Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Je n’ai pas d’amis


Publié le 9 juin 2015 par Lutine Chlorophylle

Je n’ai pas d’amis.

Cette phrase sonne comme la confession d’un crime.

Elle résonne comme les moqueries de l’adolescence « T’as pas d’amis ! », lancées lorsqu’on avait le malheur de manger seule. Alors, on trouvait un petit groupe dans lequel on pouvait s’inclure. Pour éviter d’être seule à la cantine et dans la cour. C’étaient parfois des personnes avec qui on s’entendait vraiment bien, et dont on pouvait réellement se dire amie. Parfois simplement des personnes qui acceptaient, mais avec qui on n’avait aucune affinité réelle. Parfois même des personnes qu’on n’aimait pas. Mais au moins, on n’était pas seule.

Petite fille seule

Crédits photo (creative commons) : Tommy Wong

Aujourd’hui, délivrée de ce carcan, je précise tout de même que je ne suis pas complètement seule pour autant ! Je m’entends super bien avec tout plein de gens. Il y a des filles que je fréquente quotidiennement sur internet, avec qui je partage beaucoup de choses. Il y a même des amis, oui. Mais pas de ces fameux amis avec qui on est toujours comme si on s’était quittés la veille, avec qui on se retrouve régulièrement, à la maison ou pour des sorties, et avec qui on papote au téléphone plusieurs fois par semaine. Ça, je ne connais pas, et c’est bien de cette sorte d’amis-là dont je veux te parler.

J’ai vu des futures mariées ravies du concept de demoiselles d’honneur, importé des États-Unis, car elles pouvaient ainsi donner un rôle spécial à toutes leurs amies si précieuses. J’ai entendu des étudiants aussi bien que des mères de familles dire qu’ils avaient « une sortie prévue avec des amis » ou « une amie qui passe à la maison ». J’ai vu des parents réfléchir auxquels de leurs amis ils nommeraient parrains de leurs enfants, parce que ça allait être vraiment dur de choisir. Je les ai entendu parler de leur meilleur ami, aussi.

Et moi, je me sens comme un OVNI.

Je n’ai pas envisagé une seconde d’avoir des demoiselles d’honneur, et ce n’était pas parce que je trouvais ce concept bizarre. Je ne parle jamais de mon inséparable best friend forever, ni de mon groupe d’amis. Et si je pense qu’on n’organisera aucune cérémonie type baptême laïque pour nos enfants, c’est surtout parce que ça n’a pas de sens pour nous de ne donner que des parrains et marraines issus de nos familles ou de donner les mêmes à tous les enfants… Or, on a bien peu de connaissances à qui on pourrait attribuer un tel rôle (d’autant qu’on souhaite avoir plus que deux enfants, et il n’est évidemment pas question d’en priver les suivants si les premiers y ont eu droit).

Je n’ai pas grandi entourée des amis de mes parents, et mon mari non plus. Nos parents n’ont pas d’amis. Ils ont de nombreuses connaissances, avec qui ils peuvent s’entendre superbement bien, mais elles sont toujours liées à une activité (association, paroisse…). Activité qu’ils ont choisie pour elle-même, et pas pour être avec ces personnes. D’ailleurs, si pour X ou Y raison, ils devaient s’en éloigner, ils ne garderaient probablement pas de contact régulier (et sûrement pas de contact du tout) avec les gens qu’ils côtoyaient jusque-là, et avec qui ils étaient pourtant si bien.

Le groupe d’amis et leurs enfants, réunis le samedi à la maison. Le groupe d’amis avec qui on loue une très grande maison en Corse, pour passer deux semaines de vacances tous ensemble, avec les treize schtroumpfs. Le groupe d’amis avec qui on va au parc d’attractions, où Tony, Pierrot et Sophie, qui n’aiment pas les manèges-qui-vont-vite, se retrouvent comme d’habitude à surveiller onze marmots, pendant que les autres vont sur les montagnes russes avec les plus grands. Le groupe d’amis qui se débrouille pour caser les enfants ailleurs un jour par mois, afin de sortir entre adultes, ou juste se retrouver chez Marco, où ils font des jeux de société, à moins qu’ils ne refassent le monde, ça dépend des soirs…

Nous, on n’a jamais vu ça. Il n’a même jamais été question d’organiser de telles choses. Pourtant, j’ai l’impression que c’est relativement courant. J’entends souvent des personnes en parler !

Toujours est-il qu’avec mes petits bagages, mon vécu de gamine qui, à l’école, a toujours préféré être mal accompagnée que seule, l’éloignement géographique de certaines connaissances, les changements de centres d’intérêts d’autres, et le simple fait de ne plus fréquenter les mêmes lieux que d’autres encore… Je suis là, à 24 ans, à te raconter que je n’ai pas de grands amis.

