Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Je suis prof de FLE


Publié le 9 août 2016 par Claire Gezillig

Cet été, Sous Notre Toit prend quelques jours de vacances… Nous serons de retour le 22 août avec de nouveaux témoignages ! En attendant, nous t’avons concocté un petit best of des articles les plus vus de l’année 2016. Ce sont donc tous tes billets préférés que tu retrouveras dans les jours à venir ! ?

Depuis plusieurs années, je suis prof de FLE. J’ai étudié pour ça, j’ai une licence de lettres modernes, parcours FLE, et un master « Diffusion du Français »… Prof de FLE, c’est donc mon métier numéro 1, avant d’écrire des livres, d’aider les gens à mettre des mots sur leurs pensées ou de corriger les fautes d’orthographe (oui, j’ai tendance à être hyperactive…).

Prof de FLE

Crédits photo (creative commons) : Regent Language Training

Mais c’est quoi, le FLE ?

Comprenez Français Langue Étrangère, c’est-à-dire le français comme langue étrangère. Je ne parle pas douze langues (dommage…). Je suis donc formée pour enseigner le français à des gens dont ce n’est pas la langue maternelle.

Qui sont les élèves du prof de FLE  ? Il y a de multiples réponses à cette question !

Voyons un peu ce que j’ai fait moi depuis que je traîne dans le milieu (neuf ans déjà, pfiou) :

  • Pendant ma licence, j’ai aidé (en tant qu’assistante pédagogique) des adolescents tout juste arrivés en France, qui devaient apprendre le français pour s’intégrer vite vite à l’école.
  • J’ai été assistante de langue dans une école primaire en Angleterre.
  • J’ai travaillé (comme prof, cette fois officiellement, wouhou) dans des écoles de langues, Alliances Françaises et instituts français en Allemagne (un peu) et aux Pays-Bas (où je suis installée depuis cinq ans). Et là, j’ai donné pas mal de cours à des enfants, allophones ou francophones partiels, beaucoup à des adultes, pour leur plaisir ou pour leur travail, et un peu à des ados, notamment pour préparer des examens. J’ai fait :
    • des cours intensifs,
    • des cours particuliers (et pas mal de cours particuliers intensifs, aka « Apprenons le français en deux semaines, avec cinq ou six heures de cours par jour, youhou ! »),
    • des cours généraux,
    • des cours thématiques,
    • des ateliers originaux (des ateliers d’écriture, ou autour d’un film, ou même de motricité en français pour des enfants de 3 ans – poétiquement appelés « french frogs » !),
    • des cours aux objectifs hyper spécifiques (mention spéciale à celui dont le but était de pouvoir lire en français les brevets européens dans le domaine du nucléaire)…
  • J’ai eu un bon contrat avec des horaires de travail « normaux » dans une école de commerce (ici, aux Pays-Bas). Et je ne suis pas restée, car je n’ai pas aimé !
  • Et toujours ici, j’ai fait une multitude de remplacements (après avoir été lectrice) à la faculté d’éducation, pour le département de français. On y travaille avec les futurs profs de français néerlandais. J’y ai aussi préparé des cours hybrides avec le principe de la classe inversée (que de jargon, mais clique si ça t’intéresse…).
  • Ah oui, et aussi, à l’occasion, je suis correctrice et examinatrice de diplômes officiels.

Bref, être prof de FLE, c’est un large spectre. En France ou à l’étranger. Avec des élèves de 1 à 86 ans (oui, j’ai eu les deux extrêmes). De complètement débutants à un niveau (très) avancé.

Lire tout ça, ça te fait peut-être rêver. Quand j’en parle aux gens, souvent, ce qu’ils retiennent, c’est que c’est cool. Notamment parce que « Wahou, tu peux voyager partout ! ». Oui, c’est vrai. J’ai posé mes valises aux Pays-Bas, mais j’aurais pu continuer à aller de par le monde… Il n’y a qu’à voir les offres d’emploi sur fle.fr

Et puis, souvent, les gens ont l’idée que c’est un métier à la portée du premier francophone venu. « C’est vrai, je parle français, je peux l’enseigner à d’autres adultes. Surtout à de petits groupes d’adultes motivés. Les doigts dans le nez ! » – j’exagère à peine.

