Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

La plongée sous-marine


Publié le 11 juillet 2018 par Rigel

L’été, le soleil, la plage… C’est bien beau, mais parfois, tu en as assez de ressembler à une escalope panée à la crème solaire et au sable, de secouer pour la 18 000ème fois (de la journée !) ta serviette, et de ramener le Sahara entre tes orteils. Pour faire une activité qui change, pourquoi ne pas tester… la plongée sous-marine ?

Le snorkeling

Le snorkeling ou pratique « palmes masque tuba » est l’activité subaquatique la plus simple, et la moins chère. Equipé d’un masque, d’un tuba et de palmes,tu regardes ce qu’il se passe sous l’eau. Il faut privilégier les fonds caillouteux pour y voir le plus de vie et de petits poissons, dans l’eau la moins trouble possible (en gros : inutile de te charger si tu pars cet été sur les grands plages de Charente et de Vendée !). Il y a quelques règles de sécurité à respecter si tu te lances seul : savoir nager, rester proche de la plage, prendre garde aux courants, indiquer à quelqu’un qui reste sur la plage vers quelle zone tu te diriges, et à quelle heure tu comptes rentrer (et respecter ces deux paramètres). Il ne faut JAMAIS (mais vraiment JAMAIS JAMAIS) descendre seul en apnée, et je te déconseille fortement de le faire si tu n’as pas à tes côtés un binôme chevronné capable de te venir en aide si besoin. La meilleure observation en terme de couleurs est dans les premiers mètres sous l’eau car toutes les couleurs du spectre solaire ne sont pas encore absorbées.

Crédit photo : clicjeroen

Si tu ne te sens pas très à l’aise, tu peux suivre un sentier sous-marin avec un guide. C’est une activité accessible dès le que le plus jeune de la famille sait nager, qui se développe de plus en plus, notamment en Méditerranée. Le matériel (palmes, masque, tuba, combinaison ou gilet de flottabilité) est fourni par le club et l’encadrant est là pour t’indiquer les directions à suivre et te donne des indications concernant la faune et la flore. C’est une excellente sensibilisation à l’écosystème local et ce type de randonnée te permet d’observer des choses que tu n’aurais probablement pas vu tout seul !

La plongée-sous-marine

Quasiment tous les clubs du bord de mer proposent des baptêmes de plongée-sous-marine. Mais il n’y a pas que la mer pour plonger, il y a également les lacs et gravières (mais l’eau y est souvent bien plus froide). Pour trouver où pratiquer cette activité, adresse toi au syndicat d’initiative (ou encore plus simple : sur le site de la ville dans laquelle tu séjournes) ou rends-toi sur la marina. Les bateaux de plongée sont équipés du pavillon alpha, un drapeau blanc et bleu, et sont donc facilement reconnaissables.

Crédit photo : ivabalk

Organisation pratique

Ce que tu pourras emmener sur le bateau dépend du bateau ! Si c’est un grand bateau « dur », type bateau de pêche, tu pourras préparer un sac en plus du matériel de plongée. Si c’est un zodiac, il faudra faire plus léger ! Le club te rappellera tout ça mais il faut prévoir une serviette de bain, un maillot de bain (déjà sur toi si tu veux te changer plus rapidement), un chapeau ou une casquette, des lunettes, une bouteille d’eau. Je te déconseille d’arriver le ventre vide : même si la plongée-sous-marine ne semble pas physique, tu dépenses beaucoup d’énergie pour maintenir ta température, malgré la combinaison. Il faut d’autant moins arriver le ventre vide que tu es sensible au mal de mer (nota : la banane est particulièrement indiquée, parce qu’elle ressort assez facilement). Personnellement, je ne bois ni café, ni jus d’orange avant de plonger (je n’ai jamais compris pourquoi, je me sens toujours un peu mal si je plonge avec ça dans l’estomac ! Donc je privilégie le thé).

Pour le matériel de plongée, tu auras un masque, des palmes, une combinaison, une ceinture de lestage (dont le poids dépendra de ta morphologie), un détendeur et un gilet stabilisateur fixés sur ta bouteille d’air comprimé. Pour les plus jeunes (l’activité est accessible dès 8 ans), un détendeur sur la bouteille du moniteur peut être proposé (les bouteilles « standard » de 15L pèsent une vingtaine de kilos et ne sont donc pas très adaptées aux plus petits ; certains clubs leur proposent des petites bouteilles de 6L). On t’expliquera comment respirer dans le détendeur (facile, c’est comme dans un tuba ! Si tu n’as jamais respiré dans un tuba : tu te pinces le nez et tu respires par la bouche. Voilà, c’est tout !). Un briefing au sec, au club ou plus souvent sur le bateau, tu apprends quelques signes de communication de base (OK tout va bien, ça ne va pas…) et hop ! Te voilà prêt à te jeter à l’eau ! Souvent, les plongées du matin sont dédiées aux explorations et aux formations, et les baptêmes ont lieu l’après-midi. Il arrive parfois que tout le monde parte en même temps le matin, et dans ce cas, tu attends sur le bateau que le moniteur remonte de sa première plongée plus profonde pour t’accompagner dans tes premiers coups de palmes. Tu ne descends pas en dessous de 6m de profondeur, et la promenade subaquatique dure entre 20 et 40min (en fonction des conditions climatiques et de ton aisance sous l’eau).

