Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

L’argent, moi et les autres


Publié le 25 mai 2017 par Lalie

Dans mon précédent article je t’expliquais que je gagne (très) bien ma vie, et ce que cela avait changé dans ma vie de tous les jours.

Cependant il y a un point que je n’ai pas abordé, volontairement. Celui sur l’évolution de mes relations sociales.

Parce que oui, l’argent ça attise les jalousies et les envies et je ne suis pas épargnée.

Crédit photo: www.gratisography.com

Avec mon conjoint

Comme tu le sais, je gagne beaucoup plus que mon mari, environ 3 fois plus. On se connait depuis nos études et, vu nos diplômes, mon conjoint savait d’ors et déjà que je serais la « chef de famille » une fois que je travaillerais. Cela ne l’a jamais vraiment perturbé, il se disait juste que c’était cool pour moi, pour nous.

Quand j’ai eu mes entretiens pour le job, il était encore plus excité que moi !

Les premières années, j’économisais à fond pour pouvoir acheter un bien immobilier. Je m’alignais donc au maximum sur son salaire et son mode de vie. Les seuls extras étaient pour les vacances et là encore, on restait très raisonnable. Trop à mon goût, mais mon conjoint sortant d’une période de chômage, il n’avait pas beaucoup d’économies et ne voulait pas me laisser tout financer.

En parallèle, nous avons préparé notre mariage et nous étions tous les deux d’accord que dans notre situation le contrat de mariage pour la séparation des biens était indispensable. Et ça va peut-être te surprendre mais la raison principale était de se protéger en cas de divorce. Comme ça, avec le contrat pas de souci, on sait déjà ce qui appartient à qui et ce qui reviendra à qui au moment du divorce (si divorce il y a …).

Puis, une fois ces événements passés, j’ai commencé à me détendre et à me lâcher un peu plus sur les dépenses. J’ai notamment une passion assez coûteuse et j’ai commencé à m’équiper pour quelques milliers d’euros. Le problème que je ne réalisais pas à l’époque, c’est que mon conjoint me voyant m’octroyer de petits plaisirs a eu envie de faire de même. Sauf qu’au bout d’un moment, alors que moi j’arrivais encore à économiser plus que de raison, les comptes de mon conjoint se réduisaient comme peau de chagrin. Pas facile alors de lui faire comprendre qu’il devrait se calmer un peu quand moi je pouvais m’offrir à peu près tout ce que je voulais.

Suite à ça, on a posé cartes sur table et on s’est mis d’accord sur qui payait quoi et comment on allait gérer notre argent ‘de couple’. C’est comme ça qu’il me revient de payer tous les impôts et taxes et toutes les vacances. Tout cumulé on approche des 50 000€. On paye tous les deux à 50% toutes les dépenses communes comme l’électricité, l’eau, internet … et mon mari s’occupe principalement des dépenses pour le bricolage et l’entretien de la maison.

Tout ça pour te dire que même au sein d’un couple qui, à la base n’a aucun souci vis à vis du rapport à l’argent, cela peut quand même causer quelques problèmes. Dans notre cas, étant tous les deux prévoyants et responsables, il a suffit d’en discuter pour que tout rentre dans l’ordre mais je suppose que ce n’est pas toujours aussi simple.

Cela dit c’est bien plus simple que le second point ….

Avec la famille

LE gros point négatif de ma situation. Je te donne la conclusion avant même de traiter le sujet : même avec une famille aimante tu ne pourras éviter les jalousies.

Dès mon CDI signé, la question que tout le monde m’a posé : alors tu gagnes combien ? Il y a bien assez de secrets liés à l’argent dans ma famille que je me suis toujours jurée que non, moi je ne cacherais rien. L’argent attise la jalousie, les secrets c’est pire. Naïve que j’étais …

J’ai donc tout naturellement annoncé mon salaire à mes parents. Ils étaient très fiers et soulagés aussi de savoir que j’étais à l’abri financièrement et que même si je devais passer par la case chômage je m’en sortirai, mais ils ont eu peur aussi. Peur que cet argent me fasse tourner la tête, me fasse oublier d’où je viens. Et peur aussi de la jalousie et de l’envie que cela pourrais susciter vis à vis de mes frères et de leurs compagnes.

Car oui, avec mes frères c’est plus compliqué. Pourtant, j’ai toujours été très proches d’eux et je ne pensais pas que l’argent changerait cela. Je me disais qu’ils seraient forcément hyper heureux pour moi et c’est tout. Mais j’ai vite compris que même si devant ils ne montraient rien et qu’ils étaient en effet heureux pour moi, il ne fallait pas non plus que le sujet revienne trop fréquemment sur la table surtout avec mes belles-sœurs. L’une est ambitieuse, plus que moi, et n’a donc pas vraiment aimé que de plusieurs années sa cadette je puisse avoir une ‘meilleur’ mode de vie qu’elle. J’ai eu le malheur de me plaindre une fois de ma couverture santé ultra élevée, oulalala! Que n’avais-je pas fait !

Il m’a donc fallu apprendre à faire avec les pics lancés de ci de là aux repas de famille, à mentir par omission, à rester évasive sur certains sujets, voire changer de sujet de conversation lorsque je sens que cela risque de déraper.

Autant te dire que je n’ai jamais évoqué mes augmentations de salaire ni mes bonus, et c’est bien pour ça qu’à l’heure actuelle, dans ma famille, mes parents sont les seuls avec qui je parle librement de mon argent, de l’état de mes comptes, de nos projets immobiliers, car ce sont les seuls qui n’ont aucune jalousie envers nous.