Je ne sais pas dans quelle mesure je suis responsable de cette situation.

Peut-être que mes exigences compliquent trop la chose. Pourtant, je ne cherche absolument pas mon double. Au contraire, je trouve que les différences sont une grande richesse dans une relation. Seulement, pour vivre une véritable amitié, il y a deux-trois choses de fond qui sont obligatoires. Mais comme je ne les trouve pas, invariablement, je nous laisse nous éloigner.

Peut-être que je ne sais pas faire grandir une potentielle amitié naissante, quand on s’entend bien mais qu’il n’y a pas ce fameux feeling entre nous. Si je faisais des efforts, le feeling pourrait sans doute arriver ensuite. (Bon, en écrivant ça, j’ai l’impression de parler de mariage arrangé, je crois que c’est plutôt mauvais signe.)

Peut-être que je suis trop facilement déçue. Parce que parfois, j’ai l’impression que ce feeling existe, mais qu’il n’est manifestement pas réciproque. Peut-être qu’alors, je baisse trop rapidement les bras.

Peut-être que je suis définitivement trop casanière, trop peu aventureuse pour pouvoir entrer dans une amitié impliquant de sortir de mon petit confort quotidien, afin d’organiser des rencontres régulières.

Peut-être que je renvoie l’image d’une personne trop renfermée. En partie à cause de ma relation très fusionnelle avec mon chéri, et aussi du fait que je fasse très peu de sorties (mais avec qui les ferais-je ?). Peut-être que du coup, personne n’ose me proposer « et si on se voyait tel jour ? », absolument certain que je répondrai par la négative ou que je ferai des histoires avant de dire oui.

Peut-être même que certains ont essayé, puis ont laissé tombé. Parce que je n’aime pas improviser, parce que je ne suis vraiment pas réactive, et parce que je laisse bien trop souvent traîner un mail « afin de prendre le temps d’y répondre ». (Ça, c’est ce que je me dis au moment où je le remets en non-lu. Concrètement, évidemment, à mon grand désarroi, je finis presque invariablement par l’oublier…)

Peut-être qu’une telle amitié ne me conviendrait pas, en fait. Et que c’est tout simplement pour ça que je ne connais rien de tel.

Pourtant, j’ai tout de même l’impression que ça me manque un peu.

Je pourrais me dire que je vais fréquenter un maximum de lieux variés, afin d’augmenter mes chances de rencontres. Mais toutes les rencontres que je fais se soldent généralement par rien du tout. Tout au plus, nous sommes contents de nous revoir par hasard, ou lors de réunions de l’association/club/autres trucs assimilés. Mais on ne prend pas de nouvelles en-dehors de ça.

Alors évidemment, ça ne donne pas envie d’essayer, encore et encore et encore. Car au bout du compte, c’est plus décourageant qu’autre chose. Du coup, en effet, je ne me force jamais à aller ici ou là sous prétexte que je pourrais y rencontrer un futur ami. Je vais quelque part quand j’ai envie d’y aller, mais sans espoir particulier.

Il y a bien, en vérité, une personne dans ma vie qui répond entièrement à la description d’un meilleur ami. Sauf que je couche avec. Qu’on a décidé de fonder une famille ensemble. Qu’on s’est mariés.

Pendant longtemps, j’ai grincé des dents quand j’entendais les gens dire, des trémolos dans la voix (oui, je te l’accorde, c’était dans des émissions de télévision stupides), que leur conjoint était leur meilleur ami. Je trouvais ça très malsain.

Pourtant, un jour que je réfléchissais à cette histoire de « ne pas avoir de vrai grand ami », je me suis dit qu’il était sans aucun doute mon meilleur ami (et il l’est !). Ça a été à la fois très doux de m’en rendre compte (parce que je l’aimeuh !), et un peu triste. Triste parce que soudain, j’avais l’impression qu’il n’y avait qu’une seule et unique personne qui me correspondait vraiment, avec qui je pouvais m’entendre.

Mais j’ose toujours espérer qu’on peut avoir plusieurs meilleurs amis (dont un seul à qui on ait envie de coller la main aux fesses), et qu’il reste possible qu’un jour, on se trouve. L’amitié n’a pas d’âge : j’ai encore la vie devant moi. (Mais quand même, ça serait un peu triste qu’on ne se trouve qu’à 90 ans.) Peut-être qu’on se connaît déjà ! Ça arrive dans les histoires d’amour, « l’évidence qu’on avait devant les yeux depuis tout ce temps ». Ça pourrait bien arriver en amitié !

Ça me manque un peu, mais je ne suis pas malheureuse et désespérée non plus. Parce que j’ai des amis, de cet autre genre moins prenant. Parce que, oui, j’aime mon petit couple fusionnel, dont j’ai besoin au quotidien. Alors, ces amis qu’on voit tout le temps ? Un jour, peut-être… On verra bien ce que l’avenir nous réserve !