Je dois dire que j’en ai un peu marre qu’on pense qu’on peut enseigner une langue parce qu’on la parle. C’est comme penser que tu peux être restaurateur parce que tu fais souvent de bons petits plats pour ta famille.

Alors, comment devient-on prof de FLE ?

Il ne s’agit pas pour moi de décrédibiliser les gens qui sont devenus professionnels sans formation officielle. Après tout, je me dis auteur, rédactrice et correctrice, alors que je n’ai pas un master en écriture.

Et puis, si j’étais à ce point méprisante, je détesterais vraiment beaucoup de mes collègues, parce que des profs de FLE sans diplôme officiel, il y en a pas mal (et de très bons, même !). Il faut comprendre que beaucoup d’écoles à l’autre bout du monde préféreront prendre quelqu’un de local pas cher, plutôt que de s’embêter à faire venir un diplômé.

Donc soyons claire (et pour moi, ce n’est pas difficile, mouhaha), je crois aussi aux formations différentes : l’auto-formation, la formation par les pairs. Mais je considère juste que l’enseignement du FLE est un métier qui s’apprend.

Sinon, comment tu fais pour répondre aux questions (toutes entendues de nombreuses fois) comme :

  • Comment savoir si on doit utiliser l’imparfait ou le passé composé ?
  • Comment fait-on la différence de prononciation entre « s » et « ch » ?
  • « Tous », il faut prononcer le s ou pas ?
  • Pourquoi les Français sont nuls en langue étrangère ?
  • Quelle est la différence entre amener, emmener, apporter ?
  • Pourquoi on dit « il lui téléphone » mais « il pense à lui », alors que les deux verbes se construisent avec « à + quelqu’un » ?

Il faut donc se former. Encore et encore… (Je dois dire encore au moins une fois par semaine : « Je ne sais pas, mais je vais chercher… »)

Au niveau des diplômes possibles, il y a le DAEFLE et le master.

  • Le DAEFLE, c’est un diplôme conçu principalement pour travailler en Alliances Françaises. C’est une formation courte, qui se fait par correspondance, pensée pour les gens déjà à l’étranger qui ont besoin d’une formation didactique.
  • Le master, lui, est un diplôme BAC+5 (le scoop !), qui peut avoir des noms un peu différents suivant les universités. Pour entrer en master de FLE, il faut avoir suivi un parcours de FLE en licence. Ce parcours est disponible en troisième année dans les licences de lettres et de langues. Si tu as fait une autre licence, il existe le DU de FLE, qui correspond au parcours de troisième année. Beaucoup de facs proposent aujourd’hui de faire aussi ces études par correspondance. C’est ce que j’ai fait. Ce n’est pas facile, mais on y arrive, et ça permet de se faire de l’expérience et des contacts dans le milieu.

Après, si ça t’intéresse de devenir prof de français dans un collège ou un lycée d’un pays en particulier (tu remarqueras que moi, j’ai soigneusement évité de faire ça), regarde comment ce pays recrute ses professeurs du secondaire : c’est le meilleur moyen pour arriver à tes fins. (Logique : si un Anglais avec un master anglais de didactique de l’anglais langue étrangère venait pour devenir prof d’anglais en France, on lui dirait : « Passe le CAPES… »)

Prof de FLE, un métier souvent précaire

En rejoignant l’Éducation Nationale d’un pays, tu peux avoir un boulot stable, des horaires de travail « normaux » (si on peut dire qu’un prof peut y prétendre, lui qui a très souvent mille trucs à faire à la maison, le soir et le weekend…) et un statut assez stable.

Si comme beaucoup de profs de FLE, ce qui te fait rêver, ce sont les cours en écoles de langues, avec de petites classes motivées, et le voyage aussi… c’est plus compliqué !

