami », j’utilise mes mains pour parler, je suis mes pensées et mes impulsions, je suis en décalage Je n’ai pas besoin de prendre le temps de jauger quelqu’un avant de l’accepter dans ma vie, je l’inclue à la conversation et j’aurai bien le temps de le jauger plus tard.

Je dis que je « sais redresser mon petit doigt tordu », au lieu de dire que je peux redresser ce petit doigt mal formé, et je ne me rends pas compte de la différence. Je prononce le -t à la fin de vingt, et je n’ai pas compris pourquoi les gens souriaient quand je prononçais le chiffre huit. Je ne suis pas sûre d’avoir compris la différence entre « un » et « in » avant le film Bienvenue chez les ch’tis, et mes collègues ont confirmé que ce n’était pas toujours très clair. Je sais ce qu’est une « wassingue » (une serpillère), je ris quand mes chats sont « à luche » (dehors / coincés dehors), j’aime dire qu’il drache, quand il pleut des cordes, et parfois quand je parle ça dérape. C’est le sujet de taquineries sans fin à la maison.

J’ai grandi dans un coron, les façades en béton se succédaient dans la petite impasse. Dans le village, il n’y avait que des maisons en pierre bleue, et des maisons en brique rouge. La maison où je vivais était coincée entre deux autres maisons, les jardins s’étendaient derrière les maisons, accolés les uns aux autres. De chaque côté: un enfant de mon âge. On a grandi ensemble, à travers le grillage, en parallèle, soudés. On a passé des soirées d’été devant la maison, dans les jambes des adultes, à regarder le soleil se coucher au loin, à jouer ou à refaire le monde.

Crédits photo (creative commons): MabelAmber

J’allais à l’école à vélo, et il n’y avait pas de côtes à grimper. Tout était plat, la seule colline de la ville surplombait la campagne environnante. J’ai aussi grandi dans une maison en haut de cette colline, avec une vue imprenable sur les villages à des kilomètres à la ronde. Les vaches étaient noires et blanches, pas marron, les chevaux s’appelaient des « kéviaux ».

La Belgique était à quelques kilomètres de notre maison: on comptait en francs français, et en francs belges. Le chocolat y était meilleur, je suis devenue accro aux Nic-Nac, Léonidas faisait partie de tous nos cadeaux de Noël, de tous nos remerciements, les spéculoos me régalaient depuis toujours, le Diesel y coûtait moins cher. Il y avait la douane à la frontière et un jour, on a eu très peur que ma grand-mère aille en prison parce qu’elle nous a emmené faire les magasins mais avait oublié nos cartes d’identité. D’ailleurs, ma cousine n’en avait pas.

J’aime la région où je vis, mais certaines choses m’ont laissée… pantoise:

  • Passer de longues années sans jamais être invitée nulle part, par mes nouvelles connaissances. Le normand l’avoue lui-même: il ne fait pas confiance facilement, il faut du temps pour construire une relation avec un normand.
  • Ne pas dire bonjour aux voisins. Je me fais encore avoir: 9 ans en Normandie, 7 déménagements, plusieurs villes… UNE voisine qui nous salue et nous parle.
  • Devoir faire comme si mon voisin n’était pas dans son jardin quand je suis dans le mien. Ce besoin maladif de se protéger de l’autre, jusqu’à l’ignorer.
  • Apprendre à ne plus dire « un crayon » pour dire « un stylo », à ne plus dire « un crayon gris », pour parler d’un crayon à papier / de bois / d’un crayon, quoi !
  • Apprendre à ne plus prononcer le -t de vingt.
  • Découvrir avec effarement en formation, devant 20 personnes inconnues, qu’on ne dit pas « marcher en pieds de chaussettes », mais « marcher en chaussettes »
  • Ne plus savoir ce que veut dire « tantôt ». Vraiment ne plus savoir. Au point de ne même plus me souvenir de ce que je voulais dire par là, quand je prononçais encore ce mot, il y a longtemps
  • Avoir un moment de honte international (ou au moins interrégional) quand je me suis rendu compte qu’être « collé » ne correspond à aucune réalité ici. Chez moi, ça veut dire avoir un rhume. Être sacrément collé, c’est avoir un gros rhume. Le moment de honte interrégional? Rapport à mon métier: « Tu veux prendre le thé avec moi, Mme Givrée? » « Non, merci, je me dépêche de rentrer, Sir Givré a besoin de la voiture pour aller chez le médecin: il est collé aujourd’hui… » Mon interlocutrice n’ayant pu relier cette phrase à aucune réalité a cru que j’avais donné une heure de colle (de retenue) à mon mari. Et que puisqu’il avait le même âge que moi, ça devait être un jeu entre nous. Et forcément, un jeu du genre coquin… Moment de honte interrégional vite dissipé par son fou rire et mon explication, je te rassure !
  • Utiliser une palanquée de mots pour plaisanter, plutôt qu’au quotidien: chirloute (un café pas assez fort) est relégué au rang de mot d’humour, les chicons sont devenues des endives, le dallache est devenu un mot que mon mari et moi répétons en pouffant de rire, pour décrire le désordre qui peut régner chez nous quand ni lui ni moi n’avons envie de ranger. Esquinté est devenu cassé, brisé, abimé, blessé.
  • Je n’ai toujours pas compris la différence entre une fête foraine et une foire. Et je n’ai plus jamais utilisé le mot « ducasse ».