Et toi ? Tu es une habituée des sorties entre amis ? Tu avais vingt-sept demoiselles d’honneur à ton mariage ? C’est quelque chose qui t’est complètement étranger ? Ça te manque ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

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Emilie L'a Fée

J’ai beaucoup aimé ton article, car il a longtemps correspondu a ce que je vivais.
Ou ce que je ne vivais pas encore. Comme toi je croyais n’avoir que des connaissances, avec qui je ne garderai pas contact si je m’eloignait. Pas de super copine avec qui je reste au téléphone pendant des heures, chaque semaine.
Et puis, en y réfléchissant, je me suis rendu compte que ces images, d’amis des heures au téléphone, qui partent en vacances ensemble, qui se garde les enfants… Correspondaient beaucoup à ce qu’on voit dans les séries, surtout américaines. Je crois qu’en France on a, à la base, pas forcément le même type de relations.
Bien sur cela dépend aussi de chacun ensuite. Dans mon cas ça a pris en fait beaucoup de temps, parce que j’en ai besoin pour m’impliquer vraiment dans une relation. Pour faire entièrement confiance. Et forcément ça se ressent. Et surtout parce que, ppur moi, avant de pouvoir me lier avec sa autres personnes, il a fallut que je « me lie à moi-même », j’entends par là que je me connaisse vraiment, et que j’apprenne à aimer ce que je suis.
Donc ppur moi tu as raison de penser que des amies peuvent se créer à tout moment de la vie. Et puis, on change, on évolue, les amitiés avec. Rien n’est jamais définitif.

le 09/06/2015 à 07h36 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Justement, je connais pas mal de personnes familières de la « bande d’amis », en France. Pour eux-mêmes ou/et pour leurs parents (donc ce n’est pas non plus tout nouveau).
Cependant il est vrai que ce n’est pas forcément tout rose, et certains grands événements font ressortir des tensions qui font parfois éclater ce groupe apparemment soudé. (Un classique des choses révélées lors d’un mariage…)
De toute façon, clairement, la bande de potes, ce n’est pas pour moi, je suis bien trop introvertie pour ça. Pour autant, se réunir à plusieurs, ponctuellement, peut aussi m’être agréable, mais pas avec cette ambiance-là (celle que j’imagine du moins, après tout je n’ai jamais testé !). Par contre, ce « meilleur ami », c’est une autre histoire. Bref, on verra ! (Ou pas. En tout cas, pour l’instant, je ne sais pas.)

le 09/06/2015 à 11h00 | Répondre

Julia

Bonjour lutine. Oh la la comme je me reconnais dans ton témoignage ! Je n’ai pas non plus une grande bande d’amis et ici aussi mon homme est mon BFF. AlorS, pendant longtemps j’ai cru que je n’étais pas vraiment aimable.
Puis un jour, en faisant des recherches sur internet pour mon aîné que je soupçonnais d’être un petit zèbre, je suis tombée sur les symptômes du syndrome asperger chez les femmes adultes (oui, oui c’est tarabiscoté). Et je m’y suis reconnue. Et j’ai compris pourquoi j’avais tant de mal à me faire des amis ou meme de nouvelles copines. Et je revis.
Je ne veux pas faire mon obsessionnelle avec ça, mais peut etre que si tu te renseignais (si ce n’est déjà fait) tu te rendrais compte que toi aussî tu présentes les symptomes du Syndrome d’Asperger. Ou pas. De toutes façons à partir du moment où cette absence d’amis ne te pèse pas, who cares ?

le 09/06/2015 à 07h38 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Bonjour Julia,
Je ne pense pas correspondre à un syndrome Asperger, pour connaître quelques personnes qui, sans forcément être diagnostiquées, le sont très vraisemblablement. Par contre je suis très introvertie, c’est sûr.
Il est clair que comprendre son propre fonctionnement (non, ce n’est pas juste « être bizarre », ce grand fourre-tout !) doit fortement aider à accepter les choses. 🙂