On donne souvent cours à des heures bizarres : le soir, le samedi matin, etc. Et surtout, un contrat fixe avec un salaire convenable (hors Éducation Nationale), c’est un peu le Graal dans le FLE. Souvent, ce sont des mini-CDD, en fonction du nombre de cours qui ouvrent, pour quelques semaines ou quelques mois. Ou du boulot en freelance.

Dans tous les cas, tu te retrouves souvent avec un emploi du temps étrange : des semaines blindées de cours (avec en bonus, souvent, le fait de donner cours dans plusieurs lieux) et des mois plutôt vides (de ma propre expérience, souvent l’été. Mais voyons le positif : on peut se faire dorer la pilule au soleil… si on a les moyens de partir en vacances !).

Et puis, si tu veux changer souvent de pays, il va falloir à chaque fois creuser ton trou, te faire connaître, te faire apprécier pour avoir des heures.

Quant aux congés payés et à la retraite ? On ne connaît pas !

J’ai l’air de te faire un tableau assez noir de mon métier ? C’est vrai, et pourtant, si c’était à refaire, je referais pareil.

Le FLE, c’est précaire, oui. On peut avoir fait cinq ans d’études, et puis se retrouver payé au lance-pierre, sans savoir de quoi demain sera fait. En ce qui me concerne, j’ai eu beaucoup de chance dans mon parcours, et je me félicite aussi de mon audace et de ma débrouillardise (oui, c’est le moment où je m’envoie des fleurs…).

Aujourd’hui, je ne cotise toujours pas pour la retraite, mais j’ai trouvé une certaine stabilité en créant ma propre entreprise. Les écoles avec qui j’avais de petits contrats ici et là sont maintenant mes clientes. Et surtout, j’ai développé mon activité avec les particuliers et les entreprises.

J’ai maintenant l’impression de gagner ma vie correctement et d’avoir une certaine visibilité sur ce qui est possible. Et même que si les choses continuent comme ça, il est possible que les banquiers ne me rient pas au nez si je souhaite emprunter de l’argent pour acheter une maison un jour…

Enfin, surtout, je fais un métier que j’adore. La vérité, c’est ça : si parfois, je ne suis pas motivée pour me lever le matin ou pour sortir donner un cours du soir, une fois devant mes élèves, tout s’envole ! Je suis toujours pleinement là et profondément épanouie dans ce que je fais.

Oh oui, parfois, je rate des cours, parfois, je suis frustrée. Ou des cours particuliers me paraissent horriblement longs… Mais la petite machine dans mon cerveau ne se dit pas : « Et si je changeais de métier ? » Non, elle se dit : « Comment je vais faire pour que ce soit mieux la prochaine fois ? »

Et ça, c’est quand même un sacré luxe !

Et toi, tu connaissais ce métier ? Quelle image en avais-tu ? Est-ce que ça te fait envie ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

40   Commentaires Laisser un commentaire ?

Lili

Ton article est très intéressant. J’ai une amie qui souhaite se reconvertir dans ce métier en suivant un cursus comme tu le décrit sauf que elle, elle souhaite enseigner le français à des étrangers en France mais j’avoue que je reste perplexe sur sa réorientation et j’ai peur qu’elle fait fausse route. Petite question, sais tu si c’est bouché comme métier? . Quoiqu’il en soit ça reste un métier très intéressant à mon avis.

le 22/03/2016 à 08h28 | Répondre

Claire Gezillig

Le principal problème pour les profs de FLE en France, c’est que c’est souvent super mal payé… (Elle peut aller faire un tour sur fle.fr pour avoir une idée des offres d’emploi). Après si c’est bouché ou pas, je ne saurais pas trop te dire.

le 22/03/2016 à 13h25 | Répondre

Lili

Merci pour ta réponse. Je me doutais que c’est un métier pas facile quand on vit en France notamment sur le plan financier mais ce que tu en dis confirme ce que j’en avais entendu parler.

le 23/03/2016 à 08h00 | Répondre

Freesia

Je confirme… Le fle en France c’est bouché et/ou bénévole …
C’est la galèère ! Mais c’est tellement bien quand tu es face à tes apprenants et que tout à coup, ils comprennent ce qui paraissait incompréhensible justement 🙂

le 24/03/2016 à 17h22 | Répondre

Kenza (voir son site)