Et je t’avoue que oui, cela me pèse. J’aimerais pouvoir échanger ‘librement’ avec mon frère sur nos projets, nos voyages sans sentir l’ombre de l’argent planer au dessus de nos têtes. Mais avant tout j’aimerais beaucoup leur offrir de beaux cadeaux que ce soit à Noël ou lors des anniversaires pour les aider à réaliser leurs rêves, mais je n’ose pas pour plusieurs raisons. Peur qu’ils se sentent redevables, peur que ça attise encore plus leur jalousie, peur qu’ils pensent que je fasse ce geste pour me mettre en avant…

(d’ailleurs, si tu as des conseils ou juste si tu veux me dire comment toi tu percevrais ce geste n’hésites pas à me laisser un commentaire.)

Avec les amis

Quant à nos amis… et bien c’est assez difficile à dire. Même si j’aurais tendance à penser que l’éloignement a plus raison de notre amitié que réellement notre niveau de vie.

En effet, même si nous avons gardé de très bon liens et que nous apprécions toujours de nous revoir, l’éloignement joue en notre faveur dans le sens où nous ne parlons pas d’argent quand on se voit et qu’ils ne sont pas confrontés à notre train de vie tous les jours. Je ne cache pas non plus ce que nous faisons, ils voient bien mes photos de vacances sur les réseaux sociaux mais je ne suis pas non plus du genre à m’afficher sur un yacht avec un verre de Dom Perignon. Donc de ce côté-là je suis malgré tout assez fière de voir que malgré la distance et nos changement de vie depuis les années collèges nous continuons à nous donner des nouvelles régulièrement et nous apprécions de nous revoir quand c’est possible. Je ne pense pas que ce serait le cas si nous avions drastiquement changé dans notre comportement.

Par contre, c’est vrai que tout comme avec notre famille nous faisons attention à ne pas dire n’importe quoi et de ce fait nous nous sentons parfois en décalage à certains moments et peut être que nous avons des propos blessants sans le vouloir. Je repense à cette soirée de la Saint Sylvestre où nous avions « élaboré » un menu dans une fourchette de prix qui nous semblait raisonnable mais qui s’est avéré être trop élevée pour certains de nos amis. On a retenu la leçon et maintenant on part du principe qu’on s’aligne sur eux, mais même avec ses amis ça reste un exercice assez délicat pour ne froisser personne.

Mais rassures-toi, je ne voudrais pas que tu ais l’impression que je noircisse le tableau plus que de raison. Nous avons aussi créé des amitiés là où nous vivons, notamment des collègues de travail avec qui nous partageons les mêmes « soucis ». En effet, mes collègues, tout comme moi, viennent de milieu modeste et eux aussi gagnent très bien leur vie . De ce fait, nous n’avons pas ce tabou entre nous. Nous parlons franchement d’impôts et de défiscalisation, de sorties et de voyages à l’autre bout du monde sans être jugés et oui, j’apprécie ce monde décomplexé.

Pour conclure ces deux articles, j’avais envie de te montrer « l’envers » du décor. On voit souvent les nombreux avantages liés à l’argent, mais on se rend beaucoup moins compte des inconvénients. Et malheureusement, je comprends désormais pourquoi certains gagnants du Loto se retrouve sur la paille quelques années après leur gain en l’ayant tout dilapidé. En effet, gérer des grosses sommes d’argent n’est pas chose aisé et il est nécessaire d’être bien conseillé. Et puis, un autre inconvénient c’est que l’argent est aussi synonyme de solitude. Soit on se fait écarter par ses amis et sa famille à cause de la jalousie, soit on s’écarte nous même car on ne se sens plus à notre place… difficile équilibre à atteindre.

Si tu ne le croyais pas jusqu’à présent, j’espère que désormais tu comprends mieux le célèbre dicton comme quoi « L’argent ne fait pas le Bonheur ».

Tu as aussi vécu des jalousies liées à l’argent dans ta famille ? Tu te sens en décalage avec tes amis ? Raconte-moi, ça m’intéresse !

Commentaires

39   Commentaires Laisser un commentaire ?

Anne

Pour les cadeaux, j’ai rencontré le meme dilemme que toi. Moi je raisonne en pourcentage de salaire. Exemple, j’ai offert un beau cadeau à un ami qui m’a répondu j’étais folle et que c’était trop cher, qu’il ne pourrait pas m’offrir un cadeau d’une telle somme (une centaine d’Euro). Je lui ai répondu en sortant la calculatrice que ce cadeau représentait un petit pourcentage de mon salaire et qu’il devrait raisonner ainsi. 😉

le 25/05/2017 à 08h36 | Répondre

Lalie

Oui je comprends l’idée, le truc c’est que les connaissant ils ne me diront pas directement ce qu’ils en pensent, mais ils feront sûrement des réflexions :-/ je ne sais pas comment leur expliquer en amont en fait, j’ai pensé leur demander clairement mais j’ai peur qu’ils le prennent mal (pas du tout compliqué la fille :p )

le 25/05/2017 à 19h57 | Répondre

Anonyme

Nous n’avons pas vraiment de souci avec nos amis qui ont plus ou moins le même style de vie que nous (même s’ils gagnent plus, ils mettent de côté). Aucun d’entre nous n’a un train de vie décadent.

Par contre, même si je gagne plus que mon mari, tout va sur un compte commun et on partage tout ! Je trouvais un peu triste le passage où tu pouvais te faire de beaux cadeaux et pas lui… Mais ce n’est que mon avis !