Et toi, tu as changé de région ? Ton parler régional te manque ? As-tu déjà remarqué les différences entre ta région, et les autres ?

Commentaires

29   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mariounche

Ahah, merci pour cet article mme Givrée, je suis ch’ti moi aussi 🙂 ! Et je me reconnais dans une partie de ton article, surtout au niveau du vocabulaire : Ducasse, wassingue, drache (j’adore ce mot !)… Pareil pour les leonidas, les spéculoos, les maisons de brique rouge. Pour ma part, je ne suis pas expatriée très loin puisque je vis en Picardie depuis 11 ans maintenant (en plus maintenant nous sommes la même région, les hauts de France) mais on me regarde quand même avec étonnement quand je dis vingt en prononçant le t ou quand je dis huit mais ça je n’arrive pas à le corriger, huit c’est huit 😉 !
Par contre je suis plutôt d’un caractère introverti, du coup je suis sûrement moins à l’aise que toi pour parler à des inconnus et faire des liens, il me faut plus de temps malgré que je soit une ch’ti 😉

le 20/02/2017 à 08h28 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Ah les différences entre nos cousins picards et nous… Il y aurait de quoi en faire un autre article 😀

Je pense que c’est en grande partie une question de caractère en effet, mais pour avoir été assez effacée une grande partie de ma vie, je me dis qu’il doit y avoir une part de conditionnement social quand même, parce qu’on ne m’a jamais autant dit que j’étais « hyper ouverte aux autres » que depuis que je vis en Normandie. En même temps, c’est difficile à déterminer, puisque cette dernière décennie, celle qui m’a vue passer de la vingtaine à la trentaine, a forcément été riche en grands changements…

le 20/02/2017 à 19h06 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je ne suis pas chtit, mais je viens du sud et sur bien des aspects, il m’a fallu moi aussi me faire à une nouvelle vie en plus d’une autre culture 😊
Je me retrouve beaucoup dans ton texte si je le transpose à mes propres expressions et aux remarques que je peux recevoir.
Merci pour cette chronique pleine de bonne humeur.

le 20/02/2017 à 08h52 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Je ne te remercie pas pour la chanson dans la tête 😀 ‘je viens du Suuuuud, et par tous les chemiiiiiiins… » Ahem. Désolée. Je sors. Merci pour ton commentaire !

le 20/02/2017 à 19h09 | Répondre

Madame Zou (voir son site)

Je ne suis pas du tout ch »ti mais de l’Est de la France (et je dis aussi ving »t »), et j’aime le Nord malgré les clichés et ce qu’on peut entendre. Dans quelques mois, j’aurai peut-être l’opportunité d’être mutée dans le Nord ou dans le Sud. Les deux opposés ! Et avec mon mari, sans aucun doute, nous préfèrerions partir dans le Nord : pour la gentillesse et la simplicité des gens. Le soleil avec ma peau de blonde, je m’en fiche un peu en plus 🙂 Voilà c’est un point de vue très personnel !

le 20/02/2017 à 10h32 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Ha ha ha ! On a eu un débat sur la question il n’y a pas longtemps avec quelques copines chroniqueuses. Ving-t ou vingt? Je suis assurément team ving-t ! Et fais attention, le soleil du Nord est traître ! (comme celui de Normandie).