C’est bouché, oui. Il ya quelques évolutions de carrière (coordination, responsable) mais ces derniers temps il faut avoir fait une école de commerce pour ces postes. Et pour entrer dans l’Education Nationale française, il faut un concours… ou le diplôme local de prof du pays où on habite.

le 22/03/2016 à 13h30 | Répondre

Nathalie

Ben oui, je vois pas pourquoi tu t’es embêtée avec tes études ! C’est terrible quand même, il y a tout un tas de branches où les gens se disent « ah mais ça je peux le faire sans étudier ». Les sciences « dures » sont plutôt épargnées (du coup moi on me dit plutôt « ah oui tu as dû faire de longues études! ») mais du côté langue ce n’est pas ça.

Je propose qu’avec l’argent que tu as réussi à mettre de côté tu te procures un retourneur de temps comme dans Harry Potter ou que tu subventionnes un chercheur pour développer la téléportation ^_^

Plus sérieusement, mon mari a suivi des cours de FLE en arrivant en France et c’est grâce à ça qu’il a pu très rapidement raccrocher le cursus scolaire « normal ». Il parle d’ailleurs mieux français que beaucoup de natifs français, comme quoi il ne suffit pas d’être né en France (parce que tout le monde sait que seuls les français parlent le bon français, n’est-ce pas Nya !) ;). Ca lui arrive parfois sur des mots qu’il n’a jamais vu de ne pas savoir comment les orthographier (le français et son orthographe…) du coup ça me fait toujours penser à la « gare de robe » de Manchester !

le 22/03/2016 à 08h45 | Répondre

Claire Gezillig

Non mais les langues, c’est pas sérieux / important 😉

(Et sinon, du coup, je suis encore plus curieuse de rencontrer ton mari ˆˆ)

le 22/03/2016 à 13h32 | Répondre

Nathalie

Je ne t’avais jamais dit qu’il avait eu des cours de FLE en arrivant en France? 😮

Du coup quand on s’est rencontrés tu m’avais déjà expliqué ce que c’était donc je savais de quoi il parlait !

le 22/03/2016 à 16h22 | Répondre

Kenza (voir son site)

Bon article, bien nuancé. Profs de FLE aspirants ou confirmés, n’hésitez pas à lire mon blog de prof aux quatre coins du monde. Je parle aussi des aspects négatifs de la profession, notamment ici http://cupsofenglishtea.com/prof-de-fle-aspects-negatifs/.

le 22/03/2016 à 09h28 | Répondre

Claire Gezillig

Je ne peux qu’être d’accord, le blog de Kenza est parfait pour avoir une idée de ce qu’on peut faire en changeant de pays régulièrement 🙂

le 22/03/2016 à 13h31 | Répondre

Raphaelle

C’est un métier qui me tentait pas mal, je me suis meme inscrite à la formation à distance via le cned.. et j’ai abandonné. Je pense que toute la partie théorique de la formation m’a vraiment dégoutée, et m’a aussi fait me rendre compte que ce n’était pas pour moi.. En meme temps peut être que la formation via master est plus motivante? Au moins tu ne te retrouve pas toute seule le soir avec ta théorie de l’enseignement..!

le 22/03/2016 à 10h51 | Répondre

Claire Gezillig

Personnellement, j’étais seule face à mes cours comme j’étais par correspondance mais j’ai fait ma formation en ayant déjà un pied dans le métier, ça aide, tu mets en pratique ce que tu apprends en théorie, ta pratique se nourrit de la théorie et inversement. Après, c’est clair que la formation initiale manque souvent d’études de choses pratiques et c’est là où je me dis que j’ai eu beaucoup de chance d’avoir été assistante et stagiaire dans des équipes qui m’ont beaucoup appris.