le 25/05/2017 à 10h06 | Répondre

Lalie

Je te rassure il n’est pas à plaindre 😉 mais la ou je peux ‘claquer’ 3000€ lui ne peut monter ‘que’ a 1000€ … or parfois il faisait des extra à 1500 ou 2000. Bref rien de critique à notre niveau mais il fallait en parler 🙂

le 26/05/2017 à 20h17 | Répondre

Marina

Je gagne également plus de deux fois le salaire de mon mari et la différence continue de se creuser. On a décidé de tout mettre en commun : son salaire est viré sur son compte joint, avec lequel il paye les factures courantes (EDF, téléphone, eau, taxes locales) et ses frais perso et pro (essence, vêtements, livres…). Mais je ne touche pas à ce compte. Mon salaire est viré sur un compte joint, qui sert… à tout le reste : il a une CB, et il peut librement s’en servir pour tout ce qui concerne la famille (courses, maison…) et je me charge de l’épargne, de l’impôt sur le revenu, des achats pour les enfants…
J’ai repensé à ton premier article récemment, en finalisant ma déclaration d’impôts : je viens de changer de tranche. Et là j’ai eu très mal : je suis juste au dessus du seuil, avec un taux très très pénalisant. Grosse angoisse pour savoir comment payer le troisième tiers…
A propos des cadeaux : la question ne se pose pas dans ma famille parce que moi je suis écureuil et mes proches sont très fourmis : donc au final on a presque le même train de vie mais avec une épargne différente 😉
Par contre dans la famille de mon mari, je connais deux frères dont l’un gagne peut-être 10 fois ce que gagne l’autre : il n’y a jamais eu de gêne ou de jalousie entre les deux, et celui qui a un revenu mirobolant a l’habitude d’offrir des voyages à ses parents, ses frères… pour Noël ou les anniversaires : pas de cadeau tape à l’oeil, mais des expériences à vivre : une semaine au ski, quinze jours aux Etats-Unis, un week-end à Londres… Mais encore une fois il n’y a pas de malaise à la base. Avec ce que tu décris dans ta famille, les choses seraient peut-être différentes… Est-ce que tu as déjà essayé pour une occasion particulière (10 ans d’un enfant, mariage, 30 ou 40 ans d’un frère ou d’une belle-soeur… etc…) d’offrir un très beau cadeau ? un cadeau très cher hors de leur budget c’est plus légitime pour un évènement particulier et c’est l’occasion de tester les réactions…
Mais je te comprends, et c’est très courageux de dire qu’avoir de l’argent çà peut aussi causer des problèmes… évidemment sans commune mesure avec le fait d’en manquer. Mais c’est bien aussi de montrer l’envers du décor.

le 25/05/2017 à 10h20 | Répondre

Marina

Je voulais dire que mes proches sont très CIGALES : j’en perds mon Jean de la Fontaine 😀

le 25/05/2017 à 10h22 | Répondre

Lalie

Alors du fait de notre contrat de mariage on veut mettre en commun le moins possible pour être sur de savoir qui paie quoi avec quel argent. Si on met tout ensemble on risque de dépenser bien plus aussi, je nous connais 😉 surtout qu’en a presque rien en commun, on a une façon assez atypique de gérer notre argent (et notre couple) et donc on préfère rester le plus indépendant l’un de l’autre. Même les courses c’est chacun de son côté car mr mange beaucoup de viande et fromage alors que moi c’est légumes et fruits …
Après pour les cadeaux, pour nos parents on fait en commun avec mes frères donc on met le même montant, toujours le même depuis 10 ans comme ça pas de prise de tête. Je ne sais pas s’ils le prendraient bien si je voulais faire ‘bande à part’ surtout pour acheter un gros cadeau. Et mes parents le prendrais mal aussi qu’on ne soit pas resté ensemble, ils ont à cœur qu’on soit une famille unie … pour les fêtes spéciales de mes frères ils n’y en a pas eu depuis que je gagne autant ma vie mais c’est une idee pour le prochain gros anniversaire 🙂

le 25/05/2017 à 20h10 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je crois que quelque soit l’entourage (famille et amis) il est important dans ces cas de faire preuve d’empathie.
Il est extrêmement désagréable quand tu peines à joindre les deux bouts d’entendre quelqu’un qui tu le sais gagne bien plus que toi se plaindre.
Après c’est important qu’il n’y ait pas de tabous je trouve. Ma sœur et son mari sont bien plus aisés que nous et quand elle va un peu trop loin dans la plainte ou que sans le vouloir elle étale son aisance financière, je n’hésite pas à la remettre à sa place ou à lui indiquer que cela me gêne ! Comme ça pas de non dit et tout le monde est plus à l’aise.

le 25/05/2017 à 11h00 | Répondre

Lady Rainbow

Je suis d’accord avec toi Madame fleur quand c’est exagere, mais j’avoue que ca m’agace quand les gens se plaignent a longueur de temps d’etre sur la paille quand on se fait degommer parce qu’on a le malheur de dire que tel ou tel truc est trop cher pour ce que c’est par exemple… Comme si on avait pas le droit de se plaindre puisque de toute facon on a les moyens. Comme si parce qu’on est pauvre alors on est meritant alors que les riches sont des mechants…

le 25/05/2017 à 11h12 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Oui même si cela ne transparaissait pas suffisammmeny dans le commentaire, c’est pour ça que que je parlais d’empathie et cela va dans les deux sens. On a pas à s’excuser d’être « aisé » pour autant surtout que à part lorsque tu as hérité ta fortune la plupart des gens ont travaillé dur pour obtenir ce qu’ils ont. Pour autant les personnes dans le besoin n’ont pas toujours choisi leur situation non plus. La franchise et le franchissement du tabou me paraît essentiel pour que personne ne se sentent lésé au final.