le 20/02/2017 à 19h13 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Merci pour ce bel article.
Je suis moi aussi Ch’ti (bien que je déteste cette expression) et je ne changerais de région pour rien au monde. Et comme je le dis à tout le monde, au moins, quand on part en vacances c’est des vrais vacances avec le soleil (un sudiste va où en vacances vu qu’il a le soleil toute l’année?? ^^)
Alors, il faudra m’expliquer le problème avec « huit », on le prononce différemment?
Je me souviens de mes vacances dans le sud où quand je disais que ce soir nous allions à la ducasse avec mes parents, personne ne me comprenait et je ne les comprenais pas non plus car je n’avais jamais parlé de fête foraine et pour moi la foire, c’était la foire commerciale ^^
J’aime les maisons en briques rouges et c’était un inconditionnel quand j’ai acheté bien que je ne voulais pas de typique du nord style 1930. Les jardins tout en long, non merci!! Ca ne m’empêche toutefois pas que ma meilleure amie soit mon amie de grillage de toujours… D’ailleurs à mon EVJF, j’ai eu le droit à un petit bout de grillage en souvenir de cette période 🙂

J’aime le nord, j’aime le maroille, j’aime les gens du nord, j’aime la mentalité, j’aime les paysages tous tellement différents, j’aime les terrils typiques de chez nous mais s’il y a vraiment quelque chose que je n’aime pas, c’est tous les clichés Ch’ti purement commerciaux qu’il existe aujourd’hui. Non, le Nord, ce n’est pas bienvenu chez les Ch’ti… D’ailleurs à Bergues, ils ne sont même pas Ch’ti mais Flamand comme le rappelle si souvent mon mari dunkerquois 😉
Mais ce que j’aime le plus dans ma région c’est vraiment cette ouverture des gens. Je n’aime pas spécialement avoir du monde chez moi mais j’aime rencontrer plein de monde. Je parle à tout le monde, la moindre occasion est bonne pour faire connaissance, que ce soit dans la salle d’attente, au premier cours de sport, avec un nouvel arrivant, etc.

le 20/02/2017 à 11h53 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

J’aimerais bien savoir pourquoi tu détestes l’expression? Je l’ai longtemps détestée aussi, mais finalement elle permet de donner tout de suite aux gens un repère socio-géographique. Combien de fois j’ai dû expliquer aux gens que, oui, il y a des départements au Nord de la ligne Normandie / Paris et que le Nord, ce n’est pas la Normandie !

Par contre, je t’avouerais que nous n’envisageons pas une seule seconde d’y retourner. Le contexte économique de la zone précise d’où nous venons nous décourage… Et puis nous avons chacun notre travail, et une maison construite en Normandie, donc pour nous notre vie est ici 🙂

Apparemment, le problème avec « huit », c’est que nous disons « wouite », alors qui faut dire « uite ». Si j’ai bien compris. Mais j’ai du mal à entendre la différence.

La foire pour moi c’est comme un marché, mais en plus grand :D.

Mon amie de « grillage », j’adore cette expression !!! Et merci pour l’idée, si elle se marie un jour, j’ai trouvé une idée de cadeau d’EVJF.

Merci pour ce commentaire en forme de déclaration d’amour à notre région 🙂

le 20/02/2017 à 19h19 | Répondre

MlleMora

C’est fou ces différences, mais j’adore ! Moi, je suis de l’île de France, on se prend pour le centre du monde, c’est encore une autre mentalité ! 😉

le 20/02/2017 à 13h18 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Ah non, je suis désolée, mais le nombril du monde, c’est la Normandie ! 😀 😀

le 20/02/2017 à 19h21 | Répondre

Littlefrog

Et bien ! Je ne sais pas où tu habites en Normandie mais ça a l’air triste ! J’habite en Seine maritime et je dis bjr Aux voisins , on se parle, on ne s’ignore pas! Et bretonne de sang et d’éducation et bien je dis aussi crayons gris et ça drache ! Comme quoi les expressions voyagent! 😉
Très bel article sinon !

le 20/02/2017 à 13h20 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Coucou littlefrog ! (j’adore ton pseudo!)