Crédit photo : photo personnelle

Côté santé

Il n’est pas nécessaire d’avoir un certificat médical pour pouvoir faire un baptême de plongée. Néanmoins, saches que si tu souffres d’asthme, de problème cardiaque, ou que tu as eu de nombreuses otites, il est préférable de demander un avis médical avant. Lorsque tu plonges, la pression de l’eau exercée sur tes tympans doit être compensée, sinon tu peux avoir très mal (tu ressens cet effet lorsque tu descends au fond de la piscine). Pour pouvoir compenser (en « soufflant dans les oreilles »), il est nécessaire de ne pas avoir le nez bouché. Si tu as une mauvaise vue, privilégie le port de lentilles de contact si tu les supportes. Dans le cas contraire, saches il existe des lentilles à coller dans le masque ou même des masques à ta vue (mais cela coûte cher, et s’adresse plutôt à ceux qui souhaitent poursuivre l’activité). De même, si tu as de vieux plombages et que tu envisages de faire une formation en plongée, essaie de prendre RDV avec ton dentiste (une bulle d’air coincée entre le plombage et la dent peut être extrêmement douloureuse). Sinon, il n’y a pas besoin d’être un athlète pour pratiquer cette activité (il suffit de voir le périmètre abdominal de certains pour s’en assurer !).

Crédit photo : photo personnelle

Budget

Le nerf de la guerre ! La plongée sous-marine n’est pas une activité bon marché. Cela est lié au matériel, qui doit être de bonne qualité pour assurer ta sécurité, et donc renouvellé très régulièrement, à l’encadrement, au bateau (carburant, location de l’anneau à la marina). En France, les baptêmes coûtent environ 60€. Si tu souhaites poursuivre en dehors des vacances scolaires, tu peux trouver des clubs qui assurent des formations aux niveaux de plongée tout au long de l’année. La plupart des clubs associatifs proposent des baptêmes de plongée gratuits en piscine en début d’année (ou en fin d’année, ou lors des évènements type « fête de l’eau »). Pour l’équipement, si tu souhaites absolument acheter quelque chose, je te conseillerai de prendre un bon masque. Pour les palmes, cela peut un peu attendre, parce que les palmes de plongée de bonne qualité coutent assez cher (en gros, le  premier prix d’une grande enseigne de sport pour le snorkeling : oui, pour de la vraie plongée : non). Si tu vas à l’étranger, les baptêmes et les plongées sont souvent moins chers.

Crédit photo : photo personnelle

C’est bien beau, mais on voit quoi ?

La plongée sous-marine te permet de voir… des poissons (tadammm !) Mais pas seulement ! Tu peux aussi découvrir la magnifique flore sous-marine, des mammifères marins (dauphins par exemple), des coraux, des mollusques, des anémones, des nudibranches… Avec un peu d’expérience, tu pourras même faire des plongées de nuit ou sur des épaves. Dans un premier temps, il est possible que tu ne prêtes pas attention à grand chose autour de toi : tu n’es pas dans ton élément, et il faut appréhender une nouvelle façon de respirer, te stabiliser, etc… Le moniteur est là pour t’aider, t’apaiser et te montrer ! Il se peut qu’il pointe un poisson du doigt en faisant un signe : essaie de le mémoriser ! Il t’indiquera une fois de retour sur le bateau ce que tu as vu en répétant le signe. Il existe également des planches de photos plastifiées, destinées à être embarquées, pour que tu puisses identifier quels animaux ou végétaux tu as observé durant ta plongée. Si tu as de la chance, un plongeur photographe pourra même te donner quelques clichés qu’il aura pris sur le site de plongée !

Crédit photo : photo personnelle (ponte de danseuse espagnole : chaque petit point rouge orangé est un oeuf !)

 

J’espère t’avoir donné envie de découvrir à ton tour les merveilles sous-marine. Alors, à bientôt sous l’eau ?

Commentaires

7   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Colombe

Les activités décrites et les clichés insérés dans votre chronique font rêver!
Je suis claustrophobe, la plongée sous marine ce sera dans une autre vie.
Merci pour cette chronique: rien qu’en lisant le descriptif des activités, on se sent dans un univers douillet à l’effet apaisant.

le 12/07/2018 à 12h15 | Répondre

Madame Pinpon

Merci pour cet article et ces belles photos !

