Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Quand j’ai mes règles


Publié le 3 octobre 2018 par Leaureine

Chaque femme est unique, chaque femme vit les choses à sa manière. Dans cet article, je ne fais qu’exposer ce que moi, je vis chaque mois, depuis près de vingt ans maintenant.

Quand j'ai mes règles

Crédit photo : Flickr – Mubarak Out

Je suis irritable

Qui n’a pas hurlé au scandale en entendant cette horripilante phrase « Oh mais qu’est ce que t’as aujourd’hui? t’as tes règles ou quoi? ». Oui c’est atroce, oui c’est un scandale, oui ça touche à l’intime mais…c’est pas faux. En ce qui me concerne, durant les huit longues journées que durent mes menstruations, je suis irritable. Plus encore au début. Je suis à fleur de peau, je n’ai pas envie qu’on me parle, je ne veux pas qu’on vienne m’interpeller, je réagis parfois au quart de tour et TOUT LE MONDE m’insupporte. Comme je le sais, je fais des efforts. Mais là, vraiment, là, maintenant, ce n’est juste pas possible.

Je me renferme

J’ai tendance, pendant quelques jours, à m’apitoyer sur mon sort, à me renfermer. Je broie du noir, je suis pessimiste, je vois le mal partout et je culpabilise à mort. La pollution c’est entièrement ma faute… la mort de Rachid Taha me bouleverse comme si j’avais perdu ma propre mère… j’ai loupé ma quiche de toute façon je suis nulle et personne ne m’aime…. Bref, à certains moments, je suis vraiment quelqu’un de parfaitement agréable à côtoyer comme tu peux le lire !

J’ai mal

Oui, j’ai mal. Pendant les trois premiers jours, j’ai l’impression que mon vagin reçoit des coups de poings. Je peux parfois avoir le souffle coupé, la sensation d’une pesanteur dans le bas du ventre. Je me tortille, je prends des antidouleurs, je me roule en boule quand je peux. J’aime d’amour ma bouillotte sèche.

 

Mais aussi…

Je me recentre sur moi

Chacune de me périodes de règles est une occasion de faire le point sur moi. Une fois que j’ai listé tout ce qui fait de moi une horrible femme, je me donne de nouveaux objectifs, je décide de changer certaines façons de faire, je prends des décisions que je repousse depuis longtemps. Tiens, et si finalement je faisais du badminton? J’ai fatalement râté ma quiche mais si je cuisinais plutôt un vol au vent à la place?

Ok, je ne supporte plus les autres, je m’isole. Mais c’est aussi une occasion pour me poser, écrire, lire, faire des choses uniquement pour moi….enfin, dans la mesure du possible.

J’écoute mon corps

J’ai mal, c’est un fait. Qu’est ce qui pourrait me soulager? Tiens, c’est marrant, quand j’ai mes règles, j’ai terriblement envie de manger des bonbons, alors que ce n’est pas le cas le reste du temps : qu’à cela ne tienne, je m’autorise pendant quelques jours à manger des bonbecs puisque pendant les trois semaines qui vont suivre, ceux ci vont impitoyablement me provoquer des migraines…Je réadapte mes postures de travail, de tricot, de conduite, et je sens que cela me fait du bien.

C’est aussi une période où j’ai envie de prendre plus soin de moi. C’est souvent dans ces moments là que je décide de prendre rendez-vous chez le coiffeur, l’esthéticienne ou la podologue. Moi qui déteste téléphoner, je suis alors capable de décrocher mon téléphone pour prendre (enfin !) ce rendez vous chez l’ophtalmo ou le dentiste que je ne cesse de repousser.

J’ai de nouvelles idées et envies

Si durant cette semaine de règles j’ai rarement envie de faire des choses de mes dix doigts, en parallèle j’ai plein plein PLEIN de nouvelles idées et envies qui me viennent. Souvent, j’en profite pour remplir mon tableau Pinterest, faire des listes des cadeaux que j’ai envie de faire, prévoir mes futurs tricots ou coutures, bref je pré-crée !!!!

Et puis ces huit jours passent… je mets à profit tout ce que j’ai envisagé, je redeviens une femme heureuse et agréable à vivre, je suis de nouveau optimiste. Jusqu’au prochain cycle tout du moins.

Quand j’ai cherché des images pour illustrer cette chronique, je n’ai trouvé que des images de fleurs ou de femmes douloureuses. Oui, la douleur peut faire partie des menstruations (attention, supportables, hein, si ces douleurs sont atroces, alors il y a peut-être une maladie sous jacente et il faut consulter). Mais ce n’est pas que ça. On n’arrête pas de vivre pendant ses règles, on vit juste un peu différemment. Pour ma part, si je ne crie pas sur les toits que j’ai mes règles, je ne m’en cache pas non plus. Elles font partie de moi, de ma vie de femme et, oui, elles ont un impact sur mon humeur, mon bien-être, et mes idées. Je crois qu’il faut apprendre de la femme que l’on est pendant ses règles, tout comme on apprend de la femme que l’on est en dehors de ces périodes.

Et toi, qu’en penses tu? Comment vis tu ces périodes de règles? Te sens tu différente? Y puises tu des ressources que tu ignorais jusqu’alors?

Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

Rigel

Les gens se liguent pour être insupportables juste avant mes règles (ça doit être une histoire de phéromones) (on sent la fille qui ne se remet pas en question ?). Sinon, j’ai parfois un peu mal, mais le plus terrible c’est ma sensibilité aux odeurs pendant une dizaine de jours. Et le premier qui me dit « bah ?? T’as tes règles ? », je le satellise parce que mes variations hormonales ne concernent que moi !

le 03/10/2018 à 08h46 | Répondre

Doupiou

C’est marrant parce que moi je suis complètement à l’aise avec mes règles. Depuis que je ne suis plus sous hormones, les deux jours qui précèdent mes règles, mon visage devient boutonneux alors que j’ai une peau de pêche le reste du temps. Du coup mes collègues savent systématiquement à quelle période du mois nous sommes !
Je ne me sens pas plus irritable qu’en temps normal mais je suis épuisée, les douleurs sont parfois très violentes et je suis brassée, je mange moins. Mon ventre gonfle d’un seul coup, comme si j’étais enceinte de 4 ou 5 mois ! Sérieux c’est hallucinant !

le 03/10/2018 à 08h56 | Répondre

elise

En lisant ton article, j’ai de suite fait le parallèle avec une chouette bd de la dessinatrice artmela, tiens je te laisse le lien:

http://conscience-quantique.com/pouvoir-de-cycles/

Je n’avais jamais fait de lien entre la période du cycle dans laquelle je me trouve et mon humeur (sans doute parce que pour moi le changement est moins « radical » que pour toi ^^) mais c’est hyper intéressant d’avoir conscience des forces et des faiblesses de chaque moment du cycle 🙂

le 03/10/2018 à 10h06 | Répondre

Marine

Merciiiii ! M.E.R.C.I ! Je cherche cette BD depuis que je l’ai lu la première fois !!! Je suis heureuse de la retrouver !

le 06/10/2018 à 00h03 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ton article me parle énormément !
Comme toi je ressens beaucoup d’effet négatif mais aussi des envies très positives.
Moi ce qui me pose le plus problème c’est les douleurs et l’importance du flux. Et bizarrement c’est toujours quand c’est l’hémorragie que ma fille dort mal et que je suis encore plus claquée et énervée 😝

le 03/10/2018 à 10h24 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Ah oui, tout ça ! Et aussi, je suis léthargique les premiers jours et très très angoissée / fatiguée.

le 03/10/2018 à 16h51 | Répondre

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