le 09/06/2015 à 11h08 | Répondre

Virginie

A ton article, j’ai envie de te demander, qu’est-ce qu’un ami réellement ? La main qui se tend, le pote qui te secoue, le mouchoir qui arrive et la personne qui t’appelle juste pour avoir des nouvelles parce que ça l’intéresse vraiment ? Si ton mari t’apporte tout ça, j’ai envie de te dire « tant mieux ! ». C’est aussi mon cas et ça me va. Du coup, j’ai des amies mais je n’ai pas de meilleur ami, mon mari joue très très bien ce rôle. En revanche, j’ai parfois envie de la légèreté entre nanas, des discussions entre nanas, etc. c’est là que mes amies rentrent en jeu.
Je crois que ça dépend un peu de la vie que tu as eue, certaines de mes amitiés se sont consolidées avec l’âge et d’autres se sont étiolées avec le temps, tout simplement parce qu’on change, la vie nous fait tous évoluer dans un sens ou dans l’autre et nous éloigne d’amis qu’on avait pourtant juré à la vie à la mort quand on était plus jeune !
Après, l’amitié c’est comme l’amour, ça se nourrit. Si tu ne prends effectivement pas le temps de répondre à un mail, de tendre une main, un mouchoir et de prêter une oreille, c’est toi qui n’assures pas en tant qu’amie, donc je te confirme que tu en as peut-être déjà laissé passer. En même temps, si tu n’as pas éprouvé le besoin à ce moment-là de le faire, c’est que cette personne ne comptait pas pour toi.
Les amitiés à tous âges, je suis entièrement d’accord, elles sont simplement différentes.
Bonne chance et longue vie à ton amour

le 09/06/2015 à 07h54 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Oh les mails, c’est un problème qui n’a pas de rapport direct avec une éventuelle amitié. Enfin, oui, dans le sens où ça a peut-être déjà découragé certaines personnes comme je le disais, mais je fais (malheureusement) ça avec n’importe quel type de mail… -_-
La légèreté, je la retrouve… Sur internet, dans des groupes de personnes que j’ai pu rencontrer par un forum, par exemple. Je n’ai pas souvent l’occasion d’avoir de telles discussions IRL. Je crois que ça ne me manque pas spécialement. (Mais le courant passe si bien avec certaines personnes que je ne peux m’empêcher de penser qu’internet est à la fois une merveilleuse opportunité… Et un crève-cœur ! Hé oui, avec de telles distances, les occasions de faire connaissance IRL sont forcément exceptionnelles.)

le 09/06/2015 à 11h21 | Répondre

Virginie

Il m’arrive d’envoyer un mail groupé à mon groupe d’amies pour avoir des nouvelles, par exemple quand on a juste le temps de rien, juste pour vérifier que tout va bien chez elles. Ce sont des amies dans le monde réel mais rien n’empêche de se servir du virtuel pour garder le contact, d’autant que l’on peut parfois être éloignées géographiquement.

le 09/06/2015 à 11h26 | Répondre

Sapparot

J’ai aime ton article car tu rejoins une reflexion que je me suis faite recemment en entendant les recits de vacances, weekends que mes ‘anciennes amies’ (entends par la que je ne les vois plus aussi souvent qu’avant) s’organisent encore avec leurs enfants.
Cela fait 12 ans que j’ai quitte la France, entre temps, j’ai vecu dans 3 pays differents et mes amis sont en majorites des expats, maintenant. Ce qui implique que nous bougeons tous a un moment ou a un autre. Ce qui veut dire que nous avons appris a nous lier tres fort sur le peu de temps (1, 2, 3 voir 4 ans) passe ensemble dans le meme pays, loin de nos racines mais que nous nous eloignons inevitablement une fois que nos chemins se separent. Nous reprenons contact de loin en loin et avec certains, c’est comme si nous ne nous etions pas quittes. Avec d’autres, c’est plus difficile. Tout cela pour dire que nous evoluons tous, qu’il est possible de connaitre une amitie profonde, meme ephemere et que je definirais les amis comme ces personnes avec qui on a soit garde le contact, ou dont on se rememore des souvenirs partages avec des etoiles dans les yeux mais que nous ne voyons plus.
SI tu es bien avec toi meme, avec ton mari comme bff, au final, tu n’as pas besoin de ce concept d’amis que la societe veut nous imposer. Tu peux inventer ta propre definition d’amis et la vivre pleinement.

le 09/06/2015 à 09h02 | Répondre

Marie Obrigada

Merci. Je suis assez émue après la lecture de cet article. Je m’y reconnais bien même si j’ai eu des amies pendant mes années d’étude, une vraie bande de copines pour les bons et les mauvais moments, pour la fête et les confidences. Mais le temps et la distance géographique font que nous ne nous voyons que très très rarement et que les conversations ne sont alors plus qu’un échanges des nouvelles sans âme. J’ai des connaissances que prends plaisir à voir de temps en temps mais plus les amies avec qui improviser une sortie, me confier, etc et ça me manque. Je me sens parfois bien seule mais malgré ça je n’arrive pas (encore) à susciter plus de rencontres nouvelles ou plus d’échanges avec mes connaissances.