le 25/05/2017 à 13h34 | Répondre

Lalie

Dans notre cas aucun des couples, amis, famille que nous fréquentons n’est dans le besoin. Disons que chacun a fait ses choix de vie et parfois j’ai juste envie de leur dire qu’on a choisis des priorités diffèrentes et que s’ils avaient fait le même choix que nous eux aussi pourraient avoir notre salaire (mon mari toucherait le smic en France, il en touche le double ici). Mais sinon je suis d’accord avec toi, on essaye de faire preuve d’empathie ou alors on prend sur nous 😉

le 25/05/2017 à 20h14 | Répondre

Marjolie

Je retrouve, j’ai l’impression, une idée qui m’avait déjà sauté aux yeux et noué la gorge dans ton précédent article: apparemment si on ne gagne pas bien sa vie c’est qu’on n’a pas fait les choix pour cela, qu’on a choisi de donner la priorité à autre chose. Il y a aussi des gens qui font tout ce qu’ils peuvent pour leur vie pro, qui travaillent beaucoup voire qui font des sacrifices et qui galèrent quand même… (J’en fais partie)
Le savais-tu quand tu as décidé de faire ce master, que tu serais aussi bien payée? L’as-tu choisi pour cette raison? Si c’est le cas, bravo, tu avais très tôt une vision à long terme et une réflexion volontariste sur ta carrière et tu as eu la chance qu’elles soient confirmées, mais les choix qu’on fait n’ont pas toujours les conséquences qu’on imagine, les choses ne se passent pas toujours comme prévu…

le 29/05/2017 à 09h58 |

Lady Rainbow

Ici on a tous les deux de bons salaires. Pour les frais on met tout en commun, ce qui est a moi est a lui : nos salaires sont payes sur notre compte joint, et on a un virement automatique de 200£ par mois sur chacun de nos comptes persos pour nos loisirs et les cadeaux qu’on fait au conjoint. On n’a pas d’epargne perso, ce qu’il reste a la fin du mois sur le compte joint part sur notre compte epargne. Comme on n’utilise pas trop nos comptes persos, on s’en est servis une fois pour payer l’operation de notre chatoune qui s’etait cassee la patte : ca coutait 1200£, et plutot que de prendre l’argent sur notre compte joint ou compte epargne, on a preleve sur nos comptes perso, et la depense ne nous a pas vraiment impacte. Oui parce qu’en vrai on se sert tres peu de nos comptes persos en fait, a part quand je m’achete des fringues ou que mon mari s’achete un truc pour son pc. Les restos, les vacances, c’est tjs paye avec le compte commun.

le 25/05/2017 à 11h09 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’aime beaucoup cette méthode de gestion !
Je vais voir avec mon mari si cela ne serait pas mieux pour tous les deux de faire comme ça ! Surtout qu’au final on dépense assez peu en perso, c’est souvent pour nous deux (trois bientôt).

le 25/05/2017 à 13h38 | Répondre

Lalie

Haha comme je disais dans un autre commentaire on a un fonctionnement complètement inversé au votre 😉 l’important c’est que tout le monde s’y retrouve et en soit satisfait !

le 25/05/2017 à 20h16 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je trouve que c’est très courageux et intéressant d’aborder ce sujet ! Je m’y retrouve d’ailleurs dans certains aspects. Après je trouve que le dicton que tu cites à la fin est quand même un peu maladroit. Bien sûr l’argent ne « fait pas » le bonheur, et ce pour plein de raisons – et ne serait ce que les raisons de santé. Mais il y contribue quand même… Je sais ma chance, de n’avoir jamais eu à craindre un découvert, une fin de mois, d’être à peu près sûre de pouvoir assurer l’avenir de mes enfants jusqu’à la fin de leurs études. Je me demande aussi parfois si sans femme de ménage ni sorties, je réussirais aussi bien à gérer ma famille, ma vie ? Je sais en tout cas que beaucoup n’ont pas ma chance et que dans certains cas ça peut être très douloureux.

le 25/05/2017 à 13h06 | Répondre

Lalie

Tout à fait et je ne dit pas le contraire sur le fait que l’argent contribue au bonheur, tout dépend ce dont chacun a besoin pour son propre bonheur 🙂 je voulais juste dire que l’argent seule, n’est pas synonyme de bonheur . Désolé si ce n’était pas clair

le 25/05/2017 à 20h22 | Répondre

Madame Givrée

Ici on a deux salaires qui sont mis au crédit de notre compte commun et que nous trouvons très satisfaisants. C’est en tout cas mieux que ce que gagnaient mes parents. Je gagne plus que mon mari mais nous n’avons pas fait de contrat de mariage, considérant que ce qui appartient à l’un appartient à l’autre. Dans les faits, c’est lui qui gère nos comptes et me dit ce qu’on peut dépenser dans quels domaines. Certains voient ça comme une forme de soumission, moi je vois ça comme une forme de liberté : je suis capable de gérer mes comptes si je le souhaite mais ça me barbe, c’est une corvée pour moi, alors que ça n’embête pas mon mari plus que ça. Cet arrangement nous convient.
Côté jalousie, je l’ai vécue des deux côtés: nous avons acheté une voiture il y a deux ans, d’occasion mais exactement celles que nous souhaitions, avec toutes options, la motorisation que l’on voulait… comme nous avions été échaudés auparavant, nous avons refusé de dire combien nous l’avions payée. Des membres de ma famille sont allés voir sur Internet combien cette voiture coûtait neuve et depuis nous avons droit à un festival de remarques désobligeantes sur notre mode de vie et de consommation et le prix de notre voiture. J’ai mis les points sur les i récemment en rappelant combien nous avions travaillé pour en arriver à nos postes respectifs, et comme notre réussite n’était due qu’à notre ténacité et non à un soutien quelconque de la famille. J’ai jeté un froid mais c’était une mise au point nécessaire pour moi.
D’un autre côté, je sais que je suis régulièrement envieuse vis à vis d’une personne de notre entourage proche qui gagne beaucoup plus que nous, et bien que je n’aie jamais fait de remarque directe ou indirecte en la présence de cette personne, j’en parle quelquefois à Sir Givré et je n’en suis pas fière. Mais au delà du niveau de vie que cette personne a et que j’envie, c’est autre chose qui provoque mon amertume: cette façon qu’a cette personne de ne jamais être satisfaite, de toujours se plaindre, de préférence auprès de nous, de partir en vacances et d’en revenir en disant que c’était effroyable, et ces attitudes et remarques que je trouve mesquines et à la limite de la pingrerie: s’offrir un voyage à plus de 10000€, s’en vanter ouvertement et rapporter en cadeau à son frère une boîte de biscuits avec l’étiquette de prix encore dessus: $2,89. Ou encore faire la liste sans fin des achats pour la maison qu’elle a fait construire, détailler le prix de sa nouvelle salle à manger en chêne massif et de la piscine qu’elle va installer dans les mois qui viennent, et offrir toujours au même frère… Un T-shirt pour ses 30€. Un beau T-shirt, certes, mais acheté au coin de la rue par rapport à l’endroit où on fêtait les 30 ans du frère en question.
Bref, ce n’est pas tant que la jalousie que de l’agacement.