le 22/03/2016 à 13h28 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Moi je trouve que tu as raison de t’envoyer des fleurs. On a souvent ce que l’on mérite et on sent bien dans ton discours que tu aimes ton métier et que tu fais ce qu’il faut pour qu’il te convienne encore mieux.
Merci pour toutes ces explications.

le 22/03/2016 à 11h00 | Répondre

Freesia

Un article qui me parle puisque je suis prof de fle 🙂

Je suis toute jeune dans le métier mais j’aime tellement ! J’ai travaillé avec des ados et pré ados en France FLS pendant un an. Et avec leurs parents en atelier gratuit à raison de 2 fois par semaine. J’ai adoré mettre en lien l apprentissage du français des enfants avec l’entrée dans l’éducation française. Une petite venait d’arriver en France depuis 2 jours quand la rentrée a eu lieu. Elle ne parlait pas français (ni aucune autre langue commune aux autres) et ne savait pas écrire (même dans sa langue). Ça m’avait pris des semaines avant de réussir à l impliquer, à la faire participer et ses premiers mots en français ont été très émouvants au final ! (Même si c’était un simple « bonjour, je suis … »).

Travailler avec les parents était aussi super intéressant car c’était LE lien qui manquait à cette nouvelle vie de famille : ca leur permettait de s’impliquer dans la vie des enfants mais aussi dans la culture française 🙂 c’était aussi un moment de détente; ils n’étaient plus seuls.

J’ai également travaillé au Canada, dans une université anglophone. Complètement différent ! Adaptation au système éducatif canadien; des étudiants qui adoraient le français ou qui l’avaient pris par dépit (« c’est facile je pense »). J’avais des classes surchargées, complètement hétérogènes et des horaires de fous. Je devais à la fois respecter le programme pré défini et m’éclater avec certains thèmes à côté. J’ai adoré !

Depuis mon retour en France, j’ai fait un remplacement dans un institut privé cet été donc public adulte qui a payé pour des cours intensifs. Différent et intéressant aussi.
Depuis, je suis bénévole dans une association en aide aux migrants et aux étrangers de mon département qui propose des cours de français. Du FOS aussi parfois. Mais jamais longtemps. Les apprenants vont et viennent; je n’ai quasiment jamais les mêmes en cours d’un jour à l’autre donc perpétuel aménagement; je prévois 4 à 5 séances différentes par cours. Épuisant mais tellement passionnant !

Comme quoi, le fle, en France et à l’étranger, on fait de tout pour tous les publics possibles !
Et c’est aussi le côté cool du métier : on sait jamais sur quoi on va travailler 🙂

(Mais le côté précaire déroute et fait douter …)

le 24/03/2016 à 17h46 | Répondre

Claire Gezillig

Merci de ton témoignage, je trouve ça super intéressant car tu as vraiment des expériences différentes des miennes 🙂

le 10/04/2016 à 18h13 | Répondre

Renaud

Très chouette article, donnant une très juste description du métier, étant moi-même prof de FLE ! 😉

le 22/04/2016 à 15h58 | Répondre

Renaud

Je travaille actuellement à Bâle, mais je suis aussi passé par l’Allemagne et l’Angleterre.

le 29/04/2016 à 19h06 | Répondre

anne

Bonjour ! Article très intéressant… Je suis actuellement assistante de français en Espagne et je souhaite m’inscrire en master fle à la rentré prochaine. Je vois que toi tu l’as fait à distance… avec l’université de Grenoble et le cned ? Peux-tu me parler de ton expérience d’étudiante en master fle ? Conseils, avis, recommandations ? J’hésite entre présentiel ou à distance… il y a beaucoup d’offres de formations mais sur internet je ne trouve pas vraiment d’avis ou de recommandations quant au master idéal pour le FLE.
Merci d’avance !