le 09/06/2015 à 09h29 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Pendant très longtemps, j’ai été comme toi. Beaucoup de mal à me lier sauf aux mauvaises personnes qui se jouaient de moi. Et puis j’avais une soeur jumelle, ça n’aidait pas vraiment mais du coup c’était elle ma meilleure amie.
La fac est arrivée, un nouveau départ pour moi. Et là j’ai enfin su ce que c’était d’avoir des vrais amis ! Comme tu dis il n’y a pas d’âge. Ça viendra peut être plus tard, tu es encore jeune. Et si cela ne te pèse pas je dirais que c’est le principal !

le 09/06/2015 à 09h57 | Répondre

Madame Nounours

Ton article est intéressant. Alors pour ma part, les vrais amis, c’est pas trop dans le cadre scolaire que je les ai trouvé même si je suis en bon terme encore aujoud’hui avec certains camarades d’école mais sans plus. Ayant une passion qui a été longtemps décrié par les médias, je n’avais pas de camarades d’école avec qui la partagée et c’est en faisant de la correspondance que j’ai pu me faire des nouvelles amitiés avec des personnes qui était parfois plus âgées que moi et qui venait de tout horizon y compris de l’étranger puis après j’en ai rencontrer certains lors d’événements en lien avec ma passion. Aujourd’hui je suis contente d’avoir pu combattre ma timidité (même si je le suis encore aujourd’hui) et d’avoir rencontrer ces personnes qui à la base pour certains étaient de simples correspondants. Moi je pense que parfois il faut se faire violence et tenter d’aller vers les autres. Comme on dit « Qui ne tente rien n’a rien » et parfois on peut rencontrer des personnes géniales (bon ok il y a le contraire aussi je le reconnais mais dans ces cas là on passe son chemin). Peut-être que je suis un peu trop Bisounours dans ma conception de l’amitié mais j’aime laissé une chance aux gens et les découvrir petit à petit même si j’ai eu malheureusement des déceptions amicales avec certaines personnes. Après, je suis du genre à aimer me faire des nouvelles amitiés et c’est toujours cool de faire la connaissance de nouvelles personnes mais c’est sans doute dans ma façon d’être. Je sais que par exemple, je m’entends très bien avec les amis d’école de mon mari et les filles sont devenues de bonnes copines alors qu’à la base ce sont des personnes qui n’ont pas forcément les mêmes passions que moi mais on a des sujets de conversations ensemble à partager et d’ailleurs, j’ai été invitée à deux EVJF de deux d’entre elles alors que je ne suis qu’une « pièce rapporté » au groupe d’amis, et si elles ne m’avaient pas invités à leurs EVJF ça ne m’aurait pas contrariée mais ça me fait plaisir de voir que je suis considérée comme une amie à leurs yeux. Après c’est peut-être dans ma façon d’être qui fait ça et pourtant je suis assez réservé avec les gens voir froide quand on ne me connait pas mais c’est en apprenant à connaître petit à petit les gens que je montre ma véritable personnalité. J’ai bien conscience que ce n’est pas le cas de tout le monde et qu’il est plus difficile pour certains de faire ce genre de démarche.

le 09/06/2015 à 10h09 | Répondre

MlleMora

Ton article m’a beaucoup touchée, il y a certaines de tes réflexions qui font écho en moi.
J’ai ce que tu appelles une bande d’amies, une amitié forgée avec le temps, nous ne vivons pas côté à côte donc on ne se voit plus si souvent qu’avant c’est sûr, mais nous continuons à organiser des week-ends et des sorties lorsqu’on est ensemble au même endroit au même moment. Elles sont ces personnes avec qui c’est comme si on s’était vu hier. Cette amitié m’est très précieuse.
Cependant, en dehors de ces amis, j’ai plus de mal à lier des amitiés, je reste en surface, je n’ose pas trop me dévoiler de peur de ne pas être assez « bien ». Du coup, peut-être un peu comme toi, je passe à côté d’amitiés. J’ai des connaissances, des gens avec qui je m’entends en général bien, mais cela ne va pas plus loin, et c’est vrai que parfois, dans le quotidien, ça manque.
Et comme toi, je me suis rendue compte que mon mari était mon meilleur ami, c’est marrant parce qu’avant je ne croyais pas du tout à ça, mais finalement, ça me parait tellement évident que la personne que j’aime le plus, soit aussi l’ami qui me corresponde le plus…
L’important est que cela ne te rende pas malheureuse et que tu trouves ton compte dans les amitiés que tu as. Et puis, les amis nous acceptent comme nous sommes, en général !