le 25/05/2017 à 19h49 | Répondre

Madame Givrée

Je voulais dire 30 ans, pas 30€ bien sûr ! C’est dire si la question m’agace, j’en viens à confondre les années et les euros 😀

le 25/05/2017 à 19h50 | Répondre

Lalie

C’est clair que c’est pas cool ce comportement, moi aussi la première ca m’énerve. J’ai l’occasion de travailler avec des gens encore plus fortunés que moi et mon dieu, soit les gens sont nés dans ce milieu et n’ont aucune idée de ce que les ‘vrais’ gens vivent où ils ont oubliés d’où ils viennent… et je me dis que j’espère ne jamais devenir comme eux! Je l’ai d’ailleurs dit à mes parents, si je deviens conne vous me giflez, histoire que je reprenne vite les esprits ! Par contre pour les cadeaux souvenirs de voyage, je pars du principe avant tout que c’est le geste qui compte. Déjà parce que c’est souvent galere de ramener des trucs qui tiennent dans une valise et qui ne sont pas fragiles et parce que j’ai pas envie de mettre un montant défini. Mon frère adoré par exemple qu’on lui ramène des magnets car il trouve ça hyper pratique 🙂 après entre prendre un t-shirt moche ou rien du tout … je préfère ne rien prendre

le 25/05/2017 à 20h30 | Répondre

Madame Givrée

Pour les cadeaux, j’ai tendance à être d’accord avec toi, c’est le geste qui compte. .. Je dis toujours à mes proches de ne pas s’encombrer, et que j’aime bien recevoir une carte postale. Je n’étais pas la destinataire de la fameuse boîte mais vu de l’extérieur c’était un peu choquant.

le 26/05/2017 à 08h21 | Répondre

Mademoiselle Suisse

J’avoue que je suis assez mitigée concernant ton article.
D’un côté, j’aime bien le fait que tu parles ouvertement d’argent. C’est en plus un sujet que j’aime bien aborder (budget, dépenses, épargne), sûremen une déformation professionnelle. et j’apprécie quand les autres en parle également.
Je comprends que tu sois attristée par les reflections qu’on peut te faire, et qui n’ont à mon avis pas lieu d’être.
Travaillant dans le même pays que toi, je vois bien la différence de salaire et pourtant, je n’ai jamais vu d »inconvénient » à cela.
Quand tu dis que l’argent est synonyme de solitude, je trouve sincérement exagéré et cela te met en position de « victime ».
Peut-être ne peux-tu pas être aussi ouverte sur le sujet avec eux. Je comprends un peu ta belle-soeur quand à ta couverture santé élevée. C’est vrai, elle l’est. Mais ca va avec le salaire. C’est un package. On ne peut pas gagner beaucoup plus d’un côté, et payer peu de l’autre.

le 25/05/2017 à 23h11 | Répondre

Lalie

Merci pour ton avis franc, je ne voulais pas du tout me victimiser mais en écrivant l’article je me suis doutée que ca pourrait être perçu comme tel c’est pour cela que j’avais précisé plus loin que je ne voulais pas noircir le tableau. Mais c’est un problème général des qu’on parle d’argent il faut bien choisir chacun de ses mots sinon ca peut vite être mal interprété… je ferai plus attention dans mes autres articles 🙂 pour l’assurance santé alors pour remettre le contexte on en a parlé il y a 3 ans quand les assurances santés privées ont été supprimés et qu’on est passé à la cmu. Alors que je payais 2000€ à l’année tout compris mutuelle incluse désormais je suis à 8000€ Sans la mutuelle! D’où mon exaspération. Même si ca ne nous met pas sur la paille personnellement je connais des frontaliers qui sont retournés travailler en France …

le 26/05/2017 à 08h38 | Répondre

Lauriane (voir son site)

Merci pour cette série d’article, très intéressante et « courageuse » 🙂 .

Sur la question précise de faire de très beaux cadeaux à tes frères, vu le contexte que tu décris, ça me semble risqué. Je pense en particulier à la belle-soeur « jalouse » et au terme « les aider à réaliser leurs rêves » : peut-être qu’elle aurait l’impression de se faire couper l’herbe sous le pied, en étant privée de l’occasion de faire elle-même ce très beau cadeau à son mari (quitte à ce qu’il lui faille plusieurs années pour se le permettre). Même si à toi toute seule tu as la capacité de financer le cadeau, il vaut peut-être mieux faire profil bas, et pourquoi pas attendre que l’épouse lance une cagnotte groupée ? (ou comme l’a dit quelqu’un plus haut, attendre un anniversaire très symbolique, et se renseigner sur ce que les autres ont prévu d’offrir). Pour les cadeaux du « quotidien », ceux qui touchent le plus ne sont pas forcément ceux qui ont coûté le plus cher, mais ceux qui ont été réfléchis avec soin. (C’est comme ça que je comprends le commentaire de Mme Givrée : la belle-soeur est pingre non pas à cause de la valeur des cadeaux, mais parce que visiblement elle s’y prend à la dernière minute et choisit le premier truc qui passe)

le 26/05/2017 à 02h36 | Répondre

Lalie

pour les cadeaux, la est tout mon dilemme… bon ca reste mon frère quand même au final ce n’est pas vraiment l’avis de sa femme qui me gêne. Mais merci des idées et avis je prends bonne note 🙂

le 26/05/2017 à 20h21 | Répondre

Flora (voir son site)

Je suis comme Mlle Suisse, j’aime bien que tu puisses nous parler de ça mais j’ai aussi fort l’impression que tu te victimises pas mal, entre la solitude et « l’argent ne fait pas le bonheur ». Surtout après avoir expliqué tout ce que ton salaire te permet comme extra, un petit « tout n’est pas rose » aurait fait l’affaire.