le 03/05/2016 à 23h15 | Répondre

Claire Gezillig

Je suis passée par l’université de Rouen, beaucoup moins cher mais moins de suivi sur l’année. C’est un choix.
Pour moi, la formation à distance, c’était top. C’était super de pouvoir travailler dans le FLE et d’étudier en même temps mais ça demande beaucoup de discipline 😉
Et je pense qu’il n’y a pas de master idéal, regarde plutôt quelles options te plaisent…

le 19/05/2016 à 21h14 | Répondre

Souhail

Salut ! Je suis actuellement en licence sciences du langage et je désire devenir professeur de fle. Pouvez-vous m’indiquer si vous connaissez des livres concernant le métier ( la formation, les avantages, les inconvénients…et non des livres pour le professeur de fle comme je trouve sur le net. Merci.

le 13/12/2016 à 19h28 | Répondre

Jane

Je suis présentement à Edmonton, au Canada. Je voudrais bien devenir prof de FLE mais je ne détiens aucune formation en éducation. Je vois que plusieurs ont des formations universitaires mais je ne vois pas beaucoup avec un diplôme DAEFLE. Je me demande si c’est tout de même un bon choix lorsque l’on veut enseigner le français à l’étranger.

le 21/01/2017 à 07h05 | Répondre

FABIENNE

Bonsoir Jane, Je suis dans le même cas que toi, et je me pose la même question. Je n’ai aucune formation en éducation, en plus je ne suis pas jeune (48) – reconversion jeune senior-, mais je vais partir au Japon et je me pose la question du DAEFLE. Actuellement je participe à des cours FLE bénévoles. C’est très stimulant et motivant. Il me semble que le DAEFLE peut être un bon début, avec un peu de pratique en tant que bénévole, et continuer ensuite de se former ensuite.

le 30/01/2017 à 20h10 | Répondre

ibars vanessa

Bonjour et merci pour ces témoignages!
Je suis prof en lycée professionnel depuis 4 ans et je souhaite faire une formation FLE pour aider au mieux les élèves primo arrivants. J’ai une licence de LCE anglais mais je ne me vois pas refaire un master ( mes cours, mes 3 enfants ça va être dur dur…). Existe-t-il des équivalences ? Est ce que je peux prendre un train en marche? J’attends vos infos.
MErci et bonne continuation.

le 18/02/2017 à 18h52 | Répondre

Lydie

Bonjour,
ces études m’intéressent beaucoup et votre  » résumé  » m’a d’autant plus confortée dans mon idée ! Toutefois, je me pose évidemment quelques questions…
Est-ce qu’un logement est prévu lorsque l’on obtient un CDD dans un autre pays ou est-ce que c’est nous qui devons le trouver ?
Est-ce que la concurrence est rude pour obtenir un post ou est-ce qu’il y a beaucoup d’offres et d’occasions ?
Est-ce qu’il est possible de partir avec son compagnon, par exemple ?
Je vous remercie d’avance, j’espère ne pas vous déranger

le 09/03/2017 à 22h11 | Répondre

Kenza (voir son site)

Lydie,
A l’exception de la Chine, en général, TOUT est à ta charge : le logement, le billet d’avion, l’assurance santé, parfois même le visa de travail ! La concurrence est féroce et le marché de l’emploi est caché. Les offres qui sont sur Internet ne représentent que la partie visible de l’iceberg. Et oui la concurrence est féroce. Des centaines et centaines de CV sont envoyés. Quant au compagnon, ça dépend de votre statut (marié ou non) et de la flexibilité des visas à obtenir hors Europe.

le 10/03/2017 à 21h06 | Répondre

Lydie

Merci beaucoup de votre réponse! Cela me permet de me faire une idée assez complète, de ne pas voir que le côté rose du métier

le 13/03/2017 à 20h35 | Répondre

Cales Coline

Bonjour Claire, dans le cadre d’un travail obligatoire que j’ai à faire pour la fac, j’ai besoin d’interviewer des Professeurs de FLE car c’est le métier que j’ai choisi de présenter et également celui que je veux exercer. Seul problème, il faut que je rende les interviews dans un dossier pour lundi prochain ce qui est très court..