le 09/06/2015 à 11h51 | Répondre

Mlle Moizelle

Pfff… Moi non plus je n’ai pas d’amis. En revanche j’ai des copines… Je fais bien la différence, parce que des copines, c’est pour passer un bon moment, fêter les annifs et rigoler de tout et de rien. Oui, on fait de temps en temps des soirées jeux de société ou des soirées crêpes ou autres, avec un petit noyau de copains (quand « J » ‘organise, quand « J » ‘invite et quand « JE » prends de leurs nouvelles, sinon, plus rien). Mais si je suis triste, ou même heureuse, si je veux me confier, partager quelque chose de fort et/ou d’intime, je n’ai personne. En fait, j’ai ma mère et mon mari. C’est déjà bien, mais parfois la bff me manque. Celle que je peux appeler n’importe quand, qui suis mes histoires compliquées de famille, qui me dépanne ou qui se plante avec moi en riant quand je n’arrive pas à comprendre le fonctionnement de ce vernis aimanté qui bave partout, celle dont je connais le nom du voisin qui lui plait, celle avec qui je vais boire un verre quand elle le propose à l’improviste.
Mais je sais que j’ai ma part de responsabilité dans ce manque, comme toi. Je suis parfois trop « hors-norme » (genre je mange bio, l’extra-terrestre! o-O), j’ai du mal à gérer les imprévus, je suis souvent trop franche et pas assez diplomate quand je dis les choses, et surtout, surtout, je crois que j’en « demande trop »… Je crois que je suis un peu exclusive, que j’attends du sentiment fort, du fusionnel… Et que ça fait partir en courant toutes les potentielles-futures-amies que je croise!!!
Sauf qu’au contraire de toi, cela me pèse… Je ne trouve pas mon compte sur le net, et j’ai encore du mal à espérer croiser un jour celle avec qui cela « marchera »…

le 09/06/2015 à 14h05 | Répondre

Mlle Moizelle

Pour mon mariage, j’ai fait l’erreur de prendre une « témouine » parmi mes « copines » en espérant que quelque chose de plus fort se crée, en espérant développer notre complicité… Résultat, j’ai un peu eu l’impression de la saoûler pendant les prépas et je n’osais pas en parler avec elle, et si elle a assuré le jour J car elle m’a maquillée, coiffée et beaucoup aidée tout au long de la journée, nous nous sommes de nouveau éloignées pus carrément disputées après le mariage… Aujourd’hui (7mois après), je ne la vois plus car « on était trop différentes »… C à d que je trie mes déchets, je ne regarde pas la télé et on écoute pas la même musique!!! je vous concède que perdre quelqu’un pour ça, c’est qu’il n’en valait pas la peine!!!. Mais c’est dommage car elle est sur beaucoup des photos du mariage, et je regrette cela maintenant…
Bref, on ne force pas les choses en amitié!

le 09/06/2015 à 14h12 | Répondre

Mariounche

Je me reconnais aussi pas mal dans ton témoignage. Je suis aussi d’un caractère introvertie et mon mari encore plus.
Cependant j’ai connu aussi le fait d’être dans une bande d’amis qui part en vacances ensemble. Ce groupe s’est créé pendant une année de service civique et nous sommes d’âges et de nationalités différents. Ça fait maintenant 10 ans qu’on se connait et on se retrouve parfois même si chacun a pris des chemins très différents. Cependant nous avons déjà fait des vacances ensemble et c’était super. Avec le temps on s’éloigne plus ou moins de certains mais on essaie de se retrouver quand même une fois par an. Bref, c’est avec ce groupe que j’ai connu l’effet bande d’amis que je n’avais jamais connu avant, ayant auparavant plutôt eu un ou deux amis mais que le temps a éloigné.

Actuellement je ressens quand même un manque, car même si j’ai un caractère introverti, j’ai parfois envie de voir du monde… J’ai une amie très proche dans mon coin, le reste de la bande dont je parle plus haut étant loin. Et je trouve très difficile d’approfondir de nouvelles connaissances quand on est adultes, je n’arrive pas à dépasser le simple échange de banalité, j’admire les gens qui créent très vite des amitiés. Je me reconnais dans ce que dit melle Mora, le fait de rester « en surface » et j’avoue que j’aimerai bien parfois me faire un ou deux nouveaux amis. Mais comme tu le dis, rien n’est perdu et les amitiés peuvent se créer à tout âge, seulement il faut du temps.
j’ai aussi mes deux soeurs et un de mes frères avec qui je peux aussi me confier et etre comme avec des amis mais ils n’habitent pas dans mon coin et ça me manque aussi.
Bref, après chacun trouve son équilibre et on est pas obligé non plus d’avoir plein plein d’amis.