Je pars du principe qu’on peut parler de tout mais pas avec tout le monde. Par exemple étant très socialiste, je ne rentrerais pas dans le débat sur la défiscalisation parce que ça met à mal la solidarité qui me tient à cœur (même si elle me coûte chaque mois 46% de mon salaire brut) mais c’est ton droit et je le respecte (maintenant tu sais pourquoi je n’ai pas commenté l’article précédent). De même je veux bien comprendre que les gens, qui t’envient déjà ton salaire, ne soient pas disposés à t’entendre te plaindre de ton assurance santé. Comme tu le dis si bien, c’est une question de choix. Vous avez choisi de travailler à l’étranger, vous appréciez les avantages qui vont avec (les salaires) et quelque part c’est aussi normal d’en subir les inconvénients (les assurances plus chères).

Pour les cadeaux, si ta situation fait déjà des envieux, je te déconseillerais de sortir de votre routine normale de cadeaux sous peine de lancer une montée des enchères. Comme Marina je te conseillerais plutôt d’attendre des situations uniques (naissances, gros anniversaires…) pour marquer le coup. Pour tes parents ça peut être détourné comme leur proposer de venir avec vous en vacances par exemple !
Je crois que comme tout changement il faut un peu de temps pour s’adapter et je ne doute pas que vous finirez par trouver votre équilibre. Et puis ce sont ces ajustements qui vous empêcherons de devenir des riches cons comme tu dis 😉

le 26/05/2017 à 11h39 | Répondre

Lalie

Déjà merci pour ton honnêteté, comme je disais ailleurs je ne voulais pas du tout mr mettre en victime, je sais très bien la chance que j’ai ce serait mal placé. Je n’ai probablement pas utilisé le bon terme … en effet tout n’est pas rose correspond mieux à la situation (dans mon cas précis, car pour d’autres je confirme que leurs milliers ne leur sont d’aucune aide mais ce n’est pas le sujet 😉 )
Pour l’assurance je suis tout à fait d’accord avec toi on assume les bons et les mauvais côté. Cet exemple était mal choisi car ce n’est pas tant le montant que l’on remettait en question mais le changement de loi sans raison, enfin si il faut renflouer les caisses de l’état, prenons aux riches ( solution de facilité, toucher aux impôts alors qu’ils y aurait d’autres solutions …) Bref je m’arrête la ca pourrait déraper 😉
Pour les cadeaux l’idée des vacances n’est pas bête, on y a déjà pensé MAIS (oui trop facile sinon) il faut que tout le monde soit dispo en même temps… et mes parents retraites ont un planning treeees chargé ! Mais c’est toujours une idee que je garde dans un coin de ma tête !

le 26/05/2017 à 20h31 | Répondre

Philyra

J’ai aussi la chance de faire partie de ces foyers qui gagnent bien leur vie, et je rajouterais deux points à ton articles (deux points qui concernent les enfants et l’éducation, je crois pas que tu y soit déjà confrontée 🙂 )
Déjà, je pense aux gens qui ne sont ni des amis, ni des étrangers, comme les autres parents d’élèves. Je vis dans une petite ville, mais on y croise autant de personnes qui gagnent bien (voire très bien) leur vie, et ceux qui on des salaires plus moyens. C’est bête, mais il arrive que ça se ressente… et ça crée un décalage parfois bizarre.
En deuxième, c’est un peu différent mais je rajouterais « les enfants ». Pourtant, mon mari et moi venons tous les deux de milieux favorisés et n’avons pas la sensation d’être déconnectés de la réalité de l’argent, mais nous craignons tout de même le côté « pourri gâté ». Que notre fille vire ado pourrie gâtée… même si c’est plutôt irrationnel puisque nous ne sommes pas du genre à la pourrir.

le 26/05/2017 à 19h03 | Répondre

Lalie

Merci pour ces points additionnels ! En effet nous n’y sommes pas confrontés, le point sur les enfants surtout. Pour les voisins c’est autre chose. Même mon mari dans sa boite alors qu’il gagne la même chose que les autres est jugé car ‘grâce à moi’ il a une belle maison, Il part souvent en vacances… et les gens se demandent d’où ca vient (oui la femme qui gagne plus ce n’est pas envisageable dans leur mentalité…)
Mais bon pour le moment ca ne nous impacte pas trop !

le 26/05/2017 à 20h36 | Répondre

Elodie

Comme je le disais sur ton autre article, nous sommes également expatriés et nous gagnons très bien notre vie. Pour autant, il y’a quand même des choses qu’on trouve horriblement chères, et même si nous ne sommes jamais dans la rouge, qu’on fait de beaux voyages etc nous ne pouvons pas nous permettre de balancer l’argent par les fenêtres 😉 Du coup, côté famille, comme toi, à part à mes parents, je ne parle pas d’argent ( ce sont les seuls qui sont très heureux pour nous de nous savoir à l’abri du besoin). Une fois lors d’un repas de famille, ma cousine curieuse nous a demandé combien il rentrait par mois dans notre foyer et très honnête j’ai répondu…depuis ça a fait le tour de la famille, et même mes parents se prennent des réflexions dès que ma mère ose nous « plaindre » pour quelque chose. (ex: on a eu un grave accident de voiture,j’ai été très touchée physiquement et gravement blessée vivant à 20 000km mes parents étaient très inquiets, commentaire de la famille « avec tout l’argent qu’ils gagnent ils pourront se soigner » comme si la santé avait un prix! bref)

Côté amis, ceux d’ici vivent comme nous donc aucun souci, et ceux de France, comme on les voit peu, on ne parle pas d’argent, on les gâte pour les mariages etc mais ça ne semble pas les choquer.