Tu sais, à chaque fois que j’évoque le fait que les voisins ne me saluent pas, et qu’on a peu ou pas de relation avec eux, il y a toujours quelqu’un pour me dire que « oui, c’est vrai, les normands sont froids, mais chez moi ce n’est pas pareil » :). Honnêtement, je suppose que le fait que nous habitions ici depuis 2 ans n’aide pas. Il faut peut être du temps. Avant ça, nous avons vécu 3 ans dans une maison dans la même petite ville de Seine Maritime, et avant ça encore, nous avons passé notre temps à emménager et déménager à Rouen rive droite.

Je ne dirais pas que c’est triste, on vit dans une petite ville sympa, à taille humaine, avec toutes les commodités à portée de jambes, dans un joli cadre, dans une jolie région. Personnellement je ne trouve pas ça triste. mais c’est vrai que j’ai du mal avec le fait que nos voisins soient si distants.

le 20/02/2017 à 19h24 | Répondre

Littlefrog

C’est vrai que si c’est ‘en ville ‘ les gens sont froids… À la campagne beaucoup moins! On a emménagé en juin, et mon mari connaissait les prénoms et tutoyait les voisins 2mois après ! (moi non car j’ai une mémoire de poisson rouge avec ma grossesse, et je sortais pas jardiner… ) et en décembre, apero dînatoire chez nous! ^^
(merci pour littlefrog! C’est parce que personne ne me donnait de surnom qu’une amie m’a donné celui la car j’aime bcp les objets avec grenouilles !)
Après j’suis bretonne de coeur alors je vais pas trop défendre les normands au vue de la gueguerre breton/normand lol!

le 08/03/2017 à 14h22 | Répondre

Mlle Moizelle

Moi aussi Bretonne, je dis « ça drache »! 🙂 je savais pas que c’était chti! et j’adore aussi nos expressions bretonnes… En tout cas, merci pour l’article qui m’a fait rire!

le 21/02/2017 à 12h29 | Répondre

Charlotte

Je suis aussi du Nord mais je ne pense pas pouvoir dire réellement que je suis ch’ti (j’habitais sur Lille et ne parle pas ch’ti).
Ce qui me fait écho dans ton article c’est que l’on a nos expressions propres comme toutes les régions et le fait de « s’expatrier » permets de s’en rendre d’autant plus compte.
Je me rappelle d’un petit moment de solitude (suivi d’un fou rire) en sortant à la photocopieuse du bureau un beau « du brin » qui venait du cœur (mais qui dénotait un peu dans l’Est de la France).
Par contre personne ne s’étonne du huiT/vingT (cela dépend sûrement des régions) mais l’expression dont j’ai eu du mal à me défaire c’est le fameux « on se dit quoi »…
Maintenant après 5 ans en Alsace je commence à emprunter quelques expressions locales sans m’en rendre compte (Oyééé) mais par contre je ne comprends toujours pas un mot d’alsacien 😉

le 20/02/2017 à 13h39 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

J’avoue que je pense que je serais incapable de remplacer le fameux « on se dit quoi? » ^^
D’ailleurs, je me demande même par quoi c’est remplacé dans le reste de la France? lol Peut-être « on se tient au courant »? Enfin bref, on se dit quoi 😉

le 20/02/2017 à 14h05 | Répondre

Charlotte

Oui c’est ça c’est « on se tient au courant » mais c’est plus long et pour moi beaucoup moins naturel 😉

le 20/02/2017 à 14h58 | Répondre

sarah (voir son site)

moi je dis  » on se redot?’ mais c’est peut être pas utilisé partout…

le 20/02/2017 à 15h28 | Répondre

sarah (voir son site)

on se redit, avec un i !

le 20/02/2017 à 15h29 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Ha ha ha, le brun, fournisseur officiel de moments de solitude pour gens du Nord depuis… la nuit des temps :D.

Et sinon, on dit « je te tiens au courant ». Mon mari m’a avoué il n’y a pas longtemps qu’il disait toujours « je te dis quoi » au boulot au début, et que son chef ne le comprenait pas… 😀

le 20/02/2017 à 19h29 | Répondre

sarah (voir son site)

j’ai eu l’occasion d’habiter dans plusieurs régions de France, l’ouest, le sud et l’est… et au final ces ‘guerres’ de régions m’agacent plus qu’autre chose, à l’instar du pain au chocolat vs chocolatine. Personne n’a raison, personne n’a tord, c’est juste un vocabulaire différent (et une ouverture d’esprit…), je trouve ca dommage que tu change ton vocabulaire pour ‘plaire’ à ta région. si c’est un mot inconnu pourquoi pas si ca peut t’éviter de t’expliquer à chaque fois, mais pour huit ou vingt moi je trouve ca mignon:-) Par contre, tout le monde n’est pas aussi sauvage que tes voisins normands 😉 où je vis on se dit bonjour voire on s’invite à l’apéro, et pour moi la fête foraine c’est avec les manèges alors que la foire c’est comme un marché de plein air (une peu comme le marché de Noël mais à une autre saison que Noël).