le 09/06/2015 à 14h57 | Répondre

Christelle

Moi je vais parler à la place de mon chéri qui n’a pas d’amis non plus… Il ne sort jamais et ne parle jamais de ses soucis à un meilleur ami. Pour la petite histoire, nous sommes meilleurs amis depuis 21 ans et ça fait bientôt 1 an qu’on a sauté le pas et que nous sommes en couple. J’aimerais qu’il sorte plus et qu’il ait un autre confident que moi mais il m’a dit un jour « tu es la seule personne qui me comprends »… Une fois mon instant « guimauve » passé, je me suis quand même sentie triste pour lui car il n’a aucun confident à qui raconter ses « malheurs ». Il ne mélange plus travail et vie perso suite à une (énorme) mésaventure dans son travail et même si nous voyons régulièrement des couples d’amis, il ne sortira jamais avec seulement les garçons par exemple. C’est un loup solitaire et il est très casanier donc ce n’est pas facile de lui faire changer ses habitudes et j’ai du mal à le faire sortir de la maison alors j’avoue que je culpabilise un peu quand je sors voir mes amis ou mes copines ^^

le 09/06/2015 à 15h51 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Ton article m’a fait réagir dès que je l’ai lu (et je l’ai lu tôt :p) car la question « est-ce que j’ai vraiment des amis ? » est aussi une question que je me pose.

Pourtant, je n’ai jamais été seule au collège et au lycée, j’ai bien un groupe d’amis fidèles et peut-être même une ou deux meilleures amies. Mais aucun ami que je vois régulièrement, tous habitent loin (enfin, à deux heures de train pour certaines, mais jamais le temps, la motivation, l’argent…).

Du coup, on se téléphone -avec quelques unes, mais pas toutes-, on se maile -rarement-, on se parle sur facebook -jamais pour dire grand chose d’intéressant-… mais on se voit maxi deux fois par an (bon, trois les années fastes). Je ne suis généralement (en fait jamais) celle qui appelle, mais je suis toujours (ou presque) celle qui organise quelque chose, parce que quand même, je crois que j’en ai besoin. C’est mon moyen à moi d’entretenir mes amitiés (et puis répondre aux coups de fil et aux mails).

Mais quand même, au quotidien, je vis seule avec mon mari. Mes meilleures amies sont des personnes que j’adore, mais que je vois tellement peu (et avec qui je communique tellement peu) que leur donner ce nom est sans doute une arnaque. Personne ne passe jamais chez moi à l’improviste, les ragots ont toujours un mois de retard dans notre « groupe ». Mais c’est pas grave, et je n’ai pas vraiment envie de faire l’effort de m’en faire de nouveaux, quoique tout le monde m’y incite. Garder le contact avec mes connaissances, la flemme… et quel intérêt ?

Du coup, je t’avoue que ça m’a fait du bien de voir que non, je n’étais pas une extraterrestre, et que tout le monde ne vivait pas comme dans Sex and the city 😉

le 09/06/2015 à 20h16 | Répondre

Mlle Suzette

Coucou Lutine, tout ce que je peux te dire d’après mon expérience personnelle, c’est que les « vrais amis », on les rencontre souvent dans des situations un peu exceptionnelles et/ou difficiles … Quand on vit des choses un peu « bouleversantes » (en bien ou en moins bien). Parce que c’est dans ces moments-là qu’on se met le plus à nu, qu’on offre aux autres une vraie occasion de nous connaître, et donc que le « feeling » peut plus probablement se produire. Mais je peux aussi te dire (pour avoir quelques vraies amies) que ça demande aussi du travail, au sens de « prendre le temps de répondre à un mail », « d’aller les voir même si c’est loin », etc. Bref, un peu de coup de foudre, beaucoup de patience 🙂

le 09/06/2015 à 22h43 | Répondre

Nela

Coucou,
Ca me parle beaucoup ce que tu racontes.

Je viens aussi de lire ton article sur le couple « fusionnel » et idem.

Je n’ai pas d’amis. On en parlait avec mon compagnon y’a pas si longtemps d’ailleurs.
J’ai eu des ami-e-s, mais assez peu finalement. La dernière en date, je ne sais pas trop si je peux la considérer encore comme telle. Elle est très prise (d’abord avec son travail, puis elle a eu une petite fille, et en plus, on a toujours été très différentes -je suis très casanière avec un cercle social méga restreint et elle c’est tout l’inverse) du coup, ça fait maintenant au moins 2 ans qu’on ne se voit quasiment plus (si on se voit une fois par an c’est déjà un record) et qu’on ne se parle presque plus non plus. Avant on se voyait bien plus parce qu’on sortait avec le même groupe d’amis, puis ça s’est étiolé avec ce groupe, donc on s’est retrouvés à 4 (nous 2 et nos amoureux respectifs). En fait, avec elle c’est une amitié assez spéciale. On peut ne pas se voir pendant des mois (voire des années, du coup), mais on se parlera sans problèmes de ce qui ne va pas. Sans jugements etc. C’est aussi pour ça que je ne sais pas trop si je dois la considérer autrement que amie. Alors je laisse ça comme ça.