Mon mari a deux filles et nous attendons notre premier enfant en commun et par contre, là dessus, on est ultra vigilants, on veut absolument que les enfants aient la valeur de l’argent, et on ne les gâte pas plus que ça, on leur explique +++ d’où viennent les choses etc Notre situation peut changer du jour au lendemain, on ne sait jamais dans la vie et rien n’est acquis définitivement.

le 27/05/2017 à 00h59 | Répondre

Lalie

Je crois qu’on est sur la même longueur d’ondes 😉
Pour les enfants c’est clair que si j’en avais ils ne seraient pas pourris gâtés, on serait peut être même trop stricte (c’est p’tete pour ca qu’on n’en a pas! )

le 29/05/2017 à 19h40 | Répondre

Rose

Merci de partager ton ressenti. C’est très intéressant de voir ton point de vue.
J’ai connu il y a quelques années, la solitude inverse liée au manque d’argent. Celle où tu perds une partie de tes amis (ou du moins les liens se relachnt) car tu ne peux pas les suivre au ciné, resto, vacances, patinoire… car tu n’as pas de sous. Heureusement les plus compréhensifs font plein de soirées chez eux.

Après cela j’ai déménagé avec mon chéri et je n’ai eu aucun scrupule à me servir dans son salaire. Pendant près d’un an, il a payé seul le loyer, les courses, les vacances… Et j’en ai profité pour me faire quelques cadeaux (tout comme lui). La situation s’est inversée quelques années plus tard quand il a voulu lancer sa boite. Il piochait sans problème dans mon salaire quand il en avait besoin et se reposait sur moi pour payer les factures.
Nous avons un compte commun où son versé nos deux salaires et un compte épargne commun aussi.
Pour nous, un couple ca sert à être á égalité et à s’aider l’un l’autre.
Avec une telle habitude, ta présentation de vos dépenses de couple m’a un peu choquée.
Mais je pense que le plus important c’est de se mettre d’accord ensemble sur l’organisation financière du couple.

Nous avons aussi prévu le contrat pour le mariage pour éviter des problèmes lors d’une éventuelle séparation (on reste ensemble parce qu’on s’aime pas car c’est trop compliqué de se séparé) et pour protéger notre couple si il y a un problème avec son entreprise.
Mais pour le moment, malgré nos salaires inégaux, on met tout en commun.

Pour ce qui est des réflexions quand tu as parlé du prix de l’assurance santé qui s’envolait, je pense qu’on peu se plaindre de tout et que c’est très sain.
Maintenant, il faut regarder avec qui on parle. Se plaindre de ca avec des gens qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, c’est indécent; avec des amis/la famille qui gagnent bien leurs vies dans une moindre mesure, ca devrait être possible.

Je n’aime pas trop le dicton l’argent ne fait pas le bonheur, car ca fait pédant vu que je trouve qu’il aide quand même un max.
Mais bien sûr ca ne fait pas tout.

le 27/05/2017 à 08h39 | Répondre

Lalie

La gestion de notre argent et notre couple ‘atypique’ fait beaucoup jaser, tu n’es pas la seule à être choquée 😉
Mais voilà notre ‘philosophie’ c’est qu’on est ensemble, mais on reste des individus avant tout. C’est en général pris pour de l’égoïsme mais comme on est d’accord tous les 2 que notre moi prime sur le nous, pas de soucis 🙂

le 29/05/2017 à 19h43 | Répondre

Marjolie

Sinon, pour les cadeaux (peut-être pour une occasion spéciale), est-ce que tu ne pourrais pas proposer une cagnotte avec l’objectif d’un cadeau précis? Et participer en dernier, comme ça tu combles pour atteindre le budget nécessaire sans que les autres sachant exactement combien tu as mis…?
Je trouve pas mal cette idée lue dans un commentaire de présenter les choses en termes de pourcentage de salaire!

le 29/05/2017 à 10h07 | Répondre

Lalie

Pour répondre à ton commentaire précèdent, je confirme et désolé d’avance si je blesse, mais oui je pars du principe qu’on fait tous des choix à un moment qui font ce que nous sommes maintenant. Des choix dont la plupart du temps nous n’avons pas conscience des conséquences, sinon on ne les ferait pas forcément…
pour te dire que oui à 15 ans je passais mes recres au cdi à feuilleter les Fiches métiers et je ne gardais que celles dont il y avait encore des débouchés, avec un bon salaire et un master. Puis j’ai trié pour ne garder que celles dont les métiers me plaisaient et puis j’ai suivi mes études et j’en suis la aujourd’hui. J’ai toujours privilégié mes études et mon boulot à ma famille, mes amis, mes copains ce qui m’a donné des tas d’opportunités. J’aurais trouvé un job à l’autre bout de la planète, je fonçais et c’est toujours le cas. Demain je pars, je claque tout s’il le faut, si c’est ce qui me permet d’être heureuse ( et je ne parle pas d’argent ici) Je ne me suis mise aucune barrière, physique et mentale, et ca a payé. Mon mari est dans le même cas et la plupart de mes connaissances qui ont ‘réussi’ aussi. Mais à côté de ca, on ne voit famille et amis que 2 ou 3 week-end par ans et trentenaires sans enfants.

le 29/05/2017 à 19h56 | Répondre

MadameLavande (voir son site)