le 29/03/2017 à 09h48 | Répondre

Loupias

Bonjour, je suis actuellement étudiante en 1ère année de master Meef pour devenir prof des écoles. Cependant mon rêve a depuis très longtemps été de devenir bilingue. Rêve que j’ai pu réaliser grâce à ma licence LEA et ma troisième année d’études en échange universitaire en Argentine. Je parle maintenant espagnol et j’adore ça ! En ayant vécu là bas, j’ai réalisé que donner des cours de français à des étrangers et fascinant ! Jai, de plus, rencontré un charmant argentin que j’aimerais beaucoup rejoindre. Seulement je ne sais plus trop vers quoi m’orienter entre le fle ou l’enseignement en prof des écoles. En France ou retourner là bas ? Avoir son concours du CRPE et partir enseigner en contrat local en lycée français la bas ? Et/ ou commencer une formation FLE à distance et ainsi me rapprocher de mon cher et tendre pour ainsi pouvoir travailler comme prof de français ? Mais serait-il pas mieux de commencer une formation de l’éducation nationale argentine afin d’avoir un emploi stable
Je n’ai que 21 ans mais j’ai reellement très très envie de retourner vivre en Argentine. Si vous avez des conseils à m’apporter ou des remarques, je suis totalmente preneuse.

le 19/04/2017 à 11h25 | Répondre

Virginie Kerauffret

Bonjour,
Ja’ai beaucoup aime votre article.
Je me reconnais…mais ca fait des annees…Je vis desormais au Danemark et je travaille comme conseillere en formation dans le petrole…une conversion est toujours possible…encore faut-il s’adapter 🙂
Avec ma famille nous parlons de vivre une nouvelle aventure, dans un autre pays, et je cherche un bon livre de FLE car j’imagine bien recommencer a enseigner le francais seulement j’ai beaucoup oublie….Quel livre/bilbe du FLE pour prof, me recommenderais tu?
Merci d’avance,
Virginie

le 09/07/2017 à 12h36 | Répondre

Layne

J’ai beaucoup aimé votre article et il m’a inspiré. J’ai toujours eu un penchant pour les langues mais je n’ai jamais eu le courage de poursuivre mes études dans ce milieu comme l’éducation nationale en France ne m’attire pas du tout.
Je suis aujourd’hui bientôt diplomé d’une licence d’échanges internationaux spécialisation commerce international et je me demandais s’il était possible de devenir prof FLE après une telle licence sans refaire 5 ans d’études ? Pensez-vous que la reconversion totale est impératif ?
Merci !

le 10/08/2017 à 23h35 | Répondre

Claire Gezillig

Je pense que c’est maximum 3 ans d’études, un DU correspondant au parcours de licence et les 2 ans de master.
Sinon, y a le DAEFLE en un an mais c’est moins prestigieux.
Bon courage pour la réflexion !

le 12/08/2017 à 17h49 | Répondre

Laura

Bonjour Claire, ton article est tres bien ecrit et ca fait du bien de lire des gens qui aiment leur metier ! Je suis tombee sur ton post car je souhaite suivre un DU Fle a distance. Je suis en reconversion professionnelle, car ma formation initiale est ingenieure agronome. Mais j’ai donne des cours de francais lors d’une annee sabbatique autour du monde et j’ai beaucoup aime (la relation a l’autre, donner, recevoir, echanger…c’est tres humain et ca m’a plu !) . Maintenant je suis mariee a un Polonais et nous comptons repartir vivre en Pologne dans 9 mois. Je reflechis donc des maintenant a mon projet pro la bas et je pense que je peux avoir beaucoup de plaisir a enseigner le francais. J’en viens a ma question 🙂 que penses tu des formations de l’Alliance francaise ? Tu dis que le DAEFLE est moins prestigieux , j’entends que le master ? Mais je veux suivre seulement une annee d’etude, donc compare a un DU, quel serait ton avis? Vivant en ce moment a Bruxelles, l’Alliance francaise propose une formation en presentiel (cours du soir et periode de stage et de mise en situation) sur 10 mois. Mais honnetement, c’est le tarif qui me freine (pas moins de 3300 euros), et me fait reflechir au DU. Quelle formation est ‘meilleure’ ? Je serais ravie de pouvoir lire ton avis ou celles d’autres lecteurs-trices. Belle journee !