Mais pour le reste, c’est le néant.
Et quand on en parlait avec mon compagnon, on s’est rendus compte qu’on fonctionne pareil, sauf que lui a beaucoup de connaissances, via son travail et sa passion pour les voitures. Mais sinon on est plutôt solitaires. Et on adore être seuls « à deux ». Juste être dans la même pièce, sans forcément devoir se parler, faire nos trucs dans notre coin, et se faire un bisou de temps en temps, ou discuter de trucs quand l’envie nous prend évidemment.

Et du coup, comme toi, mon meilleur ami, c’est lui en fait. On se parle de tout, on peut tenir de longues discussions, et heureusement pour moi, il est très ouvert à la discussion, et même plus concerné que je ne l’aurai pu l’imaginer parfois (j’étais à mille lieues d’imaginer qu’en devenant végé y’a 2 ans, il me suivrait là dedans -il y semblait réfractaire-, idem pour le bio, etc).

Est-ce que ça me manque de ne pas avoir d’ami-e-s ? Je ne sais pas vraiment.
Je crois que je ressens la mêle chose que toi en fait. Mais je me demande si ce n’est pas du à cette histoire de normalité sociale. Parce que moi sinon je suis très contente comme je suis.

Je ne vois quasiment personne de la semaine (hormis le mardi et vendredi matin vu que je bosse) et qu’est-ce que ça me plaît !
J’aime être chez moi, au calme, avec le silence, à pouvoir faire ce que je veux (si je pouvais rentrer chez moi en courant je le ferais -mais on va me prendre pour une folle, ou une fille toujours en retard ahah).

Le problème des amitiés c’est que ça s’entretien, et ça demande des trucs qui me plaisent pas forcément. Du coup, c’est un peu difficile de se trouver ne serait-ce qu’un-e ami-e qui n’a pas forcément envie de passer chez toi (je suis pas contre dans l’absolu hein, mais j’ai des habitudes de vieilles on dirait, et j’aime pas être dérangée), qui ne va pas te parler absolument tous les jours, de tout et n’importe quoi (les conversations bateaux sur la pluie et le beau temps m’ennuient, perso).

J’aime bien parler beaucoup au début d’une relation amicale, surtout quand la personne en face a des centres d’intérêts en commun, forcément au début, c’est super, mais après, me concernant, en général j’ai besoin de souffler. Je crois que ça m’épuise un peu en fait. J’ai besoin de retourner à ma routine de solitaire. Et c’est pas simple à gérer avec une tierce personne.
Mais bon, je ne suis pas non plus égoïste, et je répond toujours présente si on m’appelle, ou qu’on souhaite discuter. Disons qu’en général, j’ai besoin ensuite de retourner dans ma bulle.

Et mon compagnon est pareil ! On est du genre à discuter d’un truc, puis tout à coup on pense à autre chose, de vachement plus intéressant, et le truc dont on parlait juste avant perd tout intérêt. C’est déjà pas forcément facile à gérer entre nous (bah oui, ça frustre quand même, parce que soit il faut prendre sur soi pour finir la discussion et donc repousser l’autre chose, soit voir la discussion écourtée alors qu’on voulait encore parler donc…) heureusement ça ne nous arrive pas souvent. Alors je n’imagine pas avec une personne extérieure.

Pour les loisirs et sorties c’est pareil. Les seules fois ou on fait des trucs séparés, c’est quand il va chez un ami à 1h30 de route, en général assez tôt le matin le dimanche, et bien souvent j’ai juste pas envie de me lever si tôt et j’ai envie de faire autre chose. Alors parfois, je n’y vais pas, et il va voir son ami sans moi.
Après, depuis le début de notre relation, il fait du déplacement, ce qui fait que je suis seule la semaine, ce qui 1/ a du grandement développer mon besoin de calme et de silence, 2/ explique que le week end, on préfère se voir plutôt que faire autre chose avec des gens.

Donc en fait, hormis mon compagnon, ma famille, et cette amie dont je parle plus haut, bah y’a personne.

Je ne serais pas forcément contre avec une personne avec qui discuter des trucs qui m’intéressent pour autant, c’est juste qu’en général, la personne en face ne fonctionne pas pareil, alors ça ne marche pas.

le 03/03/2016 à 00h14 | Répondre

Camille

Bonjour
J’ai découvert ce texte après avoir lu celui sur votre accouchement dans ma tribu.
Il m’a bcp touché.
Car je me sens pareil et je me demande ce que je fais finalement ou ne fais pas pour ne pas avoir ce type d’amis qui vous organise une ‘baby shower’ par exemple.
Je me dis que c dans ma nature et parfois cela m’attriste car je me dis que je ne suis vraiment pas sociable et puis on reprend le dessus 😉
Votre article fait du bien, car ainsi on sait que d’autres personnes vivent la meme chose meme si c differemment.
Merci

le 12/06/2017 à 12h15 | Répondre

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