Je n’avais pas commenté ton article précédent parce que j’ai du mal à me positionner. Je suis d’accord avec toi, l’argent est souvent un sujet tabou et source de jalousie et je trouve ça bien que tu en parles ouvertement.
Je fais aussi partie des gens plutôt à l’aise financièrement. Avec mon mari nous avons fait les même études et nous avons tous les deux des salaires très satisfaisants sans être énormes non plus. Mais partir régulièrement en vacances ou changer le lave linge en catastrophe ne sont pas des problèmes pour nous. Et oui comme toi cela résulte de choix conscients : j’ai effectivement renoncé aux études qui m’auraient plu pour choisir une voie plus « payante ».
Par contre, je trouve, comme dans beaucoup d’autres commentaires, qu’à la lecture de tes articles un sentiment de victimisation ressort. C’est peut être inconscient de ta part mais c’est mon ressentit.
Je trouve que la plupart du temps, bien plus que nos choix, c’est aussi les imprévus de la vie qui conditionnent nos revenus futurs : on ne choisi pas de faire 1 an d’hôpital et 2 ans de convalescence à 20ans et d’abandonner ses études. On ne choisi pas de devoir être caissière à mi temps pour financer ses études et donc de ne pas pouvoir se permettre que celles ci soient très longues. On ne choisit pas non plus de choisir un métier qui paye à l’instant t et qui n’offre plus aucuns débouchés à t+1 suite à une crise financière. Ca me gène donc quand tu sous entend qu’avoir un bon niveau de vie c’est uniquement parce qu’on l’a mérité et donc par opposition que ceux qui ont du mal à boucler les fins de mois l’on un peu choisi.
Et, encore une fois comme beaucoup, je suis un peu surprise de votre fonctionnement de couple vis à vis de l’argent. L’essentiel c’est comme tu le dis que ça fonctionne.
Chez nous, mon mari a un salaire un peu plus élevé que moi. Nous sommes aussi mariés avec contrat de mariage (pas pour les mêmes raison cependant : mon mari ou moi créerons peut être notre société dans quelques années et c’est un bon moyen de protéger notre famille) mais chacun met un même % de son salaire sur le compte commun pour régler les dépenses du foyer. Le reste sert principalement à faire des cadeaux à l’autre (oui je sais c’est pas juste, comme il a un plus gros salaire il peut me faire des plus gros cadeaux 😉 )

le 30/05/2017 à 15h52 | Répondre

Lalie

Je précise que je n’ai jamais parlé de mérite. Non je ne mérite pas mon salaire tout comme les joueurs de foot ne méritent pas de gagner autant.
Pour le fait de la victimisation à lire tous les commentaires dans ce sens, je veux bien croire que je me suis mal exprimée a un moment mais ca reflète aussi la réalité générale et le tabou des inconvénients liés à l’argent.

le 31/05/2017 à 15h10 | Répondre

Nya (voir son site)

Pour les cadeaux, comme je le disais dans ton premier billet, une partie de ma belle-famille a des revenus semblables aux tiens, et nous fait régulièrement des cadeaux très chers. Je n’aime pas dire de « beaux cadeaux », comme si un cadeau cher était forcément réussi. Je dois dire que même en raisonnant en pourcentage de salaire, ce n’est pas agréable pour moi de recevoir des cadeaux disproportionnés. Parce qu’on sait qu’on ne pourra jamais offrir des cadeaux de valeur équivalente. Parce qu’on se sent redevables, surtout. Un peu aussi parce que les personnes qui nous les offrent s’étonnent parfois qu’on n’offre que des livres ou de maigres cadeaux en comparaison à Noël – autant parce qu’on n’a pas les mêmes moyens que pas du tout la même philosophie de vie sur les biens matériels.
Tout dépend aussi de la personne qui reçoit, de la dimension affective de votre relation – je pense que ma situation, d’autres personnes se poseraient moins de questions et accepteraient avec plaisir cette manne sans se sentir diminuées.

Sinon pour la gestion de l’argent dans le couple, on a nous aussi fait un contrat de mariage, en optant pour la solution de la participation aux acquêts, régime de type séparation des biens. J’avoue regretter aujourd’hui de ne pas avoir pris directement la séparation des biens, car notre régime nous limite un peu dans nos projets. Par exemple, j’aimerais investir dans l’immobilier, mais mon homme n’est pas motivé. Avec la participation aux acquêts, acheter seule me pénaliserait. Comme vous, nous voyons nos finances comme quelque chose de personnel (si j’ai bien) hormis les dépenses communes, chacun garde ce qu’il a gagné à la sueur de son front. De mon côté, ce sont les couples en communauté de biens que je ne comprends pas (coucou les filles ! Si ça vous convient, tant mieux 🙂

Pour les choix qui mènent à la réussite, je suis mitigée. J’ai vu des amies faire le même cursus et parcours professionnel que moi et pourtant avoir moins de clients et moins de chiffres d’affaires. Je suis d’accord que certains choix financiers sont plus ou moins judicieux (à mes amis qui me demandent d’où vient mon budget voyage, je réponds que je ne bois pas d’alcool, je n’ai pas trois voitures, je n’achète pas de gadgets, etc.). Je pensais auparavant qu’il n’y avait pas de place à la chance mais une bédé m’a fait comprendre que je viens malgré tout d’un milieu privilégié et que je dois ma « réussite » en partie à cela. La BD est bien sûre caricaturale mais je ne pense pas que notre situation soit uniquement le résultat de nos choix :
http://www.demotivateur.fr/article-buzz/cette-petite-bande-dessinee-va-changer-a-jamais-la-facon-dont-vous-percevez-les-privileges-sociaux–3126

le 31/05/2017 à 02h43 | Répondre

Lalie

J’avais lu cette BD aussi et oui c’est vrai que l’environnement joue un rôle, mais je trouve ça triste de se ‘cantonner’ à ca. J’ose croire que tout le monde peut réussir même si on ne vient pas du même «  » » niveau social » » » ( je hais ce terme). mais après je reconnais qu’il y a toujours une part de chance …

le 31/05/2017 à 21h44 | Répondre

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