le 20/02/2017 à 15h38 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Je pense qu’en fait de « guerre des régions », il s’agit surtout de mettre en avant les spécificités de sa région d’origine et il n’y a pas de mal à ça. Quant à la question du pain au chocolat vs chocolatine, le problème serait réglé si tout le monde appelait ça correctement O:-).

Ensuite, je ne change pas mon vocabulaire pour « plaire » à ma région, mais pour gagner en efficacité, notamment au travail: il faut avoir vécu les 27 élèves d’une classe de CE1 à qui tu dis « prenez un crayon gris » et qui sortent TOUS leur trousse à crayons de couleurs pour sortir le gris pour comprendre la nécessité d’adapter son vocabulaire.

Pour ce qui est des voisins, je te renvoie à quelques commentaires plus haut 🙂 .

le 20/02/2017 à 19h35 | Répondre

Jess

Je comprends mi Cht’i (je découvre que certaines de mes expressions le sont), mi Lorraine, expatriée en Auvergne ce n’est pas toujours évident…

le 20/02/2017 à 23h17 | Répondre

Madame C

Le Brun… je ne savais pas que ça venait du Nord. De l’argot, ok, mais maintenant je connais son origine!!!
ET c’est la même signification chez nous.
Étant champenoise, les premiers territoires tchits sont â une heure de Chez moi…

le 21/02/2017 à 23h35 | Répondre

Flora

J’ai vécu en Alsace, en Normandie et maintenant en Belgique et je dois dire que je me retrouve bien dans ce que tu dis. J’avais beaucoup de mal avec le savoir/pouvoir en arrivant mais je crois que je commence à l’attraper.
Ce que j’aime bien ici c’est le coté relax. On va relever les différences, trouver ça marrant mais sans se moquer. Du coup quand je rentre en France et que quelqu’un a le malheur ne me faire une remarque hautaine, j’ai envie d’exploser… J’adore aussi pouvoir papoter avec mes voisins pardessus nos haie de jardin 🙂
Le nord c’est super chouette (même si un peu de soleil ne serait pas de refus)

le 22/02/2017 à 08h47 | Répondre

Nya (voir son site)

Je me rends compte que pas mal de mes copines belges utilisent les mêmes expressions que toi 🙂
J’ai connu un peu la même situation en passant de Haute-Savoie à Lyon. Mon accent suisse d’origine, je l’ai gommé à force de moqueries (mais je le reprends quand je parle à ma famille, et toc). Le vocabulaire aussi s’est transformé, je ne dis plus « panosse » (serpillière) ni « cornet (sac plastique) sauf de retour chez moi ou pour embêter mon homme qui n’a pas été élevé dans le patois savoyard-suisse.
Merci pour cette plongée dans ton monde ch’ti !

le 08/03/2017 à 22h41 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Je ne viens pas de la frontière belge pour rien :D. Je pense que mon ch’ti est mélangé à du dialecte belge….

le 28/03/2017 à 19h33 | Répondre

Creamy

merci pour cet article ! Je suis chti aussi, née à Lille, j’y ai vécu 15 ans avant de monter encore plus haut, en Flandres , pas loin de la frontière aussi 🙂
J’ai quitté le nord depuis plus de 15 ans et je peux même dire que je ne me sens plus vraiment nordiste aujourd’hui, mais je garde mes traditions ( ahhh la coquille de Noel ! ) et ma façon de parler depuis toujours.

le 17/03/2017 à 14h36 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

La coquille !!!
Et quel bonheur, de rentrer dans le Nord, aller dans une boulangerie, demander un « pain coupé » et ne PAS recevoir une espèce de grosse baguette coupée en deux, mais un bon gros pain carré coupé :).
Pour ma part, j’ai un peu le chemin inverse: je ne me sentais pas spécialement « ch’ti » quand j’y vivais, et j’ai l’impression que changer de région a mis en relief ces spécificités régionales !

le 28/03/2017 à 19h35 | Répondre

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