le 02/09/2017 à 13h03 | Répondre

Sandra

Bonjour, je fais une reconversion en passant du Master Comptabilité (CCA) au Master 1 FLE cette année et j’ai quelques doutes concernant ma capacité à enseigner.
J’ai un caractère plutôt discret mais je suis très persévérante et aime faire progresser les gens. J’espère que mon côté introverti va se dissiper à travers le stage du semestre 2, sinon j’abandonnerai cette voie malheureusement.
Ayant déjà étudié le chinois et fait des séjours en Chine, j’ai très envie d’enseigner le français là-bas pour y vivre.

le 08/09/2017 à 12h46 | Répondre

Nour

Bonjour , merci pour votre article
Moi j’ai 20 ans j’habite en Algérie et vu que on est un pays francophone on apprend le français des la 2eme année primaire mais on s’appuie pas sur l’oral donc moi ça fait 2 ans que je fais français comme branche a l’Université pour devenir enseignante au lycee dans 3 ans mais mon problème c’est je suis faible a l’oral
Comment je peux améliorer mon français ?

le 08/09/2017 à 13h35 | Répondre

Florence Guerif

Bonjour merci pour votre article qui permet aux gens souhaitant se réorienter comme moi de prendre conscience du choix que l on fait. Je suis actuellement dans le e-commerce marketing et ce métier ne me plaît plus je m épanouierai davantage dans un métier sur l humain. Vivant en Allemagne actuellement j ai pensé à refaire une formation du CNED le DAEFL ce qui m eviterai de reprendre un parcours universitaire en entier. J ai une question quel est la différence entre le master ou le DU et ce diplôme ? Est il vraiment mieux d aller jusqu’au master pour trouver un emploi après ? Ensuite moi c est l inverse j en ai tellement marre de mon métier que j aurai bien envie de prendre le risque de la précarité quelques temps quitte à gagner moins mais à faire un peu plus ce que j aime. Qu en pensez vous ? Est ce vraiment d horrible conditions de travail ? Peut on toucher le chômage entre deux périodes sans emploi par exemple ? Merci pour votre réponse

le 08/09/2017 à 20h02 | Répondre

Alexiane

Votre article est vraiment intéressant ! Étant en 3eme année de langues étrangères, je dois maintenant trouver un master et le métier de professeur de français à l’étranger me parle vraiment ! Je me demandais aussi si vous n’auriez pas des idées ou endroits de stage pour découvrir ce métier ?

le 28/10/2017 à 19h58 | Répondre

Sylvie

Bonjour.
Je suis tombée sur votre article un peu par hasard et je l’ai trouvé très intéressant. J’ai une formation d’institutrice (professeur des écoles étant la dénomination arrivée plus tard) mais je n’ai enseigné qu’une année. Quelques 30 ans après je suis retournée à mes premières amours concernant l’enseignement et j’ai enseigné le français à des adules de manière bénévole au sein d’une association. Je l’ai fait sans aucune formation préalable mais en travaillant beaucoup pour préparer mes cours. Actuellement je souhaiterai avoir des bases un peu plus solides et votre article m’a bien aidé quant aux différents formations proposées. Pour moi le DAFLE conviendrait très bien car il ne s’agit pas d’en faire un métier mais seulement de pouvoir aider des étrangers désirant apprendre notre langue qu’ils soient enfants ou adultes. Merci pour ces informations et de nous faire partager votre expérience.

le 01/11/2017 à 14h15 | Répondre

Charlotte

Bonjour !
Je suis étudiante en lettres modernes, et je compte devenir prof de FLE.
Je suis tombée sur votre article en faisant des recherches sur ce métier, et j’avoue qu’il m’a vraiment confortée dans mon projet professionnel.

Dans le cadre de l’Université, je dois prendre contact avec des professionnels, afin de me confronter aux réalités du métier.
Serait il possible d’organiser un entretien avec vous, si ça ne vous dérange pas ? Pardonnez moi pour cette demande peu orthodoxe…

Merci d’avance !

le 16/11/2017 à 11h02 | Répondre

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