J’avoue ne pas avoir découvert beaucoup, ma dernière plongée date de lundi matin, sur la Costa Brava 😉 j’ai profité d’un déplacement pro à la Réunion pour m’initier et passer mon niveau 1. C’était mal parti, avec ma peur des requins et mon manque d’aisance, j’ai du faire 4 baptêmes avant d’être sûre de vouloir aller plus loin !

Mon chéri a le niveau 2, j’espère pouvoir le passer un jour pour qu’on puisse plonger tous les deux. Mon « rêve », voir l’épave de l’Amoco Cadiz. Certes ça change des poissons, mais bossant dans l’environnement, ça fait sens.

Et toi, quel niveau as-tu ?
A bientôt sous l’eau !

le 12/07/2018 à 15h46 | Répondre

Madame Pinpon

J’ajouterais juste que le peu de récits entendus de baptêmes réalisés à l’étranger ne m’avait pas donné confiance : peut-être était-ce car mon moniteur réunionnais avait particulièrement pris soin de moi vu ma frousse, mais les personnes allaient sous 6 mètres, devaient gérer leur stab seules ou faire un exercice de retrait de masque… Pour un baptême, je trouve que c’est un peu trop !

le 12/07/2018 à 15h50 | Répondre

Rigel

Les baptêmes à l’étranger dépendent beaucoup du pays et de la fédération. Sur le système PADI, ils encouragent à faire quelques exercices mais ils ne sont pas forcément évidents pour des débutants.
Commencer à La Réunion, il y a pire 😉

Moi j’ai le niveau égoïste : le niveau 3. Assez pour m’amuser à toutes les profondeurs sans contrainte. J’ai eu la chance de plonger sur l’Amoco il y a 11 ans (déjà !). Il faut que tu te dépêches de passer ton niveau parce que l’épave est progressivement mangée par la rouille et était déjà bien ensablée. Il y avait peu de vie par rapport à d’autres épaves bois (a priori les poissons n’aiment pas quand c’est trop bruyant. Pas mal de courant, même en plongeant à l’étale.

Si tu bosses dans l’environnement tu auras peut-être envie de faire partie de la commission biologie de ton club !

le 12/07/2018 à 18h18 | Répondre

Rigel

Je ne sais pas quelle sensation tu as quand tu es claustrophobe mais je comprend ce que ça peut représenter d’avoir le nez isolé et la bouche rempli par un détendeur. Si tu tiens à essayer, pour vérifier que non décidemment, tu ne peux pas, tu peux éventuellement en psicine. Ça n’engage à rien et les 4 murs carrelés peuvent rassurer.

le 12/07/2018 à 18h39 | Répondre

Marina

Je fais du snorkeling depuis une vingtaine d’années mais j’ai essayé la plongée en bouteille à l’occasion d’un baptême dans le golfe de Porto en Corse il y a 3 ans. J’ai eu un sentiment mitigé : c’était très déstabilisant de pouvoir évoluer sous l’eau dans toutes les directions, et çà demande une telle concentration pour une première fois que je n’ai pas du tout profité des fonds marins (qui n’étaient d’ailleurs pas terribles…). Mais avec de l’entraînement je pense que j’aimerais. J’espère recommencer un jour dans des eaux plus tropicales…
Mais rien qu’en snorkeling on voit de beaux spectacles…
Par contre quand tu dis qu’il ne faut jamais jamais descendre en apnée, qu’entends-tu par là ? Tu parles d’une certaine profondeur ou dès qu’il s’agit d’immerger le tuba ? J’ai l’habitude (même quand je suis seule) de plonger, mettons à 2,50/3 mètres maxi, pour ramasser un ormeau, un beau caillou… et avec l’habitude en vidant les poumons j’y arrive sans peine. Je me mets en danger selon toi ? Est-ce qu’il y a un risque dont je ne suis pas consciente ?

le 13/07/2018 à 19h54 | Répondre

Rigel

Je vais enfiler ma casquette d’entraineur d’apnée pour te recommander d’être toujours accompagnée : on ne connait jamais vraiment ses limites parce qu’elles dépendent de plein de paramètres (fatigue, température de l’eau, volume d’air inspiré…). Du coup, même en descendant à 2/3 m, rien n’exclut de faire une syncope en surface en remontant. Et j’en profite également pour te suggérer de te rapprocher d’un club d’apnée pour acquérir les bons réflexes ! Après, pour finir et être totalement honnête, beaucoup de chasseurs sous-marins sont seuls pour être tranquilles 🙂

le 13/07/2018 à 20h46 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?